La Voie des Marchombres

Forum de réflexion consacré aux Marchombres et aux livres de Pierre Bottero...
 
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 Obsédants complexes.

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Eurotophobie
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MessageSujet: Obsédants complexes.    Mar 28 Aoû 2012 - 17:53

Salut à tous !
Je ne pense pas que le sujet a déjà été traité et c'était très important pour moi d'aborder ce sujet.
Voilà, depuis... Toujours je pense, j'ai d'énormes complexes et un manque de confiance en moi non-négligeable. Tout cela à cause de mon physique car je me trouve trop maigre, moche, etc. mais aussi à cause de ce que je suis intérieurement car j'ai l'impression d'être "inférieure" aux autres, j'ai développé une timidité excessive et je me dévalorise quasiment tout le temps. En rencontrant mon amoureux qui m'a appris que je pouvais également être aimée, j'ai commencé à aller mieux car j'ai (enfin) pu en parler à quelqu'un mais... Ce n'est pas encore ça...
Si je vous raconte tout ça ce n'est qu'en fait juste pour vous demander si vous avez vécu, ou si vous vivez, la même chose et si vous aviez trouvé des solutions pour peu à peu prendre confiance, s'épanouir et s'ouvrir aux gens en passant au-dessus de toutes critiques.

Merci d'avance à ceux qui répondront.




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Eclipse
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MessageSujet: Re: Obsédants complexes.    Mar 28 Aoû 2012 - 20:02

Il ne faut pas se dévaloriser. Personnellement, je manque aussi assez souvent de confiance en moi, donc je ne sais pas trop quoi te conseiller. Il faut que tu oses, que tu surmonte ta peur, qu'il s'agisse de timidité ou d'une situation où tu n'as pas assez confiance en toi pour agir. Ne réfléchit pas, ne pense pas que tu ne pourrais pas ou que ça va mal finir, lance toi! J'ai essayé, ça marche. Bon, j'ai toujours des petits soucis de ce côté, mais j'ai quand même progressé u___u

Dans la série (oui, je sais, je me rapporte souvent aux livres, désolée xD), Ellana n'accorde pas d'importance à son physique. Certes, elle n'est pas moche me direz-vous, mais même alors qu'elle a le visage difforme après la correction du Frontalier, elle s'en fou. Médite sur cet esprit là, essaye de le faire tiens. Je ne sais pas à quoi tu ressemble, si on se moque de toi sur le plan physique, dit toi simplement que, si tu es gros, a des boutons, est bigleuse, n'importe quoi (j'vais pas faire la liste des "défauts physiques" possibles xD), tu t'en fou. Tu te trouves trop maigre? Pas grave! Du moment que tu manges à ta faim, c'est tout ce qui compte! Tu te trouves moches? C'est pas grave non plus! Essaie juste d'être bien dans ta peau, de t'accepter comme tu es. Comme on dit, c'est ton coeur et ton esprit qui comptent, pas l'apparence physique.

Si quelqu'un t'insulte, te dis que tu es moche, ignore le. Franchement. Dis toi qu'il n'a pas à te juger sur ton physique, dis toi que s'il fait ça, c'est qu'il est stupide.

Après, comment aller plus facilement vers les autres? Là aussi, il faut faire des efforts, prendre son courage à deux mains, aller vers les gens, discuter avec eux. Evidemment, mieux vaut faire ça avec des gens avec qui on se sent en confiance plutôt qu'avec l'abruti de la classe entouré d'une myriade de copains qui n'attend qu'une occasion pour se payer ta tête (oui, ça existe!)

Bon, j'ai l'impression de dire des conneries (surtout que j'ai un ton bizarre dans mon message Oo) et de pas fournir de très bon conseils, mais je voulais quand même t'écrire, parce que je pense comprendre ce que tu ressens, et que je suis de tout coeur avec toi Courage!
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Tarja
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MessageSujet: Re: Obsédants complexes.    Mar 28 Aoû 2012 - 20:37

Tu n'es pas seule, je suis dans le même cas que toi même si ça c'est une peu améliorer depuis le lycée.

Bon, le physique honnêtement je ne suis pas un canon mais bon ça fais un moment que j'ai tiré un trait là-dessus, comme l'a dit Eclipse je m'en fout et je me dit que ça pourrait être pire, au moins je ne suis pas née défigurée comme un Picasso.

Mais le mal-être subsiste, il est plus profond il y a comme tu l'as dit ce sentiment d'infériorité qui est là depuis toujours et qui s'est aggravé au collège à cause notamment des idiots immatures.

Je ne connais pas la recette miracle j'essaye juste de me détacher petit à petit du jugement des autres, cette année je me suis fait de vrai bonnes amies qui me donnent confiance en moi, à plusieurs on est tout de suite plus rassurée et les attardés mentaux qui lancent "He la moche!" n'ont qu'à bien se tenir x) Je pense que pour ceux-là la solution est de les ignorer et se dire que tu vaux mille fois mieux qu'eux, que toi tu n'as besoin de rabaisser les gens pour te sentir importante.

En revanche quand je suis seule le problème ressurgit et je fais mon autiste asociale je ne me mêle pas aux autres parce que je suis timide, que j'ai peur d'être rejetée et d'être incomprise (c'est souvent le cas, je suis en marge des autres mais j'arrive pas trop a comprendre pourquoi) alors sur ce point là je suis ouverte aux conseils!



Là maintenant je suis en train de me dire que mon post est con, nul, beaucoup de racontage de life et aucune solution recevable, que si c'est pour dire ça autant ne rien dire mais comme je parle pour lutter contre le complexe du "je suis un caca moche qui vaut rien" ben je vais le poster quand même.
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Nell.
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MessageSujet: Re: Obsédants complexes.    Mar 28 Aoû 2012 - 22:49

Bonjour à tous !

Je suis moi aussi timide et je n’ai pas confiance en moi, et même si j’arrive de mieux en mieux à m’ouvrir aux gens et à oser faire ce que je veux, ce n’est pas encore ça.
Donc je tenais à m’exprimer sur ce sujet, même si je ne pense pas donner de conseils très utiles.

Bon, déjà, je m’excuse d’avance pour le gros racontage de vie qui va suivre, mais, n’étant franchement pas douée pour les conseils comme ça, dans le vide, sans explications du pourquoi je dis ça, je crois que le meilleur conseil que je puisse offrir, c’est de raconter ma timidité.

*mode racontage de vie on*
Suite à quelques remarques dévalorisantes et blessantes, j’avais vraiment commencé à craindre le regard des autres. Je venais d’entrer au collège, je ne connaissais presque personne, j’étais dans les plus jeunes ; ça n’a pas aidé. J’avais vite eu le sentiment d’être inférieure aux autres, de ne pas avoir ma place parmi eux, et j’avais toujours peur de faire ou dire quelque chose de travers, de déranger, d’être un poids. Alors je restais en retrait, silencieusement, et je me contentais souvent d’observer les autres et de tenter de les imiter. Je n’osais pas être moi-même.
Plus tard, j’ai compris que tout le monde a la même valeur et qu’il ne faut pas chercher à être quelqu’un d’autre, qu’il faut être soi, mais ça m’a pris du temps.
J’aimerais bien dire que c’est venu comme ça, qu’un jour j’ai fini par comprendre, mais ce serait un mensonge. La vérité, même si j’en ai honte, c’est que, entre ces deux étapes, j’ai commencé à me dire que j’étais supérieure à tous les autres, à mes camarades de classes et autres collégiens. Je comprenais facilement en cours, j’avais de bonne notes ; j’ai pris ces arguments pour me confirmer à moi-même ma théorie stupide.
Toujours aussi timide de l’extérieure, je suis devenue arrogante et prétentieuse de l’intérieure – et avec les quelques rares personnes qui trainaient avec moi. D’un côté, cette certitude d’être la meilleure que je m’étais fabriquée était réconfortante, je me disais que je valais bien plus que tous ces "populaires" qu’au fond j’enviais ; d’un autre côté, ce mensonge à moi-même me rongeait. Je me suis encore plus éloignée des autres.
Ce n’est que plus tard que j’ai enfin accepté d’arrêter de me voiler la face. J’ai accepté le fait que je sois d’un naturel discret et que je ne serais jamais une "populaire", mais que ça ne faisait rien, que je ne valais pas moins qu’eux pour autant, ni plus, et que moi, la discrète, et eux, les "stars", valions autant. J’ai arrêté de vouloir sans cesse me comparer à eux, pour me prouver à moi-même une prétendue supériorité. J’ai accepté le fait que je sois moi, qu’ils soient eux ; chacun différent et puis voilà.
J’ai finit par comprendre qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, et que je ne devais pas tenter de le faire, en essayant de devenir ce que je pensais que les autres voulaient que je sois, et que je devais être ce que moi je voulais être.
J’ai compris que même si je n’étais pas la meilleure, ce n’était pas grave, que je pouvais avoir ma place dans la société quand même, et des amis.
Alors j’ai été moi, une fille qu’on ne remarque pas vraiment, qu’on ne connaît pas beaucoup, dont on se moque parfois, mais qui est soi, et qui est bien comme ça.
*mode racontage de vie off*
Et voilà, le gros racontage de vie. Désolée.

En résumé, je voulais dire que nous avons tous la même valeur, qu’on soit tête de classe ou nul en maths, mince ou gros, avec un joli visage ou pleins de boutons sur la figure. Ne penses jamais que tu es inférieure aux autres (ni supérieure non plus, ne fais pas comme moi surtout). Nous ne sommes ni mieux ni moins bien les uns que les autres, nous sommes juste différents.
Il faut accepter cette différence, s’accepter, avec son caractère un peu timide et son corps un peu trop çi ou pas assez ça. Il faut accepter d’être soi.
L’avis des autres, comme le dit Eclipse, on s’en fout. Ils te trouvent belle, tant mieux, ils te trouvent moche, tant pis, et puis c’est tout. Bon, je sais, c’est facile de dire ça, mais il faut accepter de se dire qu’on ne peut pas plaire à tout le monde et surtout passer outre ce que les quelque uns à qui tu ne plais pas peuvent dire.
Et rester soi. Toujours.

Sinon, les choses qui aident à vaincre la timidité, à mon avis ?
-Les amis, d’abord. Ils nous aiment et ils nous montrent ainsi qu’on peut être aimé.
-Certains livres aussi. Je conseille tous les PB, ils m’ont beaucoup aidé.
-Autre chose qui m’a aidé : ce forum. Je ne saurais pas expliquer pourquoi, mais depuis que je le lis (même avant que je m’y inscrive), il y a quelque chose qui s’est débloqué en moi. (NB : merci, merci à vous infiniment)
-Et puis, comme il n’y a pas de solution miracle, il faut aussi prendre sur soi, oser donner son avis, avancer, se moquer du regard des autres, croire en soi.

Pour aller vers les autres, pas de solution miracle non plus, il faut se bouger. Mais là, je ne sais pas trop quoi conseiller, Parce que je suis plutôt solitaire et que ça me va, alors…

Bref, j’espère qu’il y a dans mon post au moins un conseil potable, sinon, je suis vraiment désolée.
Et, à toi Eurotophobie, et à vous autres les timides, je suis de tout cœur avec vous.
Courage!





édit Elu : après les Alcooliques Anonymes et les Hygiéniques Anonymes, voici les Timides Anonymes...

Désolée, je voulais absolument poster ça, mais je me suis dit que j'avais déjà ma dose de flood de la journée...
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Eurotophobie
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MessageSujet: Re: Obsédants complexes.    Mer 29 Aoû 2012 - 13:23

Merci pour toutes vos réponses.
Vous avez raison, il faut prendre son courage à deux mains mais... C'est le regard des autres qui m'inquiète plutôt.
Quand je suis seule chez-moi, je me trouve jolie mais face aux autres, en me comparant, je me sens mal à l'aise et je perds toute confiance en moi...
J'essaie de faire des efforts et avec le lycée (Je passe en Terminale), les amies que j'y ai rencontré, mon copain qui m'aide beaucoup, ça va un peu mieux mais il arrive toujours des fois où ça ne va pas où je me sens mal... Surtout lors des activités de groupe etc. pourtant je n'aime pas trop être en "solitaire" mais j'arrive difficilement à m'intégrer un peu comme racontait Eclipse sur un autre sujet avec les cours de théâtre.

Mais merci pour vos réponses, témoignages etc. Moi aussi je suis de tout coeur avec vous. <3




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MessageSujet: Re: Obsédants complexes.    Mar 11 Sep 2012 - 22:33

Honnêtement,
Il ne faut pas te comparer aux autres, d'une certaine manière tu es unique ( même si beaucoup de personnes ont ce type de complexe)
Essaye d'imaginer que tu as une carapace, le regard des autres rebondit sur cette carapace tandis que ceux qui veulent s’intéresser a toi plus profondément iront de parler.
Là, ouvre toi pour tes ami(e)s, ton copain et il ne faut jamais se dire "je suis moche".
Dis toi plutôt "je suis comme je suis, lorsque je me voie, je me plait".
Cela peut paraître bizarre mais se dire ça tout les matins évite de faire venir des pensées trop négatives.
Je ne suis pas un produit de beauté mais ma carapace me sers, maintenant le regard des autres ne me fait plus rien
Sur ce mon petit texte est terminé.
en espérant t'avoir aidé
Courage
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Eurotophobie
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MessageSujet: Re: Obsédants complexes.    Mar 11 Sep 2012 - 23:38

Je suis entièrement d'accord avec toi mais.. Je n'arrive pas à me dire que je me plait parce que ce n'est pas le cas tu vois ! J'ai pas très envie de me mentir à moi-même...
Je suis déjà timide, assez renfermée, j'ai peur que la carapace dont tu parles m'enferme et m'isole encore plus du monde. Tu vois ce que j'veux dire ?

Merci pour ton message.
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MessageSujet: Re: Obsédants complexes.    Mer 12 Sep 2012 - 7:13

Citation :
Quand je suis seule chez-moi, je me trouve jolie
Il est là l'important !
De plus, le but n'est pas de t'enfermer dans cette "carapace" mais de t'ouvrir aux bonnes personnes
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MessageSujet: Re: Obsédants complexes.    Sam 15 Sep 2012 - 23:41

Je me permet d'intervenir, parce dans tous les messages que j'ai lu sur ce topic, la plupart annonçait qu'aujourd'hui encore, même si le plus gros du travail est fait, un morceaux de malaise reste.
Je l'annonce haut et fort : à une époque j'étais complexée, aujourd'hui, je le suis plus. Plus du tout.

Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'un complexe, un vrai, ne vient jamais uniquement du physique. Ses racines sont bien plus profondes, et c'est pour ça qu'il est difficile de l'arracher complètement.

Voilà le topo: collège de province, première année pour Me Myself and I (yourself de son petit nom),une minuscule gamine qui ne sait pas ou se mettre. Surtout qu'elle n'est pas vraiment appréciée, la petite. Même qu'elle est pas belle, pas bien maline, mal coiffée, mal habillée, pas maquillée et franchement bizarre. Ça, les autres l'ont très vite remarqué, elle, elle l'a compris plus tard. Deux ans plus tard : premier constat. Yourself se rend compte, à force de petites remarques, de grandes gueules, de détails rabaissant entre autres que la pluparts des gens, filles ou garçons, ne l'aiment pas. Grand choc pour la jeune fille bien trop naïve et, il faut l'avouer, pas bien futée. Elle qui croyait que les autres se fichaient juste complètement d'elle ... Yourself se sens moche, bête, mal coiffée, mal habillé et bizarre.

Grand changement chez Yourself : elle se dit que quelqu'un d'aussi peu aimé doit avoir quelque chose qui cloche, et que, par conséquent, il allait falloir changer. Nouvelle coiffure, nouvelle garde robe, nouvelle façon de parler, nouveau maquillage, nouvelle personnalité. Yourself se rend compte qu'il est facile d'être aimé, bien plus facile que le contraire. Yourself, déjà très peu consistante, s'efface pour laisser la place à un personnage. Ce personnage est d'accord avec ce que disent les autres, s'habille, se coiffe, se maquille comme les autres, ce personnage n'aime pas l'école, est un peu bête mais gentil, drôle surtout quand il s'agit de se moquer des autres. Oui ce personnage est tout ça, mais il est entouré, ne passe plus les récré au toilettes parce qu'il n'a personne avec qui trainer, n'est pas seul dans les travaux en groupe, se fait complimenter lorsqu'il se rabaisse ou se critique, ce personnage n'est jamais seul. Oui mais voilà, il se sent toujours moche, n'aime pas son reflet dans le miroir, craint les regards des autres. Yourself était mal, à moitié elle même et à moitié ce que les gens voulaient qu'elle soit, elle n'était au final personne. Fin de la troisième année de collège.

Changement subtil chez Yourself : elle prend du recul, par rapport à ses "amies" mais aussi par rapport à elle même. Elle lis, beaucoup, découvre les livres de Pierre Bottero, et bien d'autres encore. Je comprend que je dois changer.

Je vous épargne les détails, cette révolution s'est étalé sur presque deux ans et a nécessité quelques point précis. De longs moments seule, loin du poids du regards des autres, un nouveau lieu de vie pour de nouvelles rencontres et de nouveaux départs, des changements radicaux au niveau physique pour oublier cette maudite tête que je voyais dans le miroir (à force de me couper les cheveux, je me retrouve maintenant avec une coupe très courte, là ou au début de cette histoire il tombait jusqu'au bat de mes fesses), beaucoup de recul et de réflexion : réfléchir à mes propres actes, mes paroles, me demander si c'est vraiment ce que j'aurais voulu faire, ou si c'était ce qu'on attendait que je fasse. Et surtout, surtout, trois bonnes tonnes d'autodérision.

Et aujourd'hui ? Et bien je ne suis toujours pas très aimée, il y a même certaines personnes qui me détestent sans m'avoir jamais parlé, et après c'est moi qui est bizarre. Mon visage n'a pas changé, mes cheveux ont juste raccourci, mon corps a à peine grandi (arg, vilaine Mère nature qui m'impose une taille de naine), et pourtant, entre mon reflet dans le miroir et la fille que je vois sur les photo, il y a tout un monde. Regardez autour de vous. Toutes les filles et femmes que vous trouvez belles sont elles grandes, minces et possédant d'une visage à la Angelina Jolie ? Avouez que c'est plutôt rare ... Parce quelqu'un de beau, c'est quelqu'un qui marche droit, la tête haute, quelqu'un qui sait ce qu'il n'a pas, ce qu'il a, et qui en joue.
Du coup, lorsque dans la rue je me promène avec mes "formes" maintes fois combattus et ce T-shirt rouge qui ma fait un teint pimpant et saint,alors si le soleil brille, si je suis seule et si je suis de bonne humeur, je sourie de la façon la plus insolente possible. C'est tellement plus drôle de compter le nombres de sourire retournés que de filer la queue entre les jambes et la tête entre les épaules. Aujourd'hui, si je me fais belle, ce sera pour moi même, par plaisir, et pour personne d'autre.

Voilà, je ne sais pas si j'ai aidé quelqu'un, mais si c'est le cas alors j'en suis heureuse ! :confettis:

D'un autre coté, j'ai un peu l'impression de m'être écartée du sujet là ...

Ah, et puis Tarja, va falloir qu'on discute sérieusement sur ce qu'est un canon, on n'a pas l'air d'accord sur la question.
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Lilimace
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MessageSujet: Re: Obsédants complexes.    Dim 16 Sep 2012 - 17:57

J'étais censée faire mes devoirs, mais là... fallait que je poste.

Il y a quelques points sur lesquels j'aimerais revenir (je l'avais déjà fait, mais au moment de terminer mon splendide pavé...ZIIIM ! l'ordi s'éteint. Vive les ordis qui surchargent quand on ouvre un deuxième onglet !) mais avant ça je vais vous recopier ( ) un texte, écrit par une certaine personne (ouais j'ai bloqué, et alors ? Elle est géniale j'y peux rien !)

Spoiler:
 

Je n'ai gardé que l'essentiel. Comme quoi, faut voir aussi les bons côtés de certains complexes

Ça m'amène à la deuxième chose que je voulais vous faire partager : la Beauté. Pas la beauté hein, la Beauté. On ne choisit pas d'être beau ou belle, il y en a qui naissent avec des yeux de biches et d'autres avec des nez énormes. Il y en a qui ont une taille de guêpe, et d'autre qui n'arrivent pas à se défaire de leurs kilos en trop.
En revanche, c'est à nous, et à nous seuls, de nous rendre Beau ou Belle. Tenez, je connais une fille, qui n'est pas vraiment belle (comme la chanson xD) mais en revanche, en la cotoyant longtemps, j'ai vu à travers ça, et maintenant si on me demande ce que je pense d'elle, pour moi il est évident qu'elle est Belle. Elle est même Superbe, et si sa vie amoureuse est une réussite, ça n'est pas pour rien.

Vous n'êtes pas responsable de la gueule que vous avez
mais vous êtes responsable de la gueule que vous faites.
Coluche.

Alors je sais bien, que tout ça vous le savez déjà, que "c'est plus important la beauté intérieure", mais que c'est bien beau tout ça mais ça règle rien. Je suis d'accord, plus facile à dire qu'à faire. Mais merde, ceux qui vous critiquent et qui vous rabaissent et qui vous font comprendre que vous êtes des mochetés ou je ne sais quelles absurdités, demandez-vous une chose : est-ce qu'ils me connaissent vraiment ?
Est-ce qu'ils savent de quoi ils parlent quand ils parlent de moi ? Est-ce qu'ils savent de quoi je suis capable, qui je suis à l'intérieur, qui je pourrais être si seulement ils me laissaient tranquille ?

Non. Ils ne le savent pas. Mais vous ne savez pas non plus qui ils sont eux aussi à l'intérieur. Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui ils se sentent obligés de s'inventer une haine envers des personnes qu'ils ne connaissent pas ? Les gens ne se connaissent pas entre eux. Je vois bien autour de moi, nous sommes des inconnus. Alors qu'est-ce que vaut la critique d'un illustre inconnu ? Bah rien.


*Très violent racontage de vie : on*
Je me souviens, en 4eme, les gens me prenaient vraiment pour une folle. Il était communément admis que j'étais "bizarre", à part pour les rares personnes qui me connaissaient. Vous savez ce qui m'a permis de ne pas m'enfermer dans des complexes, outre l'indifférence que je leur portais ? L'auto-dérision. Ah oui, c'est un remède miracle ça. L'auto-dérision, c'est magique.

Prenons un exemple, une situation au pif : "Eh la folle ! -Oui ? -Sérieux des fois tu fais des trucs bizarres hein, t'es sûre t'es pas une psychopathe ? -(en riant) Ah si ! Totalement ! D'ailleurs faites gaffe, des fois je mords ! (repart en souriant)"

Un autre, sur le physique : "Eh toi ! -Quoi ? -On t'as déjà dit que t'étais moche ? Je te jure de loin on dirait un mec ! -Ben oui, tu savais pas que je suis trans' ? Le jour je suis une fille et la nuit je suis un mec. Tu devrais essayer, je suis sûre que tu serais très bien en blonde...

J'ai toujours eu de l'auto-dérision. Petite j'étais plutôt ronde. On disait que j'étais grosse ? Je disais que oui et que c'était pratique quand je tombais. Plus tard j'ai eu des lunettes. On disait que j'étais intello ? Je disais merci. Ensuite j'ai eu les cheveux courts. On disait que j'étais moche ? Je disais que c'était des choses qui arrivent, et que ça fallait le dire avant que je me les coupe. Alors, les commentaires des gens, j'en avais rien à faire.
J'ai eu, je l'avoue, une période où j'essayais d'être ce que les autres attendaient de moi. Le premier jour où je me suis maquillée (j'ai horreur du maquillage en théorie), tout le monde disait "Oh la la Camille mais t'es trop belle ! Franchement change rien, t'es magnifique !" Moi fière de moi, j'ai continué. Et puis un jour je me suis pas maquillée parce que j'étais en retard. Le jour d'après non plus, le suivant non plus. Au bout d'une semaine, un gars de ma classe m'a dit "Camille pourquoi tu te maquilles plus, t'étais trop belle !" Et là j'ai compris. Les gens ne voyaient décidément que l'apparence. Le mascara qui va bien, le fond de teint bien étalé, les habits à la mode, et c'était tout. Qui ça intéressait de savoir que j'avais vu tous les Chaplin ? Que j'adorais le théâtre ? Que je chantais bien ? Personne. Tout était dans l'apparence. Alors là, ça m'a dégoûtée, j'ai tout arrêté. Je suis redevenue moi. Non, je ne suis pas redevenue moi. Je me souviens de cette période, cette période où, en parallèle de cette révélation, ma meilleure amie m'a dit qu'elle ne me reconnaissait plus, que j'étais devenue une autre personne que moi. Après ça je ne suis pas redevenue moi. J'ai avancé sur ma Voie. Je suis devenue une autre Moi, plus évoluée. C'est d'ailleurs à peu près à cette période que je me suis inscrite sur ce forum. Parce que je venais de comprendre ce que ça signifiait d'Avancer. Je vous jure, ça me paraissait tellement clair que c’en était presque palpable. C'était violemment merveilleux.

Je ne sais même plus de quoi je parlais à la base... En bref, je ne peux pas vivre sans mes différences. Comme la fille au nez, dans le texte. Si je n'étais pas folle et jamais maquillée, ça ne serait pas moi. J'ai besoin des ces choses, qui font de moi une personne unique. Et je n'ai pas fini de les découvrir et d'apprendre à les assumer. C'est comme ça qu'on Avance.
*Très violent racontage de vie : off* (L'ordi me souligne "racontage" en rouge, genre c'est pas français. Il veut que je dise quoi, racontement ?)



Désolée pour ce... Waw ! hum pavé... ça m'a semblé moins long de l'écrire... Mais bon, ça me donne une occasion pour mettre des points de suspension partout...

So, désolée pour cet espèce de message à rallonge, j'ai pas trop l'habitude... Si vous avez tout lu, dites-le moi : je fais une liste des gens à canoniser.




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MessageSujet: Re: Obsédants complexes.    Dim 16 Sep 2012 - 23:08

Chère Lilimace,
J'adore ton pavé, je le vénère et je l'adule.
C'est sérieusement que je dis ça car... Rien que le texte du début m'a touchée, tu as raison, si tout le monde était parfait on aurait rien à dire, rien à faire, on serait tous pareils, être différent, avoir nos défauts, ne pas être physiquement parfait, je trouve ça bien.
Sauf que quand tu n'es pas vraiment belle, personne (Et là, je parle plus de la gente masculine à laquelle tu veux plaire) ne s'intéresse à toi. Pas même les gars biens qui ont tous déjà une fille bien (Ce qui ne veut pas dire superbe) et... Personne n'ira jamais chercher à l'intérieur de toi vraiment si tu en vaux la peine ou pas. Alors moi qui suis petite, maigre, moche et pas très intéressante, je n'en vaux pas la peine à leurs yeux. On ne va pas voir à l'intérieur si l'extérieur n'est pas attirant.
Depuis... Deux ans je fais comme tu as fait, je me maquille, je prends soin de moi et je m'habille comme il me plait. Mais ça me plait de faire ça, j'aime beaucoup car je me sens plus belle (Quand je ne suis pas face aux autres). Mais à moi, personne ne m'a dit "Oh Nagisa, ça te va trop bien comme ça !" alors j'ai l'impression d'être une moins que rien, que je ne vaux absolument rien et surtout que personne ne saura jamais m'aimer comme je suis, réciproquement. Même si je fais semblant de rien devant les autres, je pleure et je suis jalouse.

Je suis surtout jalouse d'une amie à moi qui est... Parfaite à mes yeux, elle est tout ce que j'aurais aimé être. Je la trouve belle, adorable, gentille, ses manières sont à tomber. Quand je suis avec elle, je suis triste et mal à l'aise. Je me sens maladroite et effacée. J'ai l'impression que personne ne me remarque jamais à côté d'elle (Comme à côté de toutes mes amies d'ailleurs...)


Je souffre de me sentir comme ça. Je voudrais tout le temps me sentir comme quand je suis chez-moi, seule, devant mon miroir, et que je me trouve jolie ou entrain d'écrire ou de lire, ou d'imaginer ou de réfléchir en pensant que j'ai de l'imagination et des idées, et que je peux être intéressante. Mais malheureusement, ces instants ne durent que quelques minutes avant que la réalité ne me rattrape...

Encore merci.
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Aziliz
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MessageSujet: Re: Obsédants complexes.    Lun 17 Sep 2012 - 10:55

Comment j'ai pu ignorer ce sujet si longtemps ? ^^' ahum.

Les complexes, tout le monde ou presque les a connu ou les connaitras un jour, nombreux sont ceux qui le vivent au quotidien et qui lutte contre. Seulement voila, un complexe c'est souvent différent de ce qu'on croit. Il faut voir ça un peu comme un cheval de Troie, depuis dehors c'est un cheval, depuis dedans c'est une armée. Et bien imaginons que chacun de nous ai dans sa ville un cheval de Troie, pour certains c'est la timidité, pour d'autre la beauté, le poids, le fait de se sentir bête, etc. Pour moi, en ce moment c'est le poids et l'inculture. Voila, je complexe parce que j'en ai trop et que je n'en sais pas assez.
Ca, c'est ce qui se voit depuis dehors, un cheval. Mais dedans, c'est tout autre chose.

Avant de s'interroger sur ce qu'il y a dedans, on va s'interroger sur pourquoi il est là. Comment est ce qu'on a fait l'énorme bêtise de le laisser entrer, ce cheval, alors que - et l'histoire nous l'a enseigné - on sait bien que c'est une erreur. Ce cheval, on l'a peut être laissé entré parce que les autres nous on convaincus que c'était la beauté, la vérité, etc. A force de s'entendre dire "toute façon, toi t'a pas de cheval donc t'es nul" on se dit qu'il nous en faudrait peut-être un, de cheval. On peut le laisser entrer aussi parce qu'on a besoin de quelque chose et que l'on ne peut répondre à ce besoin. Quand on manque d'amour parental par exemple, on est tenté de compenser avec des amis et si cela ne marche pas, on fait entrer un cheval en se disant que lui pourra peut-être nous aider à nous faire aimer. En bref, on a fait une erreur.
Voila une enième façon de laisser entrer un cheval de Troie chez soi : en se reprochant sans cesse nos erreurs "oh lala, j'ai été trop ceci et pas assez cela" "j'aurai pas dû faire ça comme ci, j'aurais dû faire ça comme ça" ...
Pour pallier à ça, il faut savoir se pardonner. J'ai personnellement eu énormément de peine à me dire que c'était pas grave et que ce n'était pas en m'accablant de reproches que j'allais arriver à me débarrasser de ce cheval. Et puis, j'ai fait une expérience particulièrement banale, mais qui m'a fait comprendre qu'on retenait ce qu'on voulait retenir. J'ai juste dit à ma mère "j'aime téléphoner, je fais toujours des conneries. Déjà, la dernière fois j'aurais pas dû dire ça !" et ma mère de me répondre "tu avais dit ça ?". Je me suis rendue compte que moi, j'arrivais à me souvenir d'erreurs faîtes il y a longtemps (parfois plusieurs années) et que la plupart de mes proches oubliaient mes plus grosses en à peine un mois. Et que ce qui ne le faisaient pas, étaient, de toute évidence plus malheureux que moi...
Je me suis donc dit, si personne ne s'en souvient, à part moi, c'est que ce n'est pas si grave que ça.
Je ne dis pas qu'il ne faut pas apprendre de ses erreurs mais qu'il faut savoir les pardonner. C'est pas parce que je m'étale au quatre cent mètre haie qu'un jour je n'arriverais pas à sauter un muret. Pour prendre un exemple concret : J'avais à un moment peur de poster quelque chose sur le forum et qu'un jour quelqu'un vienne me dire que ce n'est pas une bonne idée, que j'ai dit une bêtise et que je n'étais pas dans le bon chemin. Et effectivement, c'est arrivé un jour que quelqu'un poste et qu'il soit dit "ouais Azi en avait déjà parlé mais c'est pas une bonne idée..." Et j'ai pu voir, ce jour là, que l'on se souvenait de ce que j'avais pu écrire (bah oui, les messages restent ^^') et que même si sur le coup j'avais proféré une énormité, les autres n'en avait rien à faire parce que cette énormité, elle était passée. Même si le sujet s'est relancé, ce que j'avais dit n'étais pas une base de ressentiment, mais au contraire, un appui pour faire autrement.
Depuis ce jour là, je n'en ai strictement rien à faire (passé le quart d'heure de digestion de l'info) d'avoir fait une erreur : si je peux réparer tant mieux, si je ne peux pas tant pis, je ferai attention la prochaine fois. On ne réussit pas un projet comme ça, sans essuyer d'échec, et si, quand vous cherchez un job d'été par exemple, vous vous arrêtiez à la première lettre de refus, vous n'auriez à coup s^ur pas de job d'été. Si vous persévérez, ce n'est pas avéré que vous en obteniez un, mais c'est possible.

Allez, je vous raconte une histoire. C'est l'histoire d'un peuple de Grenouilles qui vit en parfaite communion avec la nature. Un jour, l'une d'entre elle décide de "faire des JO grenouilles" pour se divertir. Elles se rassemblent donc autour d'un donjon et décident que la grenouille qui ira tout en haut aura gagné. Toutes les grenouilles essayent mais c'est très difficile, de nombreuses abandonnent et disent d'en bas "c'est pas possible, c'est trop difficile, ..." Presque toutes les grenouilles ont abdiqué, elles abandonnent en masse et crient de plus belle "c'est pas possible". Finalement, il ne reste qu'une seule grenouille qui essaye, elle essaye, essaye encore et finalement, elle y arrive. Toutes les grenouilles s'approchent alors pour connaître son secret. Cette grenouille n'est pas extraordinaire, elle n'a pas de capacité particulières... En fait, elle est juste sourde et n'a pas entendu que les autres pensait quec'était impossible. Comme elle y croyait toujours, elle a continué jusqu'à réussir.

Voila, une petite leçon grenouillesque comme quoi faut pas croire tout ce qu'on dit et qu'il faut persévérer.

Bref, tout ça pour dire qu'il faut accepter ce qui est, même s'il s'agit d'une erreur passée. Si on est toujours dans le passé à se demander pourquoi j'ai fait ça, on ne sera pas dans le présent à régler le problème.

Donc, maintenant, nous savons plus ou moins pourquoi ce cheval est entré. Cela nous donne de bonnes indications sur ce qu'il y a dedans, mais ce n'est pas tout. Il va falloir l'ouvrir et foutre dehors chacun des petits soldats qui se cachent à l'intérieur.
Prenons le cheval "je suis trop grosse" et ouvrons le. Nous y trouvons plusieurs soldats :
- Je n'ai pas confiance en moi
- Je n'ai pas confiance en mon corps
- Je n'aime pas l'image que je transmet aux autres
- Je n'aime pas mon mode de vie
- Je n'aime pas les salsifis
- Je n'ai pas le temps de m'occuper de ça
- Ce n'est pas grave
- Il y a plus important
- Je n'y arriverai pas
- Je suis bonne à rien
- Plus tard
- Un jour
- Oui, mais avec un professionnel
- J'ai peur de ne pas être à la hauteur
- Ca ne sert à rien
- J'ai déjà tout essayé
- C'est pas ma faute
- ...

On remarque qu'il y a quelques chefs de cohortes (je n'ai pas confiance en moi et je n'ai pas le temps (ou les moyens) par exemple)et de simples petits soldats (le plus petit étant je n'aime pas les salsifis). Nous allons donc apprendre à les combattre un par un. On commence par celui qui nous semble le plus fragile :
J'aime pas les salsifis, et alors, pleins de gens n'aiment pas ça et ne sont pas gros pour autant. j'ai le droit de ne pas aimer quelque chose, cela ne me nuit pas.
J'ai déjà tout essayé, enfin non, mais c'est plus confortable de penser que c'est pas de ma faute.
C'est pas de ma faute, mais si quelqu'un me refourgue un sac très lourd, suis-je obligé de le porter ?
Etc.

Le but étant déjà de comprendre ce qui se cache sous nos complexes et de pouvoir les rationaliser et travailler sur eux. C'est plus simple de s'attaquer à un soldat puis à un autre qu'à une armée entière.

Evidemment, les chevaux de Troie, ça marche aussi un peu comme les matriochkas : des fois, il y a des chevaux de Troie dans un cheval de Troie. Comme par exemple "je n'ai pas confiance en moi".

Et comme c'est à mon avis celui qui se cache derrière la plupart des complexes, je vais expliquer un peu comment on peut le démolir (au moins un peu), en tout cas, pour moi.

Pourquoi est ce qu'on a pas confiance en soi ? Parce qu'on a fait des erreurs dans le passé, parce que l'on aimerai être plus ceci ou plus cela (mais justement, comme on n'a pas confiance, on ne va même pas tenter de devenir plus ceci ou plus cela),...
On a peur de ne pas réussir à mener à bien nos projets, on se dit que l'on n'est pas assez bien pour passer par dessus ce petit muret.
Et bien, il ne nous reste plus qu'à apprendre à sauter.
On va commencer par sauter à pieds joints au dessus de rien. Voila, comme ça, juste pour évaluer où on en est. On se pose calmement et on réfléchit à ce qu'on voudrait sauter, à ce qui nous permettra de réussir mais aussi à ce qui nous empêche de réussir. Quelles sont mes peurs vis à vis de cela ? Sont elles rationnelles ? Quelles sont les raisons que je me donne ? Prétextes ouvraies raisons ? J'ai peur d'aller vers les autres parce qu'on va se moquer de moi (possible) et que je vais finir rejetée et marginale, que je n'aurai pas de travail et que je vivrais sous les ponts (irrationnelles). Je ne veux pas aller vers les autres, ils n'ont qu'à venir à moi, j'ai autre chose à faire (prétexte) ...
Une fois ce travail fait, on se fixe plusieurs objectifs et on évalue la motivation et les peurs pour chacun :
- Aller voir Emile : il est sympa, ce sera plus facile que de parler à un groupe, mais il risque de se moquer.
- Aller voir la bande de Elsa : c'est un gros groupe mais je sais que je pourrai m'entendre avec eux, j'ai très peur que ça échoue.
- Parler devant la classe : e veux vraiment y arriver mais ça me paralyse !

On choisit donc l'obstacle qui nous semble le plus facile à franchir (Emile) puis, fort de notre réussite (avec un peu d'acharnement si besoin) nous pourrons aller vers un obstacle plus difficile, puis vers un autre etc...

Le but de la manoeuvre est à la fois de nous donner confiance en nous prouvant que petit à petit, on peux réussir et à la fois de se ménager en n'affrontant pas tout de suite ces plus grosses peurs. Avouez, vous ne pousseriez pas votre meilleur ami, qui à le vertige, à faire unsaut en parachute. Vous lui proposeriez plutôt de grimper à un, puis deux puis trois mètres de haut, avant de sauter en parachute. Mais pourquoi on est si prévenant avec nos amis et si peu avec nous mêmes ?


Bref, pour résumer tout ça je dirai qu'il faut :
- prendre conscience du problème.
- Accepter le problème, sa cause ses conséquences
- Casser le problèmes en pleins de petits morceaux
- Choisir le morceau le plus facile à traiter et le traiter.
- Fort de cette réussite, poursuivre
- En cas d'échec, retenter.

Et surtout, on s'envoit des fleurs, parce que les autres ne le feront pas pour nous :
- Waoh, moi qui suit timide, j'ai été parler à quelqu'un !
- Je suis trop belle sans maquillage !
- Je suis bon pour moi
- Rien que mon sourire apporte le soleil !
- Je suis la meilleure, fallait bien être moi pour y parvenir !
- Je poste divinement bien xD
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