La Voie des Marchombres

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 Peur de l'oubli

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Miu Chan ~
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MessageSujet: Peur de l'oubli   Dim 11 Mai 2014 - 19:18

Je ne sais pas trop comment tourner ce sujet.
Il y a un mois ou deux, je lisais un livre, Nos Étoiles Contraires, de John Green. Dedans, un personnage a peur de l'oubli. dans le sens d'être oublié. Et ce sujet me turlupine depuis. ^^

Peur qu'il n'y est plus personnes pour se souvenir de nous, des centaines d'années plus tard, par exemple.

J'ai donc quelques questions, et je posterais mon avis après.
 Like a Star @ heaven  Doit-on avoir peur de l'oubli ?
 Like a Star @ heaven Si oui (et même si non, d'ailleurs), comment faire pour ne pas en avoir peur ?

J'aimerais recopier un passage de ce magnifique livre. Libre à vous de rebondir là-dessus.
Citation :
"Un jour viendra, ais-je dis, où nous serons tous morts. Tous. Un jour viendra où il ne restera aucun être humain pour se rappeler l'existence des hommes. Un jour viendra où il ne restera plus personne pour se souvenir d'Aristote ou de Cléopâtre, encore moins de toi. Tout ce qui a été fait, construit, écrit, pensé et découvert sera oublié, et tout ça, n'aura servi à rien. Ce jour viendra, bientôt ou dans des millions d'années. Quoi qu'il arrive, même si nous survivons à la fin du soleil, nous ne survivrons pas toujours. Du temps s'est écoulé avant que les organismes acquièrent une conscience et il s'en écoulera après. Alors si l'oubli inéluctable de l'humanité t'inquiète, je te conseille de ne pas y penser. C'est ce que tout le monde fait."

Et un autre:
Citation :
" - [...] J'ai peur de ne pas être en mesure de rendre quelque chose à la mesure du cadeau de la vie. Si ta vie ne sert pas à faire le bien, ta mort devrait au moins compenser. Et je crains que ma vie, comme ma mort, ne rime à rien. "

Est-ce que vous êtes plus ou moins d'accord avec ces textes ? Qu'est-ce que vous en pensez ?

  Like a Star @ heaven Je ne sais pas comment formuler une question là-dessus, mais le fait d'avoir peur de l'oubli parce qu'on a l'impression que notre vie ne sert à rien et que de ce fait, encore moins de personnes se souviendront de nous, est-ce "normal" ?

Je crois que mes questions sont assez mal formulées. Mais en gros, si vous voulez parler de l'oubli, toussa toussa, c'est ici. ^^
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MessageSujet: Re: Peur de l'oubli   Dim 11 Mai 2014 - 21:47

La peur de l'oubli, ou la peur de mourir sans laisser de traces, que notre vie n'ait eu aucun sens.

La peur de l'oubli dans le sens dans lequel on l'entend ici est très proche de la peur de la mort. En effet, ceux qui n'ont pas peur de l'oubli (parce qu'ayant déjà laissé "une trace" ou tout simplement n'ayant plus ce besoin de reconnaissance) ont moins peur de la mort. Et ceux que la mort n'effraie pas auront également moins peur de l'oubli.

D'où vient cette peur ?
Selon moi, cette peur peut venir de plusieurs facteurs comme le besoin de reconnaissance, la sensation d'inutilité de la vie, l'incapacité à se fixer dans l'instant présent, une mauvaise estime de soi, ...
En réalité, je pense que la peur de l'oubli prend notamment de l'importance lorsque l'on a la sensation que notre vie n'a pas été à la hauteur, qu'elle n'a eu aucun but, qu'elle n'a rien fait avancer, ...

Après, bien sûr que nous disparaîtrons un jour, c'est une certitude. Bien sûr que nos souvenirs disparaîtrons également de la surface de la terre de façon plus ou moins lente. Et bien sûr qu'un jour, nulle trace de nous ne subsistera. Cependant, tout dépend du point de vue que l'on adopte. Si l'important est juste que quelqu'un se souvienne de nous, que l'on marque l'histoire pour sa petite fierté personnelle post-mortem, oui, nous disparaîtrons définitivement (et on peut se demander finalement si cette fierté nécessitait autant d'efforts pour si peu de résultats) mais si l'important pour nous, pour nous rassurer, est simplement la certitude d'avoir servi à quelque chose alors n'oublions (!) pas que la moindre petite chose à ses conséquences et que donc notre vie, nos choix, perdureront dans le futur par leurs conséquences et les conséquences de celles ci. Prenons un truc bien vieux et bien oublié. Un dinosaure lambda par exemple. Personne ne se souvient de lui en particulier, par contre, sa vie, ce qu'il a fait, ce qu'il a ou non mangé, etc, a déterminé ce qui se passerait pour le cosmos tout entier, l'instant d'après, et ce faisant, à modifié ce qui se serait passé si ce dinosaure n'avait jamais existé.
Je ne sais pas si c'est très clair alors prenons un autre exemple : les ronds dans l'eau. On en a tous fait un jour, ils s'agrandissent et finissent par disparaître. Cependant, bien que ni le rond initial, ni les autres ne soient encore présent, le fait qu'il y ai eu à un moment donné à un endroit précis ce mouvement de l'eau a provoqué un changement pour tout ce qui pouvait "toucher" à cette eau (ce qui y vit, ce qui est autour, ...) et par le même phénomène qui a fait se propager les ronds dans l'eau, l'action, même si son souvenir disparaît, laisse malgré tout une trace.

