La Voie des Marchombres

Forum de réflexion consacré aux Marchombres et aux livres de Pierre Bottero...
 
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 JRR Tolkien, Le Silmarillion

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Elenwë
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Elenwë

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MessageSujet: JRR Tolkien, Le Silmarillion   JRR Tolkien, Le Silmarillion Icon_minitimeJeu 5 Nov 2009 - 22:46

JRR Tolkien, Le Silmarillion




En 1977, en hommage posthume à son père, Christopher Tolkien rédige, à partir de morceaux d’écrits et de brouillons du célèbre John Ronald Reuel Tolkien, le Silmarillion. Récit de l’histoire de la création des Terres du Milieu par les Valar et Ilúvatar, le « père de Tout », l’œuvre se fragmente en quatre parties : Ainulindalë, Valaquenta, Quenta Silmarillion, Akallabêth. Véritable fresque épique mêlant le génie des Eldar à la force des Edain, le livre retrace les grands instants d’Eä, l’univers conçu par le chant des Ainur.

Voyage sinistre des ténèbres où se terrent Melkor et ses Balrogs au pays de Valinor et aux merveilles des Maia, le Silmarillion dépoussière la magie d’antan et les revers de la noblesse du peuple elfique. Le Seigneur du souffle fit naître les étoiles et le monde fut, tel que les Valar l’avaient imaginé. Laissez-vous emporter par ce tourbillon d’émotions et ce maelström de songes dans lequel vous plongera sans aucun doute le Simarillion.



Parce qu'il ne me reste que quelques pages avant d'avoir fini ce merveilleux livre. Parce que ce ne sera plus jamais la première fois que je le lirai. Parce que ce livre m'a profondément ému et que certains passages resteront toujours gravés dans mon coeur, voici par pur plaisir, et pour vous les faire partager, des passages du Silmarillion.




Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven




Ulmo est le Seigneur des Eaux. […] Quand les Enfants d’Eru l’apercevaient, ils étaient pris d’épouvante : l’apparition du Roi des Mers était terrible, telle une haute vague qui s’avancerait sur les terres, un heaume noir couronné d’écume et une cotte de mailles où l’argent ruisselle, moiré d’ombres vertes. Les trompettes de Manwë sont puissantes, mais la voix d’Ulmo est profonde comme les abîmes de l’océan qu’il est seul à contempler.


Like a Star @ heaven



-Vois plutôt la haute splendeur des nuages et des nuées toujours changeante, écoute la pluie tomber sur la Terre! Ces nuages te rapprochent de Manwë, ton ami, celui que tu aimes.

Et Ulmo répondit :
-En vérité, l'Eau est devenue plus belle encore que n'imaginait mon coeur, mes plus secrètes pensées n'avaient pas rêvé le flocon de neige et ma musique tout entière ignorait le bruit de la pluie. Je vais rejoindre Manwë afin de jouer avec lui des mélodies qui te réjouiront pour l'Eternité.



Like a Star @ heaven



Isil fut faite et terminée en premier, et elle monta au royaume des étoiles, l’aînée des nouveaux astres comme Telperion l’était des Arbres. Le monde vécut quelque temps au clair de lune et des êtres qui avaient dormi longtemps du sommeil de Yavanna s’éveillèrent et frémirent. Les serviteurs de Morgoth furent frappés de stupeur mais les elfes des Terres Extérieures levèrent la tête avec bonheur. Au moment où la Lune sortit de la nuit, à l’ouest, Fingolfin fit sonner les trompettes d’argent et s’avança sur les Terres du Milieu, et sa troupe était précédée de longues ombres noires.

Tilion avait sept fois traversé le ciel et se trouvait à l’est quand le vaisseau d’Arien fut prêt. Alors Anar s’éleva dans toute sa gloire et la première aube du Soleil enflamma les sommets des Pelori et les nuages au dessus des Terres du Milieu. On entendit bientôt le chant de nombreuses chutes d’eau. Alors Morgoth fut vraiment pris d’épouvante et s’enfonça au plus profond de sa forteresse. Il rappela ses serviteurs et lança de grands nuages noirs et puants pour protéger ses terres de l’éclat de l’Astre du Jour.

