La Voie des Marchombres

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 L'école

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Vayel
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MessageSujet: L'école   Dim 4 Mar 2012 - 11:27

L'école. Le collège. Le lycée.
Parlons-en, parce qu'ils représentent, pour un certain nombre d'entre nous, au minimum 5 jours par semaine.

Que pensez-vous de l'éducation infra-BAC ? Êtes-vous pour ou contre ce système ? Pourquoi ? Est-il nécessaire ? Le considérez-vous comme coercitif ? Est-il dédié à l'épanouissement des élèves ? Le cas échéant, y parvient-il ? La nature de l'enseignement - sans prendre en compte la classe, les professeurs... seulement le contenu en lui-même ainsi que la manière dont il est transmis - est-elle convenable ? Pourriez-vous envoyer vos enfants à l'école ? Considérez-vous cette dernière - surtout à partir du niveau fin-collège/lycée - comme une perte de temps ?

Bref. Vous l'aurez remarqué, je m'interroge beaucoup sur cette éducation infra-BAC - celle plus ou moins imposée - sur son objectif, sur ses effets, sur sa cause...
En ce qui me concerne, je supporte de moins en moins ce système et je souhaiterais connaître votre opinion sur la question.

Merci !
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Nerual
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MessageSujet: Re: L'école   Mar 6 Mar 2012 - 23:26

C'est marrant, je ne me suis jamais posée ses questions directement, et pourtant j'ai l'impression qu'elles ont toujours été en moi... Comme inconsciemment. Bref, je les trouve très intéressantes, surtout maintenant avec toutes les nouvelles réformes du gouvernement qui mettent mon lycée dans la m****, pour ne pas être grossière.

Personnellement, j'ai toujours aimé l'école. Depuis toute petite. Principalement parce que j'adore apprendre. Mais dernièrement, j'ai le sentiment que certaines valeurs sont bafouées. Je m'explique.
De plus en plus on allège le programme et ce qui est demandé aux élèves permet de moins en moins les "développer". On ne demande plus de réflexion, on demande d'avantage du "par cœur". On doit recracher nos connaissances. C'est moins productif. Je ne parle pas de ce que j'ai vécu pendant ma scolarité, mais au sein d'une classe de terminale, par exemple, durant 10 ans disons. Le niveau baisse. Mais s'il baisse, je ne pense pas que ce soit les élèves qui sont moins intelligents, comme l'affirme certains profs, mais c'est parce qu'on leur en demande moins, parce qu'on ne leur permet pas d'avancer.
Ainsi, le travail de l'élève est moins valorisé, personnel.

Je sais par contre par expérience que la classe dans laquelle on se trouve ainsi que nos profs ont un impact énorme sur notre ressenti, impression de l'école. Même si le programme est super bien, mais que le prof n'est soit pas intéressant, soit pas impliqué, soit qu'on sent qu'il n'aime pas ça, qu'il se fait chier, soit qu'il est tout simplement nul, sadique, ... Cela se ressent sur la matière, même si c'est sur une matière que l'on adore. En revanche des profs compétents et passionnés peuvent donner envie d'approfondir, et même faire aimer la matière qu'ils enseignent. C'est un peu le but d'un professeur. J'ai eu plusieurs exemples comme ça.
Tandis que pour la classe le cas est le même. Pour ma part, j'ai toujours eu un très bon niveau sans trop forcer. Mais arrivée au lycée, si je n'étais pas tomber dans une des classes européennes où le niveau était hallucinant, mais parmi une classe normale du lycée, je n'aurai sûrement pas le niveau que j'ai actuellement. Ce que je veux dire c'est que d'être dans une très bonne classe m'a boosté.

Tout ça pour dire que je ne pense pas qu'on peut parler de l'école ou de l'enseignement sans évoquer, sans même les lier aux profs et à la classe.

Je vais tout de même essayer de parler des programmes dans leur ensemble, c'est de ça que tu voulais parler Vayel, quand tu disais "La nature de l'enseignement - sans prendre en compte la classe, les professeurs... seulement le contenu en lui-même ainsi que la manière dont il est transmis - est-elle convenable ?"
Tu veux parler des différentes matières enseignées et la manière dont elles le sont ?
Tout d'abord je crois que tout est fait pour qu'on ai des bases dans les domaines incontournables. Cependant comme je l'ai déjà dit, le gouvernement est actuellement en train de réduire ces bases au minimum. Si bien que dans certaines matières cela ne sert presque plus à rien, tellement on étudie peu. Je pense notamment au nouveau programme de Physique en première de cette année, dans lequel se trouve mon frère. C'est presque réduire à néant l'éducation. Cependant des matières comme la SES que l'on peut débuter dès la seconde et qui porte sur l'économie sont tout de même important dans le monde dans le quel on vit désormais. Mais moi, ça ne m'intéresse pas. Du coup je pense qu'on peut éprouver la même chose pour les maths la physique-chimie, la bio, même si moi je trouve ça passionnant.

Du coup est-il utile d'apprendre des choses qui, certains ne cessent de le répéter, "ne servent à rien dans la vie de tout les jours." ? C'est un sujet délicat. Personnellement je pense que oui. Parce que cela permet justement d'obtenir un esprit critique (d'accord c'est d'avantage en littéraire, mais je persiste à croire que les sciences développent cet esprit d'analyse). Mais dans ce cas là, un futur mathématicien n'a pas besoin d'analyser un texte, et un futur écrivain de savoir résoudre des fonctions du second degré. Je caricature volontairement. Mais on aurait alors affaire avec une spécialisation. Jusqu'au BAC on est dans une filière plutôt générale qui nous forme pour tous les métiers (en gros) que l'on peut vouloir faire. (je ne parlerai pas des filières pro).

Quant à la manière dont elle nous est enseignée, tu parles des professeurs, avec pour principal concurrents les ordinateurs/robots et les livres ? Moi, je suis pour avoir des professeurs, car tu peux communiquer avec eux, ils peuvent te comprendre, ou du moins essayer, et il y a un échange. Ce n'est pas le cas avec les livres ou les ordis. Rien n'empêche après de coupler les deux, c'est même préférable, mais je ne crois pas qu'un enseignement déshumanisé soit une bonne idée. Le seul problème avec les profs, c'est que ça dépend toujours du prof, et qu'ils ne sont malheureusement pas tous bien.

Je ne pense pas que ce soit une perte de temps, car elle forme à une universalité, tout le monde avec les mêmes bases. Et elle permet surtout, ce qui n'est pas négligeable, à une certaine culture générale. Pour ne pas être "inculte". Mais surtout on arrive enfin vers la fin collège/lycée à un niveau plus poussé. Car avant, on apprend juste à compter et à écrire correctement quoi...

Ce système convient à la majeur partie des cas, je pense. Donc oui, je suis pour. Et puis je ne vois pas comment on pourrait faire autrement, pour obtenir un minimum d'égalité. Je ne vois pas beaucoup d'autres solutions, d'autres systèmes à proposer. Cependant il est vrai que dans certains cas, il n'est pas approprié. Certains, on besoin d'une attention particulière, et ne peuvent pas travailler au sein d'une classe, ils se perdent. Il y en a évidemment d'autres ou au contraire, le système en place serait alors trop restreignant et ne permettrait pas à l'élève de s'épanouir. Dans ces cas-là, le système habituel ne convient pas. Mais d'autres moyens sont alors mis en place pour y remédier. Je pense donc qu'il est à peu près approprié et qu'en tout cas il fait de son mieux (en tout cas jusqu'à il y a peu, maintenant je ne sais pas, avec tout ce que nous a pondu Sarko,mais ce n'est que mon avis). Car rien ne sera jamais parfait, de toute manière. c'est tout simplement impossible. Il y aura toujours quelque chose à revendiquer.

