La Voie des Marchombres

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 La solitude et les comportements attachés

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Eclipse
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MessageSujet: La solitude et les comportements attachés   Sam 21 Avr 2012 - 22:27

A la base j'avais envie de mettre juste "solitude" comme titre mais je me suis dis que finalement ça faisait trop court. D'un autre côté ça résumait à merveille la raison de mon topic.

J'aimerais savoir, à votre avis, pourquoi quelqu'un souffrant de solitude ne va-t-il pas quémander de l'aide vers les autres? Je veux dire, expliquer franchement qu'il se sens seul, qu'il a besoin de quelqu'un? J'ai déjà lu ça sur le forum mais je n'ai jamais eu de réponse (et si je pose la question c'est aussi parce que c'est exactement mon cas -_-").

De là partent d'autres interrogation. Bon, ça risque de passer en mode racontage de life mais je m'explique :

La solitude, est-ce vraiment un trait de caractère qu'on peut reprocher aux gens? N'est-ce pas quelque chose qu'il faut reprocher aux autres? Je dis ça parce que souvent, les gens solitaires ont été exclus d'une façon ou d'une autre par, justement, les autres! Pas forcemment de façon directe, mais petit à petit. Différence marquée, j'ai parlé avec une personne qui était souvent seule, mais ça n'a rien à voir avec le concept général de solitude. Elle le choisissait. C'était par désir d'indépendance.

On devrait inventer deux mots, couper le mot solitude en deux. L'un pour désigner ceux qui sont seuls, qui ne l'ont pas décidé et qui aimerait y remédier mais ne savent pas comment et un autre pour ceux qui sont ainsi dans la nature, ayant des amis mais étant souvent seul, parce qu'ils aiment la solitude, comme Ellana qui aime voyager seule, et qui pourtant a beaucoup d'amis, des vrais. Ce n'est pas la même solitude.

Je ne sais pas si je me suis exprimée et j'ai oublié une partie de mes questions en cours de route ^^" Vaut mieux d'ailleurs sinon ça aurait transformé mon poste en roman, je ne sais déjà pas si j'ai été claire... J'ai souvent l'impression de manier les mots comme une néophyte (<< très fière d'avoir enfin compris la définition de ce mot après l'avoir lu plein de fois en relisant l'Autre mais en ayant toujours eu jusqu'à maintenant la flemme de chercher xD Pour ceux qui savent pas, un néophyte est un débutant), surtout comparé à vous, mais pas que.

Et bizarrement, c'est vers les deux forums maniant le mieux les mots que j'ai voulu me tourner, jusqu'à finalement poster ici parce qu'il me paraît le forum le plus adapté ^^
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Choup
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MessageSujet: Re: La solitude et les comportements attachés   Sam 21 Avr 2012 - 23:58

Oh yeah ! Un beau sujet tout neuf pour mon retour, c'est cool ça !!!

Alors déjà, première chose, tu es parfaitement claire, je te l'assure. Tu me semble même plutôt clairvoyante dans tes questions :)
Ensuite, je dirais que j'ai un peu vécu les deux situations que tu évoques. Pendant des années j'ai souffert de la solitude, je n'avais que peu ou pas d'amis et j'avais l'impression d'être en perpétuel décalage avec les gamins de mon âge, avec le monde... Comme si j'étais dans une dimension parallèle, comme si je n'appartenais pas à ce monde, les autres me semblaient étranges, bizarres, mais en même temps je les enviais pas mal. J'aurais voulu être "normale", rentrer dans le moule, être populaire, avoir plein d'amis, ne plus être seule, etc
Et puis plusieurs choses sont arrivées, progressivement.
J'ai rencontré celle qui est ma meilleure amie (en seconde), on a mis du temps à s'apprivoiser, j'ai mis du temps à me rendre compte que j'avais besoin d'elle et que je pouvais lui apporter quelque chose moi aussi (ça parait con à dire mais c'est important de savoir qu'on compte pour des gens autre que ses parents et sa famille proche).
La deuxième chose ça a été le lycée et la spécialisation progressive puis mes (mon ^^) choix d'orientation qui ont fait que je me retrouvais de plus en plus avec des gens qui me ressemblaient un peu. Ce qui du coup me fait me dire retrospectivement que les gens que je côtoyais au collège et au lycée ne me correspondaient peut-être pas. Et cette année, je suis dans le genre de filière que l'on fait par choix et qui du coup rassemble des gens passionnés et avec au moins ce point commun, cet avenir commun (cette phrase ne veut rien dire, c'est pas grave ). Pour te dire, c'est la première année depuis, allez, quinze ans que je suis dans le système scolaire, que je m'entends bien avec quasiment toute ma classe !! Parce qu'on est pareil malgré nos différences, on est dans le même délire, quoi.
Et puis divers trucs comme la danse, quelques profs géniaux et peut-être tout simplement grandir qui m'ont permis de m'affirmer, commencer à me connaitre, à savoir ce que je veux, ce que je fuis, ce que j'espère... Et comme je me sentais (et me sens toujours) de mieux en mieux dans ma peau, mes rapports aux autres se sont détendus. J'ai appris à distinguer les gens importants dans ma vie des simples connaissances et potes éphémères et du coup, j'ai acquis (hmm après réflexion, non, c'est encore en cours d'acquisition tout ça ) une certaine décontraction - parfois feinte - envers les autres.
Bref, c'est un peu le 3615 my life là mais ce que je veux dire c'est qu'au bout du compte, et ben, je suis toujours solitaire, un peu moins timide mais que surtout j'ai appris à l'accepter comme un trait de caractère et d'une solitude subie je suis passée à une solitude choisie. J'aime me promener dans paris pendant des heures avec de la musique dans les oreilles et du soleil dans les yeux, j'aime passer toute une journée chez moi à bosser et lire et geeker comme si je n'étais pas en prépa... et quand mon seul contact (hors maman/papa/mon frère/le chat) du week-end est mon vidéoman préféré, et ben, ça me suffit ^^.

