La Voie des Marchombres

Forum de réflexion consacré aux Marchombres et aux livres de Pierre Bottero...
 
PortailAccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Les étudiants ont la vie dure ...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Pezynj
Membre ouvert au don
Membre ouvert au don


Masculin
Nombre de messages : 353
Age : 25
Localisation : Quelque part sur Phlemsay, entre la Chaîne de Kyrtz et le Mont Subian, perdu dans les méandres amoureux de ses rêves oubliés ...
Groupe : Scholiaste
Livre préféré : L'Autre
Date d'inscription : 25/08/2010

MessageSujet: Les étudiants ont la vie dure ...   Ven 25 Nov 2011 - 21:06

Bonsoir tout le monde !
Je poste ce sujet à chaud, parce qu'avec Tralala on parle d'articles qu'on a lu, et y a quelque chose qui me hérisse assez ...
Alors voilà, pensez-vous que les étudiants aient vraiment la vie dure aujourd'hui ?
Tellement de gens pensent que c'est la cas, mais franchement je suis pas de cet avis ...
Je parle de vraie vie dure hein !
Brayf, votre avis ?
Revenir en haut Aller en bas
Ichtar
Maître Marchombre
Maître Marchombre


Féminin
Nombre de messages : 1109
Age : 22
Localisation : Entre ma tête et Lille
Groupe : Marchombre... j'espère
Livre préféré : L'Autre (de vous-savez-qui), et Prodige (de Nancy Huston)
Date d'inscription : 30/03/2009

MessageSujet: Re: Les étudiants ont la vie dure ...   Ven 25 Nov 2011 - 21:31

Tu peux préciser ce que tu entends par "La vie dure" ? ^^"
Revenir en haut Aller en bas
Fullios
Curieux
Curieux


Masculin
Nombre de messages : 48
Age : 19
Localisation : Là où l'on ne peut m'atteindre.
Groupe : Marchombre
Date d'inscription : 21/11/2011

MessageSujet: Re: Les étudiants ont la vie dure ...   Ven 25 Nov 2011 - 22:41

Moi je ne me foule pas trop au college, bref ce n'est pas le sujet.

Ma mère est la présidente des parent d'élèves de mon collége et elle m'a déja dit que là haut ( le rectora (enfin je croit )) ils parlent de racoursir les journée de cour mais aussi de racoursir les vacanses (ce qui est normal, on ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs). Ce qui nous donnera des emploie du temp plus comme ceux des allemand qui eux fini à 14h30 mais on beaucoup moin de vacanses.

Enfin sa c'est pour le collége je ne sait pas ceux qu'il en est des niveaux supérieur.
Revenir en haut Aller en bas
Ipiutiminelle
Membre du Conseil - Modo
Membre du Conseil - Modo


Féminin
Nombre de messages : 3147
Age : 31
Localisation : Tol Eressëa, As-Coron, Imre...
Groupe : Marchombre
Livre préféré : Tolkien, Pierre, Pauline, Timothée, Léa Silhol, Patrick Rothfuss, Alain Damasio...
Date d'inscription : 01/12/2008

MessageSujet: Re: Les étudiants ont la vie dure ...   Ven 25 Nov 2011 - 23:04

Si tu parles du fait que c'est difficile pour les étudiants d'aller en cours, d'écouter et de travailler (XD), alors non je ne suis pas d'accord avec cette affirmation.
Par contre si tu parles du fait que les étudiants ont de plus en plus de mal à financer leurs études, doivent avoir un boulot à côté et donc peuvent moins se concentrer sur leurs cours, que certains sont obligés d'aller se nourrir aux restos du coeur, etc... Alors oui, je suis tout à fait d'accord. La situation devient assez dramatique pour ceux dont les parents ne peuvent pas assumer le coût financier des études de leurs enfants...

Donc je plussois Hind : peux-tu préciser ta pensée ? ;-)

_________________
Semons l'intention de l'avenir dans la réalité du présent !
[Pauline Alphen]



Pièce 9 donc : la pièce manquante. Celle que l'on cherche ardemment, vaillamment, désespérément parfois et qui, en se refusant à nous, nous pousse en avant. Celle qui nous interdit de croire qu'on est arrivé et nous souffle à l'oreille que le plus beau est à venir.
Que le plus beau est avenir. Toujours.

[Pierre]
Revenir en haut Aller en bas
Eleyra Leina
Membre du Conseil - Admin
Membre du Conseil - Admin


Féminin
Nombre de messages : 4531
Age : 24
Localisation : Llewanda
Groupe : Marchombre
Livre préféré : Ellana, La Moïra, Les Royaumes du Nord
Date d'inscription : 04/04/2008

MessageSujet: Re: Les étudiants ont la vie dure ...   Sam 26 Nov 2011 - 1:41

Déjà, vu la réponse de Fullios, j'ai envie de préciser que les étudiants là ce serait les post-bacs. Un collégien c'est un collégien, un lycéen un lycéen. Quelqu'un qui étude à la fac, en prépa ou je ne sais quoi c'est un étudiant.

Et oui, moi je suis d'accord. Aux infos à midi on a entendu que certains n'avaient toujours pas touché leurs bourses depuis des mois, parce que le Crous est en pénurie ou je ne sais quoi, mais ils ne peuvent plus financer les bourses. Résultat : certains étudiants doivent trouver du travail pour financer leurs études, leur nourriture, leur logement, consacrent donc moins de temps à leurs études, ont donc moins de chance de réussir leurs examens. Certains abandonnent leurs études parce que c'est trop, qu'ils ne sont pas capables d'assumer un boulot et des études à côté, et c'est d'autant plus vrai que les études sont très prenantes (ex : médecine).

Après je trouve que le système des bourses est franchement très mal foutu, parce que certains en profitent alors qu'ils n'en ont pas particulièrement besoin, et que d'autres n'ont plus leurs bourses pour cause de difficultés financières du Crous, et d'autres encore n'en profitent pas alors que leurs parents ne leur donnent absolument rien...

Mais il n'empêche qu'il y a des difficultés financières. Qu'à côté de ça il y a des difficultés à trouver des emplois, on ne te prend que comme stagiaire et pas comme employé parce que tu n'as pas d'expérience, même si tu as tous les diplômes qu'il faut, et un stagiaire ne coûte rien. Il y a de plus en plus de machines, de moins en moins d'emplois. On embauche de plus en plus par des CDD et non des CDI et tu n'as donc pas d'emplois stable.

Etc, etc.

Moi sincèrement j'ai peur en songeant à notre avenir, en entendant les gens autour de moi qui ne trouvent pas de boulot sauf dans certains domaines comme la restauration.

Maintenant les caissières sont de plus en plus remplacées par des machines, alors qu'avant c'était souvent un petit boulot, dans les usines on a remplacé tout le personnel qui bossait à la chaîne par des machines (usines de fabrication de voiture par exemple), ou alors elles sont délocalisées... Il y a une grosse perte au niveau des emplois en France et ça devient dramatique. D'autant qu'on nous incite à avoir au moins 2 enfants pour que le taux de je ne sais plus quoi ne devienne pas négatif, pour pouvoir du coup financer les retraites, mais il n'y a pas de travail pour tout ce beau monde !!!
Et même pour des petits boulots où t'as pas besoin de réfléchir, il y a tellement de demandes puisque beaucoup cherchent du travail, qu'il te faut minimum un bac+2, ou presque...

Et si en plus on regarde la situation dans le monde en général, il y a vraiment de quoi déprimer en ce moment...


_________________

Eleyra,
Fille du Vent et de la Nuit
Esprit des Tempêtes

Artiste des Possibles
Ayant la chance d'avoir l'unique et la génialissime Elurían Aeglir comme aide de camp
Première conseillère et juge suprême de la SABIA
Designer en chef du mobilier haut de gamme chez Soriamh & Cie
Co-présidente de la LPDFB...
Secrétaire Réciproque et Démone Emissaire de Miaou Til' Plume
Revenir en haut Aller en bas
Revan
Chevalier Jedi
Chevalier Jedi


Masculin
Nombre de messages : 648
Age : 21
Localisation : Menegroth, Doriath's realm.
Groupe : Jedi
Livre préféré : The Lays of Beleriand
Date d'inscription : 10/11/2010

MessageSujet: Re: Les étudiants ont la vie dure ...   Sam 26 Nov 2011 - 12:50

J'avais lu dans une BD une blague qui disait qu'il fallait un diplôme d'ingénieur pour poser des rails de chemin de fer
Aujourd'hui, dans cette période de grande dépression débutée dans les années 70, on navigue de crise en crise. La faillite du capitalisme se fait criante mais nous restons obstinément dedans. La population est sur-diplômée ET au chômage.
Evidemment, mon avis ne découle pas d'une expérience personnelle, je ne suis qu'un petit pré-bac pour l'instant , mais je pense que la réponse mérite d'être nuancée.

Je suis complètement en accord avec toi Eleyra. Mais je pense qu'il faut relativiser. Ne pas perdre de vue ce qui est vraiment important. A savoir que nous vivons, que nous avons une famille, des amis, des cyber-fous hyper-liés dans un supra-forum ^^... Notre vie n'est pas si noire que ça. Nous ne vivons pas dans la crainte constante d'être tué, violé, battu à mort, de voir notre village se faire bombarder... Pas dans la crainte de savoir qu'une centrale nucléaire instable est présente sur un territoire qui en comporte 55 pour 1/4 de la superficie française... Alors non, je ne pense pas que la vie soit trop dure. Même pour les étudiants. Ne laissez pas le système pourri jusqu'à l'os instiller son essence en vous, c'est ça qui lui permet de tenir. Ne perdez pas de vue l'essentiel : nous sommes en vie, en bonne santé (pour la plupart au moins, j'espère).
Montaigne disait que nous n'étions pas si différent d'Alexandre le grand ou César. Parce que même eux, aux plus grands moments de leur vie, puisaient leur félicité dans ses moments les plus simples. Manger, dormir, rire, marcher... Les choses les plus insignifiantes de la vie sont les plus essentielles. C'est par elles que nous vivons vraiment.

Et si en plus on regarde la situation dans le monde en général, il y a vraiment de quoi déprimer en ce moment...

Tu me fait un peu penser à Pipin, dans le III.
Et Gandalf qui lui répond :

_Non, tout n'est pas perdu. Le rideau de ténèbres qui enveloppe le monde se dissipera, et tout sera brillant comme l'argent. Alors vous les verrez...
_Voir quoi, Gandalf, voir quoi ?
_Les rivages blanc, Et au delà...


Si tu regarde la situation du monde en général par les yeux du système, belle dame, alors tu ne pourras manquer d'être déprimée et désespérée. Mais c'est parce que c'est leur but. Je n'invente rien, un tas de sociologues l'ont démontré. Le contrôle sur les informations est très fort. Contrôle exercé selon une politique capitaliste qui vise à tout rentabiliser. Pour chaque chose d'horrible et de montrueuse qu'on te montre, une bonne et servant le Bien se produit. Mais quel est l'intérêt de la montrer, pour eux ? Aucun, ils y perdent. La peur, la haine et la déprime renforcent le sentiment d'insécurité, de nationalisme, ... Et pousse à consommer, à se tourner vers les extrêmes, und so weiter... Ce n'est qu'une politique, alors considère la comme telle : Même pas digne de dédain. Je te promet que la situation n'est pas si noire, pas si sombre. Il existe de la lumière dans le monde, mais on ne te montre que l'obscurité. Et les humains la regardent, parce que c'est plus facile, plus évident. C'est plus facile de se laisser aller au malheur que de croire au bonheur. Mais le bonheur et la vie sont là, ils existent, il faut simplement savoir où tourner son regard. Ne vous laissez pas abattre par leurs colonnes de chiffres, de prévisions et de sondages qui assombrissent les âmes et voilent les coeurs. Vous valez mieux que ça. Le monde vaut mieux que ça.

Frodon et Sam :
_Je n'y arriverais pas Sam.
_Je sais. C'est injuste. D'ailleurs on ne devrait même pas être là. Mais on y est. C'est comme dans les grandes histoires M. Frodon. Celles qui importaient vraiment. Celles où il y avait danger et ténèbres. Parfois on ne voulais pas connaître la fin, car elle ne pouvait être heureuse. Comment le monde pouvait-il redevenir comme il était, avec tout le mal qui s'y était passé ?
Mais en fin de compte, elle ne fait que passer... Cette ombre. Même les ténèbres doivent passer. Un jour nouveau viendra, et lorsque le soleil brillera, il n'en sera que plus éclatant.
C'était ces histoires dont on se souvenait et qui signifiaient tellement. Même lorsqu’on était trop petit pour comprendre. Mais je crois M. Frodon, que je comprends. Je sais maintenant. Les personnages de ces histoires avaient trente-six occasions de s'en retourner, mais ils ne le faisaient pas. Ils continuaient leur route. Parce qu'ils avaient foi en quelque chose.
En quoi avons nous foi, Sam ?
Il y a du bon en ce monde, M. Frodon, et il faut se battre pour ça.


La vie des étudiants n'est pas si dure. Elle peut être ardue, difficile, se révéler insurmontable, mais au moins ils ont l'essentiel, et même au delà. Ils vivent, sont libres, ont des rêves, des amis, une famille. Qui sur Terre peut s'en vanter ? Bien peu en proportion.
La vie des étudiants, comme de toute personne ou presque vivant dans un pays riche comme le notre, ne peut être qualifiée de trop dure. Pas quand on regarde les horreurs que certaines personnes moins chanceuses surmontent. Peut être besoin est de prendre un peu de recul ?
Ne perdez pas espoir. Les grands rêves et les grandes causes perdurent, et même si elles vous semblent perdues, rien ne nous retiens de nous battre pour. Après des livres comme le Pacte, le Seigneur des Anneaux, et tant d'autre, je pense que vous savez comme moi que l'important n'est pas la victoire où la défaite, mais le combat lui-même. Je préfère mourir en croyant et en me battant pour une cause perdue que de vivre désespéré à la merci des autres, qu'ils soient humains ou systèmes.
Aveugle, utopiste, idéaliste ? Sans doute. Mais avec la rage de me Battre.
J'ai foi en la Vie, en l'espoir, j'ai foi en tous ces grands principes qui nous animent, en tous ces rêves qui nous ont conduit ici. Parce qu'ils en valent la peine.
J'ai foi en vous.
Croyez y.
Revenir en haut Aller en bas
Aethera
Membre du Conseil - Admin
Membre du Conseil - Admin


Féminin
Nombre de messages : 4257
Age : 24
Localisation : Sur ma route (ouais, il y a eu du mouv', ouais)
Groupe : Marchombre
Livre préféré : Vrac d'auteurs : Bottero, Damasio, Ayerdhal, Squarzoni, Chedid, Bobin, Giono, Le Guillou, Sous-commandant Marcos...
Date d'inscription : 13/04/2008

MessageSujet: Re: Les étudiants ont la vie dure ...   Lun 28 Nov 2011 - 18:28

@ Revan : je suis désolée, je n'ai pas le temps de faire un long post, mais ce que tu as écrit dans Malheur du Jour et maintenant ici ne peut pas se passer de réponse.

Je me souviens, lorsque tu es arrivé sur le forum, tu ne croyais plus en rien, et c'est moi qui t'avais engueulé pour que tu reprennes espoir. Pour te dire que le monde n'était pas si pourri et qu'il fallait se battre. Mais aujourd'hui, en te lisant, j'ai presque l'impression que tu bascules dans l'excès inverse et que ton optimisme te ferme les yeux.

Je suis la première à défendre mes valeurs, mes principes, à affirmer ce que je suis et à essayer de le maintenir face au monde. D'ailleurs, je tenais le même discours que toi lorsque j'avais 16 ans, avant de rentrer plus avant dans la vie "professionnelle" qui te met directement aux prises avec le monde. Alors, peut-être t'en rendras-tu compte dans les années à venir, c'est loin d'être aussi simple.

Pour toi aujourd'hui, tout est simple : tu es lycéen, tu n'es pas encore confronté au monde professionnel (ou du moins à moindre échelle, ça fait à peine trois ans que j'ai quitté le lycée et je te garantis qu'il y a un formidable écart entre ça et les études supérieures), tu habites chez tes parents, tu n'as pas à t'assumer seul. Il est facile d'avoir des opinions politiques radicales dans ces conditions, facile de tenir des discours sur la beauté de la Vie et sur la liberté... En réalité, tu es encore presque totalement dans la période bénie du hors-système ! Je donnerais cher pour y retourner, parfois ; mais mon expérience m'aura au moins procuré une vision approfondie de notre société, de sa complexité et des mécanismes qui l'organisent.

Je suis d'accord avec toi pour faire le procès du capitalisme, et je trouve que ce que tu dis à son sujet est souvent juste (d'ailleurs ça montre sur ce plan une maturité que je n'avais pas à ton âge) mais je pense que pour l'instant, tu es encore "en-dehors" de ça, et que tu n'as donc pas tous les outils en main pour en parler. [Je suis pas en train de dire qu'avant les études supérieures on est tous des glandus hein ! Simplement, pour parler politique en étant crédible (et pas seulement utopiste, même si c'est au moins aussi important), on a besoin d'un certain degré d'implication dans la société que ne nous offre pas encore le lycée. Je ne sais pas si je suis très claire.]

Bref. Tout ça pour dire qu'il y a une chose dans ton discours que je ne peux pas cautionner :

Revan a écrit:
La vie des étudiants n'est pas si dure. Elle peut être ardue, difficile, se révéler insurmontable, mais au moins ils ont l'essentiel, et même au delà. Ils vivent, sont libres, ont des rêves, des amis, une famille. Qui sur Terre peut s'en vanter ? Bien peu en proportion.

Je ne peux pas accepter ce genre de discours xD . Oui, on mange à notre faim et on est pas constamment en train de redouter qu'une bombe nous tombe sur la gueule. Moi j'appelle ça : de la survie. En aucun cas on ne doit s'en contenter. Ce n'est pas parce qu'on est mieux lotis qu'en Afrique que l'on doit fermer sa gueule ! La situation de certains pays du monde est dramatique alors que nous avons évolué vers un système garantissant un meilleur niveau de vie et de sécurité.
Et alors ?
Est-ce pour autant que l'on doit s'en contenter ? Est-ce que l'on ne doit pas continuer à vouloir améliorer les choses ? Est-ce que ça nous enlève toute légitimité à nous plaindre ?

"- Vous ne vous sentez donc pas solidaire de la souffrance des Africains ?
- La souffrance ! La souffrance ! MERDE ! Parce que nous ne souffrons plus, il faudrait fermer sa gueule, s'agenouiller, obéir et prier ? Faire ce qu'on nous dit et là où on nous dit de le faire ? Se contenter de répandre un peu de sperme et attendre la mort ?"


(Alain Damasio - la Zone du Dehors)

Je sais pertinemment que tu es d'accord avec ça en plus, mais fais attention, parce que c'est pas ce que disait ton post.


Voilà, je ne vais pas m'attarder beaucoup plus (j'ai du boulot ) mais pour dire deux mots tout de même sur le sujet initial : je serais plutôt d'accord avec cette citation, moi. Bien sûr, c'est un peu trop généralisant, "tous" les étudiants ne sont pas en galère. Je veux dire, je touche une bourse, je peux étudier, j'ai un toit et je mange tous les jours (grâce à ladite bourse, soit dit en passant, mais bon bref). Pourtant, même moi qui suis de nature optimiste et heureuse, je la ressens, cette dureté. Parce que non Revan, nous ne sommes pas libres. On nous laisse le choix de notre métier, c'est vrai, mais la fin est la même : entrer dans le rang. Je veux être éditrice, j'adore les livres et je sais que le travail en lui-même me passionnera. Mais c'est l'idée même de me couler dans un moule qui me hérisse, l'idée de faire des semaines de 5 jours bien calées, avec des week-end qui serviront juste d'exutoire pour repartir d'un meilleur pied le lundi matin, un nombre défini de semaines de vacances, à prendre pas forcément n'importe quand... C'est ça, pour toi, la liberté ? Non, et on le sait tous les deux.

D'un autre côté... est-ce qu'on a le choix ? Est-ce qu'on peut parvenir à lier tous nos rêves pour nous réaliser entièrement ? Peut-on décider de tout plaquer et de partir lorsque cela met en jeu un Amour ? Une envie de famille ? Des Amitiés que l'on chérit plus que tout ?
Et puis... à même pas 20 ans, peut-on partir sur les routes et s'assumer tout seul ? J'en connais, des gens qui n'ont pas voulu faire d'études, justement par rejet de cette machine à faire entrer dans le moule social. Leur vie me fait envie, bien souvent : ils n'ont que des obligations ponctuelles, ils sont bien plus maîtres de leur vie. Ils font quelques petits boulots en intérim, ils se débrouillent. Mais ils sont trop souvent dans les galères financières, parce qu'aujourd'hui, sans un minimum d'argent, tu ne fais vraiment pas grand-chose. Aujourd'hui, s'ils n'habitaient pas chez leurs parents, ils seraient à la rue. Et moi, si j'aspire à être libre et indépendante, ce n'est pas non plus pour passer l'hiver dans un carton.

Et d'un autre côté, ceux qui font ce choix n'en deviennent pas nécessairement plus heureux non plus : certes ils vivent en accord avec leurs principes, mais ils sont toujours en train de courir après les petits jobs pour pouvoir manger et dormir au sec. Je n'ai pas à chercher bien loin pour trouver un exemple : ma mère a choisi de quitter l'enseignement pour devenir artiste. Et bien aujourd'hui, elle est obligée de cumuler le conte, les marionnettes d'ombre, les cours de guitare et les interventions dans les écoles pour nous faire vivoter. Elle est toujours dans l'angoisse du manque, elle est crevée, surmenée, et on vivote tout juste alors qu'elle fait des semaines énormes. Je ne me plains pas, je ne suis pas malheureuse (ce serait plutôt une fierté, celle d'assumer coûte que coûte ses convictions), mais je pose la question sincèrement : Combien sont prêts à payer les conséquences ? Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Et même si l'on répond oui (ce que, malgré tout, je fais, en bonne idéaliste), alors se pose une autre question : est-il normal que la liberté se paie à ce prix ?
On veut nous faire croire que l'on a pas d'autre choix que de rentrer dans le moule. Mais ce n'est pas seulement une question de faire croire ; car plus tu avances dans ta vie, plus tu te rends compte qu'on essaye effectivement de te mettre des bâtons dans les roues dès que ta route s'écarte un peu trop du droit chemin. Les mesures prises par le gouvernement sont de plus en plus répressives, les chemins se rétrécissent, l'avenir se ternit. Comment voulez-vous que les jeunes s'épanouissent ? Je veux dire, s'ils n'ont pas déjà été formatés dès leur éducation et qu'ils ne sont pas convaincus que leur réalisation ultime passera par un métier stable, un bon salaire et une grande maison ?

Ce que j'essaye de dire, c'est que moi, je ne suis pas à plaindre : j'ai tout ce qu'il me faut, mes études m'intéressent et je ne suis pas obligée de travailler à côté. J'ai des Amis, une famille, un Amoureux. L'univers professionnel vers lequel je tends me semble accueillant et prometteur. Et pourtant, j'ai terriblement peur de l'avenir. Parce que j'ai peur de ne pas être faite pour cette société, et peur de n'avoir pas le choix. Je nourris des espoirs de fuite, un éco-village avec Eux, qui me permettrait de réaliser mon rêve : vivre avec les gens que j'Aime, en-dehors du tourbillon, proche de la Source. Mais j'ai tellement peur de ne pas y arriver... parce que je sais que c'est ça qui me fait tenir, qui en fait tenir plus d'un.

C'est à ça que je veux en venir : la violence insidieuse du système. Matériellement parlant, ma vie n'est pas dure, je peux me payer le train pour partir en vadrouille, manger à ma faim, faire des cadeaux et m'acheter des livres, un véritable luxe ! Mais si le matériel suffisait au bonheur, ça se saurait. J'ai de plus en plus l'impression que le bonheur ici n'est possible qu'à condition qu'il soit aligné sur les mêmes valeurs que celles de la société. Or mes valeurs à moi sont différentes, mais comment peuvent-elles se réaliser lorsque tout essaye de les museler ? Elle est la la violence, sous-jacente, non-affirmée, invisible. Pourtant on la ressent tous - jeunes ou pas, d'ailleurs. Mais je crois que ce sont les jeunes qui se la prennent le plus en pleine gueule, parce qu'ils entrent tout juste dans la vie, ils sont pétris d'idéal et ils n'ont pas envie de renoncer. Après la violence se transforme, devient peut-être encore plus insidieuse, c'est le désespoir paisible dont parlait Thoreau... Mais elle est bien là, toujours, à frapper sans pitié les aspirants à un autre ordre.

Alors oui, on peut se battre, ne pas abandonner... Mais à la longue, quand on se fait lacérer de coups de couteau sans jamais parvenir à toucher l'ennemi, on fatigue. Et on a trois solutions : soit on fuit, soit on se soumet, soit on meurt.
La fuite me semble encore le plus envisageable, car fuir c'est se donner la possibilité de revenir plus tard, ou d'ériger cette fuite en acte de résistance, lorsqu'on parvient à la concrétiser vraiment, à la transformer en autre chose. Ce sont les villes dans le Dehors dans la Zone, ou la cité de Nulle Part, dernier bastion de la liberté, dans la nouvelle de Serge Lehman Nulle Part à Liverion.
La soumission... J'ai eu envie de dire "plutôt mourir". Mais en définitive, en serait-on capables ? On dit que l'homme s'accommode de tout, alors pourquoi pas de ça ? Aurait-on le cran (la folie ?) de devenir des héros, des martyrs ?

Le désespoir paisible...


Je te l'accorde Pez', c'est un problème beaucoup plus général, qui ne concerne pas que la jeunesse. Ca touche la société dans son ensemble, mais il m'est avis que les jeunes sont en premières lignes. Je ne parle pas nécessairement du matériel car je ne connais pas ce genre de problèmes et je sais aussi que les étudiants ont un peu tendance à dramatiser les choses et à prétexter qu'ils doivent aller travailler pour ne venir qu'aux cours qui les arrangent... Mais des jeunes qui doivent vraiment bosser, il y en a quand même plein, et on ne peut pas les négliger, même si ce n'était pas le propos de mon message.

Tout ça pour dire que oui, moi je le ressens comme ça : les jeunes (aussi) ont la vie dure. Parce que parfois y'a de la galère financière, mais surtout parce que l'avenir ne fait plus rêver, que l'on ne sait pas où l'on va. Que nos aspirations se laissent étouffer et parce qu'on assiste en spectateurs lucides à notre propre déchéance, sans savoir quoi faire pour nous sauver nous-mêmes.

Vous l'aurez compris je crois, c'est une question qui me travaille vraiment en ce moment, alors que je suis pourtant d'une nature résolument optimiste.

On verra bien - j'attends vos éventuelles réactions.


_________________
La seule trace qui vaille est celle qu'on se crée, à la pointe extrême de ce qu'on peut.


Furvent, ceux qui vont mûrir te saluent !
Revenir en haut Aller en bas
http://maisonsurlile.blogspot.fr/
Fullios
Curieux
Curieux


Masculin
Nombre de messages : 48
Age : 19
Localisation : Là où l'on ne peut m'atteindre.
Groupe : Marchombre
Date d'inscription : 21/11/2011

MessageSujet: Re: Les étudiants ont la vie dure ...   Lun 28 Nov 2011 - 20:28

Voila ce sujet m'interrese beaucoup et je voulais répondre :

Aethera , je suis complétement d'accord avec toi mais je voulais juste rajouter que franchement quand on arrive a comprendre tous ca et bien on préférai ne pas avoir compris, Ne pas être différent de tous ceux qui ne ce poserons jamais la question car ils serons peut être plus heureux que nous qui réussirons peut être mieu notre vie dans le therme de la société actuel.
Revenir en haut Aller en bas
Elii'
Ami de la falaise
Ami de la falaise


Nombre de messages : 868
Age : 20
Localisation : La jungle des poneyciraptors
Groupe : Faëlle
Livre préféré : La Promesse de l'aube
Date d'inscription : 27/03/2009

MessageSujet: Re: Les étudiants ont la vie dure ...   Lun 28 Nov 2011 - 20:38

Laure, un peu en hors sujet, j'ai envie de réagir là-dessus :

Aethera a écrit:
mais je pense que pour l'instant, tu es encore "en-dehors" de ça, et que tu n'as donc pas tous les outils en main pour en parler. [Je suis pas en train de dire qu'avant les études supérieures on est tous des glandus hein ! Simplement, pour parler politique en étant crédible (et pas seulement utopiste, même si c'est au moins aussi important), on a besoin d'un certain degré d'implication dans la société que ne nous offre pas encore le lycée. Je ne sais pas si je suis très claire.]

Je crois que je comprends ce que tu veux dire, bien sûr, mais je ne suis pas tout à fait d'accord. Avec le fait que nous, petits enfants choyés du système (bon, oui, je force beaucoup le trait ^^'), n'avons pas assez d'expérience ou quoi pour maintenir certaines affirmations. Est-ce pour ça qu'on ne peut pas exprimer nos idées ? Je veux dire, si parce que je ne suis pas encore dans "la vraie vie", est-ce que ça ne me donne pas le droit de m'interroger sur la politique, et de donner mon opinion, au risque de ne pas être crédible ? En fait, je ne crois pas vraiment qu'on cherche la crédibilité, en agissant comme ça, mais qu'avoir des opinions peut-être un peu tranchées maintenant nous permettra de nous nuancer plus tard, et d'arriver à une "justesse" qu'on n'aurait pas eu sinon ?
Enfin, j'avance ça, à vrai dire, je n'en sais pas grand chose, puisqu'au niveau politique et tout, moi je rame complètement. Et je sais bien que tu n'as pas voulu par là nous INTERDIRE de réfléchir là-dessus, mais j'voulais juste un tout petit peu préciser les choses.
(Ouais, j'en fais beaucoup pour pas grand-chose.)
(Mais j'aime bien défendre mes p'tits bouts de ce-sur-quoi-penser)


A part ça, je crois que je rejoins pas mal l'avis d'Eley' dans tout ce qu'elle a dit, malgré le fait que je ne sois pas encore "dedans".
Il me semble que, de l'ensemble des étudiants que je connais, beaucoup sont en galère, financièrement et moralement. Je vous rejoins aussi sur le fait qu'il doit s'agir d'un problème plus grave, et beaucoup plus vaste.

Après... Revan, tu parles de "Lumière", de "Brume qui se dissipera" (enfin, ça c'est Gandalf). Moi je veux bien, et c'est super-beau, mais... Qui est-ce qui la dissipe, la brume ? Et comment ? Le problème, c'est qu'il ne suffit pas de voir l'espoir, par moments, il faut aussi qu'il y ait quelque chose au bout. Enfin, si devant nous on ne voit aucune solution, où est-ce qu'on s'inonde de lumière ? Je ne dis pas que la vie c'est nul et que le système on pourra jamais en sortir, parce que voilà, moi aussi j'ai mes idées et mes bouts d'utopie, et j'y tiens. Mais je pense qu'il y faut quand même plus ou moins être réalistes, et essayer d'accepter que, même si par rapport à d'autres on a un niveau de vie et tout ça qui est très haut, eh bien il y a des problèmes. Et les problèmes, ça appelle à trouver des solutions.
C'est ça aussi, qui me dérange, dans l'idée de ne voir que l'espoir tout le temps : Si on refuse d'accepter que oui, les étudiants vivent de plus en plus dans des situations précaires, des difficultés financières et pour trouver de l'emploi, alors peut-être que le problème va s'aggraver, et qu'on ne pourra plus rectifier le tir, parce qu'au moment où on s'en rendra compte, eh bien ce sera trop tard (marrant comme j'ai l'impression de sortir un discours d'écolo, là xD).

Ensuite... Même si je ne suis pas, mais alors pas du tout pressée de rentrer dans ce système et toutes ces charges que je ne suis pas sûre de pouvoir tenir, je pense qu'il est POSSIBLE de vivre heureux, en étant étudiant actuellement.
Après, ce qui me fait plus peur, c'est que ça soit le "bonheur individuel" au détriment du "bonheur collectif". Et si les choses deviennent comme ça, alors c'est complètement naze.

Enfin bref. Je vois peu de choses à rajouter et il me semble avoir un peu dévié, mais bon.

Revenir en haut Aller en bas
http://lundinn.tumblr.com
Aethera
Membre du Conseil - Admin
Membre du Conseil - Admin


Féminin
Nombre de messages : 4257
Age : 24
Localisation : Sur ma route (ouais, il y a eu du mouv', ouais)
Groupe : Marchombre
Livre préféré : Vrac d'auteurs : Bottero, Damasio, Ayerdhal, Squarzoni, Chedid, Bobin, Giono, Le Guillou, Sous-commandant Marcos...
Date d'inscription : 13/04/2008

MessageSujet: Re: Les étudiants ont la vie dure ...   Mar 29 Nov 2011 - 17:23

Elii' a écrit:
Est-ce pour ça qu'on ne peut pas exprimer nos idées ? Je veux dire, si parce que je ne suis pas encore dans "la vraie vie", est-ce que ça ne me donne pas le droit de m'interroger sur la politique, et de donner mon opinion, au risque de ne pas être crédible ? En fait, je ne crois pas vraiment qu'on cherche la crédibilité, en agissant comme ça, mais qu'avoir des opinions peut-être un peu tranchées maintenant nous permettra de nous nuancer plus tard, et d'arriver à une "justesse" qu'on n'aurait pas eu sinon ?

En fait c'est exactement ce que je voulais dire ^^' . Evidemment qu'on a le droit, à n'importe quel âge, de réfléchir sur le monde qui nous entoure. Ca nous permet de forger nos valeurs, de savoir à quel type de société on aspire, et c'est cela que j'entendais par "utopisme". Mais, et tu le dis toi-même, il arrive un moment où tu dois ajuster ta vision des choses à la "réalité", et ça tu ne peux pas le faire avant d'avoir un minimum de prise avec cette "réalité". C'est tout ce que je voulais dire =) . Mais du coup je ne pouvais pas non plus ne pas réagir au message de Revan, qui nous conseillait sur le comportement à adopter mais qui justement me semblait "utopiste". Tu vois ce que je veux dire ?

Après, je suis parfaitement d'accord avec tout ton post.

Bref voilà, il faut continuer à rêver, parce que rêver, c'est bien. Mais on s'éloigne du sujet x) .

_________________
La seule trace qui vaille est celle qu'on se crée, à la pointe extrême de ce qu'on peut.


Furvent, ceux qui vont mûrir te saluent !
Revenir en haut Aller en bas
http://maisonsurlile.blogspot.fr/
Pezynj
Membre ouvert au don
Membre ouvert au don


Masculin
Nombre de messages : 353
Age : 25
Localisation : Quelque part sur Phlemsay, entre la Chaîne de Kyrtz et le Mont Subian, perdu dans les méandres amoureux de ses rêves oubliés ...
Groupe : Scholiaste
Livre préféré : L'Autre
Date d'inscription : 25/08/2010

MessageSujet: Re: Les étudiants ont la vie dure ...   Sam 10 Déc 2011 - 11:50

C'est pour ça que j'aime lancer ce genre de débat, j'avoue que vous m'avez appris pas mal de trucs en fait ...
C'est vrai qu'en y réfléchissant, mes études sont particulières ... Un lycée de sales bourgeois en prépa, et des études sur Paris maintenant, je pense pas que tout le monde puisse se permettre des études sur Paris en effet ...

Oui Mylène je suis d'accord avec toi, le système des bourses est ultra-mal foutu. Parce que surtout certains en profitent et ne s'en servent pas à bon escient. Le nombre de gens que j'ai côtoyé qui se servaient de leurs bourses pour s'acheter PSP et compagnie .. Alors qu'il y en a qui galère à payer leur loyer ...

Par contre je suis pas d'accord quand tu parles des boulots, parce que là je reste ciblé sur les études, l'emploi c'est un autre problème (pas des moindres hein).

Ce que je voulais dire au départ c'est ce que souligne Revan : nous vivons dans d'assez bonnes conditions, nous avons nos familles, nous sommes toujours en contact avec elles, nous avons des amis, etc
Effectivement ce n'est pas le cas de tout le monde ...

Revan dit exactement ce que je dénonce ! Que c'est encore une fois la suprématie du 4e pouvoir qui nous balance toutes ces horreurs dans la gueule pour nous faire culpabiliser. Après là où je suis pas d'accord, c'est ton concept de "pour un mal, un bien". C'est pas parce que quelque chose de beau arrive qu'il faut occulter ou oublier que la mauvaise chose arrive aussi. Et j'te trouve même un peu grave dans tes propos, l'optimisme à outrance c'est pas plus sain que le pessimisme tu sais .. .Dire que le monde n'est pas si noir, je suis tout à fait pas d'accord, mais c'est un autre débat.
Je suis d'accord avec toi Laure, Revan, tes idées sont plutôt pas mal dans l'ensemble, mais tu es un peu trop radical alors qu'au final tu vis pas les conditions dont tu parles. J'espère que tu changeras pas trop d'avis quand ce sera le cas, mais je trouve un peu exagéré que tu sois aussi virulent alors que tu sais pas vraiment de quoi tu parles =)

Par contre ... On nous laisse le choix de notre métier Oo ?! Ca je suis totalement pas d'accord Laure ! On force un peu les gens à aller dans les voies qu'on choisit pour eux, ou alors les galères sont tellement prenantes que les étudiants doivent abandonner comme disait Mylène. Je pense qu'il y a peu d'étudiants au final sur la masse totale qui choisissent vraiment leur métier sans les pressions sociales, familiales, etc ...

On aura beau me répondre ce qu'on veut, on retombe quand même souvent sur le problème de l'argent n'est-ce pas ? Faudrait que je recherche si y a pas un sujet là-dessus sur la Voie ...

Après oui les jeunes sont en première ligne, parce qu'eux seront concernés tout le reste de leur vie. Moi ce qui me dérangeait à la base de cette conversation, c'est la conditionnement médiatique et surtout l'hypocrisie sociale ... Et ces connards que je côtoie quotidiennement qui pleurent parce qu'ils doivent piquer trois bouts de pain au RU parce que sinon ils peuvent pas s'en acheter le soir. Les pauvres quoi. Vous vous rendez compte ? Etre obligé de manger des patates sans pain le soir, mais quelle misère ! Dure la vie nan ? (Ca se voit tant que ça que j'ai une dent contre mes "potes" de fac ^^" ?)
Donc oui je suis d'accord, la vie étudiante est dure, le problème c'est que ce ne sont que très rarement les plus concernés qui le disent.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Les étudiants ont la vie dure ...   Aujourd'hui à 5:29

Revenir en haut Aller en bas
 
Les étudiants ont la vie dure ...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Les étudiants ont la vie dure ...
» procédure pour changer le segment ?
» ENID BLYTON SERAIT-ELLE UNE DROGUE DURE?
» Pointes cassées + semelle souple/dure
» 1ere fois pour couple d'étudiants

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Voie des Marchombres :: La Voie des Marchombres :: Le Monde et les Energies :: Nous et la société-
Sauter vers: