La Voie des Marchombres

Forum de réflexion consacré aux Marchombres et aux livres de Pierre Bottero...
 
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 J'ai raison, toi tu as tort... non?

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Eclipse
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MessageSujet: J'ai raison, toi tu as tort... non?   Ven 3 Juin 2011 - 17:09

Bonjour

Je suppose que le titre vous indique déjà un peu le thème de l'idée que j'ai en tête.

En fait, petite explication à ce topic d'abord, j'étais en pleine engueulade avec une... euh... une personne, disons une connaissance, par SMS, une personne qui s'intéresse à la mode, pas aux livres, qui est agressive, bref. Cette personne, donc, se met à m'insulter alors qu'à proprement parler je ne le méritais pas, et la dispute dérive sur des sujets complètement différents. Là-dedans, j'ai l'impression de tout comprendre et qu'elle ne comprend pas, parce qu'elle n'est pas assez ouverte d'esprit.

Mais comment en être sûre?

C'est vrai quoi, vous devez connaître ça, les disputes où chacun est sûr d'avoir raison, mais se mettre à la place de l'autre et se remettre en question, quand on arrive à le faire et à le montrer, suffit-il? Parce qu'après tout, comme il s'agit de nous, on peut ne pas être objectif...

Qu'en pensez-vous?
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Lenil Tequelec
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MessageSujet: Re: J'ai raison, toi tu as tort... non?   Dim 5 Juin 2011 - 17:34

A propos du thème...

Pour commencer, je suppose que l'on a tous cette fâcheuse tendance à vouloir tout savoir et tout comprendre mieux que personne, même si l'on fait des efforts pour se la cacher. On n'aime pas être dominé par l'autre, avoir tord. On est souvent prêt à entrer dans la mauvaise foi, plutôt que de s'avouer vaincu...

Il y a pourtant des attitudes qui se travaillent, de façon à éviter que l'altercation en reste au pur combat de coqs... Par exemple, l'écoute empathique où celui qui écoute tente de se mettre à la place de l'autre, en prenant en compte ce qu'il a vécu comme expériences, de son cadre de vie, de ses références.

Comprendre l'autre, c'est la base qui, dans le cas qui nous intéresse, stimulera toute remise en question. Mais encore faut-il réellement essayer de comprendre. Si c'est juste "montrer" à l'autre qu'on s'est mis à sa place pour faire cesser la dispute car ça nous saoule, ça coupe court aux discussions mais n'enrichit pas ni toi ni l'autre personne. Si c'est écouter l'autre dans le seul but de lui lancer aux nez des contre-arguments (genre : les politiciens à la télé), c'est pas fructueux non plus : y a du débat, mais chacun reste généralement campé sur ses positions... Le débat sert juste à extérioriser sa rage et ses arguments, mais il ne lance pas de véritable réflexion.
Pour moi, il faut donc que la compréhension soit sincère et ne serve pas juste à nourrir un autre intérêt personnel, pour qu'il y ait véritablement une remise en question.



Pour répondre à ta question...

Citation :
Eclipse a écrit :
[...] mais se mettre à la place de l'autre et se remettre en question, quand on arrive à le faire et à le montrer, suffit-il? Parce qu'après tout, comme il s'agit de nous, on peut ne pas être objectif...

Si j'ai bien compris ta question, je répondrais que s'il y a une remise en question qui est sincère (qu'elle conduise à un changement d'opinion ou au moins à l'ouverture à l' opinion opposé), cela "suffit". Quand à l'objectivité, puisqu'il s'agit de nous, je ne pense pas, en effet, que l'on puisse être certain objectivement de s'être remis en question. Toutefois, la façon dont on voit l'autre avant la remise en question n'est pour moi pas plus objective, compte tenu de nos préjugés sur la personne...

Je voudrais pourtant que tu clarifies deux petites choses, si cela est possible...
D'abord... suffire à quoi ?
Ensuite... pourquoi arriver "à le faire et à le montrer" ? Dans montrer, il y a l'idée de le montrer à l'autre. Mais la remise en question est avant tout un changement intérieur, pour moi... C'est entre autre pour ça que j'ai fait une différence entre de vraies -"sincères"- remises en questions, et d'autres (façon de faire cesser la dispute ou exemple des politiciens).




Au sujet de ta dispute...

J'espère que la dispute SMSique aura fini par s'arranger... En suivant mes préférences personnelles en matière de livres et de mode, je dirais volontiers que c'est elle qui a tord et n'est pas ouverte, et toi qui as raison et qui est ouverte... Malheureusement, penser avoir raison et être plus ouvert que quelqu'un, c'est le degré zéro de la remise en question.... et même de l'ouverture d'esprit.

Mais rassure-toi : Il est difficile d'admettre, que l'autre -qui pour nous est tout sauf ouvert, sympa, fréquentable, passionnant et gentil- puisse avoir une opinion qui vaille la peine d'être écoutée. J'ai moi-même cru pendant très longtemps (... et je continue à faire de gros efforts pour cesser d'y croire) qu'en dehors de quelques éléments rares dont je faisait partie, la jeunesse d'aujourd'hui était standardisée, formatée par la télé, moins intéressante que moi et fermée à toute différence...
Et finalement, j'étais peut-être différente d'eux... mais je n'étais pas plus ouverte à les accepter eux, qu'eux ne l'étaient à m’accepter moi....
Parfois, je me demande même si je ne l'étais pas moins, tant je me pensais être parfaite...
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MessageSujet: Re: J'ai raison, toi tu as tort... non?   Dim 5 Juin 2011 - 20:55

Bonsoir Mademoiselle, Messieurs, mes fans et admirateurs!

Alors tout d'abord, J'AI TOUJOURS raison. Même quand j'ai tord. x).

Non, j'déconne (à moitié x)).
J'tiens à te dire que je te comprends. ça fait deux ans quasiment que j'sors avec ma Grande Amie, qui vit à plus de 1000 kilomètres de chez moi =). Et les disputes par msn/tel, c'est monnaie courante. Très courante...

Bref, il est vrai que lorsqu'on a un différent, on cherche toujours à avoir raison, à vouloir convaincre l'autre. Et même si on a tord, on veut pas l'avouer, comme le dit Lenil.

