La Voie des Marchombres

Forum de réflexion consacré aux Marchombres et aux livres de Pierre Bottero...
 
PortailAccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Le Bonheur ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Elii'
Ami de la falaise
Ami de la falaise


Nombre de messages : 868
Age : 20
Localisation : La jungle des poneyciraptors
Groupe : Faëlle
Livre préféré : La Promesse de l'aube
Date d'inscription : 27/03/2009

MessageSujet: Le Bonheur ?   Mer 14 Sep 2011 - 19:14

Après avoir cherché ce sujet pour la troisième fois, je me dis que peut-être il n'existe pas, et que peut-être il faudrait que je m'occupe de le créer. C'est fait.

Alors... Le Bonheur. Ouais. C'est plutôt vaste, hein ? Et assez dur à aborder.
En fait, je voudrais parler du Bonheur, celui avec un grand -B, et non des petites "joies", qu'on peut avoir. En fait, je me pose pas mal de questions sur tout ça, je crois que je vais vous les poser un peu au hasard, et on verra ce que ça donne. Alors :

• Déjà, c'est quoi, le Bonheur ? Est-ce que c'est un truc qui condense quelques ingrédients genre amitié, amour, joies, succès dans ce qu'on entreprend, etc ? Est-ce que c'est un état d'esprit qui fait que voilà, on est Heureux sans avoir besoin de tout ça ? Autre chose ?

• Le Bonheur est-il linéaire ? Est-ce que par exemple, une personne profondément Heureuse ne verra pas son Bonheur entravé par, je ne sais pas, une maladie, la mort d'un être proche ? Et sur ce plan là, est-ce qu'il peut être définitif, ou est-ce qu'il s'entretient ? Ou alors il serait quelque chose de plus... Je sais pas, en vagues, je dirais. Mais qui revient toujours, donc. A y réfléchir, je crois que je mettrais plus les joies dans l'image des vagues qui reviennent, et les creux dans les malheurs qui nous ébranlent. Bref.

• Est-ce que, même si on ne s'accorde pas tous sur les mots, en nous-même, on a la même définition du bonheur ? D'ailleurs, définition n'est pas juste, je parlerais de ressenti de ce que serait le bonheur... Enfin... En gros, est-ce que ça serait la même chose pour une personne ou pour une autre ? Est-ce que, à ma place, quelqu'un d'autre s'estimerait vraiment Heureux et est-ce que moi, à la place de quelqu'un d'autre (qui ne s'estimerait pas forcément comblé), je pourrais trouver un vrai Bonheur ? A y réfléchir, l'exemple est un peu déplacé, ici, je ne crois pas qu'il s'agisse vraiment d'une histoire de place, mais d'une histoire de vie, sur laquelle on a une influence, dans laquelle on a une manière particulière de voir et ressentir les choses. Bref, encore une fois, c'est pas clair.

• Est-ce qu'on peut tous être heureux ? Je ne parle pas vraiment du "tous" d'un point de vue "Oui, chacun PEUT être heureux, il suffit de s'en donner les moyens, touçatouça", mais plutôt, est-ce que certains modes de vie, pour certaines personnes, sont compatibles ou favorables (choisissez le mot que vous préférez) avec le Bonheur ? Et est-ce qu'on peut être Heureux sans forcément en avoir conscience ?
Je pense par exemple à ces personnes qu'on juge de l'extérieur superficielles. Est-ce que dans leur mode de vie, de penser, d'agir etc. actuels, ces personnes-là ne peuvent pas l'avoir trouvé ?
Forcément, pour nous, ça ne s'appellera peut-être pas le Bonheur, mais pour eux ? Enfin, on en revient à la question du Bonheur-le-même-pour-tous ou du Bonheur-chacun-le-sien, je crois.

Et enfin...

• Est-ce qu'avec toute cette recherche, le Bonheur serait un accomplissement ? Et dans ce cas-là, faut-il être déjà construit pour le connaître ? Ou alors est-ce que le Bonheur est justement un passage sur le chemin de l'accomplissement ? Si c'est le cas, est-il un passage obligé, et peut-on être accompli sans être Heureux ?



Heum heum, j'ai conscience que ça peut paraître trouble, autant dans les formulations que dans le cheminement de pensée, j'avoue que je ne m'y retrouve pas vraiment moi-même. Mais après tout... On est là pour en parler, non ?

Alors torturez-vous l'esprit avec moi
Revenir en haut Aller en bas
http://lundinn.tumblr.com
Astalhan
Curieux
Curieux


Masculin
Nombre de messages : 74
Age : 22
Localisation : En approche de l'horizon
Groupe : Marchombre
Livre préféré : Bottero, Tolkien, L'Homme , Damasio, Werber...
Date d'inscription : 16/08/2011

MessageSujet: Re: Le Bonheur ?   Mer 14 Sep 2011 - 22:26

Ma première réponse à un sujet de réflexion!! Bon... je me lance

Je vais sans doute paraître assez pessimiste, mais pour moi le bonheur c'est avant tout lorsque l'on ne souffre pas. Selon moi nous ne sommes que des animaux doué d'intelligence. Or tout animal est censé persisté et SURvivre. Certes il faut "vivre et pas survivre", initialement notre race est conditionner pour survivre.

Enfin, peut être que je m'exprime mal mais... si nous n’étions pas doué de pensée on ne serai pas en constante recherche du bonheur. Bon, même si ce raisonnement n'aboutit à rien , je tenais à le noté ici.

Pour la seconde question. Le bonheur n'est pas linéaire, il est en constante évolution. Ainsi, quelqu'un de foncièrement heureux peut se lasser de son bonheur, ses goûts peuvent changer. Bref, il était heureux, il ne l'ai plus alors il va chercher à retrouver un bonheur équivalent à celui qu'il avait avant. Le bonheur représente une boucle infinie; et nous sommes plus souvent à la recherche du bonheur que vraiment heureux.
Et ensuite interviennent les évènements extérieurs qui viennent brisé ces boucles, comme ceux que tu cites (mort d'un être chère...) mais aussi d'autres plus heureux; le coup de foudre (ou tout simplement l'amour), la découverte, le bonheur d'un instant (comme lorsque l'on lit).

Selon moi, chacun a sa propre conception du bonheur. Si quelqu’un est heureux parcqu'il a beaucoup d'argent, le seras-tu? Pas forcement.
En fait, en relisant bien tu répond presque toi-même à ta question .

C'est vrai que l'on revient un peut à la question d'avant. Mais il faut savoir qu'il y a certaines sociétés où le bonheur est plus présent (c'est prouvé). Je pense notamment aux indiens d’Amérique. Bien que leur société restait parfois tribale (guerre de tribus...) il avait inventé un style de mode de vie où chacun était entendu.
Un exemple de leur avancement au niveau psychologique, j'ai appris que certaines tribus se faisait la guerre non pas en tuant mais en touchant. Un guerrier toucher par une flèche (dont le bout été enrobé de tissus) se laissait tomber et restait comme mort. Suite à cela on déterminait le gagnant (qui remportait le territoire ou autre). Il n'y avait pas d’intérêt de tricher sauf pour attirer à nouveau la mort dans sa tribus, sa famille.
Ensuite, le climat est reconnu comme scientifiquement comme "facteur de bonheur", les finlandais qui ont l'un des taux de suicide les plus important au monde ont 6 mois de nuit d'affiler, il ne faut pas l'oublier (et en plus il y fait froid).
Le stresse engendré par nos sociétés diminue grandement le bonheur à la tâche des gens...

Pour la dernière question... Je pense que l'accomplissement fait partie du bonheur mais de façon éphémère. Lorsque l'on a accompli, on est heureux un instant, une minute, peut être une heure, on va sans doute aller s'en vanter dans les un ou deux jours qui suivent mais c'est tout.
Après, comme je l'ai dis avant et si le bonheur se définit vraiment comme je l'ai décrit avant (ce qui m’étonnerait ^^), alors il ne constitue en rien un accomplissement mais plutôt... un moyen de survit.

Le chien a ses dents, le chat ses griffes, l'oiseau vole mais que possède l'homme? L'homme a sa pensée acérée, ses désirs dangereux et surtout son imaginaire qui le porte loin au dessus des nuages contempler la toute beauté de ce-qui-n'existe-pas.
On ne concevrai pas le bonheur sans souffrances.

En espérant avoir répondu à tes questions avec toutes la modestie de mes réponses,
cordialement




Revenir en haut Aller en bas
Lowni
Fils du Vent
Fils du Vent


Masculin
Nombre de messages : 403
Age : 20
Localisation : Mercerie du Pont-Neuf.
Groupe : Haïnouk
Livre préféré : Toute l'Œuvre de Pierre Bottero, Vango de Timothée de Fombelle, La Horde du Contrevent et la Zone du Dehors d'Alain Damasio ainsi que Hunger Games de Suzanne Collins.
Date d'inscription : 28/12/2010

MessageSujet: Re: Le Bonheur ?   Jeu 15 Sep 2011 - 11:57

Voilà que je me décide enfin à poster dans un sujet de réflexion...
Je suis très mal à l'aise avec ces sujets-là (comme je l'ai déjà dit à certains), et pour cette raison, je n'ai pas lu la réponse d'astalhan. Je m'en excuse par avance, parce que ce n'est pas comme ça qu'un débat avance, mais si je la lis, il y a de fortes chances pour que je ne sache plus quoi écrire ensuite - ce qui m'est arrivé à chaque fois que je voulais poster ici.

Nous sommes d'accord sur le fait que le Bonheur, c'est Être Heureux.
Alors alors....

Déjà, qu'est-ce qu'Être Heureux ? Pour moi, c'est quelque chose de très profond, le Bonheur - presque une philosophie. C'est avoir décidé de Vivre et non de vivre, de saisir la chance que l'on a d'être né. Un état très profond donc, qui ne serait pas inné mais acquis... Ou plutôt à acquérir. Vous me suivez ? Le vrai Bonheur, c'est quelque chose qui est en Soi et qu'il faut cultiver. Quelque chose qui ne vient pas de l'extérieur, qui ne dépend d'aucun facteur matériel (ou presque, mais je reviendrai dessus plus tard) et qui se passe bel et bien à l'intérieur de nous, dans notre être profond.


Je pense qu'Être Heureux, c'est d'abord et avant tout un état d'esprit. Je m'explique.
Pour être réellement Heureux, il faut l'avoir décidé. Je pense que l'on ne naît pas Heureux ; heureux peut-être, content à certains moments aussi... Mais le Bonheur, le vrai, avec une majuscule et qui peut être considéré comme une philosophie de Vie s'acquiert avec de la Volonté et de la Persévérance (comment ça je mets trop de majuscules ?).
Ainsi, le premier pas vers le Bonheur, c'est prendre la décision de devenir Heureux.
Comme je l'ai déjà lu plusieurs fois dans divers bouquins et magasines, et plus récemment dans une citation que m'a fait partager Miaou ( ), un autre pas (et pas des moindres) vers le Bonheur, c'est accepter ce que l'on ne peut pas changer. Ce qui justifierait le fait qu'une personne gravement malade ou n'ayant pas beaucoup pour vivre puisse Être Heureuse.

C'est là ça devient plus délicat. Parce que dire qu'il suffit de décider d'Être Heureux alors que des gens sont gravement malades ou vivent (survivent ?) dans des conditions déplorables, c'est aussi facile à dire que stupide. C'est pour cela que je parlais de "premier pas" tout à l'heure. Ce premier est évidemment plus facile à faire pour quelqu'un comme moi (qui a été élevé avec tout voire plus que ce que j'avais besoin, et avec l'amour de ma famille) que pour quelqu'un né dans un pays où la misère et la mort rôdent partout.
Qu'en est-il pour ces gens-là, alors ? Il me semble avoir entendu dire que certaines personnes vivant dans la misère était Heureuses. Souriantes, chaleureuses, débordantes de Vie. Déjà, est-ce que tous sont dans ce cas ?
Est-ce parce qu'ils ont pris conscience depuis trop longtemps que la vie était fragile, et qu'il fallait malgré tout la Vivre ?
À l'heure actuelle, je ne peux donc pas affirmer que l'on peut tous être Heureux, parce que je n'ai pas assez d'éléments en main.
Cependant, je pense et j'espère que tous ici, sur ce Forum, pouvons l'être, ou du moins le devenir.

Citation :
• Le Bonheur est-il linéaire ?
De mon point de vue, il ne l'est pas. Parce que ce serait trop facile, et cela voudrait dire (arrêtez-moi si je me trompe) que nous ne prendrions pas de courbes, non ? Partons du principe qu'une personne est Heureuse, profondément Heureuse, et qu'elle a donc adopté la philosophie "du Bonheur" (une personne comme vous et moi, pas un moine bouddhiste ou autre personne du genre). Cette personne perd un proche, ou apprend qu'elle est atteinte d'une maladie grave. Il est évident qu'elle va être ébranlée, et que son Bonheur va, selon la situation, vaciller, voire même s'écrouler. À partir de là (je vois la chose comme ça), deux choix s'offrent à elle. Prenons l'exemple de la mort.
Le premier choix, qui est d'après moi le plus difficile à faire, est d'accepter la mort de la personne qui lui était chère. Ça ne veut pas dire qu'elle ne va pas souffrir, qu'elle ne va pas la pleurer et encore moins l'oublier. Simplement accepter et choisir de continuer à Vivre. Se dire que la Vie est ainsi faite, et que même si elle est parfois triste, dure, injuste, elle peut aussi, pour peu qu'on veuille bien le voir, être Belle et pleine de belles choses. Le premier choix mènera donc à la fin du deuil, et même au "cadeau" qu'offre celui qui part à celui qui reste (ça vous dit quelque chose ?). Pour illustrer ce choix, je vais prendre l'exemple de ma professeur de français : une femme Lumineuse et Généreuse, comme on en croise rarement. En février, elle a perdu son fils. Elle a bien sûr arrêté d'enseigner... un mois. Elle a choisi la vie. Elle est revenue souriante, et autant (voire plus) Lumineuse.
Beau, Courageux et ô combien Difficile.

Le deuxième choix, c'est le refus, souvent inconscient, de la mort de la personne.
Ce deuxième choix est la mort. Je vais prendre un exemple réel, qui illustre ce deuxième choix.
Il y a plusieurs années, un couple a perdu ses deux filles le même soir, lors d'un accident de moto.
La maman, depuis ce jour, a choisi la mort. Pourtant elle est toujours en vie. Voyez-vous ce que je veux dire ? Elle ne Vit plus, elle ne vit plus même plus, elle survit. Elle survit mais elle est morte. Qu'est-ce qui me permet de le dire ? Depuis l'accident il y a des années, elle fait fréquemment des tentatives de suicides et est en dépression ; elle n'a pas repris sa profession, et n'est plus que quelque chose de "physique". Elle n'a pas accepté la mort de ses filles, et a donc choisi la mort. Je vais appeler ça la mort morale, qui entraînera probablement la mort "physique" (je commence à plus être clair du tout là xD).

Voilà, je reviendrai sur certains points que je n'ai pas abordés et ce sera l'occasion de répondre aux autres points de vue.

En te remerciant Elii', parce que ce sujet est vachement intéressant.
Revenir en haut Aller en bas
http://theatre.forumactif.com/
Aziliz
Champion de cueillette, mention framboises
Champion de cueillette, mention framboises


Féminin
Nombre de messages : 640
Age : 26
Localisation : Au détour d'une ligne
Groupe : Petite
Livre préféré : Ellana, le Voleur de chouchous, et d'autres
Date d'inscription : 23/12/2010

MessageSujet: Re: Le Bonheur ?   Jeu 15 Sep 2011 - 14:52

O_o Comment ça le sujet existait pas déjà ? Mais quelle honte ^^' Heureusement que tu as rattrapé ça Elii' =)

Alors, bien que j'ai lu les deux réponses, je vais d'abord vous donner ma vision propre et personnelle du Bonheur... Enfin, des Bonheurs en fait...

(J'arrête pas de recommencer mon post, tellement la chose est complexement simple et simplement complexe à expliquer)

Pour moi, il existe deux types de "Bonheur". Celui qui est matériel, physique et extérieur et celui qui au contraire est intérieur. Mais avant de vous expliquer comment je différencie ces deux là, je vais déjà expliquer ce que j'appelle notre "potentiel bonheur" ou notre capacité à être Heureux, vraiment Heureux.

Selon moi, chaque être humain naît avec dans son coeur (ou ailleurs, dans ses tripes, dans son imagination, dans son ce-que-vous-voulez) une petite bougie magique. C'est une simple bougie, allumée certes, mais qui somme toute n'éclaire pas grand chose... Elle est présente chez absolument tout le monde, la différence, c'est comment qu'on s'en occupe, de cette bougie qu'on appelle le Bonheur. (Sayé, je commence à vous embrouiller là ? =p )
Si je l'appelle Bonheur, alors que j'avais précédemment présenté ça comme notre capacité à être Heureux, c'est que le Vrai Bonheur, c'est cette capacité à être Heureux, c'est cette bougie au fond de nous.

Cette bougie, chacun s'en occupe à sa façon. Il y a deux choses qui alimentent sa lumière, et ce sont les deux types de bonheur que j'ai évoqué plus haut.

Le premier type de bonheur, c'est ce qui ne dépend pas exclusivement de nous. Ce peut-être ce qu'on nous offre, ce qu'on achète, ce qu'on a, ce qu'on fait, avec qui l'on est, ... En bref, c'est tout ce qui nous arrive et nous rends heureux. Quand on nous offre le jeu/jouet/truc/machin/bidule qu'on voulait depuis si longtemps, quand on s'achète un mille feuilles pour se récompenser d'une longue et dure journée de travail, quand on lis Le livre qu'on voulait lire, ou qu'on revoit une amie d'enfance...C'est que du bonheur... extérieur, mais c'est du bonheur quand même, alors ne le négligeons pas.

Le second type de bonheur, lui, dépend entièrement de nous... Bon d'accord, un peu du premier type de bonheur, et un peu de notre bougie (et de son état). Ce bonheur nous le créons, c'est le bonheur qu'on retire par exemple quand on lit un livre et que les mots résonnent tout, tout au fond de nous, c'est celui qu'on rencontre au détour des courbes, quand la peine est passée, c'est celui enfin qui nait du mouvement de nos âmes... N'avez vous jamais ressenti de puissantes ondes de bonheur parce que vous aviez changé ? Profondément ? Ou parce que vous avez enfin trouvé en vous ce que vous recherchiez de toutes vos forces ?
Si je dis que ce bonheur là se nourrit des premiers et bien... c'est non seulement parce qu'un bonheur somme toute matériel peut apporter un bonheur plus profond (Lire un livre, Pratiquer un sport, Voir quelqu'un, ...) mais aussi parce qu'il nourrit votre bougie et que ce type de bonheur dépend aussi de votre bougie. En effet, plus celle ci éclairera, plus vous ressentirez de bonheurs profonds et intérieurs.

Notre bougie donc, s'alimente des deux types de bonheurs précités et sa Lumière augmente avec ces bonheurs. Là où ça devient intéressant, c'est que plus cette bougie brille fort, plus l'on verra naître et l'on créera les occasions où l'on est Heureux.
Cette bougie nous éclaire, et plus elle Brûle fort, plus nous Brillons et plus les autres seront donc sensibles à notre Bonheur.

Mais j'ai parlé des courbes aussi, et les courbes, on le sait, ne sont pas toujours agréables à prendre. La vie n'est pas toujours toute rose et quelque soit la force de votre bougie, il arrive qu'un vent la souffle et la face vaciller... Il y a dans ce cas les deux options (que tu proposais, Lowni, mais que je vais expliciter avec ma bougie) :
Soit, la flamme en se redressant reprendra sa taille précédente, voire grandira. C'est ce qui se passe lorsque l'on prends une courbe et qu'on l'accepte... Et si elle peut grandir, c'est grâce au Mouvement intérieur qu'elle crée en nous, qui nous fait nous sentir puissamment Heureux.
Soit, le vent se fait plus fort que notre flamme, on ne veut plus (et j'insiste sur le veux) la maintenir, parce que cela demande trop d'efforts, c'est trop dur, ... et la flamme s'éteint. On peut très bien vivre avec une flamme éteinte, il restera toujours sur la mèche cette petite braise qui fait que l'on est vivant, et avec énormément de patience on peut même la rallumer, la faire grandir à nouveau, mais c'est un chemin difficile, long et ardu.
De manière générale, plus la flamme est grande et forte lorsque arrive le vent, plus elle tendra à grossir avec lui. Plus la flamme est petite, plus elle tendra à s'éteindre.

Voila, maintenant que j'ai explicité plus ou moins ma vision du Bonheur (c'est à dire pour ceux qu'ont pas suivit : Une bougie qu'on alimente avec des bonheurs intérieurs ou extérieurs et qui fluctue selon le vent) je vais essayer de répondre aux questions soulevées, toujours avec cette métaphore en tête.

Citation :
• Déjà, c'est quoi, le Bonheur ? Est-ce que c'est un truc qui condense quelques ingrédients genre amitié, amour, joies, succès dans ce qu'on entreprend, etc ? Est-ce que c'est un état d'esprit qui fait que voilà, on est Heureux sans avoir besoin de tout ça ? Autre chose ?
En fait, c'est un mélange des deux... Cela peut-être plus ou moins équilibré selon les personnes. Par exemple un enfant pourri gâté aura plus sûrement des bonheurs extérieurs que des intérieurs et à l'inverse, celui qui n'a rien ou qui a peu connaîtra plus souvent le bonheur intérieur. On peut comparer ça à l'océan et au lac. L'enfant gâté est un océan, plein de vagues et de remous, le caillou qui tombe dans l'océan n'a pas tant de répercussion que ça sur son mouvement, on n'y prête donc moins attention, il est moins puissant. Le lac est l'enfant qui n'a rien, et le moindre petit caillou qui frôle sa surface le fait trembler du point d'impact jusqu'à la berge... C'est un mouvement énorme qui se répercute sur son Être tout entier. [Note, c'est aussi pour ça qu'un enfant trop gâté finira par ne plus être heureux du tout : plus aucun "mouvement" ne l'atteint que celui qu'il possède déjà]
Pour conclure, disons que chez les personnes adultes "normales" on devrait atteindre une pseudo égalité entre les bonheurs extérieurs et intérieurs... Bon la plupart du temps c'est pas le cas ^^' mais sur ce forum, je pense pouvoir dire qu'on l'approche, cette égalité =) (voire qu'on la dépasse, peut-être, pour certains).

Citation :
• Le Bonheur est-il linéaire ?
C'est la réponse du vent : Le bonheur n'est pas toujours linéaire, parfois on l'alimente et il grossit, parfois le vent souffle et il vacille... Mais il est toujours plus ou moins là.

Citation :
• Est-ce que, même si on ne s'accorde pas tous sur les mots, en nous-même, on a la même définition du bonheur ?

On ne ressent pas strictement la même chose que les autres c'est évident, mais je pense que chaque personne ayant déjà eu conscience du Bonheur (intérieur, extérieur, ou la Bougie en elle même) comprendra la sensation de Bonheur associée. C'est difficile à expliquer, mais maintenant que vous m'avez lu, je pense que chacun d'entre vous est capable d'identifier un souvenir se rapportant à chaque type de Bonheur que l'on a déjà expérimenté (c'est logique ^^). Alors qu'on le ressente de la même façon ou pas, je pense que nous le comprenons tous de la même manière...

Citation :
• Est-ce qu'on peut tous être heureux ?
Strictement tous. Personne ne naît dépourvu de sa capacité au Bonheur, nous pouvons donc tous l'alimenter, mais pas au même niveau. Un enfant qui possède beaucoup pourra immédiatement l'alimenter avec pleins de bonheurs extérieurs. Un enfant qui n'a rien pourra un peu l'alimenter avec ses propres bonheurs extérieurs mais aura plus tard plus de capacité à trouver en Lui les bonheurs intérieurs pour alimenter sa flamme... Alors que celui qui a tout.... Au final, à force de rajouter n'importe comment des branches sur son feu, il finira par l'étouffer tout seul...

Citation :
• Est-ce qu'avec toute cette recherche, le Bonheur serait un accomplissement ? Et dans ce cas-là, faut-il être déjà construit pour le connaître ? Ou alors est-ce que le Bonheur est justement un passage sur le chemin de l'accomplissement ? Si c'est le cas, est-il un passage obligé, et peut-on être accompli sans être Heureux ?

La question. Pour moi, le Bonheur n'est ni un accomplissement, ni un passage, il est.
En admettant que l'accomplissement soit de mener la Vie au meilleur d'elle même et le chemin pour y parvenir notre Mouvement intérieur, le Bonheur n'a sa place ni à l'accomplissement, ni sur le chemin, mais il est là malgré tout. Nos Mouvements intérieurs l'alimentent, comme nos Mouvements extérieurs, plus on avance vers notre accomplissement, plus on se dispose à être Heureux, mais le Bonheur est pour moi indépendant, totalement, du chemin ou de l'accomplissement.
C'est difficile à expliquer, puisque l'accomplissement dans nos têtes c'est justement être pleinement Heureux... On se dit donc que le Bonheur est l'accomplissement, mais qu'il est du même coup le chemin pour l'accomplissement...
Et si cet "accomplissement" et le chemin qui y mène n'existait simplement pas ?

Si l'unique but de nos vies était de comprendre ce Bonheur, ce Mouvement, d'en prendre pleinement conscience et d'en profiter, de juste bouger, se mouvoir, sans chercher à tout prix d'atteindre le Nirvana ?

Citation :
Je vais sans doute paraître assez pessimiste, mais pour moi le bonheur c'est avant tout lorsque l'on ne souffre pas. Selon moi nous ne sommes que des animaux doué d'intelligence. Or tout animal est censé persisté et SURvivre. Certes il faut "vivre et pas survivre", initialement notre race est conditionner pour survivre.
En fait, je pense que tu as totalement raison. L'homme est un animal, son but premier est de survivre... et son deuxième but ? Bah, de Vivre, et comment on Vit ? En étant Heureux non ? Donc le deuxième but de l'Homme est de savoir comment être Heureux, c'est pour ça - se dit-il - qu'il est intelligent, pour chercher... alors il cherche, il cherche... L'Homme cherche à savoir, à Tout savoir, rien de moins... Le problème, c'est que savoir n'amène pas le Bonheur, et en voulant tout savoir, l'Homme ne cherche plus à Avancer... et le Bonheur justement, est dans le Mouvement.

Citation :
chacun a sa propre conception du bonheur
C'est ce que je voulais dire tout à l'heure, en disant que chacun à sa propre Conception du Bonheur, sa façon de la percevoir et de le ressentir, mais la Compréhension du Bonheur est universelle. (Quelque soit la raison, quelqu'un d'Heureux, vous comprendrez toujours qu'il est Heureux... mais pas forcément pourquoi il l'est, l'important étant qu'il le soit et non la raison qui fait que)

Citation :
Mais il faut savoir qu'il y a certaines sociétés où le bonheur est plus présent (c'est prouvé).
Ne serait-ce pas parce que ces sociétés ont réussi à trouver un équilibre entre le bonheur intérieur et extérieur là où nous cherchons toujours plus de branches à mettre sur notre feu (consommons, consommons, sommes nous cons ? lalala...) ce qui en général tends plus à l'étouffer qu'autre chose.

Citation :
Après, comme je l'ai dis avant et si le bonheur se définit vraiment comme je l'ai décrit avant (ce qui m’étonnerait ^^), alors il ne constitue en rien un accomplissement mais plutôt... un moyen de survit.

Le chien a ses dents, le chat ses griffes, l'oiseau vole mais que possède l'homme? L'homme a sa pensée acérée, ses désirs dangereux et surtout son imaginaire qui le porte loin au dessus des nuages contempler la toute beauté de ce-qui-n'existe-pas.
On ne concevrai pas le bonheur sans souffrances.
Le Bonheur, un moyen de survie ? J'aime... J'approuve même.
L'Homme, tout intelligent qu'il est (ou justement parce qu'il est intelligent) a besoin d'un but... et le but idéal, c'est d'être Heureux et donc l'Homme, pour survivre à son intelligence cherche le Bonheur, le teste, le découvre, c'est ce qui lui évite de devenir fou...
Après, pour moi, est Heureux celui qui a cessé de chercher à l'Être.

Pour la suite de la citation, je dirai juste que le Bonheur, lorsqu'il est encore petit, à besoin de beaucoup de bonheur (Amour des parents notamment) et de peu de souffrances, mais plus il grandit, plus sa capacité à transformer la souffrance en Bonheur par la suite grandira, et alors là oui, on ne peut plus être réellement Heureux sans souffrances... On n'en oublie le prix, et il n'a plus de saveur...
Comme l'enfant-océan qui ne goute plus le Mouvement car plus rien ne trouble celui qu'il possède déjà... et ainsi faisant, ce mouvement si mouvant de l'extérieur sera immobile en dedans...

Citation :
Pour moi, c'est quelque chose de très profond, le Bonheur - presque une philosophie. C'est avoir décidé de Vivre et non de vivre, de saisir la chance que l'on a d'être né. Un état très profond donc, qui ne serait pas inné mais acquis... Ou plutôt à acquérir. Vous me suivez ? Le vrai Bonheur, c'est quelque chose qui est en Soi et qu'il faut cultiver. Quelque chose qui ne vient pas de l'extérieur, qui ne dépend d'aucun facteur matériel (ou presque, mais je reviendrai dessus plus tard) et qui se passe bel et bien à l'intérieur de nous, dans notre être profond.

En fait là, tu viens de démontrer les limites du bonheur matériel et de résumer tout ce que j'essaye de dire dans mon post x) J'approuve =)

Citation :
Mais le Bonheur, le vrai, avec une majuscule et qui peut être considéré comme une philosophie de Vie s'acquiert avec de la Volonté et de la Persévérance (comment ça je mets trop de majuscules ?).
J'approuve les majuscules, cependant, je dirais que s'il faut Volonté et Persévérance pour alimenter la bougie, cela ne veut strictement pas dire qu'en cultivant Volonté et Persévérance, on sera forcément Heureux. Ce qui importe, avant tout selon moi, c'est d'arrêter de se dire "ooh je voudrais tellement être heureux" mais au contraire d'ouvrir les yeux : et si tout ce dont on a besoin pour être Heureux était là, en Nous ? Et si, alors même qu'on se demande comment être Heureux, on l'était déjà ?
En fait, le problème de l'Homme qui veut être Heureux, c'est qu'il voit ça de façon qualitative et quantitative : On peut être souvent Heureux et vraiment beaucoup Heureux... L'Homme essaye de mesurer le Bonheur, hors le Bonheur, ça ne se mesure pas. ça Est. Pas besoin d'être super heureux tout le temps...
Le Bonheur est là, qu'on en ai conscience ou non, il est là et il suffit de tendre la main pour s'en saisir. Le Bonheur pour moi est ce qui nous fait, l'étoffe dont sont tissés nos chairs, la seule chose qui nous empêche d'être Heureux c'est que nous l'avons envoyé loin en dehors de nous par la pensée. Nous pensons qu'il faut l'atteindre à tout prix, alors qu'en fait, il suffit d'Être. Bien sûr, quand nous nous mettons en Mouvement, intérieurement, nous le sentons plus fort, plus présent, et on jubile de cette présence. Mais est ce parce que cette jubilation n'est pas là que le Bonheur est absent ?

(Pour la citation, reconnaisse qui pourra =) )

Citation :
un autre pas (et pas des moindres) vers le Bonheur, c'est accepter ce que l'on ne peut pas changer. Ce qui justifierait le fait qu'une personne gravement malade ou n'ayant pas beaucoup pour vivre puisse Être Heureuse.
Là, je suis pas d'accord, déjà parce que le fait de Changer ne fait pas naître le Bonheur, il l'avive juste un peu plus, ensuite parce que tout le monde, absolument tout le monde peut Changer... même si c'est parfois moins facile qu'à d'autres...
Fin de la digression

Citation :
De mon point de vue, il ne l'est pas. Parce que ce serait trop facile, et cela voudrait dire (arrêtez-moi si je me trompe) que nous ne prendrions pas de courbes, non ? Partons du principe qu'une personne est Heureuse, profondément Heureuse, et qu'elle a donc adopté la philosophie "du Bonheur"
En fait, je dirais plutôt "Notre perception du Bonheur" n'est pas linéaire.

Voila, je me rends compte à la fin du post qu'il y a quelque chose que je devrais changer dans mon post... Mais je n'ai pas le courage de tout reprendre à zéro après les 2heures passées dessus... Je me contenterai juste de dire que la flamme de la bougie est notre perception du Bonheur, plus elle grandit, plus on se sent Heureux. Elle peut vaciller, s'amenuiser, mais elle reste toujours là, même si elle est minuscule.
Après, je pense que plus elle est grande, plus on a la capacité de comprendre que le Bonheur est Toujours là. Qu'il est et que si notre perception de lui change, Lui ne change pas pour autant. Une fois que l'on a réussi à faire sien ce principe, vraiment, je pense que quelque soit notre flamme, qu'elle soit grande ou petite, on brillera toujours aux yeux des gens, même dans les pires moments de notre vie... Parce qu'au fond de nous, seuls dans le Noir, on sait qu'il y a toujours cette petite Lumière, que le Bonheur est là et qu'il ne nous quitte Jamais.

[Moustik, si tu passes par là, je t'en prie, pardonne moi xD]
Revenir en haut Aller en bas
http://lailleurs.uniterre.com
Elurían Aeglir
Membre du Conseil - Admin
Membre du Conseil - Admin


Féminin
Nombre de messages : 2981
Age : 25
Localisation : A proximité d'une excentrique hyperbole équilatère.
Groupe : Marchombre
Livre préféré : Je n'en ai lu aucun.
Date d'inscription : 25/07/2008

MessageSujet: Re: Le Bonheur ?   Ven 16 Sep 2011 - 19:49

Le Bonheur...

Voilà un sujet super intéressant, dont j'étais persuadée qu'il existait, avant de me rendre compte que c'était au cours d'une soirée sur la FuretBox que nous l'avions, assez brièvement, évoqué, il y a quelques petits mois. Une apparition éclair de Solituda nous avait tendu la perche pour embrayer...
Bref, assez de racontage de vie comme ça !


Tout ça pour dire qu'à cette occasion, j'avais répondu, pour répondre (désolée, j'ai pas de synonyme de répondre en tête) à la question d'Elii' sur "C'est quoi le Bonheur ?" :


Une tarée a écrit:
Le Bonheur c'est le fait d'apprécier l'instant présent, sans craindre le futur ou regretter le passé.




Et mon avis n'a pas tellement évolué depuis, même si je crois que moi aussi je distinguerais deux "types de bonheur", mais pas de la même façon qu'Aziliz : un bonheur éphémère et un bonheur permanent.


Le bonheur "éphémère" n'est pas vraiment éphémère en fait, mais commence avec un "pic" et s'atténue avec le temps (en fait, déformation professionnelle oblige, comme une exponentielle décroissante pour les initiés, comme une demi-tube de skate pour les autres) comme il est progressivement dispersé et consommé, si je puis dire. Provoqué par un événement soudain (les exemples étant stupides étant mon fort, apparemment, allons-y donc : la qualification de l'équipe de curling (vous savez, ce jeu où il s'agit de lancer des boulets sur de la glace) du lycée pour les championnats académiques, la réception particulièrement inattendue (ou attendue d'ailleurs) de la carte Pokémon brillante de Dracaufeu que vous cherchiez désespérément depuis plus d'une décennie, le compliment que vous a fait l'entraineur de votre équipe de belote à propos de votre tactique révolutionnaire lors du cinquième pli de la dernière partie, le temps merveilleux et la splendide lumière à Orsay le 15 septembre 2011 en fin d'après-midi, ce genre de choses, vous voyez, hein ? Parce que sinon, j'en ai encore tout plein en réserve ;p), impromptu le plus souvent, inexplicable parfois, et dont l'écho suffit à allumer une petite flamme (pas trop grosse, hein, que sinon l'alarme incendie et les pompiers vont rappliquer, à moins que ce ne soit Elff' et Erky avec leur gourde) qui vous maintient de bonne humeur, heureux tant que les braises sont encore chaudes.
Parfois il peut être provoqué par un petit rien, un mot, un regard, une vision, quelque chose qui vous donne l'impression de vivre, et non de survivre, d'être part intégrante de ce monde, d'être en harmonie avec lui, et son "éphémérité" (brayf, vous comprenez, non ?) est toute relative : quelques secondes, quelques heures, quelques jours, voire davantage.


Quant au bonheur "permanent", je peine davantage à le définir, mais il se rapprocherait plus d'un état, d'une façon d'être, voire d'un état d'esprit général, comme l'explique Lowni (et peut-être est-ce là le Bonheur, plutôt que le bonheur ? J'ai du mal avec les majuscules là, en fait.).
C'est plus que le simple fait de ne pas être malheureux (est-on soit heureux soit malheureux ? peut-on être les deux à la fois ? (de l'exclusivité ou non du OU)) mais...