Varda avait voulu que les vaisseaux traversent Ilmen sans jamais redescendre, mais pas ensemble : chacun devait aller de Valinor à l’orient et revenir quand l’autre partirait. Ainsi les premiers de ces nouveaux jours furent comme au temps des Arbres marqués par le mélange des Lumières au moment où Arien et Tilion se croisaient au zénith de la Terre. Mais le vol de Tilion était irrégulier, d’une course incertaine, il ne tenait pas sa route et tendait à se rapprocher d’Arien, attiré par sa gloire, bien que les flammes d’Anar le brulassent et que l’île de la Lune en fût noircie.

Alors, à cause des caprices de Tilion et plus encore des prières de Lorien et d’Este, qui disaient que le sommeil et le repos avaient été bannis de la Terre et que les étoiles étaient invisibles, Varda changea d’avis et permit que le monde connût un moment d’ombre et de lumière mêlées. Anar fit donc une pause à Valinor, sur le sein glacé de la Mer Extérieure, et le Soir, l’heure où le Soleil descend se reposer, devint au Pays d’Aman l’heure la plus légère et la plus joyeuse. Mais les serviteurs d’Ulmo attiraient vite le Soleil pour qu’il passe sous la Terre sans être vu, se relève à l’orient et monte à nouveau dans le ciel de peur qu’une trop longue nuit laisse reparaitre le mal à la faible clarté de la Lune. Les eaux de la Mer Extérieure étaient réchauffées par Anar et brillaient de flammes colorées qui éclairaient Valinor pendant quelque temps après le coucher d’Arien, mais ensuite, pendant son voyage sous la Terre d’ouest en est la lumière baissait sur Valinor et les Valar pensaient alors avec une tristesse renouvelée à la mort de Laurelin. Et, à l’aube, les ombres des Pelori pesaient lourdement sur le Royaume Bienheureux.

Varda dit à la Lune de faire de même et de passer sous la Terre pour se lever à l’est après seulement que le Soleil fut descendu du ciel. Mais Tilion voyageait d’une allure incertaine, comme aujourd’hui encore, et Arien l’attirait comme il fera toujours : et on peut les voir souvent tous les deux dans le ciel, et parfois il arrive même qu’il vienne si près que son ombre éclipse l’éclat d’Arien et que la nuit arrive au milieu du jour.



Like a Star @ heaven



Le peu de gens qui avait survécu à l’attaque se joignit à Gil-Galad et ils retournèrent à Balar. Ils apprirent qu’Elros et Elrond étaient prisonniers mais qu’Elwing s’était jetée à la mer, le Silmaril à son cou.

Maedhros et Maglor ne regagnèrent pas le joyau mais il ne fut pas perdu car Ulmo porta Elwing par-dessus les vagues. Il lui donna l’apparence d’un grand oiseau blanc sur le sein duquel le Silmaril brillait comme une étoile et elle s’envola sur la mer à la recherche d’Eärendil son bien-aimé. Une nuit qu’Eärendil était à la proue de son navire, il la vit venir à lui comme un nuage blanc sous la lune qui volerait trop vite, comme une étoile à la course folle au-dessus de la mer, comme un feu pâle sur l’aile de la tempête. Il est dit qu’elle tomba du ciel sur les planches du Vingilot, évanouie, presque tuée par l’ardeur de sa course, qu’Eärendil prit l’oiseau sur son cœur mais qu’au matin il eut la merveilleuse surprise de voir son épouse auprès de lui, dans sa forme véritable. Elle dormait et ses cheveux voilaient son visage.

[…]

Puis les Valar bénirent Vingilot et le firent passer au-dessus de Valinor jusqu’aux limites du monde. Là, il traversa la Porte de la Nuit et s’envola jusqu’aux océans célestes.

Splendide était ce merveilleux navire, il en sortait une flamme ondulante, vive et pure ; à sa proue était assis Eärendil, le Marin couvert de la poussière étincelante des gemmes, le Silmaril attaché à son front. En ce navire il voyagea très loin, jusque dans le vide sans étoiles, mais on le voyait le plus souvent le soir ou le matin, paré de l’éclat du levant ou du couchant, quand il revenait à Valinor de ses voyages aux confins du monde.

Elwing ne prit pas part à ces voyages, elle n’aurait pas supporté le froid et l’espace désert, elle préférait la terre et les douces brises qui caressaient les collines et la mer. Alors on construisit pour elle une tour toute blanche vers le nord, au bord des Mers Extérieures, là où venaient toujours se reposer les oiseaux de l’océan. On dit qu’Elwing apprit le langage des oiseaux, ayant elle-même pris une fois cette forme, qu’ils lui apprirent à voler et que ses ailes étaient blanches et gris-argent. Parfois, quand Eärendil revenait près de la Terre, elle s’envolait à sa rencontre comme elle l’avait fait jadis après avoir été sauvée de la noyade. Et ceux des Elfes qui avaient la vue la plus perçante la voyaient monter comme un oiseau blanc et brillant, taché de rose par le soleil couchant, dans un élan joyeux qui saluait l’arrivée du Vingilot dans le ciel.



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Jadis il y eut Sauron le Maia, que les Sindar de Beleriand appelèrent Gorthaur. Au commencement d’Arda, Melkor le séduisit pour en faire son vassal et il devint le plus grand et le plus fidèle serviteur de l’Ennemi, et le plus dangereux, car il pouvait prendre maintes formes et il put longtemps apparaître à son gré si noble et si beau que seuls les plus méfiants n’en étaient pas trompés.
Quand le Thangorodrim fut mis en pièces et que Morgoth fut renversé, Sauron reprit son beau visage, jura obéissance à Eönwë, le héraut de Manwë, et abjura toutes ses mauvaises actions. Certains tiennent que ce ne fut pas mensongèrement, que Sauron avait réellement des remords, ne fût-ce que par peur, ayant été terrorisé par la chute de Morgoth et par l’immense colère des Seigneurs de l’Ouest. Mais Eönwë n’avait pas le pouvoir d’absoudre ses pairs, il ordonna à Sauron de rentrer au Pays d’Aman pour y subir le jugement de Manwë. Sauron fut humilié, ne voulut pas se présenter ainsi et se voir peut-être condamné par les Valar à une longue servitude en gage de sa bonne foi. Au départ d’Eönwë il se cacha sur les Terres du Milieu et retomba dans le mal tant les liens étaient solides dont Morgoth l’avait chargé.






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Dernière édition par Elenwë le Jeu 5 Nov 2009 - 22:51, édité 1 fois
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Perrin Al'Tear
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MessageSujet: Re: JRR Tolkien, Le Silmarillion   JRR Tolkien, Le Silmarillion Icon_minitimeJeu 5 Nov 2009 - 22:51

C'est juste beau... I love you

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MessageSujet: Re: JRR Tolkien, Le Silmarillion   JRR Tolkien, Le Silmarillion Icon_minitimeVen 6 Nov 2009 - 14:20

Le premier livre de Tolkien que j'aie lu.

Celui qui m'a donné envie d'entrer dans son monde...

Dommage que je ne l'aie pas sous la main, parce qu'il y a deux passages en particulier que je trouve splendides et que j'aurais recopiés ici avec plaisir.

<3

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MessageSujet: Re: JRR Tolkien, Le Silmarillion   JRR Tolkien, Le Silmarillion Icon_minitimeVen 6 Nov 2009 - 21:01

* Sourire *

* Immense sourire *

De la magie, du rêve, de la poésie...
J'aime tellement qu'il est impossible de trouver les mots pour le dire...
<3




"A ce moment deux pousses fragiles apparurent sur la colline et un silence s'abattit sur le monde, nul autre bruit que le chant de Yavanna, et grâce à ce chant les pousses grandirent, plus hautes et plus belles, et vinrent à s'épanouirent. Ainsi naquirent au monde les Deux Arbres de Valinor, de toutes les oeuvres de Yavanna les plus célèbres et celles dont le sort est indissociable de tous les récits des Jours Anciens.
L'un avait des feuilles vert sombre, dont l'envers brillait comme l'argent, et il répandait de ses fleurs innombrables comme une inépuisable rosée de lumière argentée qui baignait le sol tacheté d'ombres frémissantes. L'autre avait des feuilles vert tendre comme celles du hêtre nouveau, bordées d'une lisière d'or, ses fleurs se balançaient comme des grappes de flammes dorées, cornes lumineuses qui déversaient une pluie d'or sur la terre, et toute cette efflorescence inondait les alentours de chaleur et de lumière. L'un s'appelait Telperion dans le langage de Valinor, et Silpion, et Ninquelótë, et d'autres noms, le second s'appelait Laurelin, et Malinalda, et Culúrien, et fut chanté sous beaucoup d'autres noms."



"Melian était une Maia de la race des Valar. Elle vivait dans les jardins de Lórien et nulle parmi son peuple n'était plus belle, nulle plus sage, ni plus douée pour chanter d'une voix ensorcelante. On dit que les Valar quittaient leurs travaux, que les oiseaux de Valinor faisaient taire leurs chants, que les cloches de Valmar restaient muettes et que les sources oubliaient de couler quand, à l'heure où se mêlent les rayons des Deux Arbres, la voix de Melian s'élevait sur Lórien."