Alors la solution, c'est simple. Il faut passer dessus. Ou alors accepter le différent, et ne plus relancer la question. On peut être objectif, en tout cas, j'pense y arriver honorablement. Mais cela suffit parfois pas, car on a toujours l'un des deux qui est plus subjectif que l'autre. Démontrer par A+B qu'on a raison, c'est pas utile, surtout quand la personne est fermée. Alors tu dis simplement ce que tu penses, que c'est ta pensée, et sa pensée est la sienne (bizarre cette phrase x)), et point, on clos. Même si tu sais qu'elle a tord et toi juste. Même si tu sais qu'elle est fermée d'esprit, tu dis ok, et tu changes de sujet. Quand à la dispute avec ton p'tit copain (Ah, ça l'est pas? :o), ton futur petit copain (Non plus? :o), bah à priori, c'est pas le sujet qui part en vrille, mais c'est juste qu'il a accumulé de la rancœur, et cherche consciemment ou pas une étincelle pour te dire ce qu'il a sur le cœur. ^^

Après une question intéressante à débattre serait: Doit-on vraiment montrer que l'on a raison, et détruire les illusions des autres?

Tu es plus ouverte d'esprit? Alors la question est la suivante: Se disputer pour montrer qu'on a raison, ou laisser passer simplement, et que la Vie reprenne son cours? =).

(Après, ça c'est des paroles objectives hein. Moi j'dis fuck le mec! Il n'a qu'à être objectif! Mouahahahaha. Et si t'as raison, mets lui en plein la gueule et puis boude le! x). *sort*. C'est vrai que c'est énervant, mais c'comme ça :p).

Au plaisir x)
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MessageSujet: Re: J'ai raison, toi tu as tort... non?   Dim 5 Juin 2011 - 21:16

Solituda, il s'agit d'une fille, pas d'un mec xD

Lenil, merci beaucoup pour ton point de vue, surtout le mot de la fin xD Et pour te répondre, elle a cessé, mais ce n'est pas pour autant qu'elle est terminée, elle a fini sur

Elle - "Vieux singe"
Moi - "Ben voyons"

Lenil Tequelec a écrit:
Je voudrais pourtant que tu clarifies deux petites choses, si cela est possible...
D'abord... suffire à quoi ?
Ensuite... pourquoi arriver "à le faire et à le montrer" ? Dans montrer, il y a l'idée de le montrer à l'autre. Mais la remise en question est avant tout un changement intérieur, pour moi... C'est entre autre pour ça que j'ai fait une différence entre de vraies -"sincères"- remises en questions, et d'autres (façon de faire cesser la dispute ou exemple des politiciens).

Je veux dire, le faire, c'est à dire vraiment se remettre en question sur les points souvelés, y réflechir sérieusement et, si besoin est, changer. Ensuite, je me posais la question suivante : si on a l'impression (voir une certitude dans mon cas) que l'autre ne se donne pas la peine de se mettre aussi à notre place, doit-on le lui faire remarquer? Tenter de l'ouvrir? Ou se contenter de faire les efforts sans que l'autre n'en retire rien, à part peut-être penser qu'il a raison alors qu'il (elle ici d'ailleurs) a sans doute une part de responsabilité (sûrement dans mon cas au vu de comment la dispute a commencée).
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MessageSujet: Re: J'ai raison, toi tu as tort... non?   Dim 5 Juin 2011 - 22:47

Sujet auquel on a tous été confronté un jour où l'autre... Pour moi il y a deux solutions principales qui dépendent de ce que tu attends de la conversation : Si tu sens que cela ne va rien t'apporter (genre vous vous disputez sur un sujet tellement utile que tu n'en vois pas l'intérêt) alors coupes-y court, rien ne sers de perdre du temps à défendre une position qui ne te tiens pas à coeur. Si au contraire tu sens qu'il peut y avoir une plus, d'un côté ou de l'autre (j'aurais tendance à dire que le plus, s'il y est, est toujours des deux côtés, mais passons) alors ça vaut peut-être la peine de se battre pour ce que l'on croit juste.
Mais il faut dans ce cas qu'il y ai échange, ça ne sert strictement à rien de se lancer des attaques chacun barricadés derrière un mur... dans ce genre de combat il faut non seulement toucher l'autre mais aussi se laisser toucher. Ouvrir l'autre, tout en s'ouvrant soi même.
Dans la pratique, c'est pas toujours facile, mais je pense que si on a accepté le combat, c'est qu'on à intérêt à le faire (et non à gagner ou à perdre) donc accepter de se remettre en question sans pour autant prendre pour argent comptant ce que l'autre dit. On peut par exemple demander des explications : tu dis que ce n'est pas possible, pourquoi ? Qu'est ce qui est possible pour toi ? Quelle est la différence entre faisable et possible selon toi ? Ce qui va pousser l'autre, même s'il ne veut pas s'ouvrir, à vous expliquer plus avant et donc à vous permettre de partager vous aussi votre point de vue plus avant : pour moi possible c'est plutôt ça, tandis que faisable c'est ça, ...
Et parfois parvenir à un terrain de plus ou moins entente : Je pense que ce n'est pas faisable, mais que c'est peut être possible.

Après, et je vais revenir sur un sujet auquel j'ai répondu aujourd'hui même, je pense qu'il faut mettre toute les chances de son côté pour que l'autre comprenne bien ce qu'on veut lui transmettre : métaphore, signes, connaissance de l'autre...

En tout cas, et c'est à travailler, si vous voulez ouvrir un dialogue quel qu'il soit, pensez à rester humble et à accepter, à tenter de comprendre (sans pour autant cautionner) ce que l'autre pense. Si vous vous dîtes d'emblée "ah non, c'est pas comme ci, c'est comme ça" alors vous fermez aussitôt le dialogue... Pensez à modérer vos propos : "Je pense que ce serai plutôt comme ça, je ne suis pas tout à fait d'accord, mais je veux comprendre ce qui te pousse à penser ainsi"

Sur ce, je vous souhaite à tous une bonne nuit :)
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Lenil Tequelec
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MessageSujet: Re: J'ai raison, toi tu as tort... non?   Lun 6 Juin 2011 - 17:06

Citation :
Eclipse a écritt :
Tenter de l'ouvrir? Ou se contenter de faire les efforts sans que l'autre n'en retire rien, à part peut-être penser qu'il a raison alors qu'il (elle ici d'ailleurs) a sans doute une part de responsabilité (sûrement dans mon cas au vu de comment la dispute a commencée).

Je suppose qu'il faut essayer, bien sûr ! Tenter de lui-montrer qu'il y d'autres chemins, d'autres voies, d'autres façons de voir les choses... Ça ne peut jamais faire de mal de s'ouvrir. On peut essayer, sans forcer l'autre, d'aller plus loin dans le débat, en demandant à l'autre s'il réagirait ainsi sans telle situation, en ayant vécu telle chose... Ou tenter de mieux définir des certaines de vos idées, comme le dis Aziliz avec son exemple du possible et du faisable... En plus, en faisant ainsi, vous remarquerez peut-être que vos avis ne sont pas totalement opposé mais que le problème vient juste d'un mot mal utilisé... ou mal interprété.
Toutefois, même si l'on pense qu'il est vraiment nécessaire d'ouvrir l'autre (on dira peut-être plutôt de l'aider à s'ouvrir, car au final, la remise en question viendra de lui), je pense qu'il est important de ne pas perdre de vue ses propres aveuglements, et par là même que si l'on demande à l'autre un effort, il faut également être prêt à cet effort.