[Yep, un quart d'heure plus tard, et je suis toujours sur ma phrase ]

Peut-être qu'il y a aussi différents niveaux ici...
Oui toujours cette volonté scientifique de tout rationaliser, classifier et analyser ! J'y peux rien, on m'a fait subir un bourrage de crâne intensif...

Bon, bah je suis vraiment désolée mais j'y arrive pas, du coup je vais laisser tomber, au moins pour l'instant.



Je voulais juste revenir sur un truc :

astalhan a écrit:
Mais il faut savoir qu'il y a certaines sociétés où le bonheur est plus présent (c'est prouvé).
Bizarrement, ça me fait toujours sourire de lire, ou entendre, des choses de cet acabit.
Parce que "prouver" quelque chose de ce genre (je veux voir la démonstration, de suite, non mais oh !), alors que justement le bonheur est une notion aussi ambigüe...
Comme le disait je-sais-plus-qui ci-dessus, en prenant deux personnes vivant dans des conditions identiques, une pourra s'affirmer heureuse et l'autre profondément malheureuse, suivant leur "conditionnement" (éducation, histoire personnelle, caractère, aspirations, etc (pourquoi ça me fait penser aux Sims, ça ?)

Un cambodgien vivant largement en deçà du seuil de pauvreté, qui se tue à la tâche pour nourrir sa famille pourrait s'estimer très heureux (et fier, une notion à examiner également plus en avant, celle de la fierté et de son lien avec le bonheur, il ne me semble pas que cela ait été évoqué plus haut, dans le cas contraire, je m'en excuse auprès du malheureux ou de la malheureuse ainsi ignoré(e)) d'avoir réussi, et se nourrir (!) jour après jour de ce bonheur pour avancer (le bonheur comme élan vital ici, comme moteur des hommes, au même titre que la colère par exemple, même si dans des optiques pas forcément identiques, ben sûr), et profiter (confer le courant de pensée grécque qui conseille de profiter de l'instant présent, l'épicurisme (et sa visée d'atteindre l'ataraxie (yep, j'ai suivi des cours de philo, ou au moins fait semblant). Le stoïcisme prônant quant à lui l'accès au bonheur par une voie différente, basée si mes souvenirs des cours de latin ne sont pas trop erronés, sur la réflexion ainsi que l'harmonie avec la nature) autant que faire se peut d'une existence qui le satisfait (lien entre "ignorance" (toute relative) et bonheur, à l'instar du proverbe qui dit, grosso modo, que ce qu'une personne ignore ne peut lui nuire, ou de la citation célèbre
Anatole France a écrit:
L’ignorance est la condition nécessaire du bonheur des hommes et il faut reconnaître que le plus souvent, ils la remplissent bien.
la deuxième partie de la phrase n'étant bien entendu là que pour vous garantir l'intégrité, ou plutôt l'intégralité, du propos de ce cher François-Anatole Thibault).

A contrario, un canadien, travaillant dans une boîte informatique lambda (ou Omicron tant qu'on y est, ça sonne mieux pour une boite informatique), ayant une vie classique (le triptyque métro-dodo-boulot s'immisçant légèrement dans mon esprit) mais confortable, avec tous les biens de première nécessité, peut se considérer comme malheureux alors qu'un oeil extérieur pourrait juger qu'il a tout pour être heureux (cf. faut-il se satisfaire ou non de ce que l'on possède (matériellement et intellectuellement) ?).

Tiens, pour revenir sur une des questions initiales d'Elii', je pense que si l'on se considère comme malheureux, alors on ne peut pas être Heureux (ne serait-ce qu'à cause d'une tendance marquée à l'apitoiement sur soi-même).
En revanche, difficile de dire si bonheur ou malheur sont part de notre existence sans avoir expérimenté l'opposé.
Enfin, si on ne s'est jamais dit "je suis malheureux", peut-être est-ce parce que, sans nous en rendre compte, nous sommes heureux ? (toujours cette corrélation entre ignorance et bonheur en fait : quand on est malheureux, on le sait, quand on est heureux, c'est de suite moins trivial)


Mon message doit être sans queue ni tête, et de part sa forme et les trucs comme ça (()) qu'on appelle parenthèses, partiellement illisible, je vous prie donc de bien vouloir m'en excuser, et vous féliciter si vous êtes arrivés jusque là sans sauter de lignes.
(Les membres de la compagnie qui ont réussi l'épreuve de toute bonne foi remporte une pièce d'or et un point d'XP (deux pièces d'or pour le nain), ceux qui ont sciemment triché se voient infligés deux blessures (une seule pour l'elfe). Le barbare et l'ogre, de par leurs difficultés chronique de lecture et de compréhension, ne sont pas concernés.)


Et j'ai oublié de vous dire que vos messages étaient super intéressants à lire, sans exception, c'est vraiment un chouette sujet !





Disclaimer : je me dois toutefois de préciser, afin de ne pas être accusée de publicité mensongère, de plagiat ou autres, que tout lien avec quelque chose existant ou ayant existé ne serait que purement fortuit et absolue coïncidence, que je n'ai jamais joué au curling de ma vie, ni été au Cambodge, et que je ne détiens de parts dans aucune société informatique canadienne.


ps : Il me semble que je n'avais jamais écrit de post aussi long, mais s'il y a une chose dont je suis certaine, c'est qu'un post avec autant d'âneries en son sein, c'est du jamais vu ! (Et c'est dire !)


_________________
"Elen síla lúmenn' omentielvo"
JRR Tolkien
Aide de Camp de la grandissime Eleyra Leina
Coordinatrice et présidente honorifique de la SABIA

"N'ignorez pas l'enseignement de la voie pure d'un
fleuve de montagnes dévalant sur les roches."

Morihei Ueshiba


"At the end of a storm is a golden sky
And the sweet silver song of a lark."


Dare to click here ?
Or here ?
Revenir en haut Aller en bas
http://decachroniques.blogspot.fr/
Leslie
Danseur de la falaise
Danseur de la falaise


Féminin
Nombre de messages : 1487
Age : 19
Localisation : Ailleurs.
Groupe : Faëlle
Livre préféré : Waw... Euh... Pour commencer, tous les livres de Pierre Bottero sans exception... Et puis après, il y en a vraiment trop.
Date d'inscription : 28/04/2008

MessageSujet: Re: Le Bonheur ?   Lun 19 Sep 2011 - 20:56

Bon. J'ai un peu peur de répéter ce qui a déja été dit, même si j'au lu vos posts. Et puis, j'ai l'impression de ne pas avoir grand-chose à ajouter après Aziliz, mais bon, on verra.

Le Bonheur.
Pour moi, c'est avant tout, comme certains l'ont déja dit, un état d'esprit. Un état profond. En réalité, quand je pense au Bonheur, la première chose qui me vient à l'esprit, c'est l'Harmonie. L'harmonie dans la Vie, l'Harmonie en soi. Cette énergie, cet élan qui nous lie avec chaque chose en nous et autour de nous, cette sensation d'équilibre profond, de paix... D'Harmonie, tout simplement. Alors oui, je pense que le Bonheur est intimement lié à l'Harmonie ; ou que l'Harmonie est même nécessaire à notre Bonheur.
Le Bonheur n'est pas tout à fait étranger aux petites joies qui parsèment notre vie, elles décuplent notre sensation de bien-être, qui, presque naturellement, conduit à un désir de progression. Et puis, je visualise souvent ces petits plaisirs comme des "éclats de bonheur", comme des souffles soudains ; et j'arrive presque, parfois, à me dire que justement, ils sont sûrement une facette du Bonheur, malgré leur caractère éphémère et futile.
Le Bonheur, c'est aussi cette sensation d'être Vivant, cette envie d'avancer, cet élan de Vie soudain qui semble si fragile avec du recul. Non, ça, je n'appelle pas ça une joie passagère mais un réel élan de Bonheur. Après, il y a d'autres facettes du Bonheur, celui qui s'étend sur un plus long terme, celui qui dure et qui n'est pas forcément entravé par nos petites déceptions quotidiennes, celui qu'on sent pulser en nous à certaines périodes de notre vie, du peut-être à la sensation d'être "à sa place". Bien sûr, celui-là n'est ni éternel ni inébranlable...
Tiens, ça me fait penser... Il y a quelques années, j'avais tenté, par un court texte, d'exprimer ma vision du Bonheur, sur la proposition d'une amie de ma soeur qui me disait que mes écrits étaient souvent trop sombres. J'avais essayé, et elle, quand je lui avais montré, avait écrit sous mon texte cette phrase, que j'aime beaucoup :
" Le Bonheur, c'est manger un croissant chaud le matin quand il pleut dehors. "
Bref. Je crois que je vais m'arrêter là pour la définition, parce que j'ai comme l'impression de m'égarer.

"Le Bonheur est-il linéaire ? "
Non. Non, je ne pense pas. Car ça va totalement à l'encontre de tout, mêmes des cycles de la nature : rien n'est linéaire, rien n'est totalement rectiligne, et rien n'est éternel. Surtout nos sentiments, qui sont alimentés par nos vécus et nos états, qui sont, je le pense, en changement perpétuel. Regarde le cycle de l'eau, par exemple, ou celui des plantes, ou... Tous, tous passent par des phases de changements, des morts, des renouveaux. J'ai toujours pensé qu'il en était de même pour nous puisque, rappelons-le, nous ne sommes qu'une race animale, même si capable de sentiments, et nous nous plions également à tout ça.