"Parmi les récits de souffrance et de ruine qui nous sont parvenus de ces jours sombres, il y en a où la joie se mêle aux larmes, où une lueur subsiste sous l'ombre de la mort. Et aux oreilles des Elfes la plus belle de ces histoires est encore celle de Beren et de Lúthien. De leurs vies fut tiré le Lai de Leithian, la Délivrance, qui est le plus long, à une exception près, des chants qui nous parlent des temps anciens, mais ici ce récit a pris moins de mot et aucune musique.
[...]
On dit dans le Lai de Leithian que Beren entra en trébuchant à Doriath, gris et courbé comme par des années de malheur, si grandes avaient été les souffrances de la route. Puis qu'un été où il parcourait les bois de Neldoreth il rencontra Lúthien, la fille de Thingol et de Melian, un soir au lever de la lune, au moment où elle dansait sur l'herbe éternelle des prairies d'Esgalduin. Alors en un instant il oublia ses souffrances et fut comme ensorcelé car Lúthien était la plus belle de tous les Enfants d'Ilúvatar. Sa robe était bleue comme un ciel sans nuages, ses yeux gris comme la lumière des étoiles, sa cape était semée de fleurs d'or et ses cheveux aussi noirs que les ombres du soir. Comme un rayon sur les feuilles d'un arbre, comme le murmure des eaux limpides, comme les astres loin des fumées du monde, telle était sa radieuse beauté, et son visage était tout de lumière.
Mais elle disparut à sa vue et il resta sans voix comme sous l'effet d'un charme. Il erra longtemps dans les bois, sauvage et méfiant comme un animal, à rechercher Lúthien. Dans son coeur il l'appelait Tinúviel, ce qui veut dire le Rossignol, la fille du crépuscule dans la langue des Elfes Gris, car il ne lui connaissait pas d'autre nom. Il la voyait de loin comme une feuille dans le vent d'automne, et en hiver comme une étoile au-dessus des collines, mais ses membres étaient comme enchaînés.
Il arriva un jour peu avant la venue du printemps, que Lúthien dansait sur une prairie verdoyante, et qu'elle se mit soudain à chanter, d'une voix haute et claire, un chant qui vous perçait le coeur comme celui de l'alouette quand il s'élève des portes de la nuit pour lancer sa mélodie vers les étoiles mourantes, voyant déjà le soleil derrière les murailles du monde. Et le chant de Lúthien défit les liens de l'hiver, libéra les eaux gelées qui se mirent à bruire, et des fleurs naquirent de la terre glacée là s'étaient posés ses pas."



"Elle chanta devant Mandos le plus beau chant que des mots aient jamais tissés, le plus triste que le monde entendra jamais. Impérissable, inchangé, c'est lui qu'on chante encore à Valinor sans que le reste du monde puisse l'entendre, et les Valar pleurent en l'écoutant. Car Lúthien allia deux thèmes dans son chant, la tristesse des Eldar et la souffrance des Humains, les Deux Races qu'Ilúvatar créa pour qu'elles vivent sur Arda, ce Royaume de la Terre au milieu des étoiles. A genoux devant Mandos ses larmes coulaient sur les pieds du Valar comme la pluie sur des pierres, et lui qui jamais n'avait connu le pitié ni depuis ne l'a connue, fut ému par son chant.
[...]
Voici le choix qu'il donna à Lúthien. Ses travaux et ses peines lui valaient d'être libérée par Mandos et d'aller vivre à Valinor jusqu'à la fin du monde parmi les Valar, ayant oublié toutes les souffrances de son existence. Mais Beren ne pouvait pas venir. Car les Valar n'avaient pas le pouvoir de le refuser à la Mort, le don qu'Ilúvatar a fait aux Humains. Ou elle pouvait retourner sur les Terres du Milieu avec Beren, mais sans savoir si elle vivrait ou trouverait la joie. Elle deviendrait alors une mortelle, soumise à une seconde mort comme Beren, elle devrait bientôt quitter le monde et de sa beauté ne resterait qu'un souvenir.
Elle choisit ce destin, abandonnant le Royaume Bienheureux et refusant toute parenté avec ses habitants, afin que, quels que soient les chagrins qui les attendent, le sort de Beren et celui de Lúthien soient joints et que leur chemin les conduise ensemble au-delà des limites du monde. Ce fut donc la seule des Eldalië à mourir, et de fait il y a longtemps qu'elle a quitté ce monde. Son choix pourtant a réuni les Deux Races et elle annonça la venue de ces nombreux êtres en qui les Eldar, bien que le monde ait entièrement changé, croient voir la semblance de Lúthien la bien-aimée, celle qu'ils ont perdue."