Doit-on avoir peur de l'oubli ?
Je ne pense pas qu'une "peur" soit souhaitable d'une quelconque manière : on peut agir avec prudence, être raisonnable vis à vis de quelque chose de dangereux, une peur ne vous garanti ni sûreté vis à vis du danger, ni réponse appropriée. L'oubli n'est d'ailleurs pour moi pas un danger à proprement parler. C'est un peu comme la mort : c'est inéluctable, cela aura lieu un jour et ce n'est pas forcément "mal". Il faut d'ailleurs que l'on oublie des choses pour laisser place à de nouveaux souvenirs...

Pour ne pas avoir peur de l'oubli, il faut à mon avis prendre conscience de la racine du problème : est ce que j'ai peur que l'on m'oublie parce que j'ai la sensation d'avoir raté ma vie ? Est ce que c'est parce que j'ai besoin que les gens pensent à moi ? ... Finalement, pourquoi l'oubli fait-il peur ? Et fait-il peur après la mort ou même dans la vie courante ? (Est-ce qu'on ressent un manque d'attention, l'impression d'être quantité négligeable, ...)
Et pour ne plus avoir peur, il faut surtout trouver une juste mesure entre le Moi, l'individu unique et le Tout (les autres humains, le monde, ...). Si je suis trop centré sur moi, je peux avoir peur d'être oublié. Si je suis fondu dans le tout, je n'existe pas vraiment en tant que Moi, une personne unique. En trouvant l'équilibre, on peut ainsi être à la fois reconnu pour ce que nous sommes, nous ; mais aussi trouver une sorte "d'immortalité du souvenir" dans le fait de faire partie d'un tout.
Ce n'est pas très clair tout ça, mais je ne peux pas m'exprimer mieux.

Sinon, l'important reste de faire de sa vie une chose que l'on apprécie et qui nous rend heureux : ainsi, même si l'on est oublié un jour, ces moments n'auront pas été vains puisqu'ils nous auront rendu heureux.

Quand à la normalité de la peur de l'oubli - et je devrais dire, de l'envie de laisser une trace et que notre vie ai un sens - je pense que oui, c'est normal de ressentir cela particulièrement si l'on éprouve des regrets vis à vis de notre vie, qu'elle ne nous contente pas. Pour cela, il faut donc diriger ses pas dans une direction qui nous rend heureux. N'oublions pas que laisser une trace peut être une obsession telle qu'on finisse par ne pas avoir réellement "vécu" ou finir par laisser de nous une trace qui n'est pas en accord avec ce que nous sommes réellement. Il ne faut donc pas mettre la charrue avant les boeufs : menez votre vie, faîtes en quelque chose qui vous plait, vous laisserez ainsi une trace de ce que vous êtes.
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MessageSujet: Re: Peur de l'oubli   Lun 12 Mai 2014 - 0:36

king 
Je pense que c'est une histoire de foi.
Si tu pense que Dieu, l'Amour, la Vie, ou quoi que ce soit est éternel, alors nous pouvons survivre dans la mémoire du monde, cela n'a pas de fin, est rien du coup n'est vain.
rien de ce que tu as fais ne sera oublié car il aura participé à la construction d'un tout.
C'est le principe de l'infini, compréhensible, mais inimaginable car au delà de notre capacité de raisonnement.

Azi, je ne comprend rien à ce que tu as écrit. Tu veux tellement bien expliquer, que tu nous perd. J'aime bien comme tu écris, mais je n'arrive même pas à te lire en entier.
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MessageSujet: Re: Peur de l'oubli   Lun 12 Mai 2014 - 17:39

Et ben moi je crois que je t'ai comprise, Azi' !! Et je suis même plutôt d'accord.

J'avais juste envie de surgir pour préciser ça. \o/ Et p't'être aussi d'appuyer sur le fait que du coup, ressentir cette peur de l'oubli peut avoir un côté positif, justement en nous faisant prendre conscience, soit de notre "trop" grand besoin de reconnaissance, soit du manque de sens qu'on donne à notre vie, et donc nous amener à réfléchir et éventuellement à changer de voie. Ce qui fait beaucoup de répétitions d'une conjonction de coordination d'un certain type que je ne renommerai pas, non, non, non, ça fait déjà trop !

Et sinon... Pym, comment on fait si on n'a pas cette foi-là ?
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MessageSujet: Re: Peur de l'oubli   Lun 12 Mai 2014 - 18:15

une petite réponse (qui maintenant que je la relis ne fait que vous contredire...)
Déjà, je n'ai pas lus ce livre, donc désolé si je fait un hors sujet par rapport à la question originelle.
Ensuite, contrairement à Pym, je trouve ton message très claire Aziliz, par contre je suis en désaccords avec toi dès la première ligne (ah non, la deuxième), tout simplement parce que je n'ai pas peur de mourir (un peu quand même, mais par rapport à l'angoisse maladive développé par certains... cela me semble bien faible), mais être oublié: oui, ça m'angoisse...
Après, je trouve que la peur de l'oubli, et celle d'avoir vécue inutilement, sont la encore très différentes.  
Moi, j'associe la plutôt la peur de l'oubli à celle de ne pas sortir de la masse (que cela soit négatif ou positif), cela peut sembler absurde mais c'est typiquement ce qui m'angoisse: que cela soit avec les notes/le mode de vie/la façon de penser/la façon de mourir... je ne veut pas être comme les autres, pas forcements la meilleure, mais juste différente (j'ai longtemps crue pouvoir apparenter ça à l'égoïsme, mais cela me semble finalement assez différent), enfin bref j'avais toujours évité de me poser la question et il m'a fallu pas mal de temps pour le reconnaitre...
Je ne veut pas juste naitre, aller à la crèche, à la maternelle, en primaire, au collège, lycée, étude, boulot, famille, maison de retraite, cimetière....
Après je viens de penser qu'il y avait surement plein de personnes sortant totalement de ces normes mais inconnus... enfin c'est encore un peu flou dans ma tête, je reposterais quand j'aurais réfléchis...
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MessageSujet: Re: Peur de l'oubli   Lun 12 Mai 2014 - 20:05

Merci Miu d'avoir posté le sujet :)
D'abord parce que vendredi je passais l'épreuve de français philo d'un concours et que j'avais trouvé le texte particulièrement intéressant et que je voulais le recopier ici, mais dans le sujet sur l'immortalité, mais ici c'est encore mieux puisque ça s'y prête carrément. Je vais vous le recopier en spoiler. Prenez le temps de le lire et de le comprendre, il est plutôt simple (pour un texte de français de concours x)) et plutôt cool ;)
(Je précise que le thème de cette année est "Le temps vécu", mais ça ne sert pas à grand chose...)

Le temps, d’Étienne Klein:
 

Sinon, je suis plutôt d'accord avec Aziliz, quand elle parle de parallèle entre la peur de l'oubli et la peur de la mort. La peur de la mort, quand on est jeune, on l'a pas encore vraiment consciemment. Tout simplement parce qu'on y croit pas encore tout à fait, et parce qu'on pense que ça ne peut pas nous arriver tout de suite. On est trop jeune pour mourir. Alors que c'est faux. N'importe qui peut mourir, à n'importe quel âge.

Personnellement je n'ai pas encore peur de mourir, mais peur de perdre des proches, oui. Je commence à l'avoir un peu, d'abord pour le côté de manquer une bonne partie de ma vie (même si techniquement elle n'existe pas, donc je ne peux pas la manquer, mais on ne peut pas s'en empêcher) et aussi parce que je sais quelle douleur cela causerait à mes proches et que je ne veux et ne peux pas supporter ça. Pour ces deux raisons, j'ai peur de mourir. Disons plutôt une non-envie de mourir. Parce que c'est pas vraiment une peur et encore moins pour moi personnellement.

Quant à cette histoire d'oubli, je pense que vous pensez tous à long terme. Mais à court terme, croyez-moi, on est pas prêt de vous oubliez. Votre famille, vos amis, vos proches seront accablés par votre perte tout d'abord, puis ne garderont que les meilleurs souvenirs de vous, et ils les garderont toutes leurs vies (sauf si Alzheimer x)). Et je pense que c'est ça le plus important. L'oubli ne se produira pas chez vos proches et chez les autres on s'en fout. La peur que vos proches vous oublient ? C'est naturel, mais je pense que cela se rapprochent plus de la peur irrationnelle du regard des autres. Que les proches vous oublient ou que les autres vous regardent (et vous jugent, hein, parce que c'est de ça qu'on a peur), c'est une invention de notre esprit voué à nous torturer. Parce qu'on est tous un peu sadomaso sur les bords et qu'on aime se faire peur constamment en parasitant et paralysant notre cerveau.
Pour l'oubli à long terme, cela se rapproche du fait de vouloir laisser une trace de soi dans le monde pour ne pas qu'on vous oublie. Son nom, de hauts faits, des livres, la recherche, la célébrité par un moyen louable ou piteux (Gandhi vs Nabilla),... Bien sûr, je ne pense pas que les personnes qui arrivent à ce stade l'ont fait parce qu'elles avaient peur de mourir et qu'on les oublie. Ceux qui recherchent la célébrité, oui, ceux qui la subissent, non.
Et donc cette peur de l'oubli à long terme se rapproche indéniablement de la peur de mourir.
Ce qui explique pourquoi je n'ai pas peur qu'on m'oublie x) D'une parce que je m'en tape, et de deux, j'ai tout le loisir de m'imaginer que ce ne sera pas le cas parce que je sauverais l'humanité toute entière ou que je suis tout simplement une personne extraordinaire et que personne ne pourra m'oublier. Même ceux que je connais pas. Oui oui.    Techniquement, tout ça peut être vrai. Dans ma tête. Or comme dit dans le texte ci-dessus, la mort est inhérente à nous-même. Et comme nous ne la connaîtrons jamais vraiment, il convient de nous inventer celle qui nous plaît. C'est ce qui est dit rassurant. Après, je peux aussi souhaiter rester dans l'ombre et l'oubli pour ne pas que ma mémoire soit salie. Parce que qui dit souvenir, dit modification. Bergson disait d'ailleurs : "Toute chose se modifie en se répétant". Donc à chacun de penser ce qu'il veut.
(Mais ce que je pense c'est surtout la première raison. Je m'en tape (à long terme du moins) x))

Ah oui, et juste un truc : énormément de gens s'intéressent à leur généalogie (moi ça me dépasse, même si je trouve ça marrant un peu, tant que ça vire pas à l'obsession). Qui n'a pas retrouvé un arrière grand père, une arrière arrière arrière grand mère/tante dans les photos de familles ? Qui ne s'est jamais posé la question d'où vient son nom ? A mon avis, ce phénomène prouve qu'on ne vous oubliera pas de sitôt, comme nous nous pensons encore parfois à nos prédécesseurs, nos successeurs se souviendront de nous. Et si on succèdent pas, c'est pas qu'on a raté sa vie et que personne ne se souviendra pas de nous. C'est que notre vie a prit un chemin différent de celui omniprésent. Et il n'en est pas moins magnifique.

Après j'ai bien aimé le coup de "l'effet papillon". Chaque action a une répercussion même minime sur le monde et, cumulées, elles forment un grand tout qui forme précisément ce monde. Ainsi, dans l'Histoire du monde, écrite dans le sol et la nature, personne n'est oublié. Même les pigeons laissent leurs traces sur le trottoir (même si on s'en passerait bien x)).
Pour ce qui est de l'Histoire humaine, celle qui reste dans les mémoires des hommes ou des proches, je me suis expliquée plus haut.


Je n'ai pas beaucoup parlé du fait de donner un sens à sa vie, parce que pour moi c'est légèrement différent. Parce que ça parle de la vie, du pendant, et pas de la mort, de l'après.
Personnellement, j'ai pas la sensation de vouloir donner un sens à ma vie. Juste en profiter un maximum, de toutes ses richesses, parce que j'en ai la chance. Et aussi d'aider les autres comme je peux. C'est pas vraiment un sens mais plus un sentiment. Je ne sais pas si ça se rejoint ou pas, mais bon. D'ailleurs je ne sais pas si profiter et aider sont contradictoires ou complémentaires, si l'un est là pour ne pas culpabiliser l'autre, ou l'autre pour penser un peu à moi et pas qu'aux autres. Inconsciemment je n'en ai pas la moindre idée. Consciemment, je ne le ressens pas comme ça, mais plutôt comme deux parties de ma personnalité, simples et sans arrières pensées. Profiter de la vie et aider les autres à en faire autant. "Pour construire un monde meilleur   "
Peut-être que c'est un sens que je donne à ma vie. Mais je le visualise pas en tant que but, sens ou objectif. Je le visualise tout simplement en tant que moi.




(Miss Pavé a encore frappé   )
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MessageSujet: Re: Peur de l'oubli   Aujourd'hui à 9:34

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