Ensuite... tout dépend aussi des finalités qu'on veut donner à la dispute ou à l'affrontement...

Citation :
Aziliz a écrit :
Mais il faut dans ce cas qu'il y ai échange, ça ne sert strictement à rien de se lancer des attaques chacun barricadés derrière un mur... dans ce genre de combat il faut non seulement toucher l'autre mais aussi se laisser toucher. Ouvrir l'autre, tout en s'ouvrant soi même.
Dans la pratique, c'est pas toujours facile, mais je pense que si on a accepté le combat, c'est qu'on à intérêt à le faire (et non à gagner ou à perdre) donc accepter de se remettre en question sans pour autant prendre pour argent comptant ce que l'autre dit.

"Ouvrir l'autre tout en s'ouvrant soi-même.", c'est sans doute la plus belles mentalité dont on puisse faire preuve. Il faut que l'altercation, non seulement enrichisse l'autre, mais nous enrichisse aussi nous. Point de vue mentalité, tout à fait d'accord. Après, c'est beau, mais c'est sans doute une perfection difficilement réalisable... mais rien n'empêche d'y aspirer !


Citation :
Solituda a écrit :
Après une question intéressante à débattre serait: Doit-on vraiment montrer que l'on a raison, et détruire les illusions des autres?

L'une des réponses, les finalités citées tout à l'heure... Attendre soi-même un enrichissement de la dispute.
Ensuite, faut-il montrer que l'on a raison ? Je suppose qu'il faut au moins montrer son opinion... Si l'on se situe dans le cas évoqué par Aziliz ou un avis nous tient à cœur, ne pas le défendre peut-être un peu lâche et dommage.
Et détruire... c'est très négatif... il ne faut pas détruire l'autre ni ce qu'il pense. L'ouvrir, c'est plutôt l'inviter à voir d'autre choses, à penser d'autre choses, non ?
Enfin, John Stuart Mill a une réponse sympa à ce sujet. Pour lui, laisser les gens penser différemment dans la plus grande liberté est primordial car en possédant un vaste choix d'avis différents, on a plus de chance de parvenir à La Vérité !

Voilà, voilà... et sinon...
Il y a quelque chose qui m'amuse beaucoup dans ta question...c'est que vu la manière dont tu la poses, on a l'impression que tu attends un "non", donc l'idée d'un respect des convictions de l'autre... Pourtant, ces précieuses choses à ne pas briser sont qualifiées d'"illusions"... un terme un peu péjoratif puisqu'il a cette connotation : une illusion... c'est faux.
Ceci dit, la question n'en est pas moins intéressante à débattre. Elle m'a tout de suite titillée !
Mais je me demandais si c'était fait exprès ou non !
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MessageSujet: Re: J'ai raison, toi tu as tort... non?   Mar 7 Juin 2011 - 11:47

Bon, alors c'est pas un sujet facile, là ^^.

C'est vrai qu'on est tous plus ou moins régulièrement confrontés à ce genre de problème et j'ai un peu l'impression que, de toute manière, quoi que l'on fasse, on se sentira mal. Soit parce que, en gardant nos positions, on a l'impression de forcer l'autre à les accepter, soit parce qu'en acceptant les siennes, on "se rend" en quelque sorte (là ça fait surtout mal à l'ego donc ça dépend de la surdimmention de celui-ci ).

Alors évidemment, il faut être ouvert et se remettre en question, ne pas rester bêtement campé sur ses positions parce que ça ne mène à rien... Mais, -et ça, je ne l'ai pas lu dans vos posts- je pense qu'il y a aussi un danger dans ce que j'appellerais l'excès inverse.
Trop de remise en question peut être trèèèès dangereux si on en face un personne un tant soit peu autoritaire. Je ne vais pas me lancer dans un racontage de vie, je en crois pas qu'on soit là pour ça même si mon existence est absolument passionnante xD mais j'en ai fait l'expèrience. J'ai même du couper les ponts avec un "ami" en partie à cause de ça. Ce que je veux dire c'est qu'en gros, il faut savoir où s'arrêter. Quand une banale engeulade commence à menacer toute ta façon de penser et de vivre, je pense que l'ouverture n'est plus vraiment de mise.
Comprendre, oui mais tout cautionner, non.

Après ça dépend aussi de l'importance du sujet de dispute. Si en prenant du recul, tu t'aperçois que vous vous traitez de noms d'oiseaux à cause d'un banal quiprquo (qui sont légion dans les conversations sms ou msn), il y tout à gagner -ou plutôt rien à perdre- à laisser tomber et attendre que ça se calme. Et si c'est vraiment une discussion "sérieuse" et ben, faut voir jusqu'où tu es prête à aller dans la remise en question.

De toute manière, je ne pense pas qu'on puisse être totalement objectif et, au bout d'un moment, savoir qui a tort et qui a raison n'a plus vraiment d'importance, l'enjeu est alors ailleurs. Et si l'autre ne veut vraiment pas comprendre quoi que ce soit, je pense qu'il faut savoir parfois être ferme sur ce que l'on pense, sur les valeurs que l'on estime absolument essentielles. Bien sûr, le risque est grand de recevoir en retour des trucs du style "tu comprends rien, tu racontes que de la merde" et autres "t'as pas d'humour" mais on va dire que c'est le prix à payer pour être libre xD !
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Pencho
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MessageSujet: Re: J'ai raison, toi tu as tort... non?   Mar 7 Juin 2011 - 22:32

La connaissance même de l'Homme, les savoirs qu'il a aujourd'hui sont très instables.

Regardons ne serait - ce qu'un instant derrière nous, regardons ce que nos ancêtres pensaient être le Savoir, le Vrai et qui pourtant, de nos jours est un sujet totalement grotesque que même l'enfant c'est faux ? Avoir raison, avoir tord, tout cela ce repose sur les connaissances, sur le savoir même de notre humanité.

Mais que sait elle en réalité ?

Va t elle devoir désapprendre pour mieux réapprendre, nos descendant regarderont ils notre savoir d'aujourd'hui comme nous regardons celui de nos ancêtres ? ( je ne parle pas de tout bien évidemment )

Rien que le fait de considérer une personne ouverte d'esprit, que cela soit nous ou quelqu'un d'autre, entraîne une base de savoir. Alors j'en viens à me dire que l'ouverture d'esprit ... nous l'avons tous au moins quelque fois, mais certaines personnes arrivent avec beaucoup plus de brio à la faire ressortir en eux. Dans la situation présente où la personne qui c'est énervée t'as insulté, je suis d'accord, elle n'aurait pas dû ... etc. Mais pourquoi s'énerver si elle savait alors - imaginons - qu'elle avait tord ? Comme dit dans des messages précédents, admettre une erreur, c'est ce " rabaisser " vis à vis de l'autre, mettre les armes à ses pieds en disant " Oui. J'ai tord. Tu as raison " c'est admettre une faiblesse. Les disputes sont principalement les moments où on NE DOIT PAS être faible où on NE DOIT PAS avoir la moindre faiblesse.

As tu déjà repensé à une discussion en te disant au final " hum .. oui, il avait raison " ?

Ce remettre en question est mine de rien un acte dur et compliqué, je pense. C'est prendre le risque de ressortir de là en voyant qu'en réalité, tout ce qui était vrai pour nous était faux. A plus ou moins grande dose. Y arriver, même infiniment, c'est très bien. Si tenir, merveilleux. Alors, dans l'idée de mise en question, admettre une erreur n'est plus une faiblesse. C'est une élévation de soi, c'est autorisé une petite partie de sagesse à entrer en nous, c'est autorisé nos erreurs à se montrer pour pouvoir enfin les chasser.

Même si nous savons que l'Homme ne peut être parfait. Que cela serait ennuyant sinon ..

Ensuite, l'ouverture à l'autre ne doit pas être non plus à l'excès et devenir une naïveté totale. L'être en face de nous ne sera jamais tout blanc, tout noir et, si compté qu'il ne souhaite pas perdre la face, devant une ouverture quelconque, il pourrait l'utiliser pour, au final, rendre vos fautes plus grandes que les réels. Mais ne devenons pas paranoïaques o/ Disons juste prudent.

"Ouvrir l'autre tout en s'ouvrant soi-même." L'ouverture ne peut pas, pour être juste et bonne, dans un sens. Sinon, nous retombons dans ce que je viens d'expliquer, et cela ne peut être que mauvais.

Mais la, pour finir, je pense que Choup ( j'adore ce nom ** ) a raison. Il ne faut pas crier à l'ouverture d'esprit toutes les secondes, parfois le sujet ne vaut même pas la peine qu'on le face ( à notre humble avis ). Cela dépend du point de vue, des connaissances, des attaches entre les gens.

En sachant que nous n'avons, heureusement, pas tous le même point de vue.
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MessageSujet: Re: J'ai raison, toi tu as tort... non?   Jeu 9 Juin 2011 - 11:50

*Attrape une crème au chocolat dans le frigo et commence son discours.*

J'aime beaucoup vos messages car je remarque qu'en un sens, je suis assez d'accord.

C'est vrai qu'on peut facilement aller dans l'excès et que la remise en question devienne une inconditionnelle soumission aux opinions de l'autre. Ce qu'il ne faut évidemment pas faire non plus puisque c'est dangereux tant pour capacité de jugement -on pourrait par la suite perdre confiance en soi et ne plus trop oser réfléchir par soi-même- que pour le moral -j'ignore tout de l'existence absolument passionnante de Choup si ce n'est qu'elle est passionnante, mais je suppose que ce n'est pas une situation très agréable, comme lorsque l'on voulant aider quelqu'un on coule avec lui, sans plus aucune prise sur soi.

Bref, trop s'égarer dans les autres et leurs influences, voir s'y perdre en se coulant dans un moule qui ne nous correspond pas, c'est évidemment pas ce qu'il faut faire non plus.

Surtout que comme dit Pencho, l'autre est pas forcément parfait et en rajoutera peut-être en voyant qu'on hésite, obnubilé par son envie d'avoir raison.

Tout ceci me remet bien en question ( )...

Cependant, je ne peux pas m'empêcher de me dire que du coup, si on est pas prêt à suivre l'autre jusqu'au bout et sans conditions, on fait une fait une résistance à l'ouverture d'esprit. Or, y résister, c'est un peu comme la refuser, puisqu'on se met une barrière pour qu'elle n'aboutisse pas, ou pas totalement. Bon, bien sûr, c'est déjà [mieux] que si on refuse d'office d'écouter l'autre et de se mettre à sa place, mais c'est tout de même un frein qui me semble aller à l'encontre du principe de l'ouverture d'esprit.

Et pourtant, je suis quand même d'accord avec vous parce que s'il m'est arrivé de me dire à la suite d'une dispute ou d'un débat " hum .. oui, il avait raison ", il m'est aussi arrivé de me dire, après coup, "Mais... qu'est-ce que j'ai eu à jouer mon mouton, là, j'aurais quand même pu avoir le courage de lui dire que j'étais pas d'accord !"...

Faudrait trouver une limite... Mais une limite serait déjà une barrière, alors disons plutôt un "juste milieu". Le problème, c'est que celui-ci ne serait jamais à la même place, comme une limite fixée. Il devrait dépendre des différentes situations et d'un degré de gravité du conflit... Bref, pas trop possible à définir.
Et bon... ce serait quand même se donner une sorte de frein, en fait.

Conclusion... ben... je ne suis pas prête d'avoir ni raison, ni tord sur le sujet.^^


Au passage, j'ai adoré ce paragraphe-là :

Citation :
Pencho a écrit :
Ce remettre en question est mine de rien un acte dur et compliqué, je pense. C'est prendre le risque de ressortir de là en voyant qu'en réalité, tout ce qui était vrai pour nous était faux. A plus ou moins grande dose. Y arriver, même infiniment, c'est très bien. Si tenir, merveilleux. Alors, dans l'idée de mise en question, admettre une erreur n'est plus une faiblesse. C'est une élévation de soi, c'est autorisé une petite partie de sagesse à entrer en nous, c'est autorisé nos erreurs à se montrer pour pouvoir enfin les chasser.

Même si lors d'une dispute je pense qu'on voit rarement les choses ainsi, c'est très bien vu !


(Dans la catégorie des hors sujet :
Moi aussi j'adore le nom de Choup ! Chaque fois que je le lis, je pense à un lapin rose en peluche avec de longues jambes et de longs bras souples, qu'on avait baptisé "Choupl" !

Et puis la signature de Pencho... juste superbe, surtout la première partie ! )
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Choup
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MessageSujet: Re: J'ai raison, toi tu as tort... non?   Jeu 9 Juin 2011 - 13:04

Ooooh !!! Lenil ! Moi c'est une glace au chocolat xD ! Enfin, là j'attends qu'elle se réchauffe un peu et qu'elle soit bien molle mais pas liquide non plus... La température de la glace c'est... la porte vers le nirvana des gourmands xD !!!!!!

J'arrête-là le hors sujet pour préciser un truc.
C'est sur que freiner l'ouverture c'est pas bien ^^, c'est même aussi dangeureux que de la laisser se transformer en acceptation passive. Mais parfois c'est presque une question de survie mentale -j'exagère un peu quand même .

Et pour ceux qui veulent savoir :
Spoiler:
 

Citation :
Faudrait trouver une limite... Mais une limite serait déjà une barrière, alors disons plutôt un "juste milieu". Le problème, c'est que celui-ci ne serait jamais à la même place, comme une limite fixée. Il devrait dépendre des différentes situations et d'un degré de gravité du conflit... Bref, pas trop possible à définir.

C'est exactement ça et, comme tout ce qui veut trouver le plus juste, c'est très très galère, faut se fier au bon sens sauf que ce n'est pas le même pour tout le monde.

Ah et je précise HS que je ne suis pas un lapin rose même que j'aime pas ça, le rose xD !!!!
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Aziliz
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MessageSujet: Re: J'ai raison, toi tu as tort... non?   Jeu 9 Juin 2011 - 13:40

(allez savoir pourquoi, moi Choup, ça me fait penser Chuppas Chupps xD)

Pour moi l'ouverture c'est justement le juste milieu entre Soi, ce que l'on pense, ce que l'on est, nos erreurs, nos vérités, nos qualités et nos défauts et les autres, ce qu'ils pensent, ce qu'ils sont, leurs vrais, leurs faux, qualités et défauts.
Il n'est pas question de se couper totalement ou presque de leur influence, mais pas question non plus de devenir ces autres. J'aime comparer notre "Soi" à un champ de fleur. Chacun à ses propres espèces, ces propres volontés de changement, certains sont ordonnés, désordonnés, ... Et ce champ n'a aucune barrière. Quiconque veut l'observer et tenter d'y apporter quelque chose peut le faire... Pourtant, nous sommes la terre, aussi c'est nous qui décidons que les violettes de X pousseront et que les ronces de W ne pousseront pas. On peut se laisser séduire par une idée, une façon de voir, et du coup la laisser pousser dans notre champ, mais on peut aussi refuser une idée, parce que nos roses ont l'air plus jolies que leurs ronces... On peut aussi créer une nouvelle espèce en s'appuyant sur nos lilas et sur les tulipes de Z, on peut tout a fait prendre un peu d'une idée pour créer une nouvelle idée...

Ce que j'entends par cette métaphore fleurie c'est que ce n'est pas parce qu'on s'ouvre aux autres que l'on ne doit pas rester soi. On a tous notre liberté, notre façon de penser et d'être et nous devons avant tout changer pour nous. Quelqu'un nous dit que nous sommes trop ceci, trop cela, qu'il faudrait agir comme ci ou comme ça ? Qu'importe si ces paroles n'ont pas d'écho en nous ? Nous devons changer parce que cette personne à mis en lumière quelque chose qui nous intéresse, que l'on voudrait changer, pas parce que cette personne nous a dit de changer.

Il faut savoir s'ouvrir aux autres sans devenir eux, savoir aimer ce que l'on est, accepter ce que l'on est et ne travailler sur soi que pour soi.

Dans ton exemple Choup, je comprends tout à fait ce que tu veux dire, c'est difficile dans ce genre de cas de ne pas couper court à la conversation ou de ne pas se laisser emporter... Cependant, si certains de ses conseils t'ont touchés, t'ont parlés, cette dispute t'empêche t'elle de changer pour toi, pour avancer dans la direction où TU le souhaites ?

Je pense qu'il faut apprendre à prendre ce qui nous sert, nous intéresse, nous semble bon, sans s'encombrer de ce qui ne nous sert pas ou nous semble mauvais... Pour autant, cela n'empêche pas d'écouter les arguments des autres, et de finalement réaliser que ce n'est pas si mal que ça et que ça voudrait le coup de tenter quelque chose ?
C'est un tri interne qu'il faut faire, avec chaque information :
Comprendre l'information
L'analyser : intéressante ou non ?
La ranger à la bonne place : Est ce quelque chose que je veux changer maintenant ou une chose à laquelle j'ai juste envie de réfléchir ?

Par exemple, un ami me parle de consommation, il me dit que consommer est une bonne chose parce que cela permet de relancer l'économie.
J'essaye de comprendre pourquoi il pense ça : acheter à quelqu'un, lui donne la possibilité d'aller acheter ailleurs, etc
J'analyse : c'est intéressant, c'est vrai car l'argent qui stagne sous le matelas est de l'argent qui ne fera pas bouger la machine, mais pour autant, est ce que cet argent n'est pas plus utile ailleurs qu'en consommant ?
Je la range : j'ai besoin d'y réfléchir, je ne pense pas que consommer soit une si bonne chose que ça, mais si on le faisait autrement, ça pourrait être intéressant... Je vais chercher, poser des questions là dessus, ... Consommer, oui, mais intelligemment ...

Je l'ai écouté, j'ai pris ce qui me servait, je peux lui offrir mon point de vue, il va peut-être l'écouter, et peut-être y réfléchir, et si on fait ainsi de suite, on arrivera peut-être à une réponse bonne à prendre des deux côtés. S'il ne veut pas réfléchir à mon point de vue, tant pis, moi j'ai pris quelque chose...
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MessageSujet: Re: J'ai raison, toi tu as tort... non?   Jeu 9 Juin 2011 - 17:10

( moi aussi oo" xD )

Citation :
Aziliz dit :
Je l'ai écouté, j'ai pris ce qui me servait, je peux lui offrir mon point de vue, il va peut-être l'écouter, et peut-être y réfléchir, et si on fait ainsi de suite, on arrivera peut-être à une réponse bonne à prendre des deux côtés. S'il ne veut pas réfléchir à mon point de vue, tant pis, moi j'ai pris quelque chose...

Hum .. et bien oui, je pense que cela résume bien la question, car je suis d'accord.

Citation :
Aziliz dit :
Il faut savoir s'ouvrir aux autres sans devenir eux, savoir aimer ce que l'on est, accepter ce que l'on est et ne travailler sur soi que pour soi.

et là , je soutiens à 100%, même si dire tout cela, c'est merveilleux, s'avoir l'appliquer et le réussir, c'est autre chose malheureusement. L'Homme n'est pas si dure, mais ses actes rendent ça vie bien compliqué.

merci Lenil ;)
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MessageSujet: Re: J'ai raison, toi tu as tort... non?   Ven 10 Juin 2011 - 12:44

J'ai envie de noter également que lors d'une discussion, il faut que les deux personnes (au moins) et pas seulement une soit ouverte.

Si nous sommes ouverts, mais que l'autre en face ne l'est pas, on n'aura tout le mal du monde à lui présenter un autre point de vue que le sien, qu'on essaie par tous les moyens du monde possibles et imaginables.
Si l'autre en face ne cherche pas à être ouvert, s'il campe sur sa position, ce sera comme de se retrouver face à un mur ou un bloc de granit qu'on n'arrivera pas à déplacer.
Au contraire s'il cherchait à être souple d'esprit, ce ne serait pas un bloc de granit mais un bloc de caoutchouc disons, qu'il serait possible de transformer, déplacer...

Donc en gros, il faut qu'il y ait un effort d'ouverture des deux côtés pour que le dialogue soit capable de s'installer.

Et je peux vous dire que c'est extrêmement frustrant de chercher soi à s'ouvrir, mais d'avoir un bloc de granit en face de soi qui n'écoute rien de ce qu'on lui dit, et qui en général n'a même pas d'arguments mais juste une conviction totale de son point de vue, ce qui fait qu'il n'a rien pour nous convaincre ou nous faire réfléchir. Qu'une conviction alors que ça ne suffit pas, il faut qu'une réflexion se mette en place.

Bon, et là on pourrait même évoquer le soucis de la religion et des croyances mais c'est pas le sujet principal et ce serait une confrontation directe entre croyances et preuves scientifiques qui ne mènerait à rien ^^

-----------------------------------

Ensuite, qu'est-ce que l'ouverture d'esprit ? Moi je préfère presque dire : souplesse d'esprit. En tous cas ce serait une question intéressante à poser...
Il y a sûrement plusieurs définitions du mot selon les situations.
Dans le cas d'un dialogue elle peut être : se mettre à la place des autres, se remettre en question, remettre en question ses avis, mais avant tout elle provient de l'Ecoute.
L'Ecoute de l'autre, et pas le fait de jouer aux sourds lorsque cet autre dit quelque chose qui ne nous plaît pas. Ça peut être un avis mais aussi une souffrance personnelle. Les gens n'aiment en général pas écouter les problèmes des autres, ils préfèrent ignorer l'homme qui crève de faim à petit feu sur le trottoir plutôt que de lui tendre la main. Les gens fuient les gens qui vont mal, ils préfèrent côtoyer ceux qui vont bien parce que ça évite qu'ils dépriment, ils n'ont pas d'effort à faire envers eux.
Du même genre, ils préfèrent côtoyer ceux qui ont le même avis qu'eux sur les choses parce que ça évite qu'ils se remettent en question. Se remettre en question demande un effort, une volonté, qu'il faut avoir. Ça demande du courage, et tous ne sont pas prêts à l'avoir et c'est pourquoi peu ont cet ouverture, ou cette souplesse d'esprit.

L'homme est égoïste, il ne pense qu'à lui, ne s'intéresse qu'à lui, à sa petite personne, et à sa façon de faire, d'agir, de penser, qu'il considère comme la meilleure qui soit parce que c'est Lui qui en a décidé ainsi.
Alors bon, je grossis le tableau dans le sens où ces défauts sont plus ou moins forts selon les gens. Mais ils sont là.
Et pour les éviter, il faut soit avoir vécu une situation pour laquelle on avait besoin de quelqu'un d'extérieur qui nous a fait prendre conscience que c'était important de voir aussi l'autre, soit faire un effort sur soi-même que tous ne sont pas capables, ou du moins ne cherchent pas à se rendre capables de faire, mais surtout, avoir prit conscience du problème.
Et attention je parle de l'homme mais pas des hommes, j'espère bien que la plupart font des efforts sur eux !

-----------------------------------

Je continue...
Lorsque quelqu'un nous évoque un de nos défauts, que ce soit en blaguant, en étant sérieux, en cherchant à blesser, il y a en général toujours une part de vérité derrière qui peut nous faire prendre conscience du problème et nous pousser à changer.
Même là, on peut se remettre en question.
Pourtant, je pense qu'avant de changer quelque chose en soi, il faut demander à son entourage s'il pense que l'on est vraiment comme ça. L'avis d'une personne ne suffit pas parce que peut être une erreur de jugement. Il faut demander à plusieurs personnes pour faire une synthèse.

Lorsqu'une personne évoque un nouveau point de vue différent du vôtre, réfléchissez-y mais réfléchissez-y aussi avec d'autres pour avoir plusieurs points de vue différents afin de forger le vôtre.


-----------------------------------

Enfin j'ai envie de répondre à la question de Solituda : Doit-on vraiment montrer que l'on a raison, et détruire les illusions des autres ?
Non absolument pas. Il faut donner son point de vue, écouter celui de l'autre, et réfléchir ensemble. Mais ça ne fonctionne que lorsque les deux cherchent à réfléchir ensemble.

L'ouverture d'esprit provient d'une écoute, d'une réflexion.
Si on a fait l'effort d'écouter, si on a réfléchi à ce que l'autre disait (mais uniquement possible s'il nous donnait matière à réfléchir, et si ce n'était pas des absurdités sans aucun sens) alors on a fait preuve d'ouverture d'esprit. Si l'autre ne vous donnait rien pour que vous puissiez réfléchir, s'il n'écoutait pas vos arguments et ne cherchait pas lui-même à réfléchir, il ne faisait pas preuve d'ouverture d'esprit. Mais faut soi-même essayer de lui donner matière à réfléchir sinon ça ne mène à rien.

L'ouverture d'esprit dans le cas d'un dialogue est possible grâce à la mise en lumière des choses, pas par confrontation directe qui va briser les arguments de l'autre. Elle se fait par mise en lumière de son point de vue grâce à des arguments, des exemples, et par mise en lumière de la justesse et des failles de celui de l'autre.
Et grâce à l'Ecoute de tout ça, il y aura la possibilité de réfléchir, et de progresser ensemble dans la réflexion.





Voilà, j'espère ne pas m'être trop éloignée du sujet
En tous cas ça faisait trèèès longtemps que j'avais pas posté sur un sujet de réflexion ><

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MessageSujet: Re: J'ai raison, toi tu as tort... non?   Ven 10 Juin 2011 - 18:04

J'ai envie de dire comme Eley' que ça faisait un bon BOUT DE TEMPS que j'avais pas posté dans un sujet de réflexion, alors allons-y, réflexion réflexion ! ( Concentration du Ki en cours... )


Alors, voyons voyons.