I love you

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Pièce 9 donc : la pièce manquante. Celle que l'on cherche ardemment, vaillamment, désespérément parfois et qui, en se refusant à nous, nous pousse en avant. Celle qui nous interdit de croire qu'on est arrivé et nous souffle à l'oreille que le plus beau est à venir.
Que le plus beau est avenir. Toujours.

[Pierre]
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MessageSujet: Re: JRR Tolkien, Le Silmarillion   JRR Tolkien, Le Silmarillion Icon_minitimeVen 6 Nov 2009 - 23:28

Et bah tu sais quoi Ipui ? ( je peux t'appeller comme ça ? Je me permets des familiarités avec la mamie du forum .... xD)

Déjà j'avoue tout : je n'ai jamais réussi à lire Le Seigneur des Anneaux

* Mea culpa *

J'ai beau avoir essayé ... nada, rien. Pas réussi.

Mais avec le passage que vous avez laissé sur le forum, j'ai l'envi subite de lire le Silmarillion =D.
Parce que c'était magnifique !

Peut-être m'avez vous converti et un jour peut-être, qui sait, je (re)lirais Le Seigneur des Anneaux xD

Et je remercie aussi tous les autres qui ont posté des passages, parce qu'ils sont tous magnifiques ! =)

( J'ai dit Ipiu en prem's parce que c'est son message le plus récent xD )
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MessageSujet: Re: JRR Tolkien, Le Silmarillion   JRR Tolkien, Le Silmarillion Icon_minitimeSam 7 Nov 2009 - 12:14

Ipiu, ou quelqu'un, par pitié, mettez le passage qui raconte l'amour des elfes pour la mer... Ipiu, je sais que tu sais duquel je parle JRR Tolkien, Le Silmarillion 394131 !

Manoah, le Silmarillion est un pur bijou. Un pur bijou. A lire d'urgence JRR Tolkien, Le Silmarillion 609790 !

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MessageSujet: Re: JRR Tolkien, Le Silmarillion   JRR Tolkien, Le Silmarillion Icon_minitimeDim 8 Nov 2009 - 15:00

"Pendant ce temps les autres Ainur admiraient cette demeure enchassée dans les vastes espaces du Monde, ce que les Elfes appelèrent Arda, la Terre ; leurs coeurs étaient remplis de joie et de lumière, leurs yeux émerveillés étaient noyés de couleurs, mais le grondement de l'océan leur donnait une grande inquiétude. Ils observaient l'air et le vent, et toutes les substances dont Arda était faite, le fer et la pierre et l'or et l'argent et beaucoup d'autres matières, mais de toutes c'est l'eau qu'ils admiraient le plus. Ainsi les Eldar disent que l'eau recèle encore l'écho de la musique des Ainur plus que toute autre substance de la Terre, et nombreux sont les Enfants d'Ilúvatar qui ne se lassent pas d'écouter les voix de la Mer sans pourtant savoir ce qu'ils cherchent à entendre."



"Ils [les Teleri] restèrent longtemps près de la mer et Ossë et Uinen vinrent les voir en amitié. Ossë leur enseignait les coutumes de la mer et sa musique, assis sur un rocher à la limite des terres, et de là il vint que les Teleri, qui aimaient l'eau depuis toujours et chantaient mieux que tous les autres Elfes, furent à jamais amoureux de la mer et que leurs chants résonnèrent du bruit des vagues sur la grève."



Si ce n'est pas un de ces passages là, Laure, il faudra que tu me donnes plus d'indications ;-)

Et ce n'était pas Manoah juste au dessus de toi mais Leyca JRR Tolkien, Le Silmarillion 153451

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Pièce 9 donc : la pièce manquante. Celle que l'on cherche ardemment, vaillamment, désespérément parfois et qui, en se refusant à nous, nous pousse en avant. Celle qui nous interdit de croire qu'on est arrivé et nous souffle à l'oreille que le plus beau est à venir.
Que le plus beau est avenir. Toujours.

[Pierre]
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MessageSujet: Re: JRR Tolkien, Le Silmarillion   JRR Tolkien, Le Silmarillion Icon_minitime

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