Après, je pense qu'il n'y a pas vraiment de "méthode" pour se sortir de la solitude si ce n'est de se forcer à aller vers les autres un peu (oui, c'est dur, oui, je déteste ça xD), faire une activité extra scolaire est aussi très pratique parce qu'on rencontre des gens qui sont là pour les mêmes raisons que nous, la même passion... Et aussi, un truc qui a été et est encore très difficile pour moi : ne pas laisser tomber les relations qui comptent, ravaler sa fierté mal placée et oser dire à ses amis qu'on les aime et qu'ils sont importants pour nous.

Et je te rejoins assez quant à l'attitude des "autres" vis à vis des solitaires. Je trouve que considérer la solitude comme une tare à guérir impérativement est complètement con. J'ai déjà eu affaire à quelqu'un qui m'a sorti que je devais absolument changer mon caractère parce que la solitude c'était un horrible défaut et qu'il fallait absolument que je sois hyper sociable pour avancer dans la vie (heureusement qu'a l'époque je commencais à avoir assez de c***lles pour lui dire d'aller voir ailleurs si j'y étais et de se trouver quelqu'un d'autre à "remettre dans le droit chemin" ^^).
Donc je suis pour le respect de la solitude en tant que choix \o on a le droit d'aimer être seul de temps en temps et personne ne devrait nous le reprocher, non mais !

Je reviens à ta question du début sur le mais pourquoi qu'on va pas chercher de l'aide, hein ??!
Hmm... je dirais que c'est parce que les solitaires sont aussi souvent des grands timides, non ?
Et puis, venir demander aux autres d'être notre ami parce qu'on a pas d'amis, ça fait un peu désespéré et ça fait très mal à l'ego (comment ça je suis orgueilleuse ? mais non ! xD). Et les désespérés ça fait en général fuir les gens "normaux", ils nous voient alors comme un boulet, un handicapé de la vie sociale et pas comme un ami potentiel.. c'est bête mais c'est comme ça.

Bon voilà, je crois que j'ai plus grand chose à dire (en fait si mais j'ai tout oublié en cours de route ^^") à part que je te comprends parce que je suis passée par là... donc bon courage, et puis franchement, merci pour ce sujet, il me plait vraiment (tant que je peux raconter ma life, moi, ça me va, hein xDD).
Du coup j'attends de voir les réponses des autres...

Bonne soirée les loulous
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Nour
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MessageSujet: Re: La solitude et les comportements attachés   Dim 22 Avr 2012 - 13:59

Bon ça fait presqu'une demi heure que je me demande comment répondre ^^"

Donc, Eclipse, sujet intéressant et vraiment très clair et précis.
Comme Choup et toi, j'ai vécu cette situation pendant un bon moment.

Citation :
J'aimerais savoir, à votre avis, pourquoi quelqu'un souffrant de solitude ne va-t-il pas quémander de l'aide vers les autres? Je veux dire, expliquer franchement qu'il se sens seul, qu'il a besoin de quelqu'un?

Alors pour que les gens souffrant de solitude ne vont pas quémander comme tu dis de l'aide, c'est parce que quand on est laissé de côté, c'est-à-dire une solitude non souhaitée, on a souvent peur de s'en prendre plein la figure, que notre présence soit de nouveau rejetée, encore et encore.
Quand on a besoin de quelqu'un, on le sait mais est-ce que les gens vers qui on va sont ce que l'on chercher ? Cette question revient aussi souvent. Aller vers les gens est en soi une difficulté puisque étant seul, on s'est "habitué" à l’être, il faut "réapprendre" à être à plusieurs, à supporter les autres et leurs comportements même si ceux-ci ne nous plaisent pas.

La solitude n'est pas vraiment un trait de caractère, certaine personnes préfèrent être peu entourées et avoir beaucoup de moment avec leurs propres pensées, ce sont des solitaires. L'envie de solitude dépend du caractère de chacun, de sa vie et de ses pensées. Mais cette solitude n'arrive pas seulement à cause des autres mais aussi de nous-même, par peur des réactions, par envie d'indépendance, par envie de silence.
On ne peut pas le reprocher, dans ce cas, c'est comme si on jugeait la personne. Par contre on peut montrer aux autres qu'ils excluent cette personne par leurs mots, leurs comportements, etc... Mais je pense qu'il faut éviter la façon directe, cela braque les gens en général.


Eclipse a écrit:
On devrait inventer deux mots, couper le mot solitude en deux. L'un pour désigner ceux qui sont seuls, qui ne l'ont pas décidé et qui aimerait y remédier mais ne savent pas comment et un autre pour ceux qui sont ainsi dans la nature, ayant des amis mais étant souvent seul, parce qu'ils aiment la solitude, comme Ellana qui aime voyager seule, et qui pourtant a beaucoup d'amis, des vrais. Ce n'est pas la même solitude.

Je suis mille fois d'accord avec toi. Il y a solitude et solitude...


Pour s'en sortir, il faut déjà le vouloir vraiment, il faut tenter par tout les moyens d'aller vers les autres, en commençant par leur adresser la parole de temps à autres par exemple lors de travaux à plusieurs. Les idées de Choup sont aussi de bons moyens mais s'inscrire pour pratiquer des activités extra-scolaires peut rebuter par rapport encore à la présence des autres, à ce qu'ils pense de nous, surtout si des gens qui nous connaissent parlent sur notre dos.

*racontage de vie on*
Au collège, j'étais comme Choup en décalage, pas comme "il fallait", alors je me suis retrouvée toute seule mais au final je préférais être toute seule, je me sentais mieux comme ça, je n'avais pas à jouer la comédie pour me faire passer pour quelqu'un que je n'étais pas du tout.
Pour m'en sortir, ça a été le lycée mais d'abord ça a été les bouquins et des gens avec qui j'étais par commodité puisqu'on était seule. Au lycée, en seconde j'ai réappris à faire confiance grâce à des gens de mon bahut mais aussi à des amis que j'ai rencontré ici. Par mes choix, je suis arrivée en L et depuis je ne suis plus seule parce que les gens avec qui je suis ont presque les même aspirations, les même goûts...
*racontage de vie off*

Ah oui, la solitude, ça peut aussi être un cercle vicieux. Tu veux être seule pour échapper aux autres mais après tu n'arrives plus à aller vers eux et tu te renfermes sur toi-même. Être solitaire a des avantages, on a mois de chance de perdre quelqu'un qui compte pour nous mais en même temps on ne sait plus faire confiance aux autres, on ne sait plus ce qu'est l'amitié, ce qu'est le fait de pouvoir se confier à coeur ouvert.

Bon c'est du bazar mais j'espère t'avoir éclairé =)
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Naëlle
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MessageSujet: Re: La solitude et les comportements attachés   Dim 22 Avr 2012 - 16:45

Hum... Beh en fait comme d'hab, je viens répondre parce que c'est un sujet qui en vaut vraiment le coup, mais je vais rien apporter XD Et j'ai l'impression de vouloir dire beaucoup, mais en fin de compte ça tiendra pas long... (mouais ça veut pas dire grand chose m'enfin).

En effet, il y a différents types de solitude. Et la réaction des gens est la même : exclusion. Une solitude peut être également le résultat d'une exclusion... Bref, je vais prendre petit à petit, selon les solitudes que je distingue (c'est donc un avis subjectif hein ^^)

Il y a tout d'abord les solitaires. Ces personnes ressentent ce réel besoin d'être seul, ou en tout cas isolé. Personnellement, je pense que c'est réellement un trait de caractère qui a peu d'explications... Bon après tel psy vous dira que c'est dû à un traumatisme dans l'enfance ou je ne sais quoi, peut-être bien, mais il n'en est pas moins que cette personne est comme ça. Le rejet qui en résulte ne les dérange pas, eux-mêmes se mettent un peu à part des autres.

Ensuite, il y a les personnes (je pense que c'est un certain nombre tout de même, j'ai envie de dire la normalité mais après tout, qu'est-ce que la normalité, surtout dans le comportement humain ? Mais là n'est pas le sujet xD) qui se mêlent aux autres, ont des amis etc. mais parfois ont besoin de s'isoler pour mieux réfléchir, ou simplement pour prendre l'air et se détacher un peu. Là bon c'est vrai que comme c'est occasionnel y'a pas vraiment de rejet ou d'exclusion, c'est simplement se mettre à part un petit moment ^^ Hum ouais je sais pas si ça a sa place ici... mais dans un sens si, alors laissons ^^

Ensuite, il y a ce dont vous avez parlé (oui bon ok vous avez aussi parlé du reste mais chuteuh xD), ceux qui sont seuls mais aimeraient sortir de cette solitude... À mon avis, il y a tout un tas de causes, et je pense que c'est plutôt un état, temporaire... Et pour différentes raisons... ça peut-être un rejet de soi-même qui entraîne un rejet au sein de la société, un mal-être qui pousse à s'isoler, un appel au secours qui ne demande qu'à être remarqué, le besoin d'être seul un temps (hum non ça rejoint pas la catégorie du paragraphe du dessus) pour... peut-être se trouver soi, ou réfléchir, 'fin encore une fois les causes diffèrent. Le rejet occasionné est douloureux je pense, en tout cas dans nombre des cas, et il est difficile d'aller vers les autres pour s'en sortir... C'est quand même un peu malsain dans un sens je trouve

Bon j'ai longtemps hésité, mais on va en faire une catégorie quand même... Il y a les personnes qui s'isolent simplement parce qu'il n'y pas de personnes qui leurs correspondent. Là, Choup intervient xD Par ses choix elle a intégré un groupe de semblables ^^


Bon hum... Je pense que c'est à peu près tout... après bien évidemment chaque "cas" est différent, et ça peut croiser les "catégories" que j'ai faites. Et je répète, ce n'est qu'un avis personnel ^^


ensuite pour ce qui est d'aller quémander de l'aide lorsqu'on souffre de cette solitude... encore une fois, avis personnel, et bien sûr tout dépend de la personne. Je pense qu'il y a un certain manque de confiance. Si on est "tombé" dans ce type de solitude, c'est pour une bonne raison. D'abord, il faut avoir l'envie de s'en sortir, et ça ce n'est qu'un fois qu'on a bien goûté à la solitude et que ça nous lasse. Ensuite, la volonté a beau être cruciale, elle ne fait pas tout. Il y a vouloir et pouvoir. Une fois qu'il y a cette volonté, il faut trouver la force et le courage de demander de l'aide. Et c'est ça le plus dur. Et bien sûr, il faut la trouver. Il n'est pas dit qu'il y a une oreille attentive et une personne ou des personnes capables de constituer un pilier le temps de se relever de cette solitude...

Beh voilà, je pense avoir dit tout ce que je voulais... Pas sûre que ça fasse avancer le schmilblick mais bon xD Bonne journée ! =)
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Eclipse
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MessageSujet: Re: La solitude et les comportements attachés   Dim 22 Avr 2012 - 19:25

*o* J'adore ce forum, on y est entendu, écouté, compris <3 Mais à vous entendre, on dirait qu'on est tous passé par une période de solitude u___u Je me sens comme vous, sauf que je ne suis pas encore sortie de la période solitude et que comme mes parents commencent à me reprocher mon comportement asocial (mais je sais plus être sociale moi, j'ai déjà donné T_T) et ils veulent m'interdire l'ordi sans comprendre que c'est la seule chose qu'il me reste (bon, j'exagère un peu, j'ai quand même des camarades de classe et tout), donc au bout d'un moment, HELP!

En tout cas, merci beaucoup pour vos messages. J'avais déjà pensé à ces réponse, mais ça fait du bien de savoir que quelqu'un vous comprend. Ici plusieurs même! ^^ Je suis d'accord avec tout ce que vous dites, et ça ça fait du bien <3
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Lilimace
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MessageSujet: Re: La solitude et les comportements attachés   Dim 22 Avr 2012 - 19:44

Bonjour tout le monde !

Je viens apporter mon témoignage, en rapport avec la dernière catégorie qu'a cité Naëlle.
En fait, je crois que je suis passée un petit peu par toutes les phases, à part la solitaire, parce que je suis pas solitaire par nature, mais être seule ne me dérange pas, dans mon enfance j'étais souvent toute seule (pas par exclusion, non là c'est encore autre chose, mais bon je vais pas raconter toute ma vie xD).

Citation :
Il y a les personnes qui s'isolent simplement parce qu'il n'y pas de personnes qui leurs correspondent.
C'est là que j'apporte mon expérience (si on peut appeler ça expérience ^^) : En 4e, j'ai essayé de faire partie de plusieurs groupes, des "hippies", des populaires, des marginaux, des "racailles", etc. Je ne me sentais pas à mon aise, pas dans mon élément. Alors j'ai décidé de m'isoler. Oh, c'est vrai pas complètement, je restais avec une fille que je n'aimais pas trop, mais bon, on était dans la même classe alors je la sollicitais beaucoup (devoirs, quels cours on a, etc. Oui je sais c'est dégueulasse, shame on me...)
Enfin bref, disons que je me suis isolée. Pendant un an, je ne suis restée qu'avec cette fille, parce que les gens ne m'interessaient pas.
Et puis cette année, je me suis trouvée un groupe de gens qui me correspondent, donc je passe mon temps avec eux. Pour dire qu'effectivement, c'est des phases temporaires.
J'ai pas le temps de beaucoup écrire, j'editerai un peu plus tard.

M'oilà !
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Nour
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MessageSujet: Re: La solitude et les comportements attachés   Dim 22 Avr 2012 - 19:50

Tes parents te reprochent ta solitude, ça s'est pas cool. Mais ils font sûrement ça pour ton bien, ils souhaitent sûrement que tu sois comme toutes les filles de ton âge avec des ami(e)s, que tu sortes.
Le coup de l'ordi c'est pour te faire sortir, pour que tu te trouves d'autres activités, que tu trouves d'autres gens. Que tu sortes que ce qui constitue ton monde pour le moment. Ils ont un peu raison, d'une certaine manière.

Pour le social, on dit presque tous ce que tu as écris mais au final on retourne vers les gens. L'humain n'est pas fait pour être seul, sinon il ne parlerait pas, sinon on ne pourrait pas supporter le fait de vivre en société.
Mais le social ne veut pas dire tout le monde, mais juste des gens que tu as choisis, en qui tu espères pouvoir placer ta confiance, en qui tu espères une amitié ou plus.

Pas de quoi, si ça te fait du bien =)

EDIT : posté en même temps que Lilimace, je ne change rien
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MessageSujet: Re: La solitude et les comportements attachés   Dim 22 Avr 2012 - 21:16

Et bien pour ce qui est critère analyse et solutions concrètes, je pense que mon propre avis n'apportera rien, tant les vôtres couvrent déjà tout ce que j'aurais pu vouloir répondre.

Mais sur un plan plus "métaphysique", je crois qu'il faut aussi ajouter une troisième catégorie à la solitude. Même si elle n'est pas comprise dans ta question initiale, Eclipse, je pense que c'est intéressant de l'aborder.

La solitude qui tient au fait que l'on vit, tout simplement. Du début de notre vie, la naissance, du premier souffle d'air que nous aspirons, dès que nous cessons de ne faire qu'un avec Dia notre mère, et jusqu'à ce que nous rendions ce dernier souffle ; notre âme ? ; nous traversons un océan de solitude.
De notre condition même d'être unique et indivisible, de notre nature d'Homme, nous ne sommes qu'Un à jamais, c'est à dire le temps de notre court (ou pas x)) passage sur Terre.

Notre enveloppe physique tout comme la forme de notre esprit empêche la moindre fusion, le moindre contact véritable et complet entre deux êtres. Nous n'avons que pour nous comprendre cet arsenal que nous nommons "sens" et qui miment, je ne dirais pas parodient mais presque, un semblant de communion.

La seule chose dans laquelle nous ne sommes pas seuls, c'est nos rêves et notre imagination si puissante. Par laquelle souvent s'exprime cette volonté si désespérée de tromper ce destin pourtant si irrépressible. L'Art, les rêves, éveillés ou non, l'écriture... Nous nous berçons d'illusions afin d'avoir l'impression ne pas être seul.

Et c'est là que l'autre intervient. Ce n'est qu'une illusion de plus. Pour tromper la solitude, nous nous rapprochons des autres êtres seuls. Mais rien ne peut vraiment atténuer l'horrible angoisse, ce sentiment que nous vivons et vivrons dans une absolue solitude quoi qu'il en soit, quoi que nous fassions pour déjouer ce sort. C'est pourquoi la solitude est si désagréable à voir à ceux qui ne se croient pas seuls, c'est pour ça que les pseudo-personnes pas seules rejettent ceux qu'elles voient comme des marginaux, les pseudo-personnes seules. Ça leur fous un goût amer dans la bouche, le goût de la peur. Et ils ne comprennent pas pourquoi l'autre qui est seul ne cherche pas non plus à tromper sa solitude de la même manière qu'eux. Il est différent. Et ce qui est différent, inconnu, incompréhensible, ça fait peur. Et la peur, on s'en défend, on la nie, on la rejette. C'est tristement et banalement humain. L'intolérance pour cause de différence.

Et puis, lorsqu'on comprend que la solitude est une part entière de nous même, invincible, on finit par l'accepter. Alors on ne recherche plus l'autre pour une illusion, on le recherche pour ce qu'il est, qui il est à part entière, et ce qu'il peut nous offrir pour meubler notre solitude tout comme ce que nous même pouvons lui apporter. Ce qui permet de faire le tri entre simple relation de substitution et une relation présentant une véritable profondeur...

Voili voilou ce sur quoi je voulais vous entretenir ! x)
Merci
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MessageSujet: Re: La solitude et les comportements attachés   Mar 1 Mai 2012 - 22:15

Douce et belle Solitude...

C'est la plus Belle des Amies. Je ne vais pas répondre à la question, mais juste écrire un texte, un petit texte...

Solitude, Amour de Ma Vie...
Solitude, c'est la seule qui gardera tout vos secrets, qui ne vous décevra jamais, qui ne vous insultera jamais. Solitude, c'est celle qui ne vous jugera pas, ne fera aucune remarque méchante, ne vous blessera pas.
Elle est là, et ne s'enfuit jamais, ne vous quittera jamais pour un autre. Alors pourquoi aller donner sa confiance à d'autre et être forcément déçu? Oh, je connais les raisons, la réponse à cette question. Mais Solitude Mon Amour...
Pourquoi ne pas laisser les gens venir à Soi? Il y en a toujours qui viendront. Toujours. Les laisser, ne pas s'attacher pour ne pas souffrir, mais profiter et s'amuser tout de même. Alors pourquoi Ô Solitude, on te peint un manteau si noir?

*éclate de rire*

Suis-je fou? *sourire moqueur*
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MessageSujet: Re: La solitude et les comportements attachés   Lun 11 Juin 2012 - 12:50

Je pense que la Solitude c'est un peu plus et un peu moins que tout ce que vous avez pu dire, en tout cas, à mon sens.

Pour moi, il y a être Seul et être Seul avec soi même.

Dans le premier cas, on ressent à mon sens une sorte de vide. Comme si on existait pas vraiment, comme si pour un temps on avait l'impression que la vie nous avait déserté, qu'en quelque sorte, nous n'étions plus vraiment Nous. Il faut s'imaginer un peu perdu dans le néant, comme si plus rien ne vous différenciait de lui. Vous ne controllez pas votre corps et votre esprit n'arrive pas non plus à se fixer sur une réponse recevable de "Qui suis-je et pourquoi suis-je là".
Pour moi, cette solitude là est la plus dure puisque nous n'avons rien, même pas nous pour nous tenir compagnie. C'est un peu comme ce que disait Revan, la Vérité toute nue. La Page Blanche. Le Grand Vide.

Et pourtant, cette Solitude n'est pas agréable (je dirais même pas vivable sur le long terme), peu importe qu'elle soit la Vérité et que Rien ne soit Rien en ce bas monde. La Vérité de l'être Humain à mon sens n'est pas d'être dans le Vrai mais d'être en Vie tout simplement. Et la Vie pour moi passe par le Mouvement et non par le Néant.

Bref, ce que j'essaye de dire c'est qu'à mon sens, on peut parvenir, à force de solitude, à ne plus rien ressentir, à ne plus rien penser et à se sentir totalement vide. Une sorte de coquille abandonnée qui fonctionne en pilote automatique, qui se raccroche à son rocher en désespoir de cause ou qui se laisse balloter par les flots.

Quand on est dans cette Solitude, on ne peut pas aller vers les autres pour la simple raison (qui n'est pas forcément bonne) qu'avant d'être avec les autres il faut être avec soi. On va leur dire quoi aux autres ? Qu'on est une coquille vide ? Ou on va s'inventer un masque qui de toute évidence ne durera pas ? Pour moi, dans cette situation il faut partir à la conquête de soi, de ce qu'on est vraiment. J'ai jamais dit que c'était facile. Moi, sur mon cheval et avec mon épée, j'hésite encore à sortir de cette fichue coquille.
Bien sûr, si l'autre vient à nous, c'est différent et l'on peut, pour un temps, reprendre pied, retrouver le chemin, choisir le courant.

Quand à l'autre Solitude, ce n'est pas forcément un choix, on se retrouve parfois seul par la force des choses mais dans les deux cas, on se tient compagnie, on a pas vraiment peur puisque l'on sait qui on est et même si on ignore notre propre valeur, on se doute, quelque part, que la Solitude est un passage et qu'il y a un équilibre à trouver.

En ce qui concerne exclusivement cette deuxième Solitude quand elle serait subie, la meilleure solution serait de s'interroger sur soi. Qui est-on ? Que veut-on ? Cette Solitude nous pèse-t-elle ? Et à ce moment, choisir d'agir pour s'en départir car le moment où l'on est seul ne nous convient pas, ou choisir de l'assumer et de la savourer pleinement.
Ensuite, les actions dépendent de chaque situations, de chaque personne et en s'introspectant, en prenant le temps qu'il faut, chacun trouvera sa propre solution.
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Choup
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MessageSujet: Re: La solitude et les comportements attachés   Lun 11 Juin 2012 - 15:22

Alors... Ca fait longtemps que j'étais pas passée par ici, ça tombe bien, je vais avoir plein de trucs à dire (ou pas, hein ^^).

Allons-y dans l'ordre :

Revan, j'aime bien ce que tu dis, et je suis à peu près d'accord avec ta solitude métaphysique même si ça peut paraître un peu désespéré comme position. Ca me fait penser à une pièce de Pirandello que j'avais lue il y a quelques années, il me semble que ça s'appelle Six personnages en quête d'auteur. Et pour faire court, disons que, outre la mise en abyme et toute la question de la réalité du théâtre, ça parle aussi de l'incapacité qu'ont les êtres humains à se comprendre, à communiquer. Et c'est de cette impossibilité que découlerait une bonne partie des problèmes existentiels des hommes. Car nous sommes nous et donc, nous ne pouvons jamais être autre chose que nous, jamais totalement objectifs, la réalité nous apparaîtra toujours déformée par nos perceptions. Dans ce cas, impossible de se mettre à la place de quelqu'un, impossible de le comprendre en profondeur, nous ne pouvons qu'échanger en surface mais jamais vraiment comprendre l'autre et donc communiquer avec lui. Le personnage qui soutient cette thèse finit par dire que toute communication est vaine puisque l'incompréhension mutuelle ne mène qu'à la frustration et à la colère mais que les hommes, ne voulant pas accepter cette solitude absolue (je suis moi et rien d'autre), s'échinent à essayer de se comprendre et en fuyant la solitude, se fuient eux-mêmes.
Bon, c'est un résumé rapide et ma lecture date un peu donc si vous tombez sur cette pièce je vous invite à la lire (ou mieux, à aller la voir – personnellement je n'ai pas eu l'occasion). Et en fait, je ne sais même pas si je suis d'accord ou pas avec ce constat déprimé. Mon côté nihiliste me dit que oui mais mon optimisme forcené me fait me poser des questions.
En effet, autant j'accepte assez bien l'idée que la vie n'ait pas de sens, pas de but ultime autre que celui de vivre, autant, l'optique qui consiste à dire que de toute manière ça ne sert à rien ne me plaît pas trop. Parce que justement, ce qui fait qu'on est – un peu – vivants c'est, outre notre pouvoir de création (création de notre propre vie au jour le jour etc), les liens qui nous rattachent aux autres. Est-ce que seule sur une île déserte je serais toujours vivante ? Est-ce que n'ayant jamais côtoyé d'être humain, on est vraiment humain ? Est-ce qu'on existe pas aussi un peu par et pour les autres (dans leur mémoire quand on est mort etc) ? Nous sommes faits de nos amours... du moins j'aimerais le croire. Mais d'un autre côté – et là je pense à ce film et livre magnifique, Into the Wild – j'aime l'idée d'une existence indépendante, libre de toute attache, qui croise des vies mais ne se fixe pas... et je tourne en rond puisque l'ultime phrase d'Alex Supertramp c'est bien que "le bonheur n'est réel que s'il est partagé" (me souviens plus de la citation originale).
A quoi bon être heureux si l'on a personne à qui le chanter ?
C'est le bordel dans ma tête

Donc, j'arrive à Solituda et, évidemment, je ne suis pas d'accord ^^.
Ce n'est même pas le fond qui me fait tiquer mais plutôt la forme. Que tu aimes la solitude, grand bien t'en fasse, ce n'est pas mon problème. En revanche, ce qui me gène c'est que ton texte sent un peu beaucoup le déçu, le frustré, l'aigri. Genre le mec qui s'est pris des coups dans la figure et qui ne veut plus faire confiance parce qu'il a peur de souffrir. Je comprends cette attitude, je l'ai moi-même expérimentée mais, ce qui n'est pas cool je trouve, c'est qu'on dirait que tu essaye du coup de dégouter les autres pour qu'ils soient aussi mal que toi (c'est un "toi" général, hein). Je tape parce que je ne supporte pas de voir que d'autres s'en sortent bien et je veux qu'ils souffrent comme j'ai souffert... je trouve ça moyen comme attitude.

Azi pour finir, je suis plutôt d'accord avec toi je crois. Et je ne trouve pas que cela soit incompatible avec ce qu'on a dit au dessus. Maieuh j'ai pas grand chose à rajouter du coup
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Eclipse
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MessageSujet: Re: La solitude et les comportements attachés   Lun 11 Juin 2012 - 17:40

Choup a écrit:
Mais d'un autre côté – et là je pense à ce film et livre magnifique, Into the Wild – j'aime l'idée d'une existence indépendante, libre de toute attache, qui croise des vies mais ne se fixe pas... et je tourne en rond puisque l'ultime phrase d'Alex Supertramp c'est bien que "le bonheur n'est réel que s'il est partagé" (me souviens plus de la citation originale).
A quoi bon être heureux si l'on a personne à qui le chanter ?
C'est le bordel dans ma tête

Faut que je le lise/voie ce film/livre "Into the wild"! Et ta phrase, "A quoi bon être heureux si l'on a personne à qui le chanter", perso je trouve que c'est exactement ce que je ressens ^^

Et j'aime pas ces idées de solitude absolue, comme le dit Choup, c'est vrai que quelque part c'est pas faux mais c'est dit d'une façon tellement... Je sais pas, déprimante, négative, absolue, que je ne peux pas m'empêcher de pas être totalement d'accord. Et des fois, on se comprend, sans avoir besoin des mots même <3 (Bon j'avoue c'est pas souvent, mais alors p***** quand ça arrive, c'est vraiment des moments magiques).

Et... Voilà ^^" J'ai lu vos pavés mais j'ai que ça en guise de réponse xD (Faudrait que je relise pour répondre point par point si je voulais vraiment en fait...)
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MessageSujet: Re: La solitude et les comportements attachés   Lun 11 Juin 2012 - 19:47

Comment ça, je n'ai pas encore répondu ici !! xD

Bon alors je dois dire que j'ai lu tout vos pavé il y a un bout de temps et donc je n'ai relu que ceux de Solituda, Azi, Choup' et Eclipse... Mais j'y répondrais pas, mwahahaha


J'ai juste envie d'ajouter quelque chose (pas vraiment utile mais c'est pas grave x))

La solitude, je me souviens que je la cherchais souvent (et encore maintenant) quand j'en ai besoin, quand il y a des silences, quand justement je ne suis pas seule. Et donc je m'enferme et je rêvasse, quand personne de fais attention à moi. Ex, pendant les longs trajets en voiture. Personne ne parle, et bien dans ce cas je considère que je suis seule. C'est cette forme là de solitude que j'aime bien. (Même si j'aime bien quand je rompt le silence parce que je pensais à un truc marrant xD)
Idem quand je suis seule dans ma chambre mais quand ma famille est là. Dans ces cas là, j'ai besoin qu'on me fiche a paix.

Pourtant il y a la deuxième solitude. Même situation, je suis seule dans ma chambre. Sauf qu'il n'y a personne à la maison. (Ma mère est partie faire les courses, mon frère est au lycée et mon père au travail, imaginons) Et bien cette solitude là, je ne l'aime pas. Je fais tout pour la combler, pour l'ignorer. J'allume la radio, j'appelle des gens, je bouge, je m'agite... Je tourne en rond mais je ne veux pas être seule. C'est un peu bizarre.

Du coup, la première solitude n'est pas une vraie solitude dans la réalité (même si je suis effectivement bien seule dans ma chambre) mais c'est celle là que j'aime. Finalement quand je suis entourée, j'ai besoin de me retrouver seule dans ma tête (attention, je ne dis pas que je fuis les autres quand je ne suis pas seule); et quand je suis véritablement seule, j'ai la solitude en horreur. C'est très... bizarre. Et je ne comprend pas pourquoi. Pourtant c'est pareil, enfin il me semble...


C'est un peu une autre approche du problème, et je ne répond à personne en particulier.

Sinon, je suis globalement d'accord avec les définition d'Azi et le post de Choup. (Moi aussi il faut que je vois Into the Wild...)
Et pour Solituda, je suis plutôt d'accord avec Choup. Ne refuse pas d'emblée la confiance que tu pourrais avoir dans les autres. Chacun est différent. Tu peux avoir confiance dans certaines personnes. Même si ça fait mal, même si ça fait souffrir, tu n'es pas obligé de renoncer entièrement à la confiance. C'est vraiment quelque chose de magique.
Et la solitude, cette amie dont tu parles, n'est autre que toi-même. Et on en revient à ce que parle les filles...

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MessageSujet: Re: La solitude et les comportements attachés   Lun 11 Juin 2012 - 20:13

Juste pour réagir à un paragraphe d'Azi

Citation :
Pour moi, il y a être Seul et être Seul avec soi même.

Dans le premier cas, on ressent à mon sens une sorte de vide. Comme si on existait pas vraiment, comme si pour un temps on avait l'impression que la vie nous avait déserté, qu'en quelque sorte, nous n'étions plus vraiment Nous. Il faut s'imaginer un peu perdu dans le néant, comme si plus rien ne vous différenciait de lui. Vous ne controllez pas votre corps et votre esprit n'arrive pas non plus à se fixer sur une réponse recevable de "Qui suis-je et pourquoi suis-je là".
Pour moi, cette solitude là est la plus dure puisque nous n'avons rien, même pas nous pour nous tenir compagnie. C'est un peu comme ce que disait Revan, la Vérité toute nue. La Page Blanche. Le Grand Vide.

Ce Grand Vide comme tu dis, ce n'est pas forcément ne pas être Nous. Je penserais même plutôt le contraire, on se referme sur Nous-même donc on est Nous mais sans le montrer. Et ce Grand Vide par rapport au reste du monde, la Vérité toute nue j'en doute beaucoup. L'indifférence me paraît plus plausible. Etant refermée sur toi-même, tu ne vois plus le monde de la même façon.
A partir de là, je parle d'expérience. Le monde était devenu totalement vide. Qu'il pleuve, qu'il vente, ça ne me faisait ni chaud ni froid. Tout m'indifférait jusqu'à ma propre famille. C'était du Vide total, rien d'autre n'existait que l'intérieur de ma tête.
Plus dure que l'autre je ne pense pas, à l'époque je n'étais pas consciente d'être seule. J'avais mon monde pour me tenir compagnie, un monde simple qui se résumait à créer des histoires encore et encore. A vrai dire cette situation me paraissait même totalement normale, donc comme tu le dis, aucune question ne se posait.

Bon voilà c'est beaucoup de racontage de vie mais bon ...
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MessageSujet: Re: La solitude et les comportements attachés   Sam 13 Déc 2014 - 20:39

Je tiens à préciser que nous sommes avant tout des créatures sociable et que comme tout animal la vie seul est pas bonne voir mortel et je suis très sérieux... (ça se vois hein)

Ce n'est pas moi qui l'a découvert mais des philosophe au 5ème et 4ème siècle avant J.C ainsi dans le règne animale la vie familiale ponctue la vie de chaque individu si ce n'est la vie en communauté tel les loups ou les chiens (heureusement qu'on est là pour remplacer la mère sinon le chiot comme le chaton se lasserais mourir dans certains cas ils accompagnent leur maître dans la tombe) cela fait donc partie intégrante de notre vie nous ne pouvons vivre seul indéfiniment il est certes possible de faire un petit bout de chemin loin de la société mais pas plus d'un an car nous sommes trop interdépendant.

Ce qui remet en question le fait de se refermer sur soit même. Je dirais que ceci constitue une défense face aux autres surtout dans l'age trouble qu'est l'adolescence, par contre dans le cas de solitude subis les parent servent de garde fou à cette période ci elle permette de protéger l'enfant (l'adolescent mais psychologiquement enfant) d'une profonde angoisse pouvant mener à des désordre psychologique. Pour continuer dans ton sens Nour, je dirais qu'il est normal arrivé à un certains âge de vouloir être seul et souvent cette période se situe aux alentour de la quinzaine c'est un besoin plus qu'une envie dans ce cas. Cette remise en question est nécessaire, il s'agit de préparer l'adolescent à l'arrivé dans l'âge adulte et préparer son intégration dans la société en tant que citoyen à part entière et cela commence tôt ou tard et dure en général un ans ou deux. Il s'en suit souvent des altercation où l'adolescent remet en question l'autorité et son environnement (prof, parent etc...) bref vous voyez le topo de la crise d'ado =)

Cependant dans le cas d'un contexte familial difficile (je connaît cela) il arrive que l'enfant s'auto-exclu de la société au point même qu'il se renferme sur lui même et ne peut sortir de sa coquille que si la situation se stabilise ce qui est rarement le cas et dans ce cas le risque de trouble profond de la personnalité ou encore un gros problème de sociabilité à l'âge adulte est plus que probable si l'enfant n'est pas suivi par un psychologue.

Vivre seul ne constitue pas une force mais un vrai handicap tellement ce n'est pas naturel...

Bref!!! Être seul à l'âge adulte par contre se remarque souvent après un traumatisme tel que la perte d'un proche, d'un ami ou encore une séparation on en a besoin pour reconstruire des bases solide mais aussi comme pour les adolescent se repositionner soi par apport à la société (un recentrage en gros) être seul tout le temps n'est en tout cas sûrement pas une solution.

Comme Nour dans cette période d'indifférence tu apprend à te créer un univers à t'occuper l'esprit ...ce qui est drôle c'est que cet accès d'imagination a deux possibilité : Soit tu te crée un monde et une vie ce qui te donne un rayonnement mystique et une raison d'être auprès des autre (quitte à mentir ouvertement et croire à tes mensonge ce qui est au passage une maladie mentale) Soit tu te crée un univers qui ne se réveille que quand tu te retrouve seul de nouveau, ce qui donne dans beaucoup de cas des personne très imaginatif et porté sur un pouvoir créateur absolu. Cela se vois souvent chez les dessinateurs, les graphistes, les écrivains, les auteurs de science fiction et de fantasy où les sentiment interviennent peu dans l'écrit où seul une interprétation vague des sentiment est représenté, mais la part imagé est très détaillé et l'univers très complet (Je dirais que ce deuxième exemple est le cas de tout ceux du forum y compris notre regretté Pierre Bottero mais encore J.R.R.Tolkien pour ne nommer qu'eux).
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MessageSujet: Re: La solitude et les comportements attachés   Lun 21 Nov 2016 - 22:12

Attention déterrage de sujet.
Je cherchais pas ça du tout à la base, mais j'ai récemment réfléchi sur la solitude (seule x)) donc je suis passée voir par curiosité. Eh bah je suis à la fois agréablement étonnée, un peu triste et pas du tout surprise ^^'

C'est marrant parce qu'avec un ami, la semaine dernière, je cherchais à définir l'amitié. Après avoir passé les caps du 'l'amitié c'est quand tu te réveilles et qu'il y a quelqu'un en face' et 'l'amour c'est quand tu te réveille et qu'il y a quelqu'un à côté', puis une longue réflexion sur la polygamie (vu que l'amitié c'est à plusieurs, il faut faire un cercle, donc il y a forcément plusieurs personnes à côté de toi, et comme c'est réciproque....), j'en suis arrivée à lui expliquer que l'amitié est une drogue. (oui je m'éloigne un peu du sujet)
Pourquoi ? Parce que la première vraie amitié c'est quelque chose de fort, c'est bon et ça donne envie d'en avoir plus; puis on s'accoutume, et quand la fin arrive, ça fait mal.
Voilà le lien avec la solitude : un des cas les plus extrêmes de la solitude, c'est ne pas avoir d'amis.

Et c'est là que l'anglais est bien fait : il y a "alone" et "lonely". Seul et solitaire; par choix et/ou par contrainte.

J'aime beaucoup l'analyse de Nerual, la solitude "seule" et la solitude "entourée", parce que ça fait écho avec ce que je ressens parfois depuis que je vis seule : j'ai beau avoir déjà parlé avec mes voisins, ce ne sont pas des amis, et je n'ai plus personne "chez moi". Alors de même, je m'occupe, je parle à des gens, je bosse ou je lis pour tromper le temps. C'est la solitude gênante de ceux qui n'ont pas l'habitude d'être "vraiment" seuls.

Il y a ensuite la solitude "entourée" : celle où on est bien, à faire ce qu'on veut/doit/amie faire, mais avec d'autres personnes autour. Et si elles ne sont pas nécessairement dans la pièce/l'appartement/la maison/l'immeuble d'à côté, elles ne sont pas loin, et surtout elles seront prêtes à t'accueillir à (presque) n'importe quelle heure, du jour ou de la nuit. On est solitaire sans être seul.

Puis vient la solitude forcée. Je ne l'aime pas, elle, elle blesse souvent, surtout au début, quand on n'en a pas l'habitude. A la longue, elle devient un regret, puis une habitude. Elle peut même finir comme choix : j'ai été rejeté, je ne veux pas courir le risque que ça se reproduise (Solituda l'avait dit mieux que moi). Et je suis bien, seul, je n'ai pas de comptes à rendre.

Je fais un rapide (ou pas) paragraphe sur le fait que l'on peut ressentir un besoin (plutôt une envie ?) de solitude par moment, par déception, par tristesse, pour être "seul avec soi-même" un moment aussi. Mais pourquoi la prolonger ? Surtout si l'on a des gens auxquels on tient, ou qui tiennent à nous. Alors oui, il peut y avoir l'orgueil mal placé, la jalousie, on peut en vouloir à l'autre. Mais à quel prix...

Ah bah voilà, j'ai trouvé. Solitude et isolation. Vous avez pourtant évoqué les deux, sans tenter d'en trouver la différence. Alors Google est mon ami :

Isolation : (je vous épargne la partie sur l'isolation thermique/électrique)
Mécanisme psychique de défense qui consiste à rompre les liens associatifs existant entre une représentation et son affect et qui peut persister à l'état isolé dans la conscience. (Larousse)

Solitude :
État de quelqu'un qui est seul momentanément ou habituellement : Profiter d'un instant de solitude pour réfléchir. Aimer la solitude.
État de quelqu'un qui est psychologiquement seul : Solitude morale.
Caractère d'un lieu où l'on se sent seul, isolé : La solitude des forêts.
Littéraire. Lieu solitaire : Habiter dans une solitude champêtre. (Larousse)

Wikipédia annonce aussi pour la solitude qu'elle n'a pas le même sens si elle est choisie ou subie (je n'ai pas lu l'article)

Vous, vous faites quelle différence entre ces deux mots ? (en tout cas avant d'avoir lu les définitions)
Qu'est ce qui vous pousse à chercher la solitude ? Et au contraire, à la fuir ?


(juste parce qu'en tapant "solitude" sur Internet tu tombes sur pleins de pages qui ont l'air totalment dépressives, j'ai pas pu m'empêcher de penser à ça : https://www.youtube.com/watch?v=7W0iz5mh1cg )

Des bisous !
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MessageSujet: Re: La solitude et les comportements attachés   Aujourd'hui à 9:37

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