La Voie des Marchombres

Forum de réflexion consacré aux Marchombres et aux livres de Pierre Bottero...
 
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 Contes et Histoires philosophiques

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Matthias
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MessageSujet: Re: Contes et Histoires philosophiques   Ven 8 Jan 2010 - 23:46

Ne serait-ce pas Edmond Wells qui écrit cela? ( dans lequel de Werber?)
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Elffeuer
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MessageSujet: Re: Contes et Histoires philosophiques   Sam 9 Jan 2010 - 6:12

Deux graines reposaient l'une à côté de l'autre dans une terre fertile au printemps.

La première graine dit :
"Je veux grandir ! Je veux plonger mes racines profondément dans la terre et lancer ma tige haut dans les airs... Je veux voir mes bourgeons s'ouvrir comme des drapeaux annonçant l'arrivée du printemps... Je veux sentir le soleil réchauffer mon visage et la rosée matinale bénir mes pétales !"

Et elle grandit !

La deuxième graine dit :
"J'ai peur. Si je plonge mes racines dans la terre, je ne sais pas ce qui m'attend dans cette obscurité. Ma tige est fragile, si j'essaie de percer la croûte de terre pour m'élever dans les airs, elle risque de se briser. Et si, à peine entrouverts, un ver venait à manger mes bourgeons ? Et si je montrais ma fleur, qui sait ? Un enfant pourrait m'arracher de la terre. Non, il vaut beaucoup mieux attendre pour sortir qu'il n'y ait plus aucun danger."

Et elle attendit !

Un oiseau qui passait par là, fouillant la terre en quête de nourriture, trouva la graine qui attendait et vite la dévora.

--------------------------------------------------

C'est l'histoire de deux amis qui marchaient dans le désert.

A un moment , ils se disputèrent et l'un des deux donna une gifle à l'autre. Ce dernier , endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable :

"AUJOURD'HUI , MON MEILLEUR AMI M'A DONNE UNE GIFLE"

Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent un oasis , dans lequel ils décidèrent de se baigner . Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva .

Quand il se fut repris , il écrivit sur une pierre :

"AUJOURD'HUI , MON MEILLEUR AMI M'A SAUVE LA VIE"

Celui qui avait donné la gifle et sauvé son ami lui demanda :

" Quand je t'ai blessé tu as écrit sur le sable et maintenant tu as écrit sur la pierre . Pourquoi ? "

L'autre ami répondit : " Quand quelqu'un nous blesse , nous devons l'écrire dans le sable, où les vents du pardon peuvent l'effacer. Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre , où aucun vent ne peut l'effacer ".

APPRENONS À ÉCRIRE NOS BLESSURES DANS LE SABLE
ET À GRAVER NOS JOIES DANS LA PIERRE

--------------------------------------------------

Entre ce que je pense ,
ce que je veux dire ,
ce que je crois dire ,
ce que je dis ,
ce que vous voulez entendre ,
ce que vous entendez ,
ce que vous croyez en comprendre ,
ce que vous voulez comprendre , et
ce que vous comprenez

Il y a au moins neuf possibilités de ne pas se comprendre

Mais , s'il vous plaît , essayons quand même !


Dernière édition par Elffeuer le Sam 9 Jan 2010 - 20:23, édité 1 fois
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Eleyra Leina
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MessageSujet: Re: Contes et Histoires philosophiques   Sam 9 Jan 2010 - 11:00

Tu l'avais déjà postée Elff'

_________________

Eleyra,
Fille du Vent et de la Nuit
Esprit des Tempêtes

Artiste des Possibles
Ayant la chance d'avoir l'unique et la génialissime Elurían Aeglir comme aide de camp
Première conseillère et juge suprême de la SABIA
Designer en chef du mobilier haut de gamme chez Soriamh & Cie
Co-présidente de la LPDFB...
Secrétaire Réciproque et Démone Emissaire de Miaou Til' Plume
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Elffeuer
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MessageSujet: Re: Contes et Histoires philosophiques   Sam 9 Jan 2010 - 20:34

Spoiler:
 

Nous étions un peuple sans loi, mais nous étions en très bons termes avec le Grand Esprit, créateur et maître de toutes choses. Vous Blancs, présumiez que nous étions sauvages. Vous ne compreniez pas nos prières. Vous n'avez pas essayé de les comprendre. Quand nous chantions nos louanges au soleil, à la lune ou au vent, vous disiez que nous adorions des idoles. Sans nous comprendre, vous nous avez condamnés comme des âmes perdues, simplement parce que notre culte était différent du vôtre.

Nous voyions la main du Grand Esprit dans presque tout : soleil, lune, arbres, vent et montagnes. Parfois, nous l'approchions à travers toutes ces choses. était-ce si mal ? Je pense que nous croyons sincèrement en l'être suprême ; d'une fois plus forte que celle de bien des Blancs qui nous ont traité de païens... Les Indiens qui vivent près de la nature ne vivent pas dans l'obscurité.

Saviez-vous que les arbres parlent ? Ils le font, cependant. Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez. L'ennui, c'est que les Blancs n'écoutent pas. Ils n'ont jamais appris à écouter les Indiens, aussi je doute qu'ils écoutent les autres voix de la nature. Pourtant, les arbres m'ont beaucoup appris : tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit.

Tatanga Mani ou Walking Buffalo, indien Stoney (1871-1967)

------------------------------------------------

"Alors tu penses que je suis courageuse?"
demanda-t-elle.
"Oui, je le pense".

"Tu as peut-être raison. Mais c'est parce que j'ai eu
des professeurs dont j'ai pu m'inspirer. Je vais te parler
de l'un d'eux. Il y a plusieurs années, quand j'étais
bénévole à l'hôpital Stanford, j'ai connu une petite
fille nommée Lisa qui souffrait d'une maladie rare
et très grave. Sa seule chance de guérison semblait
être de recevoir une transfusion sanguine de son frère
âgé de cinq ans, qui avait miraculeusement survécu
à la même maladie et avait développé les anticorps
nécessaires pour la combattre.

Le docteur expliqua la situation au petit frère et lui
demanda s'il était prêt à donner son sang pour sa
soeur. Je l'ai vu hésiter un instant puis prendre une
grande respiration avant de répondre: "Oui,
je vais le faire si ça peut sauver Lisa".

"Durant la transfusion, il était étendu dans le lit
à côté de Lisa et il souriait, comme nous souriions
tous en voyant la petite fille reprendre des couleurs.
Puis le visage du petit garçon devint pâle et son
sourire disparut. Il regarda le docteur et demanda
d'une voix tremblante:
"Est-ce que je vais commencer tout de suite à mourir?"

Parce qu'il était jeune, le garçon avait mal compris
le docteur; il pensait qu'il lui faudrait donner
tout son sang.

Oui, j'appris le courage, ajouta-t-elle, parce que
j'ai eu des professeurs dont j'ai pu m'inspirer."

Dan Millman
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Len Liv' Taga
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MessageSujet: Re: Contes et Histoires philosophiques   Sam 9 Jan 2010 - 20:50

Les deux derniers, et surtout le derniers sont...

Dis, c'est des histoires vraies ?
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Elffeuer
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MessageSujet: Re: Contes et Histoires philosophiques   Sam 9 Jan 2010 - 21:29

Pour la première, la réponse est oui.
Et pour la deuxième...Que répond ton coeur ?
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Zerda
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MessageSujet: Re: Contes et Histoires philosophiques   Lun 11 Jan 2010 - 21:40

Un couple Harmonieux : Philémon et Baucis


Un jour Jupiter décida d’aller rendre visite aux hommes, sous l’apparence d’un mortel. Il proposa à son fils Mercure de l’accompagner. Celui-ci retira d’abord les ailes attachées à ses sandales, afin qu’on ne le reconnût pas, et les deux dieux, habillés comme de simples voyageurs, descendirent en Phrygie, une région d’Asie mineure.
Comme le soir tombait, ils se dirigèrent vers de belles maisons, pour demander l’hospitalité. Ils trouvèrent toutes les portes closes, sauf celle d’une modeste chaumière, au toit couvert de roseaux des marais. Là demeurait un vieux couple, Philémon et Baucis. Ils s’étaient mariés jeunes, avaient toujours vécu au même endroit, supportant la pauvreté avec bonne humeur. Ce n’était pas chez eux qu’on aurait pu rencontrer des maitres et des serviteurs : ils étaient les deux à la fois !
Dès que les dieux eurent franchi le seuil de la porte, si basse qu’ils durent baisser la tète pour rentrer, Philémon les invita à s’asseoir.
Vite, avant qu’ils aient pu le faire, Baucis jeta sur les sièges de bois un tissu grossier. Puis elle entreprit de ranimer le feu.
Elle écarta les cendres encore tièdes, disposa dans l’âtre des feuilles et des morceaux d’écorce sèche et souffla dessus, du mieux qu’elle pouvait avec son peu de souffle, pour en tirer des flammes. Puis elle alla chercher dans la réserve des brindilles et des bûches fendues, qu’elle cassa, pour les disposer sous une petite marmite pleine d’eau.
Ensuite elle dépouilla de leurs feuilles les légumes que son mari était allé cueillir dans son jardin, et elle les plongea dans la marmite.
Avec une fourche à deux dents, Philémon décrocha un dos de porc fumé qui pendait depuis longtemps à une poutre noircie. Baucis en coupa un petit morceau, qu’elle ajouta aux légumes et pour attendrir la viande, elle la laissa longtemps mijoter dans l’eau bouillante.
En attendant que le repas fût prêt à être servi, les deux vieillards firent la conversation avec leurs hôtes et préparèrent le lit sur lequel ceux-ci pourraient s’étendre pour manger. C’était un lit en bois de saule, avec un matelas d’algues. Philémon et Baucis le secouèrent pour le rendre plus moelleux, avant de le recouvrir d’une étoffe qu’ils gardaient pour les jours de fête, bien qu’elle fût de peu de valeur.
Quand les dieux se furent couchés, la vieille femme retroussa sa robe, pour être plus libre dans ses mouvements, et apporta près du lit, de ses mains tremblantes, une table à trois pieds. Comme la table était branlante, elle cala le pied le plus court avec un tesson de bouteille. Ensuite elle l’essuya avec un bouquet de menthes et disposa dessus, dans des plats de terre cuite, des olives noires, des olives vertes, chères à la déesse Minerve, les fruits du cornouiller conservés dans le vinaigre, des endives, du raifort, du fromage frais, des œufs cuits sous la cendre. Puis elle apporta un cratère, pour y mêler le vin et l’eau, avec des coupes en bois de hêtre enduit de cire.
Bientôt arrivèrent les plats chauds. Enfin on écarta le vin, pour faire place au dessert : des noix, des figues mélangées avec des dattes ridées, des prunes, des pommes parfumées, des grappes de raisin dans leurs feuilles couleur de pourpre et au milieu, un rayon de miel blanc. Mais plus que ces mets simples, ce qui réjouissait le cœur des dieux, c’était la bonté rayonnante des deux vieillards, leurs empressement et leur générosité.
Cependant Philémon et Baucis s’aperçurent que le cratère de vin, souvent vidé, se remplissait de lui-même et ce fait étrange les effraya. Ils commencèrent à réciter des prières et demandèrent à leurs hôtes de leur pardonner la simplicité du repas et la lenteur de leurs préparatifs.
Ils ne possédaient qu’une seule oie qui, grâce à son ouïe fine, leur servait à garder la maison. Ils se préparèrent à la sacrifier, en l’honneur de leurs invités. Mais l’oie était plus agile qu’eux, alourdis par l’âge ! Ils ne parvenaient pas à l’attraper. Elle les fit courir longtemps et finit par chercher refuge auprès des dieux.
« Ne la tuez pas ! s’écrièrent alors Jupiter et Mercure. Oui, nous sommes bien des dieux et vos voisins seront punis, eux qui sont riches mais n’ont pas voulu nous accueillir. Ils recevront un châtiment mérité, mais vous, vous serez épargnés. Abandonnez votre chaumière et suivez-nous sur le sommet de la montagne. »
Les deux vieillards obéirent et, appuyés sur leur bâton, gravirent péniblement la pente. Lorsqu’ils arrivèrent au somment, ils virent, au-dessous d’eaux, le village englouti par un étang, seule leur maison était restée debout.
Comme ils se désolaient du sort de leurs voisins, ils assistèrent à la transformation de leur chaumière en temple : les troncs d’arbre fourchus qui supportaient le toit se changèrent en colonnes, les roseaux des marais en plaques d’or sur le faite, le bois de la porte en métal ciselé, et la terre battue en dalles de marbre...
« Vous qui savez pratiquer la justice, demandez-nous ce que vous voulez », leur dit Mercure avec bonté.
Philémon consulta Baucis et déclara :
« Nous souhaitons devenir les gardiens de votre temple et, puisque nous nous sommes toujours bien entendus au cours de notre vie commune, faites que nous mourrions ensemble. Que jamais je n’aie à porter le corps de ma femme sur son bûcher et que jamais elle n’ait à me mettre au tombeau ! »
Leurs vœux furent exaucés. Un jour qu’ils se trouvaient tous deux sur les marches du temple, Baucis vit Philémon se couvrir de feuilles, Philémon vit des feuilles couvrir Baucis, et déjà la cime des deux arbres dépassait de leurs visages. Tant qu’ils le purent, ils se parlèrent. « Adieu ! » dirent-ils en même temps et leurs deux bouches disparurent ensemble sous l’écorce qui les enveloppait.
Aujourd’hui encore, près de l’étang que hantent les oiseaux des marais, s’élancent deux arbres entremêlant leurs branches. Et les gens du pays leur offrent des guirlandes, en hommage à la piété de Philémon et de Baucis.

(Livre VIII) – 16 métamorphoses d’Ovide.
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La Dame
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MessageSujet: Le chant intérieur   Mer 13 Jan 2010 - 9:01

wouhaaa!!!En cherchant la rubrique citations, je me suis rendue compte que vous aviez un topick contes philosophiques!!!
Mais pourquoi on ne me dit jamais rien à moi???
Bon, j'y retourne ce soir quand j'ai le temps!!!!
En attendant, joyeux marchombres que j'ai le bonheur de cotoyer, et vous tous que je rencontrerai j'espère un jour, voici une jolie citation d'Henri Gougaud, "le livre des chemins", (contes de bon conseil pour questions secrètes):
"A l'intérieur de moi, que je sois gai, que je sois triste, je chante tout le temps.Quand on chante, on ne pense pas.On est comme un arbre, on foisonne."
Voilà...Bisous
flower afro flower
PS : alalah! Je crois que j'ai encore fait une fausse manip!Je voulais poster dans citations et j'ai bien peur d'avoir involontairement créé un nouveau sujet...aie aie aie...pourvu que Sorenn ait encore la batte de Laure!!



EDIT Frost : Rah là là... qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire pour punir La Dame d'avoir créé un nouveau topic au lieu de répondre au sujet... hum Elle devra acheter du Coca à son gendre pour la prochaine fois où il viendra chez elle. (Euh... pour info, son gendre... c'est moi (enfin je crois )).
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Sorenn
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MessageSujet: Re: Contes et Histoires philosophiques   Mer 13 Jan 2010 - 13:25


Figure toi que j'y pensais justement, en lisant ce message (ouch le tutoiement a eu du mal à passer là), et pour répondre à tes espérances, en effet j'ai toujours la batte de Laure, et elle n'est pas près de la récupérer, loin de là.
Par contre s'il s'avère qu'un jour je l'approuve sur une décision/punition/châtiment ou autre, je pourrais toujours la lui louer...
Cependant rassure toi, je n'en ai aucune intention dans le cas présent :).

Pour ce qui est de ta citation, elle est magnifique .
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La Dame
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MessageSujet: Re: Contes et Histoires philosophiques   Mer 13 Jan 2010 - 23:39

Non, Frost!!!
Pitié!!!
Pas le supplice du coca!!!
La torture du ketchup si tu veux...l'écartellement du buger mayo...tout mais pas le coca!!!! No
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Elffeuer
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MessageSujet: Re: Contes et Histoires philosophiques   Mar 2 Mar 2010 - 22:20

Un cavalier aperçut un serpent venimeux au moment où il se glissait dans la bouche d’un homme endormi. Que faire ? S’il laissait l’homme dormir, tôt ou tard le serpent le mordrait, et le tuerait.
Alors il fouetta l’homme de toute sa force. Il le réveilla brutalement d’un coup de fouet, il l’entraîna dans une remise où se trouvait un tas de pommes pourries. Sous la menace de son épée il obligea l’homme, qui hurlait de rage, à toutes les manger. Puis il le fit boire une quantité d’eau saumâtre sans prêter attention à ses cris.
-Mais que t’ai-je fait, ennemi de l’humanité, pour que tu me traites de cette manière ?
Après plusieurs heures de souffrances, d’insultes et de larmes, l’homme s’écroula sur le sol. Il vomit les pommes, l’eau et le serpent mort étouffé et noyé. A la vue de l’animal, il comprit ce que le cavalier avait fait. I lui demanda pardon de l’avoir insulté, et le remercia.
-Pourquoi m’as-tu sauvé ? demanda-t-il enfin.
-Parce que connaissance est mère de Responsabilité.
-Que veux-tu dire ?
Le cavalier resta silencieux. Il aida l’homme à se relever et à nettoyer ses vêtements. Celui-ci dit encore:
-Si tu m’avais prévenu de la présence de ce serpent dans mon estomac, j’aurais accepté ton traitement de bonne grâce.
-Je ne crois pas, répondit le cavalier.
-Pourquoi ?
-Si je t’avais prévenu, tu ne m’aurais pas cru. Ou bien la peur t’aurait paralysé. Ou bien tu te serais enfui à toutes jambes. Ou bien encore tu serais retourné au sommeil, y cherchant l’oubli.
Là-dessus, le mystérieux cavalier sauta sur son cheval et s’éloigna.


--------------------------------------------------------


Un vieux chinois, avant de mourir, fit un vœu. Il désirait voir l’enfer et le paradis. Comme sa vie s’était déroulée da l’honnêteté, son vœux fut exaucé.
On le conduisit d’abord en enfer. Il vit des tables couvertes de nourritures délicieuses, mais les convives paraissaient affamés et furieux. Assis à deux mettre des tables, ils devaient utiliser de très longues baguettes, et ne parvenaient à faire pénétrer aucune nourriture dans leur bouche. D’où leur souffrance et leur colère.
Ensuite on transporta le vieil homme au paradis et il y vit exactement le même spectacle.
-Oui, raconta-t-il à son retour. Les mêmes tables, la même nourriture, les mêmes baguettes. Mais tous les convives semblaient heureux et rassasiés.
-Pourquoi ? lui demanda quelqu’un.
-Parce qu’ils se nourrissaient les uns les autres.


--------------------------------------------------------


On disait un jour à Nashredin Hodja:
-Tu nous racontes des histoires, mais tu ne nous dis pas comment les déchiffrer !
-Que dirais-tu, lui répondit le conteur, si un homme qui vient te vendre des fruits les consommait sous tes yeux, ne t’en laissant que la peau dans la main ?
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Aziliz
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MessageSujet: Re: Contes et Histoires philosophiques   Sam 26 Avr 2014 - 10:25

J'ai fini par tomber sur ce sujet (et j'ai donc provision de contes à faire mien au moins jusqu'à Noel...) mais je tenais à vous faire part de ce que ma mémoire à gardé d'un autre conte de sagesse...

Cette histoire se passe en Orient. Un homme riche et vieux était tombé éperdument amoureux d'une femme bien plus jeune et belle que lui. Il l'épousa et l'aima tendrement pendant de nombreuses années.
Mais ce qui devait arriver arriva et la jeune femme tomba amoureuse d'un autre jeune homme. Ils se voyaient donc en secret dans une maison close dont la patronne ne pipait mot.
Cependant, un jour, le mari finit par s'en douter et questionna tant et tant la patronne qu'elle raconta toute l'histoire. Lorsque la jeune femme l'apprit, la terreur l'envahit : dans ce pays, la tromperie est punie de lapidation.
Pourtant, ce soir là, son mari l'envoya simplement se coucher. Elle pleura toute la nuit. Au matin, l'homme alla chercher sa femme et l'installa devant un copieux petit déjeuner. La femme mangea, étonnée, jusqu'à ce que l'homme lui dise :
"Tu n'utilises pas ta serviette ?"
Lorsqu'elle prit la serviette, elle y découvrit un petit écrin dans lequel se trouvait une fabuleuse bague que le mari avait acheté au plus grand bijoutier de la ville. Surprise, la femme répondit :
"Mais je ne le mérite pas."
"Non, c'est vrai, mais moi, je méritais de te l'offrir."

J'ai aussi retrouvé dans ce sujet un conte (première page il me semble, ceux qui se disputent et vont demander au grand moine de les départager) que je connaissais avec un escargot, un moine, un jardinier, le grand moine et son disciple =P Comme quoi, les contes sont vivants ;)
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MessageSujet: Re: Contes et Histoires philosophiques   Mar 29 Sep 2015 - 19:59

Je ne sais pas si c'est le bonne endroit pour poster cela mais bon...

Le crâne

Le désert avait, cette année-là, changé de visage, la couleur jaune ocre des dunes avait laissé la place au joli vert d’un tapis végétal abondant. Les lits des oueds étaient pleins d'eau, et ça et là, on apercevait des flaques d'eau dans le creux des dunes.

C'était une année de rêve pour Ahmed, le berger nomade, et pour tous les habitants du désert. Ahmed n'avait plus besoin de suivre à longueur de journée son troupeau de chameaux à la recherche de pâturage ; l'herbe était partout. Ahmed était déchargé du travail, il pouvait rester tranquillement sous sa tente, siroter son thé à la menthe ou se promener sur les dunes.

Une après-midi, Ahmed sort de sa tente, il marche un long moment sur la crête des dunes, et soudain, il se pose sur le sommet d'une dune et fixe l'horizon au loin. Sans se départir de sa contemplation, il regarde en dessous de lui dans le creux de la dune, et là, il voit une flaque d'eau, dans laquelle flotte quelque chose de blanc. Intrigué, il descend de la dune, s'en approche et s’aperçoit qu’il s’agit d’un crâne humain.
- Un crâne humain ! qui est-ce qui a pu amener ce crâne-la ici ? À ce que je sache il n'y a pas de cimetière dans les parages.
À sa grande surprise il entend le crâne lui dire :
- Eh homme, moi, c'est la parole qui m'a amené ici !
- Un crâne humain qui parle, s'exclame-t-il de nouveau, cette nouvelle il faut que je l'apporte au roi.

Il prend ses jambes à son cou et s'en va directement au palais. Il y arrive et s'écrie au roi:
- J’ai vu de mes yeux, ai entendu de mes oreilles une chose extraordinaire, j'ai vu un crâne humain qui parlait !
- Tu me prends pour un fou ou pour un imbécile ?
- Je ne dis que la vérité, Sir.
- Si tu dis la vérité, reprend le roi, tu seras récompensé. Mais attention, si tu mens, je te ferai couper la tête.
- Je dis vrai, Sir, je dis vrai. Le roi et tous les gens du royaume accompagnent Ahmed, pour découvrir la nouvelle. Aussitôt arrivé sur les lieux Ahmed se précipite sur le crâne :
- Crâne, voici le roi et tous ces gens qui sont là pour t’entendre, parle-leur comme tu m'as parlé tout à l’heure !
Le crâne reste silencieux.
- Parle ! insiste Ahmed, vas-y parle-leur ! Le crâne reste muet.

Comme promis, le roi ordonne à un de ses bourreaux de lui trancher la tête.
Ce dernier l'amène jusqu'au sommet de la dune et slash, il lui coupe la tête.
Sa tête roule et vient cogner le crâne qui était dans l'eau. Alors, le crâne lui demande :
- Oh ! tête, qui t'a mené ici ?
Et la tête de dire :
- La parole




Le ciel et la terre

C’est sûr, m’a dit un vieux paysan : un jour, ils finiront par recommencer à se disputer, et je ne sais pas ce qui va nous arriver. J’aime la terre, continua-t-il, mes ancêtres « Razako » y sont. J’aime le ciel, car mes Dieux « Anahariky » y sont. Je ne souhaite pas que la bataille recommence ; or elle va reprendre. C’est sûr, ça va arriver.

Et tout en larmes, le vieux paysan s’expliqua :

Autrefois, au commencement du monde, la terre et le ciel, qui sont parents, vivaient en très bonne intelligence. La terre est susceptible et le ciel est chatouilleux. Vint la dispute, et le ciel s’éloigna de la terre. Celle-là, furieuse, redoubla de replis pour l’atteindre : ainsi se formèrent les montagnes. Le ciel riposta par des orages, ses balles ; par le tonnerre, son canon ; par le vent, le souffle de ses soldats. La terre forma des volcans qui sont ses frondes. La lune intervint par ses larmes, le soleil par ses yeux rouges, la mer par ses vagues, le fleuve par ses torrents ; et, curiosité jusque là inconnue, le caméléon intercéda en faveur de la terre, par ses roulements des yeux.

La bataille cessa, mais la colère persista des deux côtés. C’est ainsi que le ciel reste, encore, là-haut, et que la terre demeure, ici-bas. On dit que, déjà depuis mille ans, la terre n’a pas été invitée par son frère le soleil, et que depuis mille ans, le ciel n’a plus parlé à sa sœur, la terre.

Et le pauvre paysan termina son récit : « Quand deux hommes ne se donnent plus à boire et à manger, c’est signe qu’ils couvent une haine farouche et qu’ils finiront toujours par s’entretuer ».
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Contes et Histoires philosophiques
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