Première chose qui me viens à l'esprit. Il me semble qu'à la base il était question d'une dispute, et pas d'une "discussion", m'voyez ? Et, en mon humble avis, je trouve que les deux ont été mêlés bien rapidement au cours du débat. Ceci dit, la confusion est tout à fait compréhensible, puisque la dispute peut-être une extension de la discussion. Néanmoins, je commencerais ma réflexion en distinguant la discussion de la dispute.

La discussion, c'est ( du moins je pense ) un dialogue qui est FORCEMENT ouvert. Attention je ne parle pas de bavardage ( qui serait une discussion sur un sujet général, comme par exemple la saison trois des télétubies ) mais bien d'une discussion, avec des arguments échangés de part et d'autres sur un sujet de vie ou un sujet personnel. Une discussion n'est donc pas un combat, mais un échange.

Ensuite peut survenir un blocage, une divergence des arguments lorsque ceux-ci deviennent trop tranchés. Imaginons que la tension s'installe alors et monte, et monte ... Et PAF, ça fait des chocapics !! ( j'aurais pu dire "et là, c'est le drame", mais j'ai pas pu résister aux chocapics désolé :p ).



Dés lors ( et on en revient au vif du sujet ; désolé, il fallait que je me mette dans le bain ) on assiste en effet à une sorte de combat. Et si le problème est "comment savoir si j'ai raison ou j'ai tort ?".


Aha.
Et là ça se corse : parce qu'il n'y a pas de manière de savoir si on a raison ou tort.

C'est ce que j'ai lu notamment au début du sujet, que des personnes ( je ne me souviens plus des pseudos, j'ai réfléchi depuis x) ) disaient dans certains cas être surs d'avoir raison ou tort. Mais mis à part nous-même, qui peut vraiment juger qu'on a raison ? Parce que même si on essaye de se mettre à la place de l'autre, on a toujours NOS arguments qui restent, et qui viennent véritablement de nous-même.

Ensuite, il me semble que l'on a parlé d'ouverture d'esprit, de souplesse d'esprit. Pour moi, cette souplesse serait là plus à même de clarifier son esprit des pensées qui sont trop extrêmes, trop tranchées parce que nées sous le coup d'une émotion trop forte ; car le dialogue peut-être faussé aussi sur ça, ces pensées qui se mettent à nous dépasser et deviennent incontrôlables. Car ok, on peut essayer de comprendre l'autre AFIN d'avancer de ne pas rester dans l'incompréhension ; mais le véritable avancement, dans une discussion, c'est lorsqu'on arrive à se dépasser soi-même par soi-même.


M'voyez ?


( c'est p't'être un peu pas français pour tout l'monde, alors surtout dîtes moi si vous voulez que je clarifie ^^ je reste à votre entière disposition, blablabla ).


Citation :
Eleyra :

L'homme est égoïste, il ne pense qu'à lui, ne s'intéresse qu'à lui, à sa petite personne, et à sa façon de faire, d'agir, de penser, qu'il considère comme la meilleure qui soit parce que c'est Lui qui en a décidé ainsi.
Alors bon, je grossis le tableau dans le sens où ces défauts sont plus ou moins forts selon les gens. Mais ils sont là.
Et pour les éviter, il faut soit avoir vécu une situation pour laquelle on avait besoin de quelqu'un d'extérieur qui nous a fait prendre conscience que c'était important de voir aussi l'autre, soit faire un effort sur soi-même que tous ne sont pas capables, ou du moins ne cherchent pas à se rendre capables de faire, mais surtout, avoir prit conscience du problème.
Et attention je parle de l'homme mais pas des hommes, j'espère bien que la plupart font des efforts sur eux !



J'ai bien conscience que tu grossis le tableau ( comme à ton habitude :p ) mais je ne suis pas d'accord. L'Homme est égoïste, on est d'accord, mais il ne pense pas qu'à lui sinon il n'y aurait même pas de dialogue.
Quand à "éviter les défauts", cela vient à mon avis plus d'une question d'éducation que d'autre chose. Si on apprend pas à discuter, à aller vers les autres, nos points de vue resterons toujours affreusement carrés ( vive les cercles ).


Citation :
Aziliz dit :
Je l'ai écouté, j'ai pris ce qui me servait, je peux lui offrir mon point de vue, il va peut-être l'écouter, et peut-être y réfléchir, et si on fait ainsi de suite, on arrivera peut-être à une réponse bonne à prendre des deux côtés. S'il ne veut pas réfléchir à mon point de vue, tant pis, moi j'ai pris quelque chose...



En même temps oui, en même temps non. Parce que d'un côté, pourquoi s'acharner sur quelque chose de fermé ? Mais d'un autre, si il ne prend pas, c'est que peut-être la manière de lui exposer ton idée n'était pas franchement objective. Mais je pense qu'il faut savoir alors quel est l'enjeu du dialogue pour toi et pour ton interlocuteur. Cette discussion a-t-elle pour but de comprendre quelque chose, d'avancer en soi, de résoudre un problème... ? Et ensuite, qu'est-ce qu'on recherche nous dans ce dialogue ? La reconnaissance, ou autre chose ? Si on cherche l'Entente par exemple, on ne va pas s'arrêter à cela. Dans l'exemple que tu donnes, il semblerait que tu recherches plutôt l'avancement ( de soi, pas le galon hein.. quoique... ).


Je vais finir sur la passionnante vie de Choups que-nous-ne-connaissons-que-très-peu ( en passant, moi aussi j'adore ce mignon petit pseudo ), enfin plutôt sur ce qu'elle dit à propos de la confusion des idées. La il me semble qu'il y a encore une confusion entre comprendre l'autre et assimiler ses idées... Dans ton cas, Choups ( mais quel mignon pseudo ! ), je met ça plutôt dans la case "manipulation de bas étage" ; le type a du se dire qu'il pourrait t'amener plus facilement dans son sens au vu de ta fragilité de l'époque. L'imbrication d'une pensée dans une autre ne peut se faire que lorsqu'il y a une fragilité déjà installée ( très intéressant sujet sois dit en passant, les mécanismes du cervô ), sinon il s'agit juste de l'évolution de la pensée, tout simplement :) Car RIEN n'est figé, on ne le dit jamais assez !



Beuuarharharh, j'espère que je suis resté dans le sujet et que je n'ai pas dit ( que ) des conneries !


Bien à vous,


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MessageSujet: Re: J'ai raison, toi tu as tort... non?   Ven 10 Juin 2011 - 18:41

Je te rassure, tu n'as pas dit de conneries... à part que moi c'est Choup sans s xD !

Je suis assez d'accord avec toi mais ! (il faut bien qu'il y ait un mais sinon c'est pas drôle)
Le problème c'est qu'en général, dans ces situations, on a très souvent l'impression justement de n'avoir pas été assez "souple", d'avoir cédé trop facilement à la colère. Ce n'est pas rare qu'en y repensant à tête reposée, on se trouve soi-même intolérant ou trop ferme, etc. Donc c'est un peu sans fin comme problème puisque on n'est jamais vraiment sûr d'avoir eu raison.

Du coup je suis un peu d'accord avec Aziliz quand elle dit qu'il faut, en quelque sorte, relativiser -j'interprète un peu mais bon. À l'extrême limite, du moment que nous, on y a appris ou trouvé quelque chose qui nous fasse avancer, pourquoi pas ? Même dans le cas de mon "ami", et ben, je crois que j'en ai quand même retiré des trucs sur moi-même et sur mes valeurs, ma façon de me comporter...

C'est un peu triste mais c'est comme ça ^^.

Tient ça me fait penser à cette pièce de Pirandello, euh... Six personnages en quête d'auteur. On y parle, entre autres, de l'impossible -dit-il- compréhension entre les hommes.
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MessageSujet: Re: J'ai raison, toi tu as tort... non?   Lun 13 Juin 2011 - 17:15

Citation :
Eleyra Leina a écrit :
Ensuite, qu'est-ce que l'ouverture d'esprit ? Moi je préfère presque dire : souplesse d'esprit. En tous cas ce serait une question intéressante à poser...
Il y a sûrement plusieurs définitions du mot selon les situations.
Dans le cas d'un dialogue elle peut être : se mettre à la place des autres, se remettre en question, remettre en question ses avis, mais avant tout elle provient de l'Ecoute.

J'aime bien l'idée de "souplesse d'esprit".

Puisque la définition que tu donnes semble coller à l'ouverture d'esprit quel que soit le nom qu'on lui donne, je ne suis pas sûre que tu entendais la même chose que moi, mais c'est un peux ce que me fait penser cette idée (ou plutôt, ce qu'elle m'invite à ressentir...)

"Etre souple d'esprit", c'est être prêt à changer, à se modifier, mais en gardant une sorte de contrôle. Dans un sens, être ouvert mais sans prendre le risque de se déséquilibrer trop au point de se perdre. En plus ça donne une idée d'une difficulté. Être souple, ça se travaille, ça requiert un effort, surtout au début...
C'est une limite extensible, rien de fermé, qui induit un changement de soi, mais un changement de soi par soi, par sa capacité à se transformer, non par la force de quelqu'un d'autre...

Nous pourrions alors pas forcer quelqu'un à changer ou à s'ouvrir, comme il était question plus tôt dans la discussion.On pourrait aider les autres à être plus ouvert ou à changer, mais seulement indirectement, en leur proposant d'autres valeurs. On serait comme un supermarché de fleurs, où les gens viendraient admirer, sentir et choisir les futures graines à faire germer dans leur esprit, pour reprendre en partie la jolie métaphore d'Aziliz. Notre rôle, comme celui des personnes qui nous entourent, serait de montrer une diversité d'opinions...

Diversité d'opinions qu'il ne faut ni vouloir détruire, ni vouloir mettre de côté en "jouant au sourds"... évidemment.

Le problème, de l'Homme, c'est pas forcément qu'il est égoïste, pour moi. Forcément, dans la pratique, il parait agir dans son propre intérêt, mais c'est certainement aussi parce que dans la société dans laquelle il vit lui donne ces valeurs : celle de vouloir être le meilleur, le plus riche, etc... D'un autre côté, la plupart des gens affirment ne pas pouvoir vivre sans leur bonne bande de copain et peuvent être très très affectés si un membre de leur famille ou leurs ami décède... Là encore, ça peut naître d'un autre conditionnement, on est d'accord : les films d'amour, les grands drames familiaux à l'américaine, ou pour prendre des exemples plus anciens, les valeurs religieuses...

Ce que je veux dire par là, c'est que l'Homme n'a pas forcément une nature, déjà, et que s'il en a une, elle n'est pas vraiment égoïste.

Le problème, de l'Homme, c'est pas forcément qu'il est égoïste, pour moi, mais c'est qu'il voudrait que tout le monde lui ressemble. Et donc qu'il s'efforce d'effacer la différence ou de l'ignorer. Pour moi, si l'homme a une nature, c'est plus de l'égocentrisme que de l'égoïsme.

******

Sinon, j'suis plutôt d'accord avec Remiel Til'Sando, concernant la confusion. C'est vrai que dans une dispute ou dans une discussion, les objectifs ne sont pas les mêmes. Pourrait-on dire que la discussion a pour but de nous enrichir tandis que la dispute à juste pour objectif faire valoir une vérité, celle de celui-qui à raison ?

Si c'est le cas, la question de la remise en question, de la souplesse d'esprit, quelle qu'elle soit, n'a absolument rien à faire dans le cas d'une dispute, puisqu'elle serait l'équivalent d'une défaite, ou au mieux, si elle ne se fait qu'un peu, d'un début de soumission à l'autre...Certes, la remise en question peut se faire plus tard, voir des années après, quand on remarque qu'on avait tord d'avoir vaincu l'autre, mais cette remise en question ne sera plus induite par la dispute mais par un ou plusieurs autre événement, ou après une réflexion sur soi... Elle vient alors entièrement de nous...

*****

Choup (qui n'est pas un lapin rose, j'ai noté !), je pense en effet que le terme "manipulation" de Remiel convient bien à ton histoire. Tu croyais te remettre en question mais en réalité il t'y obligeait puisque si tu ne suivais pas ses conseils, tu risquais de perdre son amitié (ce qui hélas est en effet arrivé)... En fait, là, c'est lui qui t'as forcé à t'ouvrir tandis qu'il s'ouvrait pas lui même. Aucune réciprocité, c'est certain, et surtout quelqu'un qui a profité de ta faiblesse à être d'accord de t'ouvrir... pour y planter lui-même son jardin.

Mais après, je crois que personne ne peut te reprocher cette faiblesse. Personne ne peut te reprocher de t'être ouverte à lui alors qu'il restait comme "un bloc de granit". C'est difficile de tenir tête à quelqu'un qu'on aime, j'en ai encore fait l'expérience l'autre jour. Du coup, on a vite tendance à se laisser manipuler trop facilement, à s'ouvrir pour éviter de perdre quelque chose d'important.
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