"A-t-on tous la même définition du Bonheur ? "
Je t'avoue que je ne sais pas. Là, tout de suite, je te dirais non, parce qu'on a tous eu un vécu différent et que nos ressentis face à chaque situation sont différents. Par exemple, quelqu'un qui n'aime pas la compagnie des autres sera plus heureux en étant seul, etc... Sauf que là, je ne parle pas vraiment de Bonheur. Quoi qu'il en soit, ça dépend des ressentis de chacun. Excuse-moi pour cette réponse baclée, je vais continuer à y réfléchir parce que là, ma réponse ne me satisfait pas du tout. xD

"Est-ce qu'on peut tous être heureux ?"
Hm... M'est avis qu'effectivement, nous pouvons tous être heureux, si notre mode de vie s'accorde à nos valeurs et à nos envies profondes, si nos choix forment un écho avec nous-mêmes, si nous nous sentons en Harmonie, tout simplement. (Pourquoi cette impression de me répéter et pourquoi cette autre impression de m'exprimer comme un gourou de secte ? xD)
Quelqu'un que tu juges "superficiel", peut-être qu'il soigne son apparence jusqu'à s'y noyer, peut-être qu'il ne cache que du vide derrière une façade soigneusement érigée ; mais je ne le pense pas. Parce que chacun porte quelque richesse en lui et, même si cette vision peut paraître naïve, c'est ce que je pense. Bref, ce n'est pas ce que je voulais dire. Peut-être que la personne est Heureuse ainsi, avec ces principes que tu trouves illusoires, peut-être qu'elle se sent effectivement en Harmonie avec elle-même en agissant ainsi. Alors, ça m'amène à une autre question : Peut-on juger du Bonheur des autres ? Et une autre question : Un sentiment aussi puissant que le Bonheur peut-il être une illusion ?
Excuse-moi de ne pas vraiment répondre à cette question ; et je suis peut-être entrain de faire un énorme HS, mais je me laisse divaguer, là... Je relirai à la fin & on verra xD

"Est-ce qu'avec toute cette recherche, le Bonheur serait un accomplissement ? Et dans ce cas-là, faut-il être déjà construit pour le connaître ? Ou alors est-ce que le Bonheur est justement un passage sur le chemin de l'accomplissement ?"
Enfait, je ne pense pas qu'on ne puisse connaître le Bonheur qu'une fois "accompli". D'ailleurs, cette phrase ne veut rien dire, car nous sommes en perpétuel changement, en perpétuelle évolution ; et le Bonheur comme les mauvaises passes font partie de cette Evolution. M'enfin, je m'égare : non, le Bonheur n'est pas pour moi un accomplissement car il ne constitue pas un but en soi. Certes, comme tout le monde, j'aimerais, même inconsciemment, qu'il m'accompagne indéfiniment mais c'est impossible et contraire à sa définition (que je n'ai même pas réussi à cerner, d'ailleurs.)
Ce serait plus un "passage sur le chemin de l'accomplissement", mais j'ai du mal avec cette phrase. Il y a quelque chose qui bloque quand je lis ça, je ne sais pas trop quoi. Je crois que je vais poster ça, m'aérer la tête, y réfléchir plus tard, et revenir ici.



Oh juste, lorsque j'ai lu le sujet,j'ai beaucoup aimé une des phrases d'Astalhan :

Astalhan a écrit:
Le chien a ses dents, le chat ses griffes, l'oiseau vole mais que possède l'homme? L'homme a sa pensée acérée, ses désirs dangereux et surtout son imaginaire qui le porte loin au dessus des nuages contempler la toute beauté de ce-qui-n'existe-pas.
On ne concevrai pas le bonheur sans souffrances.


Ah bah si, finalement j'ai quand même réussi à exprimer ma pensée. Bon, espérons que je ne serai pas comprise de travers ou que j'ai pas proféré de trop grosses bêtises... xD
A plus tard, les Amis !

Revenir en haut Aller en bas
http://capture-this-time.skyrock.com
Soyael
Fils du Vent
Fils du Vent


Masculin
Nombre de messages : 610
Age : 20
Localisation : Là où on ne m'attends pas, là où je serais accepté et où je continuerais mon apprentissage.
Groupe : Haïnouk
Livre préféré : J'ai encore tant à découvrir que je ne sais pas. Mais là comme ça le pacte des marchombres. Et d'autres.
Date d'inscription : 19/10/2010

MessageSujet: Re: Le Bonheur ?   Lun 26 Mar 2012 - 23:28

Vous m'excuserez, je n'ai plus la foi de tout lire ENCORE UNE FOIS (oui, j'ai oublié un peu de ce qui a été dit xD) mais il me semble que j'avais pas trouvé de réponse à mon interrogation.

Il y a presque deux mois maintenant, j'ai eu une conversation avec un monsieur, qui s'est révélée juste passionnante. Et de cette discussion a découlé une grosse remise en question de mon point de vue sur le Bonheur.
Parce que ce monsieur était... Comment dire... Un peu torturé? Ouais on va le dire comme ça. Un peu torturé donc. Voire beaucoup, mais bon xD. Et ce monsieur m'a fait comprendre, au bout de deux heures, qu'il était bien dans sa situation. Parce qu'il pouvait écrire, écrire pour les autres, écrire pour partager. Mais en lui-même, il ne se sentait pas heureux. Il me l'a dit.
Du coup, une question:

Le Bonheur, est-ce que c'est vraiment forcément relié au bien-être? Quelqu'un qui a le sourire aux lèvres sans raisons, ou facilement?
Ou bien est-ce que c'est connecté à notre... Situation? Perception des choses? (raaah j'ai perdu le mot.)

Parce que ce qui m'a fait me poser encore plus de questions, c'est quand ce même monsieur m'a dit qu'il avait le sourire au lèvres. Pour rien. Comme ça. Et que ça lui faisait peur, de se sentir aussi bien.
Et ça ça rejoint plus ma propre vision du bonheur, le bonheur où tu te sens bien en toi, où tu es optimiste, tu sais ce qui se passe et tu l'abordes avec sérénité, je dirais, le bonheur qui passe par le bien-être et la joie.

Du coup, je repose la question: Je ne doute pas que le bonheur soit relatif à chacun, mais... Ce Bonheur, celui que j'ai à peu près décrit, où on se sent seulement bien, est-ce que c'est un bonheur général?
Ou bien est-ce que c'est vraiment quelque chose de très, très, très relatif et qui dépend de la vision de chacun? (parce qu'il se sentait pas bien quand même. Mais il écrivait bien, et je dois reconnaître que j'écris peut-être mieux quand je suis pas au top, voire au fond du trou.)

Embrouillé, mais c'est la même dans ma tête. Je vis tellement avec la vision du bonheur optimiste et joyeux que j'ai beaucoup de mal à appréhender une autre manière de l'être...

Woilà woilà.
Revenir en haut Aller en bas
Misuto
Arpenteur de la Voie
Arpenteur de la Voie


Nombre de messages : 158
Age : 17
Localisation : Dans un cèdre
Groupe : Marchombre
Livre préféré : Le Pacte des Marchombres
Date d'inscription : 30/08/2012

MessageSujet: Re: Le Bonheur ?   Mar 23 Sep 2014 - 18:43

Je me permets de déterrer ce sujet, pour vous poser une question.

Elle me hante depuis que j'ai lu Antigone, l'année dernière (celle d'Anouilh ).

A un Créon qui disait :

Citation :
Tu l'apprendras toi aussi, trop tard, la vie c'est un enfant qui joue à vos pieds, un outil qu'on tient bien dans sa main, un banc pour se reposer le soir devant sa maison. Tu vas me mépriser encore, mais de découvrir cela, tu verras, c'est la consolation dérisoire de vieillir, la vie, ce n'est peut-être que le bonheur.

Antigone rétorquait :
Antigone (celle d'Anouilh) a écrit:
Vous me dégoutez tous avec votre bonheur ! [...] Moi je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier où alors je refuse ! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage.

La vision de Créon est présente aussi dans d'autres ouvres (je pense à "Famille" de Goldman par exemple, avec la phrase
"et tu prends les bonheurs
comme grains de raisin
petits bouts de petits riens" )

Alors pour vous, le bonheur ce rapporterait-il plutôt à quelque chose d'entier (de global? ) où à des instants éphémères qu'il faut savoir saisir ?
Revenir en haut Aller en bas
http://ephemere-eternite.over-blog.com/
Solveig
Etudiant à l'Académie
Etudiant à l'Académie


Féminin
Nombre de messages : 343
Age : 19
Localisation : Sur la lune
Groupe : Dessinateur
Livre préféré : le seigneur des anneaux, les pierre bottero, le clans des Otoris... et bien d'autre :D
Date d'inscription : 11/01/2014

MessageSujet: Re: Le Bonheur ?   Mar 30 Sep 2014 - 20:16

Je n'ai pas eus le temps de lire tout les précédent message, mais pour répondre à ta question Misuto, je serais plutôt d'accord avec la vision de Créon.

Pour moi, la vie est en effet constitué de pleins de petit moment qu'il faut savoir saisir et c'est ces petits moments qui constitue un bonheur (durable en tout cas) bien plus que les grande joie qui n'arrivent après tout que très rarement.

D'ailleurs considérer le bonheur comme quelque chose pouvant être entier à pour moi quelque chose d'absurde ou d'illogique (comme tenter de graduer notre bonheur sur une échelle ou je ne sais quoi d'autre ce qui rend la réponse à cette question assez dure à donner).

En revanche, je ne pense pas qu'Antigone aie totalement tort non plus... mais pour moi c'est pas une question de bonheur, elle préfère simplement brûler la chandelle par les deux bout et refuse le calme d'une vie "normale"...
Voila, c'est tout
Revenir en haut Aller en bas
Orodreth
Curieux
Curieux


Masculin
Nombre de messages : 95
Age : 20
Localisation : En haut d'une falaise ou au sommet d'une vague, en route vers la liberté
Groupe : Thül
Livre préféré : Tellement à la fois...
Date d'inscription : 09/03/2013

MessageSujet: Re: Le Bonheur ?   Mer 1 Oct 2014 - 14:40

NON j'ai pas lus touts les posts ET ALORS???

Pour moi le bonheur c'est juste une sensation, ainsi que mon but dans la vie... voilà c'est tout ce que j'ai a dire ici...

Ah non attendez il y a ça aussi:
Revenir en haut Aller en bas
Miaou Til' Plume
Gardien d'Ilfasidrel
Gardien d'Ilfasidrel


Féminin
Nombre de messages : 1309
Age : 22
Localisation : Entre-deux.
Groupe : Dessinatrice
Livre préféré : Aucune idée. Il y en a trop x).
Date d'inscription : 08/02/2010

MessageSujet: Re: Le Bonheur ?   Ven 3 Oct 2014 - 17:51

Eh ben moi, je dirais que c'est la sensation globale de savoir se contenter de tous les petits trucs éphémères dont vous parlez, tout en acceptant de les laisser glisser (= de les vivre au présent) sans se sentir frustré ou vouloir s'y agripper.

Sur le vif, sans avoir tout (re)lu (slmt à partir du post de Soya' en fait).

[Et sinon bonjour tout l'monde, ça faisait longtemps  . (J'aime bien faire des entrées, comme ça, genre paf.)]
Revenir en haut Aller en bas
http://friskayublunariah.skyrock.com
Miu Chan ~
Apprenti marchombre
Apprenti marchombre


Féminin
Nombre de messages : 399
Age : 17
Localisation : Ici, là-bas,ailleurs. Je vais où ma Voie me mène.
Groupe : Marchombre
Livre préféré : Tout ceux de Pierre Bottero. Plus particulièrement le Pacte des Marchombres. Les Eveilleurs.
Date d'inscription : 30/08/2012

MessageSujet: Re: Le Bonheur ?   Ven 3 Oct 2014 - 18:16

J'ai bien envie de répondre, ça fait longtemps que je n'ai pas Réfléchi. (Avec un grand "r", oui oui)

Je vais me contenter de répondre à la question de Misuto.
Pour avoir étudié ce passage l'année dernière (tout comme Misu', vu qu'Antigone est au programme de troisième), je connais un petit peu le sujet. Alors non, je ne vais pas ressortir mes cours qui sont soigneusement rangés au fond d'un placard, mais je vais tenter de répondre avec ce dont je me souviens, et surtout par ce que je pense, moi.
Avant tout, puisque j'ai le livre sous la main, et, dans cette conversation qu'ont Antigone et Créon sur le bonheur, il y a d'autres phrases. Une réplique d'A. qui m'a marquée, et que je voudrais écrire ici :

Anouilh a écrit:
Quel sera-t-il, mon bonheur ? Quelle femme heureuse deviendra-t-elle, la petite Antigone ? Quels pauvretés faudra-t-il qu'elle fasse elle aussi, jour par jour, pour arracher avec ses dents son petit lambeau de bonheur ? Dîtes, à qui devra-t-elle mentir, à qui sourire, à qui se vendre ? Qui devra-t-elle laisser mourir en détournant le regard ?

De plus :
Elle qualifie le bonheur de "cette petite chance pour tout les jours, si on est pas trop exigeant", avant le "moi je veux tout, tout de suite [...] "

Citation :
le bonheur ce rapporterait-il plutôt à quelque chose d'entier (de global? ) où à des instants éphémères qu'il faut savoir saisir ?

C., certes, défend son point de vue, son bonheur "comme un os", pour reprendre les termes d'Antigone. Un bonheur que l'on obtient, chaque jour, un petit morceau de joie quotidien.
Mais je suis plus d'accord avec le point de vue d'Antigone.

Pourquoi, après tout, devrions-nous nous contenter de lambeaux, d'éclats éphémères de bonheur ? Pourquoi ne pourrions-nous pas avoir droit à un bonheur plein, entier ?
La réponse la plus logique qui me vienne à l'esprit est que la vie est trop longue pour être totalement constituée de bonheur; mais, je pense que pour Antigone, il vaut mieux une vie courte, heureuse, plutôt qu'une longue et triste vie à trimer, à creuser, à arracher des morceaux de bonheur. Ce qui tout à fait louable. Après tout, elle va mourir, si on remet le dialogue dans son contexte, et qu'elle dise cela ne me surprend pas.

Je ne sais pas si je fais avancer le débat, mais je serais plus en accord avec la vision d'Antigone, donc. Quoique le point de vue de Créon soit plausible, effectivement.
Pour conclure, il me semble qu'ils ont tous deux raisons :
Je pense que la vie est faîte de bonheur. De malheur aussi, mais là n'est pas la question. Il y a du bonheur, et je crois que la question du global ou non global diffère selon les points de vue. La vie est constituée de bonheur(s). Certains verront ses petits lambeaux séparément, et d'autres, avec un état d'esprit différent, les verront comme un bonheur entier, une vie entière et heureuse.

Si je devais parler de mon propre point de vue, je dirais que je ressens le bonheur comme un "mix" des deux.
Je crois que ces deux façons de voir le bonheur se complètent, s'emboitent l'une dans l'autre. Une vie, si faîte de petits morceaux de bonheurs, reste toutefois une vie de bonheur si on "colle" ses différents morceaux entre eux.

Revenir en haut Aller en bas
http://writing-way.blogspot.fr
Solveig
Etudiant à l'Académie
Etudiant à l'Académie


Féminin
Nombre de messages : 343
Age : 19
Localisation : Sur la lune
Groupe : Dessinateur
Livre préféré : le seigneur des anneaux, les pierre bottero, le clans des Otoris... et bien d'autre :D
Date d'inscription : 11/01/2014

MessageSujet: Re: Le Bonheur ?   Lun 6 Oct 2014 - 19:44

Miu a écrit:
J'ai bien envie de répondre, ça fait longtemps que je n'ai pas Réfléchi. (Avec un grand "r", oui oui)
réfléchir c'est fléchir deux fois... fléchissons tous ensemble
Bon, plus sérieusement
De mon point de vue Antigone n'est pas heureuse... elle refuse le bonheur et la vie qu'elle trouve médiocre qui l'attendent dans le futur.
Après c'est un choix qui se défend, elle refuse en quelque sorte une vie triste et banal en se contentant de maigre lambeau de bonheur comme tu dit, mais pour moi, elle n'est définitivement pas heureuse
Voila
Revenir en haut Aller en bas
Aziliz
Champion de cueillette, mention framboises
Champion de cueillette, mention framboises


Féminin
Nombre de messages : 640
Age : 26
Localisation : Au détour d'une ligne
Groupe : Petite
Livre préféré : Ellana, le Voleur de chouchous, et d'autres
Date d'inscription : 23/12/2010

MessageSujet: Re: Le Bonheur ?   Dim 26 Oct 2014 - 11:59

Je ne suis ni d'accord avec Créon, ni avec Antigone, pourtant, je suis d'accord avec les deux.

Le Bonheur est pour moi un état qui se travaille au jour le jour, par tout ces "petits riens" comme on dit. Pourtant, c'est un Bonheur entier, gros, que l'on ressent lorsque l'on arrive à se contenter de ces petites choses, à être reconnaissant pour ce que la vie nous donne.
Je ne pense pas qu'il faille se contenter du bonheur de Créon, à le ronger comme un os en y cherchant des lambeaux de Bonheur moisissant, mais je ne pense pas non plus que le Bonheur entier nous tombe au coin de la tête comme une grosse averse.

Si l'on ne s'étonne de rien, que l'on est reconnaissant de rien, on pourrait bien gagner au loto, trouver le prince charmant et basculer en Gwendalavir en trouvant le moyen de râler (parce qu'il pleut tout le temps en Gwendalavir, qu'en plus notre prince charmant est collant et que l'on doit payer des impôts sur les 25 millions qu'on vient de gagner).

Je vois plus le Bonheur comme un état d'esprit, quelque chose qui ne va pas de soi, qui se travaille, qui peut se dérober fugacement même, nous échapper, et que l'on peut retrouver un peu plus tard.

Le Bonheur pour moi n'est pas forcément linéaire, constant, on a le droit de flancher de la même manière que l'on n'est pas forcément fort du début à la fin de notre vie, et ce n'est pas parce qu'on est fort que l'on a plus le droit d'être faible. Le Bonheur, c'est compliqué et pourtant très simple : il faut chasser (de votre esprit tous les soucis) les situations qui ne nous conviennent pas, arrêter de nous entêter dans une voie qui n'est pas la notre, lâcher prise sur ce qu'on ne peut pas contrôler, et regarder ce que la vie nous offre comme étant des cadeaux.
La tristesse ? Un cadeau, cela permet de se laisser aller, de reprendre des forces, de se montrer vulnérable.
La mort ? Un cadeau, celui de relâcher une tension, de laisser aller le passé.
La joie ? Un cadeau, celui de pouvoir savourer un moment intense et plein d'énergie.
Un erreur ? Un cadeau, le fait de pouvoir comprendre et avancer
La pluie est, autant que le soleil, un cadeau. Sans eau, rien ne vit, sans lumière non plus...
Le Bonheur pour moi pourrait se résumer à ça : accueillir l'instant présent comme un cadeau.
Ca ne veut pas dire que l'on se sentira toujours heureux, que l'on ne fera plus d'erreur, simplement, on n'aura pas sur les épaules le poids entassé du passé, on n'aura pas besoin de bonheurs toujours plus grands et plus fort puisque tout nous suffit, que l'on accueille tout comme étant un cadeau.

Je ne dis pas que c'est facile, ni même que j'y arrive, mais c'est pour moi la conception du Bonheur qui me semble la plus juste, et c'est dans les moments où je ressens ça (que toutes les épreuves du passé sont un cadeau, qu'aujourd'hui est un cadeau) que je me sens Heureuse.
Revenir en haut Aller en bas
http://lailleurs.uniterre.com
Revan
Chevalier Jedi
Chevalier Jedi


Masculin
Nombre de messages : 648
Age : 21
Localisation : Menegroth, Doriath's realm.
Groupe : Jedi
Livre préféré : The Lays of Beleriand
Date d'inscription : 10/11/2010

MessageSujet: Re: Le Bonheur ?   Ven 31 Oct 2014 - 3:57

J'ajoute juste une citation qui me revient en tête à la lecture de ce sujet, des fois qu'elle en titille d'autres également :

"Est-ce que j'aspire au bonheur ? J'aspire à mon oeuvre !"


OU : (parce que je ne peux m'empêcher d'en rajouter une couche à chaque fois - hein) Le bonheur comme moyen, et non comme but.

Ce qui m'amène à une autre citation, comme but pour le coup :

"Deviens ce que tu es !"


Ouiiiii ça dévie un peu de la reprise du sujet mais voilà.
Au vu de l'heure et de l'activité forumesque, je m'agenouille pour qu'on me pardonne ce péché.
Revenir en haut Aller en bas
Aziliz
Champion de cueillette, mention framboises
Champion de cueillette, mention framboises


Féminin
Nombre de messages : 640
Age : 26
Localisation : Au détour d'une ligne
Groupe : Petite
Livre préféré : Ellana, le Voleur de chouchous, et d'autres
Date d'inscription : 23/12/2010

MessageSujet: Re: Le Bonheur ?   Mer 12 Nov 2014 - 8:00

Je viens de trouver un texte particulièrement parlant sur le Bonheur, je me permets donc de le poster ici parce qu'il a, je le pense, sa place...

Dimitar Bojanov a écrit:
Rien n’est ni bon ni mauvais, c’est nous qui mettons une étiquette. Une chose qui semble barbare et inacceptable pour quelqu’un est une tradition sacrée pour un autre. Quelque chose qui met mal à l’aise l’un, remplit l’autre de satisfaction. Un insecte atroce pour quelqu’un, peut être un dîner délicieux pour  un autre.

Nous vivons dans un monde coloré. Très coloré. Et c’est cela son charme. Nous sommes tous libres de nous exprimer, de nous affirmer comme nous le choisissons, par les actions que nous entreprenons.

La vie, c’est une suite de décisions, de choix libres. Nous prenons toujours certaines directions. Consciemment et inconsciemment.

La qualité des choix que nous faisons dicte la qualité de la vie que nous avons.

Pour cela, je vous suggère de choisir le bonheur. Débarrassez-vous de l’idée que quelqu’un d’autre est responsable de votre bonheur. Personne d’autre que vous n’a de contrôle sur vos pensées, sur les émotions qu’elles vous apportent, sur les choix qu’elles entraînent, et sur les actions que vous entreprenez suite à cela.

Alors, choisissez le bonheur. C’est possible et vous vous sentirez mieux si vous faites ce choix. Choisissez de prendre la responsabilité de la manière dont vous voulez vivre. Cela ne dépend que de vous. Vous pensez peut-être que cela dépend de vos enfants ou de votre époux/se, de vos collègues, de votre mère, de votre père, de votre compte bancaire, ou du gouvernement…

Il est inutile de continuer avec ces illusions. Nul n’est besoin de vous mentir parce que jusqu’à ce que vous le choisissiez, le bonheur sera loin de vous. Le bonheur dépend uniquement de vous. Libérez les autres de cette responsabilité. Prenez la charge de votre bonheur personnel sur vos épaules. Vous vous sentirez plus forts. Il y a seulement un endroit dans l’univers que vous êtes autorisés à décorer et c’est le vôtre.

C’est quoi le bonheur ?

Beaucoup de gens voient les manifestations d’une vie heureuse et pensent que c’est cela le bonheur. Ils pensent que si seulement ils avaient quelques milliers d’euros de plus, ils seraient plus heureux. Si seulement ils pouvaient s’acheter cette voiture, ils seraient plus heureux. S’ils pouvaient être avec cette personne précisément ils seraient heureux pour toute leur vie.   Ils mettent « la charrue avant les bœufs ».

Le bonheur est un état intérieur de la clarté mentale et spirituelle. Le bonheur est l’art de vous redécouvrir,  de vous accepter et de vous aimer tels que vous êtes aujourd’hui. Il peut être atteint dès maintenant.

Pas l’année prochaine, pas quand vous serez riche, pas quand vous achèterez une maison, pas dans une heure ou deux, mais maintenant. Dans cet instant. Lorsque vous le trouvez vraiment à l’intérieur de vous-même,  ses manifestations extérieures reflètent simplement l’image de votre bonheur intérieur.

Les manifestations du bonheur ne sont pas le bonheur lui-même. Elles sont tout simplement le résultat de la pratique réussie de l’attitude positive et la détermination en poursuivant ses objectifs.

Il est possible de ressembler dans notre vie toutes les manifestations extérieures du bonheur et d’avoir encore le sentiment de ne pas être heureux et d’avoir un vide à l’intérieur de nous.

Beaucoup de gens ont ce sentiment.  Ils ont assez d’argent pour vivre en paix et en abondance, une merveilleuse famille, une belle et aimante femme, des enfants intelligents et en bonne santé, un travail digne, des amis sur lesquels ils peuvent compter, une bonne santé physique et même une vision positive du monde.

Malgré tout cela, ils n’ont pas ce sentiment intérieur du bonheur et de la plénitude. Ils ont toujours besoin d’ajouter encore quelque chose. Et ils continuent à vivre une belle vie avec un trou dans l’âme, bien qu’à la surface tout semble parfait.

Ils n’ont pas un sentiment de plénitude et d’achèvement, ils n’ont pas un sens du but, ils n’ont pas la satisfaction intérieure de ce qu’ils sont, ils ne connaissent pas le sens de leur vie.

Si vous n’apprenez pas à vous sentir heureux ici et maintenant, rien au monde ne pourra vous rendre heureux. Le bonheur est toujours disponible dans le moment présent. Vous devez maîtriser le moment et être en mesure de le capturer plus fréquemment.

Quand vous vivez dans le présent, le contrôle des manifestations est entre vos mains.

Imaginez que notre subconscient est comme un vieux magnétophone, qui a enregistré toutes sortes de programmes sur notre comportement, sur nos décisions et jugements, sur nos émotions et nos choix. Ce magnétophone se met en marche automatiquement à chaque fois que nous nous enfuyons de l’instant présent. Et il s’éteint dès que nous revenons et nous prenons les rênes.

Si nous sommes perdus dans le passé ou si nous nous inquiétons pour l’avenir, nous quittons le moment présent et nous laissons la bande  lire les programmes pour nous, prendre des décisions pour nous, réagir pour nous, peindre le tableau de notre vie.

Le bonheur est d’apprendre à vous retrouver au-delà de ce tableau. A se débarrasser de lui en tant que condition de votre existence. Etre heureux du seul fait que vous êtes ici et maintenant, tel que vous êtes, et en être reconnaissant.

Lorsque vous maîtrisez cela, vous prenez le pinceau en main et vous dessinez votre tableau pour le plaisir de peindre. Pas pour les manifestations et les avantages finaux. Pas pour les éloges ou pour l’argent, mais pour le plaisir de votre existence ici et maintenant, avec un pinceau à la main, en peignant le tableau de votre propre vie.
Revenir en haut Aller en bas
http://lailleurs.uniterre.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le Bonheur ?   Aujourd'hui à 5:30

Revenir en haut Aller en bas
 
Le Bonheur ?
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» L'oiseau bleu du bonheur
» Marvin Gaye l'impossible quête du bonheur (*)
» [Périodique] Mon Bonheur
» The Paradise, "Au bonheur des dames" adapté par la BBC
» Nouvelle : Le bonheur est dans l'après

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Voie des Marchombres :: La Voie des Marchombres :: Nous, et les Autres :: Nos sentiments et nos émotions-
Sauter vers: