La Voie des Marchombres

Forum de réflexion consacré aux Marchombres et aux livres de Pierre Bottero...
 
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 W. B. Yeats

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MessageSujet: W. B. Yeats   W. B. Yeats Icon_minitimeLun 22 Juil 2013 - 20:42

Je reparcours la rubrique poésie avec grand plaisir quand je réalise tout d'un coup qu'un de mes poèmes préférés n'y est pas ! Je suis sûre d'en avoir déjà parlé quelque part mais visiblement pas ici, donc je répare tout de suite cette erreur =)

Voici donc mon poème préféré de Yeats :


He wishes for the cloths of heaven

Had I the heavens' embroidered cloths,
Enwrought with golden and silver light,
The blue and the dim and the dark cloths
Of night and light and the half-light,
I would spread the cloths under your feet :
But I, being poor, have only my dreams ;
I have spread my dreams under your feet ;
Tread softly because you tread on my dreams.

~~~~~~

Il voudrait avoir les voiles du ciel

Si j'avais les voiles brodés du ciel,
Ouvrés de lumière d'or et d'argent,
Les voiles bleus et pâles et sombres
De la nuit, de la lumière, de la pénombre,
J'étendrais ces voiles sous tes pas :
Mais moi qui suis pauvre n'ai que mes rêves ;
J'ai étendu mes rêves sous tes pas ;
Marche doucement car tu marches sur mes rêves.




Et puis quelques autres poèmes =)



A Faery Song

(Sung by the people of Faery over Diarmuid and Grania, in their bridal sleep under a Cromlech)

We who are old, old and gay,
O so old !
Thousands of years, thousands of years,
If all were told :

Give to these children, new from the world,
Silence and love ;
And the long dew-dropping hours of the night,
And the stars above :

Give to these children, new from the world,
Rest far from men.
Is anything better, anything better?
Tell us it then :

Us who are old, old and gay,
O so old !
Thousands of years, thousands of years,
If all were told.

~~~~~~

Chanson de fées

(Chantée par les gens du pays des Fées à la mémoire de Diarmuid et Grania, dans leur sommeil nuptial sous un dolmen)

Nous qui sommes vieilles, vieilles et gaies;
O si vieilles !
Mille et mille années
Si toutes étaient comptées :

Donnons à ces enfants, nouveau-nés en ce monde,
Le silence et l'amour ;
Et les longues heures de la nuit aux perles de rosée,
Et les étoiles là-haut.

Donnons à ces enfants, nouveau-nés en ce monde,
Le repos loin des hommes.
Connais-tu mieux, connais-tu mieux au monde ?
Dis-nous le donc alors :

A nous qui sommes vieilles, vieilles et gaies;
O si vieilles !
Mille et mille années
Si toutes étaient comptées.






The white birds

I would that we were, my beloved, white birds on the foam of the sea !
We tire of the flame of the meteor, before it can fade and flee ;
And the flame of the blue star of twilight, hung low on the rim of the sky,
Has awakened in our hearts, my beloved, a sadness that may not die.

A weariness comes from those dreamers, dew-dabbled, the lily and rose ;
Ah, dream not of them, my beloved, the flame of the meteor that goes,
Or the flame of the blue star that lingers hung low in the fall of the dew :
For I would we were changed to white birds on the wandering foam : I and you !

I am haunted by numberless islands, and many a Danaan shore,
Where Time would surely forget us, and Sorrow come near us no more ;
Soon far from the rose and the lily, and fret of the flames would we be,
Were we only white birds, my beloved, buoyed out on the foam of the sea !

~~~~~~

Les blancs oiseaux

Ah ! Si nous étions, mon amour, de blancs oiseaux sur l’écume de la mer !
Nous sommes las de la flamme du météore, qui va pâlir et disparaître ;
Et la flamme de l’étoile bleue du crépuscule si basse à la frange du ciel
A fait naître en nos cœurs, mon amour, une tristesse qui peut durer toujours.

Une langueur nous vient de ces rêveurs, perlés de rosée, le lys et la rose ;
Ah ! Chasse-les de tes rêves, mon amour ; la flamme du météore qui passe
Ou la flamme de l’étoile bleue qui s’attarde à l'horizon quand tombe la rosée ;
Car je voudrais que nous soyons changés en oiseaux blancs sur l'écume vagabonde, toi et moi !

Mon esprit est hanté d'îles innombrables et de maints rivages Danéens
Où le Temps sûrement nous oublierait, où le Chagrin ne nous toucherait plus ;
Nous serions vite loin de la rose et du lys et de la turbulence des flammes,
Si nous n'étions que de blancs oiseaux, mon amour, portés sur l’écume de la mer !






The Mask

"Put off that mask of burning gold
With emerald eyes."
"O no, my dear, you make so bold
To find if hearts be wild and wise,
And yet not cold."

"I would but find what's there to find,
Love or deceit."
"It was the mask engaged your mind,
And after set your heart to beat,
Not what's behind."

"But lest you are my enemy,
I must enquire."
"O no, my dear, let all that be ;
What matter, so there is but fire
In you, in me?"

~~~~~~

Le masque

"Pose ce masque d'or brûlant
Aux yeux d'émeraude."
"O non, ma chère, tu montres tant d'audace
A savoir si un cœur fou peut être sage
Sans perdre son ardeur."

"Je veux seulement savoir ce qu'il y a à savoir,
Amour ou trahison."
"C'est ce masque qui a captivé ton esprit
Et puis fait battre ton cœur,
Non ce qu'il cache."

Mais tu pourrais être mon ennemi,
Il faut que je le sache."
"O non, ma chère, laisse donc tout cela ;
Qu'importe, si la flamme brûle
En toi, en moi ?"






Down by the salley gardens

Down by the salley gardens my love and I did meet ;
She passed the salley gardens with little snow-white feet.
She bid me take love easy, as the leaves grow on the tree ;
But I, being young and foolish, with her would not agree.

In a field by the river my love and I did stand,
And on my leaning shoulder she laid her snow-white hand.
She bid me take life easy, as the grass grows on the weirs ;
But I was young and foolish, and now am full of tears.

~~~~~~

Au bas des jardins de saules

Au bas des jardins de saules je t’ai rencontrée, mon amour.
Tu passais les jardins de saules d’un pied qui est comme neige.
Tu me dis de prendre l’amour simplement, ainsi que poussent les feuilles,
Mais moi j’étais jeune et fou et n’ai pas voulu te comprendre.

Dans un champ près de la rivière nous nous sommes tenus, mon amour,
Et sur mon épaule penchée tu posas ta main qui est comme neige.
Tu me dis de prendre la vie simplement, comme l’herbe pousse sur la levée,
Mais moi j’étais jeune et fou et depuis lors je te pleure.

_________________
Semons l'intention de l'avenir dans la réalité du présent !
[Pauline Alphen]



Pièce 9 donc : la pièce manquante. Celle que l'on cherche ardemment, vaillamment, désespérément parfois et qui, en se refusant à nous, nous pousse en avant. Celle qui nous interdit de croire qu'on est arrivé et nous souffle à l'oreille que le plus beau est à venir.
Que le plus beau est avenir. Toujours.

[Pierre]
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