J'espère avoir été plus ou moins claire. Pour résumer, Oui je pense qu'il est nécessaire. Du moins pour une grande majorité d'entre nous il est même indispensable. Car grâce à cela, on accède à la connaissance par des gens qui sont spécialisés, qui sont compétents (en principe), et avec qui on peut échanger et progresser. Les profs sont là pour nous faire avancer, pas pour nous saquer. J'ai conscience que mon point de vue est très idéalisé, cependant j'oppose cela à ce qui existait avant l'école, avant ce système, comme tu l'appelles. J'entends, les parents qui faisaient eux-mêmes l'éducation à leur enfants. Je pense que des profs sont plus appropriés. Et le système devient alors plus adapté à la demande d'éducation du peuple. Car le peuple ne veut pas être ignare. Mais j'ai l'impression que je m'éloigne un peu du sujet ^^

Celui-ci n'est pas véritablement coercitif (contraignant, c'est ça? Je ne connais pas ce mot, donc désolée si je répond à côté de la plaque ^^), dans le sens qu'il ne demande pas énormément de boulot à fournir, que nous sommes tout de même libre de nous amuser, de prendre du bon temps, et que des pauses nous sont accordées (de moins en moins au fur et à mesure qu'on grandit) Mais de là à dire qu'il est dédié à l'épanouissement des élèves ... je ne sais pas. Je pense que ce n'est pas un des premiers rôles de l'éducation. Mais que c'est l'élève dans son rapport aux autres qui contribue à son propre épanouissement. Car l'école malgré tout, nous fait rencontrer des gens merveilleux, on a des camarades, des ami(e)s, on fait des rencontrent, ça favorisent l'entraide, et même les professeurs. Je ne pense pas que ce soit voulu, visé, mais c'est en effet une des conséquences du système éducatif, de l'école.

Et oui, moi, je pourrais parfaitement envoyer mes enfants à l'école. Parce que j'en ai malgré tout de magnifiques souvenirs. Grâce à l'école, je me suis socialisée. Jusqu'à devenir qui je suis. Pas totalement pleine d'assurance, mais malgré tout...
Disons que j'étais d'une timidité handicapante, je ne parlais jamais, en première section de maternelle et j'emmenais mon doudou partout x) Et puis je me suis fait quelques amies. J'ai appris à jouer en CP. En CM1, je me suis un peu plus lâcher. Ça était le plus grand bond et depuis je n'ai cesser de progresser. Au collège, j'ai appris à faire confiance, suite à une trahison. Début lycée, petite chute, mais qui m'as rendu cependant beaucoup plus forte. J'ai su prendre des coups, les accepter et m'endurcir. Pour pouvoir m'ouvrir davantage sans crainte de ce qui pourrait m'arriver. Puis ces 2 dernières années. Elles ont était les plus belles de ma vie, avec une classe et des profs formidables. Alors oui, l'école est peut-être obligatoire. Elle est nos plus mauvais souvenirs... mais elle est aussi les beaux. Alors oui, je voudrais que mes enfants, si j'en ai, puissent aussi en profiter. J'espère seulement que d'ici là, elle ne se sera pas encore plus dégradée... ce qui n'est pas forcément le cas.

C'était très personnel, désolée d'avoir raconté ma vie aussi, mais je pense que ça apportait quelque chose, sinon bah tant pis XD.

J'ai aussi conscience que j'ai défendu pas mal cette institution qui me tient à cœur, mais qu'il y a aussi des côtés plus sombres que je ne suis pas vraiment en possibilités de comprendre. J'ai toujours eu une relation particulière avec mes profs. De plus je me suis mobilisée avec eux lors des manifestations, pour les soutenir, donc mon point de vue n'est pas du tout objectif ^^



Voilà ! Désolée pour ce post super long, et j'espère avoir répondu du mieux que je pouvais à toutes tes questions et que ça t'aidera à y voir plus clair ^^
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Choup
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MessageSujet: Re: L'école   Mer 7 Mar 2012 - 17:30

Je suis en partie d'accord avec Nerual.
Tout n'est pas à jeter dans l'éducation nationale ^^.

Alors...

Je m'en sors pas trop avec tes questions donc je vais raconter un peu ma vie pour expliquer mon rapport à l'école (et donc par là ce que j'en pense et peut-etre même répondre indirectement à tes questions \o/).

Personnellement, l'école m'a toujours plus ou moins ennuyée. En primaire ça allait encore mais le collège et une partie du lycée ont été des années très très longues.
En effet, j'ai eu pendant longtemps l'impression de ne rien apprendre. J'avais des bonnes notes, je ne travaillais pas et je dessinais dans mes cahiers ^^.
Rétrospectivement, je crois que je peux nuancer un peu tout ça et dire que j'ai effectivement appris des trucs (compter par exemple ou lire, écrire, l'histoire du monde, des bases de svt, de science politique, d'éco etc.). Mais il faut quand même se rendre à l'évidence que les choses qui me constituent et qui me servent, les connaissances que j'utilise ne me viennent pas toutes de l'école.
Des maths je n'ai pas retenu grand chose et pourtant j'en ai fait jusqu'au bac (je suis à l'heure actuelle incapable de dériver une fonction toute bête).
La physique-chimie a été une véritable torture dès le premier cours en 4ème. Je m'en souviens encore, on avait commencé par le chapitre sur l'électricité, au bout d'un quart d'heure j'avais envie de sortir en courant xD.
L'svt... disons que ça m'a donné les bases des bases pour comprendre comment ça se fait qu'on est en vie. Mais j'aimais pas ça non plus le seul cours qui m'avait intéressée c'était de la géologie en 4ème où j'avais découvert une pierre magnifique (noire à l'extérieur et d'un vert brillant à l'intérieur) dont j'ai bien évidemment oublié le nom.
Voilà pour les matières scientifiques

Le reste ça allait un peu mieux... Disons qu'au moins je n'y allais pas trop à reculons.

En fait je m'aperçois que j'avais en gros deux attitudes selon les cours (pour les matières non scientifiques) : soit le cours m'intéressait et c'était entièrement dû au prof et à sa pédagogie, à sa façon de parler, d'expliquer, de faire en sorte qu'on s'intéresse à ce qu'il disait... voire même à sa façon de bouger, à son charisme, etc. Soit ça ne m'intéressait pas et là je m'endormais ou je dessinais.

Je dois dire en revanche que si certains cours ne m'intéressaient pas, ce n'était pas entièrement la faute du prof. C'était aussi que la matière m'ennuyait profondément.
J'ai l'exemple du latin et de l'espagnol, deux matières dans lesquelles j'ai eu des profs plus ou moins bons mais où je me suis TOUJOURS fait chier comme un rat mort xD. Alors que ma prof d'espagnol de terminale était, en tant que personne et que prof, quelqu'un de vraiment cool ; de même pour ma prof de latin de 4ème.

Tout ça pour dire que, oui le prof joue énormément (pour moi) dans le rapport à la matière et au cours mais qu'il y a aussi une part d'intéret personnel envers la matière en soi.
J'ai déjà eu le cas de plusieurs profs qui m'ont fait adorer leur matière (anglais, français et histoire notamment), de même qu'a cause de certains profs j'en suis venue à ne plus supporter certaines matières (je vous raconte même pas quand c'est la prof de ses de terminale qu'on voit 9h par semaine alors que celle de seconde et de première était géniale ).

Du coup, j'irais presque jusqu'à dire que l'école c'est avant tout des rencontres. Ca fonctionne à l'humain (c'est pour ça que je ne crois pas trop au cours "robotisés").
On rencontre des gens, profs, élèves, pions et ce sont eux qui nous "forment" plus que l'absorption de connaissances brutes.

D'ailleurs, à ce propos, je suis assez d'accord avec toi, Nerual quand tu parles de l'apprentissage par coeur.
C'est vrai que c'est de plus en plus répandu au détriment de le réflexion qui elle, construit vraiment quelque chose. En revanche, je trouve que plus on avance en âge (et donc en classe), plus la pédagogie est à pousser la réflexion (c'est pour ça que j'avais 10 en histoire au collège et 17 au lycée (mais 9 au bac, fail xD)).
En français par exemple, au collège et en primaire on te demande de faire des conjugaisons, d'analyser les phrases et de repérer les sujet-verbe-complément alors qu'au lycée, on laisse beaucoup plus de place à l'expression personnelle, à l'analyse de texte plus poussée etc.

Je reviens sur l'idée de rencontre... Parmi les gens qui m'ont "formée", qui ont fait qu'aujourd'hui je suis comme ça et pas autrement, que je suis moi etc (la réponse à la question "donne moi le nom de ton maître" du test d'Ellana), il y a deux profs dont un de lycée. Parce que parfois, on tombe sur des profs qui ne sont pas que des profs, pas que des exécutants d'un programme trop superficiel. Parfois tu as des profs qui te donneraient presque envie d'être prof toi-même parce qu'ils donnent tout son sens au mots transmission et partage (mots un peu trop oubliés d'ailleurs dans l'éducation nationale ; on leur préfère les mots résultats, rendement, rapidité... et l'école devient une usine).
C'est pour ça que je crois que l'intérêt essentiel de l'école c'est plutot la socialisation (dans le sens d'être en société, d'apprendre à évoluer dans le monde et trouver sa place) et pourtant je suis (j'étais ?) une grande timide classée intello donc pas du tout la fille populaire qui a plein d'amis ^^. Te faire sortir de ton cocon papa-maman et moi.
Si au passage tu acquiers des savoirs qui peuvent être utiles, tant mieux, non ?

Apres, le contenu des programmes, je ne le trouve pas terrible justement parce que trop superficiel. On nous donne les grandes lignes du monde et le risque est grand pour beaucoup de gamins de s'arrêter à ça sans chercher plus loin et donc de croire que le monde est tout simple comme c'est dit dans les livres de cours et à la télé.
C'est pour ça qu'un prof qui va plus loin que simplement le programme, qui te montre que dans la vie, on ne peut pas tout cloisonner en matières et que le français c'est aussi un peu de la philo, de la linguistique, de l'anthropologie, du théâtre et même du cinéma et de la musique (on parlait même de spitfire et d'opéra en cours de français alors bon ^^), un prof comme ça, donc, ça te fait aimer l'école et ça te redonne espoir un peu
Mais bon, ils ne sont pas tous comme ça malheureusement x)

Je pense que l'école est nécessaire, oui. Indispensable, même. Parce que ça t'offre un autre regard sur le monde, ça t'oblige à remettre en question ce que t'ont dit tes parents... J'irais même jusqu'à dire que ça favorise l'ouverture d'esprit \o/

Coercitif, je ne sais pas... Oui aussi sûrement. Parce que l'école fait du général et pas du particulier. Elle n'a pas le temps de prendre en compte ta personnalité, qui tu es, ce que tu aimes, ni comment tu réfléchis. Et si tu n'entres pas dans le moule, tu es bien souvent broyé au passage.
Moi je travaille encore à me sortir de ce moule justement. Je l'ai accepté pendant longtemps, je n'ai pas fait de vagues, j'ai été serieuse mais ce n'était pas vraiment moi. Et donc aujourd'hui, j'ai besoin de m'en défaire.
Prendre ce dont on a besoin et laisser le reste. Il faut une grande indépendance d'esprit pour réussir à raisonner comme ça quand on a 10 ans.
Mais peut-etre que c'est un peu ça aussi l'enseignement : cadrer, contenir et diriger pour permettre ensuite de voler de ses propres ailes.
Le problème c'est que tous les enfants ne réagissent pas de la même manière et ce qui convient à un risque peut-etre de briser l'autre (je le sais, mon frère a failli ne pas s'en sortir alors que moi j'ai réussi à me construire une carapace qui m'a permis de résister un peu aux tentatives de "moulage")...

L'épanouissement des élèves c'est un idéal. Mais dans les faits...

On s'en doute, mais oui, si j'ai des enfants, je les enverrai à l'école (publique, hein, l'école ;)). Tout en leur expliquant bien de relativiser ce qui leur est dit et d'essayer de développer leur propre opinion des choses.

Une perte de temps, je dirais que c'est comme tout, ça dépend des cas... Si tu es dans une filière qui ne correspond pas à ce que tu veux faire, oui. Mais si tu as réussi à bien choisir et que du coup, tu te spécialise doucement et que tu est progressivement débarrassé des matières qui ne te servaient à rien (quand j'ai appris que la physique s'arrêtait à la fin de la seconde pour moi, j'ai bondi jusqu'au plafond xD), non.
Personnellement, j'ai vécu les deux ^^. J'étais vraiment contente d'être en ES et de faire des trucs qui m'intéressaient mais il n'empêche que la terminale a été un vrai calvaire parce que je n'avais qu'une envie c'est d'en finir et de pouvoir faire enfin ce que je voulais (et PAS de l'éco ). Et puis bon, passer sept ans dans le même bahut à voir les mêmes gens tous les jours, au bout d'un moment ça tape sur le système.
J'en avais aussi marre du système tout court donc je ne sais pas en quelle classe tu es, Vayel mais c'est possible qu'il t'arrive un peu la même chose ;).

Et rassurez-vous, après ça va beaucoup mieux, le supérieur ne fonctionne pas du tout pareil

Moooon dieu, j'ai écrit un roman !!!
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Nerual
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MessageSujet: Re: L'école   Mer 7 Mar 2012 - 18:54

Ah Choup, tu l'as dit cent fois mieux que moi !!

Citation :
Du coup, j'irais presque jusqu'à dire que l'école c'est avant tout des rencontres. Ca fonctionne à l'humain (c'est pour ça que je ne crois pas trop au cours "robotisés").
On rencontre des gens, profs, élèves, pions et ce sont eux qui nous "forment" plus que l'absorption de connaissances brutes.
Tellement vrai, je savais pas comment le dire.

Moi aussi certains profs m'ont marquée à vie, à tel point que j'ai pas envie de les perdre de vue. Parce que je sais aussi qu'il est possible de ne pas les perdre de vue. Et certains ont effectivement été comme des "maîtres".

Je suis d'accord avec toi, Choup, pour le contenu des programmes un peu trop superficiel. Cependant j'ai l'impression que c'est plus le cas en scientifique, où ce sont des connaissances qu'on acquière et qui sont à accumuler, qu'en littéraire où ce n'est que de la culture G. Enfin selon moi. Je n'ai pas fait littéraire.
Par contre dingue que tu ais détesté la physique chimie dès le commencement !! Moi ça été exactement le contraire. Coup de foudre pour la matière ^^ J'envisage d'ailleurs de faire une prépa PCSI, l'année prochaine (Physique Chimie Sciences de l'Ingénieur).

Citation :
Parce que l'école fait du général et pas du particulier. Elle n'a pas le temps de prendre en compte ta personnalité, qui tu es, ce que tu aimes, ni comment tu réfléchis. Et si tu n'entres pas dans le moule, tu es bien souvent broyé au passage.
Je suis d'accord avec ce que tu dis. Et c'est vrai qu'il y a un peu un moule qui se met en place. Dur d'y échapper.

Vrai aussi qu'il faut relativiser. Accepter l'école. Pouvoir se construire grâce à elle et aux personnes qu'on rencontre grâce à elle, mais aussi se construire indépendamment d'elle. Se forger son opinion.

En tout cas c'est bien d'avoir plusieurs visions, comme pour ce sujet. Même si on a pas les mêmes passions (bien que j'adooooore le dessin et dessiner) on voit qu'il y a toujours des choses sur lesquelles on est d'accord. Des choses auxquelles se raccrocher.
Merci aussi d'avoir partager ton expérience et d'avoir exprimer ton point de vue. Beaucoup plus clair que le mien, et tellement bien dit ^^.

Vayel, j'espère que ça s'arrangera pour toi, et que tu ne verras plus l'école comme un bagne ^^
Je pense que tu peux compter sur tes amis ou de bons profs pour la supporter... En tout cas bon courage ;)
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Rachel
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MessageSujet: Re: L'école   Mer 7 Mar 2012 - 19:57

L'école, j'aime. Mais là, ça part en jus de boudin.
Je m'explique: le gouvernement veut gagner de l'argent. Il le prend à l'éducation nationale, en supprimant des emplois. Du coup, classes surchargées, professeurs pas remplacés, on a même des stagiaires à 20h par semaine qui n'ont JAMAIS été devant une classe. Du coup, gros chahuts, impossibilité de travailler correctement et de s'instruire.

Et le gouvernement s'en tape! (excusez l'expression) Il a de l'argent. "Mais, pourrait-on dire pour qu'un état fonctionne, il faut des gens éduqués, qualifiés (ingénieurs, avocats, docteurs...)!"
Mais il y a les riches. Ceux qui vont dans les écoles privées.
Je suis peut-être un peu pessimiste mais ça va finir comme ça: Les riches savent. Les pauvres non. Les riches dirigent. Les pauvres suivent.

Alors je suis entièrement d'accord avec Choup et Nerual, l'école c'est toute une partie de notre vie, les matières multiples nous ouvrent des portes sur nos métiers futurs mais tout est entrain de s'effondrer.

Je ne pense pas que l'école soit une perte de temps. Il ne faut surtout pas se dire ça. Sinon, on y va plus et on finit paysan analphabète. L'école ouvre des voies.

Mais oui, ce système pèse. Je dois en être à 34 heures de cours par semaine. Je n'ai pas de problème à suivre, j'ai des bonnes notes mais je suis crevée. Et je n'ose même pas imaginer ce que c'est pour les élèves qui rament.

Et puis, dans des classes à 30, difficile pour un professeur de "récupérer" un élève. Il fait son cours et ceux qui suivent suivent. Les autres nagent. A partir de la quatrième, il n'y a même plus d'aide pour les élèves en grande difficulté.

Et la dernière, la meilleure: dans les années à venir, Mr Sarkosy (si il est réelu) souhaite encore diminuer le nombre de professeurs en chargeant un professeur de plusieurs matières. Nous n'aurions plus que deux prof: Un de math/physique/SVT/Techno et un de Français/histoire Géo ou quelque chose dans ce goût là. (je ne suis pas sûre pour la répartition des matières).

Bon, je ne dois pas non plus être objective car ma mère est prof.
Et, Choup, c'est peut-être de l'olivine. C'était comme ça?

EDIT Eleyra : (lien mort et supprimé parce qu'il déformait la page)
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Vayel
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MessageSujet: Re: L'école   Sam 10 Mar 2012 - 11:47

J'ai tout lu mais je doute de pouvoir tout retenir. Désolé si je ne fais pas référence à vos messages.

Bon, à mon tour d'exposer mon point de vue.

Tout d'abord, il est clair que je suis contre le système scolaire. Effectivement, je ne le vis pas très bien au quotidien et peine à comprendre son objectif. Il me semble que ce dernier est de nous construire les bases d'une culture générale mais ce groupe nominal a une signification plutôt vague pour moi et, qui plus est, je ne le considère que facultatif - pour toute objection, c'est ici.
Mais si la culture est optionnelle, pourquoi nous coller 7 heures par jour sur une chaise et nous obliger à y rester encore le soir pour faire nos devoirs - pourquoi ce nom d'ailleurs ? oO ?
Et puis, pourquoi l'éducation nationale impose-t-elle ce genre de programme ? Pourquoi n'y a-t-il pas de cours d'autodéfense intellectuelle ? Pourquoi n'y a-t-il pas de réflexions sur la société ? Pourquoi les élèves – ç'a plutôt tendance à nous enfoncer qu'à nous élever... - ne sont-ils pas amenés à réfléchir par eux-même ? Pourquoi parle-t-on d'évènements vieux de plusieurs siècles alors que ce qu'il se passe aujourd'hui devrait nous interpeller ? Tout ça est-il trop dangereux ?

Outre le fait que je ne comprenne pas l'objectif visé par l'éducation scolaire, il y a aussi le fait que même si ce qu'ils nous enseignaient était substantiel - ce qui l'est peut-être - et bien la méthode me paraît indéniablement coercitive et il m'est avis qu'il n'y a rien de pire qu'un système coercitif.
Pourquoi l'est-elle ?
Et bien tout d'abord parce qu'elle nous oblige à demeurer assis toute la journée - déjà dit ? Désolé, je radote =P - alors que notre corps juvénile n'a qu'une envie : se défouler, bouger, goûter au grand air... Et au lieu de cela, nous sommes dans une salle à écouter un discours qui ne nous intéresse pas toujours - rarement pour certains - et dont l'on ne comprend - seulement certaines personnes, encore - pas l'intérêt.
En plus de la coercition physique, il y a celle mentale. Apprendre des dates, des formules, des croquis, des schémas, des textes... alors qu'on ne le souhaite pas, et bien c'est tout simplement monstrueux. Monstrueux parce que c'est contraignant. Monstrueux parce que l'on ne discerne pas l'intérêt. Monstrueux parce que l'on aura oublié cela d'ici quelques semaines - quelques heures pour certains - et que c'est une phénoménale perte de temps. Monstrueux parce qu'à force de faire des choses que l'on n'aime pas, on n'aime plus celles qu'on aurait pu aimer.
Enfin, il y a la coercition... gustative ? Disons que l'école, à partir d'un certain niveau, nous occupe pas mal d'heures par jour et ne nous permet pas de faire ce que l'on aimerait faire - lire un roman, se documenter sur un sujet qui nous intéresse, faire du sport... - donc on construit sa journée sur un programme qui nous déplait - tout dépend de notre relation avec les cours bien sûr. Et cette insipidité se répercute sur ce qui aurait pu ne pas l'être, puisqu'en pensant au lendemain on pourrit l'instant présent qui, en toutes autres circonstances, aurait pu nous plaire. Donc la coercition gustative c'est le fait que l'on ne puisse pas faire ce que l'on souhaiterait et que même lorsque l'on a le temps de le faire, et bien le souhait le faire s'est échappé – ou s'est fait détruire ? Serait-ce un objectif de l'école ? Faire de nous des zombis dociles ne réfléchissant pas assez pour perturber le système ? Désolé, je pars un peu loin là...

Bref, pour moi, l'école est un système coercitif et donc peu louable et supportable.

Finalement, je souhaite soulever un autre défaut de ce système, c'est le fait qu'en nous obligeant à lire Balzac, à apprendre par cœur une page d'Histoire ou des mots de vocabulaire anglais, et bien il nous ôte l'envie de le faire par nous même. Le fait de nous faire étudier toute la journée ne nous donne pas envie de recommencer par nous-même lorsque nous en avons la possibilité.
Effectivement, en rentrant le soir, il faut faire ses devoirs, apprendre ses leçons, faire les exercices demandés, les recherches exigées... Donc forcément, dès que l'on a un peu de temps libre et bien on/je le consacre à autre chose qu'à ce que l'on est contraint de faire toute la semaine.
De ce fait, apprendre un mot de vocabulaire, lire une œuvre séculaire, se renseigner sur un épisode de l'Histoire... ne devient pas du tout une priorité, même plus un désir.
Or quel serait l'intérêt de chercher par nous-même, de vouloir étudier ? Et bien je pense qu'il est indéniable que le cerveau est lié à nos souhaits et que retenir quelque chose qui nous intéresse est bien plus aisé que d'apprendre un texte que l'on nous a imposé.
En somme, en cherchant à nous construire une culture générale par la "force", et bien le système scolaire nous empêche de nous en ériger une par nous-même.

Bon, je vais arrêter parce que là je perds le fil de mon message.

Pour résumer, les raisons pour lesquelles je suis contre le système scolaire sont mon incompréhension du caractère primaire de la culture générale et de la manière dont sont édifiés les programmes – seraient-ils faits pour nous éloigner de l'essentiel ? -, le fait que l'école soit coercitive ainsi que le fait qu'elle nous empêche de vouloir apprendre par nous-même - apprendre ce qu'elle nous enseigne puisque le reste, ce qui nous intéresse, ne nous pose pas de problème... sauf quand on est vidé de désirs à force de faire ce que l'on n'aime pas.

Je souhaite rajouter une dernière question : l'école est-elle une usine à zombis, un moyen d'éluder les véritables problèmes, qui nous percutent aujourd'hui ? Parce que c'est bien joli la culture générale, mais il me semble qu'il y a des choses plus importantes sur lesquelles se pencher de nos jours.
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MessageSujet: Re: L'école   Ven 28 Sep 2012 - 18:33

Je vais faire bref.
Je suis une bonne élève, la plupart du temps. ça dépend des profs que j'ai. Comme mon prof de maths de l'année dernière.
En sixième, il y a deux ans, donc, j'avais une jolie moyenne en maths. Cinquième. Première note de maths, trois sur vingt!
Inutile de préciser que c'est ma pire note de toute ma scolarité. ^^'
Les cours s'enchaînent, lents, inutiles. "Monsieur, je ne comprend pas." "Mais il n'y a rien à comprendre!"

Je chute rapidement, même si quelques bonnes notes me rattrape de temps en temps.
Onze, douze de moyenne au premier trimestre.
C'est un peu remonté, et j'ai réussi a avoir quatorze à la fin de l'année;
Sans rien comprendre. Je faisais par cœur sur par cœur.
Quatrième, cette année.
12, première note. 12,5.
Je vais avoir une moyenne prodigieusement basse dans cette matière, alors que j'ai eu déjà de quinze en anglais, un 29,75/30 en espagnol, dix-huit et demi en français. Mais les maths, ça décolle pas.
A cause de mon ancien prof, qui m'a fait détester les maths ?
Je n'en sais rien.

Mais je n'ai pas envie d'écouter, en cours. Je griffonne des fleurs sur mes cahiers, je colorie stupidement des carreaux.
Je n'ai plus envie d'aller en cours et d'écouter le lent monologue de profs qui ne m’apprennent rien. Ils sont très gentils, pourtant.
Mais je ne veux plus; Je suis crevée, même plus qu'en fin d'année dernière (et j'avais tout de même des vertiges!).
La boule maintenant familière, nichée au creux de mon ventre me fait mal. Mais je ne veux, je ne peux plus y aller.
Le collège. Stupide bâtiment inutile où des gamins attendent pendant 7 heures sur une chaise.
Puis ils rentrent chez eux, et le lendemain, à nouveau. Cercle infini. Et tellement dérisoire.

Pourquoi ne pourrions nous pas apprendre des choses intéressante ? Pourquoi doit-on se réfugier dans les livres, sur internet, dans notre bulle pour fuir ce monde ?
On s'en fout du théorème de Pythagore, de ce qui c'est passé en -57 avant J.C alors qu'il y a pleins de trucs maintenant qui serait bien plus intéressant, que a x (b+c) = ab+ ac, des fonctions grammaticales, tout ça!

Après, je pense que l'école n'est pas assez dans la "transmission" et le "partage" des connaissances.
J'ai juste une prof bien, passionnée, qui pleure dès qu'elle parle de son métier. Et qui comprend ses élèves. Ma prof de latin. Genre, une fois, avec un gars de ma classe. " Je te laisse le choix, soit tu vas jeter ton chewing-gum soit tu le garde, mais vu toutes les horreurs qu'il y a dedans..."
Et vous savez quoi ? Direction poubelle, le chewing-gum ! ^^ Ou alors, une fois, on parlait du désert. Quels sont les mots à quoi vous pensez, spontanément, lorsque vous dîtes "désert" ? Soleil, chaleur, dune, sable. Et lorsque les élèves se sont tus, partage d'un mot, d'une phrase de ma prof. Moi, ça me fait penser à la solitude. Partage.
Et j'ai cru qu'on m'avait poignardée, sérieusement. Solitude. Je me suis sentie vide, j'ai faillie pleurer devant la beauté de sa phrase.
Voilà, y a des profs vraiment bien, mais d'autres...

Enfin bref. J'avoue que j'ai un peu, beaucoup raconté ma vie, et même pas sur que ça ait fait avancer les choses, mais voilà. : )
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Hamiel
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MessageSujet: Re: L'école   Sam 29 Sep 2012 - 10:37

L'école... Je n’aime y aller que pour le côté social car mes camarades étaient des gens sympas même si largement différent.

Les profs, vendent leur savoir, et la majorités ne cherchent même pas à aider les élèves. Globalement aucun de ceux que j'ai eu n'avait l'étoffe d'un maître ou d'un mentor. Plusieurs utilisent leurs pouvoirs pour faire plier un élève, en menaçant copieusement d'heures de colles ou pire, j'ai du taire bon nombre de réflexions pour y échapper. Et même faire preuve de respect factice pour une personne qui m'inspirait souvent du mépris. A tel point que j'ai du mal a être moi même dans une école.

Le principe d'école est pourris en lui même. Un prof 25/30/35 élèves. Même si le prof avait le profil d'un véritable mentor il ne peux pas faire grand chose.

On est y pour devenir une pièce de la machine société, on nous programme, pour travailler docilement, et nous remplacé le moment venus. Bien qu'on dise le contraire, la simple matière de philo montre bien, on ma bourré le crâne avec des idées d'un mec mort depuis 3 millénaire, sous prétexte de la recherche d'une vérité globale qui n'existe pas puisque il est impossible que toute l'humanité soit d'accord sur un point unique.

Ma conclusion est : "la seule connaissance qui mérite ce nom, est celle que l'on recherche pas celle qu'on nous impose. "
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Tarja
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MessageSujet: Re: L'école   Sam 29 Sep 2012 - 12:42

De mon côté je suis beaucoup moins tranchée que vous Hamiel et Miu.

Pour ma part l'entrée en 1ère (oui bon ça fait que 3 semaines mais bon...) à changé ma vision des cours. Il m'arrive encore d'y aller à reculons mais moins que l'année dernière par exemple. Peut-être parce que étant en L je peux faire ce que j'aime, il n'y a presque plus de matière scientifiques et plus du tout de maths (Hallelujah!!). Globalement les cours m'intéressent donc plus. J'ai toujours eus de bonnes notes sans bosser donc je m'ennuyais un peu beaucoup mais maintenant même si je n'ai pas de difficultés j'ai besoin de plus de concentration.

De nos jours on fait beaucoup moins de par coeur qu'il y a quelques années, les profs nous demandent plus réfléchir par contre Hamiel je suis d'accord avec toi sur la philo même si je n'en ai eu qu'un petit aperçu je trouve que la manière dont elle est enseignée est opposée au principe même de la matière. Je pensais qu'on allais avoir à réfléchir alors qu'il faut juste déblatérer des trucs de Platon ou Socrate, c'est triste.

Notre goût ou dégoût pour une matière est aussi énormément dû au prof. Vous avez pu voir que je suis très heureuse (et c'est un euphémisme) de ne plus avoir maths. Pourtant si on m'avait dit ça il y a deux ans j'aurai trouvé ça dommage. Mais mon prof de l'année dernière à réussi à me donner la phobie des maths, j'appréhendai tellement de retomber sur lui cette année que j'ai refusé de prendre l'option maths. Donc les profs c'est super important!
A l'inverse il y a ceux qui te donnent presque envie d'aller en cours le week-end (j'ai bien dit presque!), l'important c'est que le prof aime ce qu'il fait et qu'il s'adapte aux élèves et non le contraire comme c'est trop souvent le cas.

Par contre c'est vrai que le système français est un peu pourri, avec le plus d'heures de cours et les moins bons résultats. Je pense qu'il faudrait réduire les effectifs pour commencer, comment bien apprendre dans une classe de 35? En demi-classe les cours sont tout de suite beaucoup plus approfondis et adaptés à notre niveau.
Ensuite mieux répartir les heures de cours, des journées plus courtes (parce que 8h-17h30 quasi tout les jours c'est crevant) et moins de vacances je pense que ce serait un bon compromis.

Sinon, l'autre jour un gars de ma classe nous a fait un exposé sur la pédagogie Freinet. Je ne sais pas si vous en avez déjà entendu parler mais c'est bien pour les frustrés du système actuel (par contre je crois que ça n'existe qu'au niveau primaire). C'est un système basé sur l'autonomie, les classes sont en petits effectifs et les élèves sont encouragé à chercher aux même les réponses à leurs questions par exemple avec des expérimentations. Ils peuvent s'exprimer sur les sujets qui les intéressent, préparer des interventions...
Je pense que ça peut vraiment être une bonne idée.
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MessageSujet: Re: L'école   Sam 6 Oct 2012 - 0:03

Pour moi, l'apprentissage commun de la lecture permet un accès au savoir qui me semble incontournable en toutes valeurs d'équité et d'égalité que je prône vaillamment. Cela va sans dire. Même si le principe de base à du mal à se réaliser en réalité mais toutes les démocraties ainsi proclamées.
Bref.
L'école permet d'acquérir une bibliothèque de savoirs, si bien entendu, nous savons nous en saisir où si l'école nous offre vraiment cette possibilité (rétention des données historiques à l'école sur des évènements récents, bla bla bla, ce genre de chose quoi - c'est toujours plus ou moins en rapport avec les démocraties supposées).
Cela dit, apposons un bémol, une vigilance.

A quoi sert un savoir si tout un chacun ne prend pas du recul à son rapport ?
Eh bien, très honnêtement, il sera probablement inutile, j'imagine.

J'ai dans mon imaginaire l'idée que tout savoir n'est rien. Ou plutôt à remettre en question.
Ce qui est juste un jour ne l'est plus cent ans après.
Puis, j'estime que la remise en question (de base comme de détail) est nécessaire comme démarche commune et personnelle.
Prétendre tout savoir ou que tout savoir est vérité absolue est pour moi une prétention humaine qui peut être dangereuse. La preuve en est multiple. Voyez par vous-même. Elles s'offrent à nous autant que les étoiles habitent le ciel.




Donc pour moi, apprendre toujours.
Puis désapprendre.
Puis apprendre.
Pour réfléchir. Vraiment.
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MessageSujet: Re: L'école   Sam 1 Déc 2012 - 19:22

(HS : Murmurlevent, si tu pouvais changer ta police stp, c'est difficile de lire sur de gros posts )

Le système fait que les élèves ne se spécialisent pas assez tôt, et que l'âge a une place beaucoup trop importante dans l'éducation.

Beaucoup pensent qu'à 15 ans, en seconde ( pour la plupart des gens ), on ne sait pas ce que l'on veut faire, quelles matières on veut étudier, ce qui sera utile pour plus tard.
Je suis pas vraiment d'accord.
En seconde, pour peu qu'il aie poussé un peu sa réflexion, un élève aura une maturité suffisante pour savoir ce qu'il veut étudier.
Et pour ceux du genre : "L'école je m'en fous, et me dites pas que ça me servira pour plus tard, je suis un rebelle et je décide de plus jamais venir en cours", et ben c'est leur choix, et ils doivent assumer. Ils trouveront un métier nécessitant peu d'études, ou avec des études mais sans besoin express du BAC.

Et la question de l'âge ... On ne classe pas les élèves en classe en fonction de leur niveau, mais en fonction de leur âge ! Que celui qui voit une logique ici me le dise ...
Alors oui, vous allez me dire : " Bah et les redoublements/passages anticipé dans la classe supérieure, ça existe pas peut-être ?
Bah nan, pas vraiment ...
Moi-même étant dans le cas du " saut de classe " ( le CP, pour ceux qui veulent connaitre ma vie ), et dans une classe de seconde qui comporte 5 redoublants ( de seconde ), je peux vous assurer que je ne me sens toujours pas à ma place, et qu'eux se seraient aussi bien senti en première !
Pourquoi ?
Parce que, dans mon cas, j'ai une ÉNORME envie d'apprendre, et donc, étant passionné par les maths/physique ( oui, je sais, ça paraîtra bizarre à beaucoup ), je suis en seconde avec un an d'avance et je connais dans ces deux matières le programme de terminale.
Parce que, dans leur cas, ce n'est pas des difficultés au niveau mental qui les empêche d'apprendre ( pour la plupart, évidemment; il existe toujours des exceptions ), mais une non-envie d'apprendre. Ce qui fait qu'ils seraient aussi doués en première, en seconde, en troisième ...
(Je m'excuse pour tous les redoublants ici qui pourraient avoir mal pris mes propos. Ce que je veux dire, c'est que pour la plupart, les redoublants ne sont pas bloqués par un manque de capacité, ce sont des gens aussi intelligents que les autres, mais ils n'ont juste pas envie. Et l'absence de motivation et ce qui peut arriver de pire à un Homme ).

Ce qu'il faudrait, c'est un système basé sur le niveau des élèves, et où l'on étudierait que ce que l'on pense utile :
Un enfant de 12 ans très doué en maths travaillera dans les même cours que son camarade de 15 avec plus de difficultés, mais il ira avec ceux de 10 pour le français car il a de gros problèmes de syntaxe et d'orthographe.
Avec ce système, finis les élèves ne voulant plus aller en cours, soit par dégoût d'une matière, soit par de trop importantes difficultés : chacun travaillerait ce qu'il a envie d'étudier, et avec des gens de son niveau !

Si vous voyez des défauts à ce système, merci de m'en faire part
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Chechilia
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MessageSujet: Re: L'école   Sam 1 Déc 2012 - 19:50

Je voudrais juste répondre à Animumbra, parce que si je suis en partie d'accord avec lui, je pense qu'il y a un problème :

Déjà, tu dis que l'élève pourra travailler avec des gens de son niveau, en français par exemple, et que ça permettrait d'éviter les "dégoûts de matière". Mais il y aura forcément des élèves qui n'auront aucune envie de travailler l'orthographe et la grammaire, pourtant, savoir s'exprimer et écrire correctement est nécessaire, je crois.

Ensuite, je pense que c'est à l'école que l'on connait nos premiers rapports humains : en primaire, au collège, au lycée, par exemple, nos parents ne sont pas là à nous surveiller en permanence, et c'est là que l'on tisse nos premiers liens. Imagine un élève qui progresse très vite : est-ce qu'il pourra lier la moindre amitié durable s'il change constamment de "classe" ?

Puis, tu proposerais de mettre dans une même classe, en fonction des matières et des niveaux, un élève de douze ans avec un autre de quinze ans. Le contact entre eux serait peut-être difficile, ils n'auront pas forcément les mêmes préoccupations ni les mêmes centres d'intérêts. Comment faire si le plus jeune pense encore aux playmobils alors que le plus vieux pense aux soirées entre copains ? (je caricature sûrement, mais c'est pour l'exemple).

Ce système de classer par niveaux et non par âges permettrait peut-être un meilleur travail scolaire, mais les liens serait probablement plus difficile à tisser.
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Eclipse
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MessageSujet: Re: L'école   Sam 1 Déc 2012 - 22:11

Le sujet m'intéresse beaucoup, d'autant que ça fait un moment que l'école m'énerve et que j'ai de plus en plus de mal à me motiver pour travailler, il y a pourtant des choses intéressantes dans ce qu'on nous enseigne mais je n'apprécie pas la manière dont c'est fait. Le côté obligatoire, se lever tôt, les classes trop remplies et remplies d'ados immatures et qui, pour trop d'entre eux, ne devraient pas être là et ont l'air de se fiche du bac. M'enfin c'est pas la faute des profs, le gouvernement est en train de faire le con avec l'éducation et ça a pas l'air prêt de s'améliorer, hélas (mes parents sont tous les deux profs, enfin j'ai surtout des infos du côté de ma mère sur comment sa se passe car elle est au collège et là bas, les mômes sont encore pire qu'au lycée, ce que j'imagine très bien, la pauvre!).

Bref, mon prof d'histoire géo de 3ème qui était anarchiste nous avait parlé d'une école qui avait fonctionné de façon libertaire (selon les idées d'anarchistes quoi d'après ce que j'ai compris m'enfin ça fait un moment qu'il en avait parlé et que j'ai pas été sur internet me renseigner sur le sujet). En fait j'me suis renseignée après sur une école en particulier. Dans l'une, on choisissait les matières qu'on voulait étudier et apparemment, ça fonctionnait très bien, mais ils l'ont fermée (parce que ça marchait trop bien justement? Que ça constituait un modèle différent dangereux par rapport à l'actuel qui pourrait donner envie de changer?), et une autre où tout était décidé ensemble et où les élèves n'étaient pas obligés d'étudier, si bien qu'ils ne fichaient généralement rien à leur arrivée parce qu'ils étaient fâchés avec le système, puis ils se remettaient à bosser d'eux-même quand c'était passé et rattrapaient rapidement leur retard. Il y a aussi eu un cas d'école maternelle je crois, bref, moi j'adorerais essayer un lycée comme ça *w*

Je répondrais bien de façon plus détaillée et je lirais bien les réponses des autres, mais une déformation de la page rend la chose assez casse-pieds, est-ce que je suis la seule dans ce cas? ^^" (bon, certes, quand je poste ce message c'est pas déformé mais il en manque plein). Voilà voilà, au plaisir de lire vos avis
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MessageSujet: Re: L'école   Dim 2 Déc 2012 - 9:29

Chechilia, c'est vrai que en ce qui constitue la partie " sociale " de l'école, ce système est vraiment pas terrible ...

En effet, comme tu le dis, même si le "petit" de 12 ans est mature, doué, précoce et tout ce que vous voudrez, il aura pas les mêmes préoccupations qu'un autre de 15 ... Alors c'est vrai que du point de vue "enseignement", mon système est, je pense, mieux que l'actuel, mais du point de vue social, et si l'on voit l'école comme un lieu où l'on se fait des amis, y'a un sérieux handicap du fait de l'âge ...

Et pour ce qui est de la "diversité" des sous-matières en français ( commentaire, dissertation, grammaire, orthographe, etc ), bah il faut s'y faire, parce que séparer toutes les sous matières demanderait un travail d'organisation monstrueux ( Imaginez pour les maths, si tu dois séparer la géométrie + tout ce qui se rapporte au calcul ( même si la frontière entre les deux tend à disparaître avec les classes de niveau supérieur ) puis l'histoire de la géo, la physique de la chimie, etc, les emplois du temps de malades que ça demanderait, surtout avec mon système dans lequel chaque élève n'a pas une classe propre, mais différente selon les cours ! )

Ou alors, garder le même système que l'actuel, mais simplement donner aux élèves le droit de ne pas venir en cours, ou de venir dans des cours autres que celui où ils devraient être :
Exemple : Jean-Paul, en 2°4, est très doué en maths, mais le cours de français d'aujourd'hui, où il devra rédiger un commentaire sur Candide, Voltaire, il n'a pas envie d'y aller. Donc pendant que la 2°4 va en français, lui s'invite dans le cours de maths des 1°S, trois salles plus loin !
On donne l'obligation de venir aux grosses interros ( /20 ou /40, pas à celles /10 ou /5 ), et comme ça c'est l'élève qui gère son emploi du temps, ses capacités, s'il estime pouvoir avoir 15 sans venir aux cours, etc.
Parce qu'on dira ce qu'on voudra, mais pour la plupart des élèves, ce qui les intéresse, c'est les notes, pas d'apprendre que Voltaire a du déménager en Angleterre parce qu'il s'était engueulé avec un noble ...
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MessageSujet: Re: L'école   Lun 3 Déc 2012 - 21:34

Alors moi j'aime bien refaire le monde, du coup je viens réagir à l'idée de départ d'Amin' ^^. Parce que je suis peut-être naïve (Revan, si tu passes par là xD), mais moi ça me semble plutôt idéal comme idée . Et ça me fait penser à mon conservatoire, en fait : en FM (formation musicale = solfège), en particulier, on est effectivement placés individuellement par niveaux, et moi cette année, je me retrouve avec trois collégiens et un adulte. Eh ben figurez-vous que l'ambiance est super cool, en solfège ! Bon, certes, en plus on est un tout petit groupe, ça aide - et je ne peux pas non plus (pour l'instant ?) les appeler des Amis. N'empêche que malgré nos différences, et l'écart que je ressens à certains moments, on s'entend bien !
Et pour donner un autre exemple, toujours basé sur les cours de FM : il y a des cours pour adultes débutants, et c'est derniers se retrouvent avec d'autres adultes ET quelques ados (pour ne pas mettre ces ados non plus avec des tout petits, mais voilà). Or, une amie de la chorale m'a dit qu'elle s'entendait bien avec l'un d'eux...
Enfin bref, je me dis que peut-être, ce serait plus dur pour certains, mais peut-être qu'il s'agirait seulement d'un temps d'adaptation. Vous imaginez, la mixité des âges ?
Et j'ai déjà oublié qui disait ça, mais pour l'élève qui progresserait très très vite : ça me pousse un peu à m'interroger là-dessus, effectivement. Est-ce qu'on dit qu'on le caserait dans un niveau "fixe" pour une année, et qu'il suivrait après, justement pour cette stabilité, ou... pas ?

Enfin bon voilà, c'est rien que pour refaire le monde, comme je l'ai dit, rêver un peu et réfléchir à des trucs pas très réalistes. Mais c'est cool .


Oh, et Chech', tu me donnes l'opportunité d'aborder un sujet un touuuuuut petit peu HS sur les bords : en quoi la grammaire et l'orthographe sont-elles si importantes ? Certes, c'est désagréable de voir ou entendre des fautes, quand elles sont nombreuses surtout ; mais l'important, l'essentiel de la langue, c'est d'être capable de se comprendre, non ?
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MessageSujet: Re: L'école   Mar 4 Déc 2012 - 23:26

Grou.
Je suis pratiquement en désaccord total avec tout ce qui a été dit dernièrement xD Sauf peut-être Chechilia. Avec qui en fait, ej suis tout à fait d'accord.
Je préviens à l'avance que ce post ne va certainement pas être comme la plupart de ce que je fais d'habitude, je suis un peu énervée, là.


Pour le reste, j'ai bien conscience que vous proposez de "refaire le monde", et ce d'une manière utopiste. Mais attendez, vous pensez vraiment qu'un système comme celui là, comme celui tel que le propose Aminumbra peut être potable ?? Et même idéal ? Oo Non, mais là, non, je peux carrément pas être d'accord. Un système comme ça n'est même pas envisageable, selon moi. Ce que vous dites, c'est que tout le monde suit les cours dont il a envie. Mais... vous vous rendez compte qu'avec un système comme ça, personne à part quelques rares personnes, ira en cours ? C'est la décadence assurée de la société. Le but principal de l'école c'est d'éduquer, d'avoir un minimum de culture générale, de culture intellectuelle et d'entraînement cérébral.
Pas complètement je vous l'accorde. Mais le principe instauré depuis pas si longtemps pourtant, c'est "L'éducation pour tous". Si on fait avec l'envie du gosse, on ira pas loin. On ne pourra jamais faire au cas par cas dans un système de toute manière. Un système est justement ce qui s'applique au plus grand nombre (d'après ce que j'en sais).

Je vais essayer de faire comme je peux pour dire ce que je pense, mais je garantie rien :/

Dans ce que je vois de vos idées, c'est juste vos désirs que vous voulez appliquer à tout le monde (dans l'idéal, bien sûr). Je ne sais pas si vous vous rendez compte du côté égoïste et égocentrique de la chose. Je suis carrément pas la mieux placée pour dire ça, mais on ne peut pas toujours faire QUE ce que l'on veut dans la vie.



Je vais critiquer en premier le fait de classer les gens non pas par âge mais par niveau, ça ira plus vite (parce que j'ai moins de choses à dire, rassurez-vous, et parce que Chechilia en a dit une bonne partie, par rapport au côté social)
Soit, faire des classes par rapport au niveau n'est pas une mauvaise idée en soit, et pour le côté éducatif, les capacités dans certains domaines seront extrêmement poussées. Et outre le côté social que l'on perd plus ou moins (bien sur, certains s'adaptent très bien), le fait de ne jamais avoir les mêmes camarades est très déstabilisant. L'enfance est tout de même l'endroit où on se met à entrer en contact avec la société. Que cela se passe très bien ou très mal, il est tout de même ce premier contact avec le monde extérieur. Se faire des amis, avoir des professeurs, et plus simplement des parents... Tout ça joue énormément dans le principe même de l'école, bien plus que l'éducation, du moins pour la maternelle et aussi, un petit peu, même si c'est moins flagrant, la primaire. Bon, je m'égare. Mais pour ça, il y a des redoublements et des sautages (?) de classe.
Ah oui, je voulais juste rajouter quelque chose sur ce que tu dis des redoublants... J'ai failli hurler. Franchement, un redoublement, c'est principalement parce qu'on fout rien ?? Moi j'ai sauté ni redoublé aucune classe, mais j'en connais plein, dans les deux cas. Pour les redoublants, ceux qui ne foutent rien, de ceux que je connais, c'est franchement une minorité. Et s'ils ne foutent rien, c'est peut-être parce qu'ils n'en ont pas envie, mais aussi et surtout parce qu'ils ont des difficultés et qu'ils se découragent. Mais j'ai une amie, ultra sympa, marrante à mourir, qui a redoublé deux fois. Et pour avoir été dans sa classe en terminale, après ses deux redoublements, je te jure qu'elle bossait vraiment comme une malade mais qu'elle avait énormément de difficultés. Elle a eu son bac, de justesse, mais je te raconte pas la joie. J'en connais d'autres dans son cas, peut-être moins extrême mais il existe. Un redoublement est aussi possible et recommandable lorsque l'on a des problèmes non pas scolaire, mais dans la vie. (Je pense à Zouck ou à un ami de mon frère qui a des problèmes d'agoraphobie ou de je sais pas quoi et qui du coup sèche plus de la moitié des cours, parce qu'il ne va pas au lycée et rentre directement chez lui une fois qu'il arrive devant la grille)
La plupart des redoublants, ceux qui méritent de redoubler, ONT des difficultés, que ce soit scolaire ou pas, et qu'ils ont besoin de plus de temps pour acquérir ce qui leur est demandé. Et je ne permettrais pas qu'on dise que les redoublants sont des gros feignants qui ne foutent rien. C'est tout.

Je vais passer à ce que vous dites ensuite.
Je persiste à croire qu'il est essentiel de suivre la totalité des cours, même si certains sont horribles, ne nous plaisent pas, ou d'autres où le niveau n'est pas suffisamment avancé à notre goût. Première chose, même si on n'aime pas, on apprend quand même. Bon gré, mal gré, rien n'est perdu. Ensuite, ne pas aller au cours de français parce qu'on aime pas ça, et doubler les cours de maths... Mais obliger les gros contrôles ? C'est moi qui suis stupide ou bien... ? Comment veux-tu réussir un contrôle sans avoir suivi le cours ? Oo Où est l'intérêt d'un système comme ça, si ce n'est sécher les cours qu'on n'aime pas ? Et puis je ferais remarquer que bon nombre de gens qui n'en ont rien à foutre, sèchent déjà effectivement les cours qui les intéresse pas. Et dieu sait si je les comprends. Mais instaurer un système pour ça, excusez moi, mais je vais dire comme mon prof de maths, "c'est DÉBILE !!".
Je reviens sur le fait de ne pas suivre les cours de français et de doubler les cours de maths. Je parle d'expérience, j'ai toujours détesté le français pour cause de profs pourris. (Et sur ça je vous rejoins tous pour dire que les profs ont un rôle méga important dans le ressenti de la matière..)
Imagine. Ton niveau en français est disons moyen. En maths tu es excellent. Plus tu vas suivre de cours de maths plus tu vas progresser, et plus ton niveau va augmenter, et plus la différence sera grande. Seulement, tu verras qu'en maths, la qualité de la langue est tout aussi importante en maths que partout ailleurs. L'écriture est ultra stricte, les règles très précise, et il faut pour être bon en maths avoir de solides bases en français. Un écart absolu n'est absolument pas bon. Tu ne progresseras pratiquement pas en français, alors qu'en maths tu fileras en flèche ! J'ai envie de te dire, qu'au contraire, t'as besoin de d'avantages de cours de français, pour rattraper ton niveau, pour progresser qu'en maths. D'où un certain équilibre de la quantité de matières que l'on a. Et justement, la spécialisation en première permet d'augmenter un petit peu le nombre de matières dans le domaine que l'on a choisit et réduire le nombre d'heures dans les autres domaines. Mais sans pour autant les supprimer !

Je tenais aussi à dire que tu ne devrais pas prendre ton cas pour une généralité, non plus. Beaucoup de personnes ne savent pas ce qu'elles veulent faire dans la vie. Moi y compris. Ça ne veut pas dire que nous ne sommes pas suffisamment matures pour répondre à cette question. Je ne pense pas que ça ait un véritable rapport avec une quelconque maturité.
Moi j'ai choisi S parce que j'avais plein de facilités dans les matières scientifiques, parce que j'aimais pas le français et la manière dont on me l'avait présenté, et parce que j'ai une sainte horreur de tout ce qui est commerce, société et politique et compagnie. Mais on s'en fout de ma vie, je suis d'accord x) Savoir ce qu'on veut faire, c'est dur, il faut l'admettre. Comment peux-tu être sur de savoir ce que tu veux faire toute ta vie ? Il y en a qui ont des passions et qui le savent donc parfaitement, et depuis très longtemps. Mais moi, j'ai des facilités dans tout, j'aime presque tout, et donc je fais quoi, hein ? Le choix est ultra dur. Tu ne peux pas le nier.
Ensuite, quand tu parles des jeunes qui "s'en foutent de l'école et qui font leur rebelle en disant que ça sert à rien", tu es bien catégorique et tu ne leur laisse aucune chance. C'est l'adolescence, qui veut ça, le rejet de toute forme d'autorité. On la subit pas toute de la même manière. L'école, du fait qu'elle soit obligatoire, force quand même ces jeunes à s'éduquer, à apprendre quand même, même s'ils ne font rien. Des fois, il arrive que ce qu'on veut n'est pas forcément ce qu'il y a de meilleur pour nous.


J'ai aussi envie de revenir sur le fait que pour la plupart, comme tu dis Aminumbra, c'est les notes qui importent le plus au élèves, et que c'est pour ça qu'il ne faudrait que faire des contrôles, sans suivre tous les cours... Idem, je ne suis pas d'accord. Les notes sont importantes pour beaucoup, parce que c'est souvent ce que les parents ou les profs demandent, un résumé de ton travail, en somme... Et on te demande de travailler. C'est tout. Alors, forcément, pour l'estime, on ne veut pas que les autres nous voit mal, se disent qu'on ne travaille pas, ou tout simplement se faire mal voir. C'est du moins ce que beaucoup pense, mais dans ce beaucoup, ce sont surtout des bons élèves. Les mauvais sont habitués à avoir des mauvaises notes, et ça ne compte pas autant pour eux. Après, pour une partie aussi, les notes ne sont pas très importantes, et on sait reconnaitre quand ça l'est (important) ou pas. La note n'est pas tout. La compréhension est beaucoup plus importante que tout le reste. Et pour ça, un contrôle ne sert pas à grand chose, si ce n'est à mettre le doigt sur les difficultés que l'on a. C'est le cours qui est quand même le plus important.

Et donc, si je résume, selon toi, on devrait faire un système selon nos envies. Travailler que si l'on en a envie. Je ne suis pas d'accord. Là, tu poses la question du travail, que j'ai toujours eu énormément de mal à cerner en philo, et c'est toujours le cas, mais on ne peut pas fonctionner comme ça. Même pour la personne qui à un moment t ne veut pas travailler, mais qui à t+T le regretteras. Si l'école est obligatoire, ce n'est pas pour rien. Même si c'est chiant pour la plupart, c'est fait pour notre bien. L'éducation a une vocation bénéfique, pas simplement nous faire chier à aller à des cours dont on se fout éperdument. Ça ça a toujours exister et ça existera toujours. En fonction des profs, des élèves, de la classe, de la matière, des goûts, des couleurs...




J'ai l'impression que je suis en train de me paumer, de tout mélanger, j'ai mis super longtemps à écrire ce post, du coup j'ai rien foutu de la soirée, j'espère vraiment que j'aurais pas une interro de maths demain, sinon le prof va me tuer si je me ramasse encore... Mais je pouvais pas passer à côté, ça m'aurait stresser pendant des jours x)

Bref, je ne dis pas que le système éducatif français est génial, loin de là, et je ne propose rien de nouveau non plus. Je dis simplement qu'il ne faut pas prendre ses désirs pour la réalité, refaire le monde c'est sympa, mais c'est facile de critiquer ou de balancer des trucs que l'on voudrait sans réfléchir aux conséquences.

Je m'excuse à l'avance si ce que j'ai dit est déplacé, méchant, dur, etc... J'avais prévenu au départ, j'étais un peu énervée ^^".
Surtout auprès de toi Aminumbra, je me suis un peu acharnée sur toi, mais principalement à cause des idées que tu proposes et avec lesquelles je ne suis pas d'accord, ou alors que j'ai mal compris, en tout cas, ce que j'ai vu ne me plais pas ^^".


Bon, je ne vais pas parler des anarchistes, ni des écoles qui proposent d'autres systèmes, je ne m'y connais pas du tout, donc je ne peux rien dire, mais si ça marche pourquoi pas... Après, sur quels critères on se base, pour dire "ça marche" ? Parce que ça peut marcher pour certains, mais pas d'autres, qui s'habituent ou pas. Et je pense que pour dire si ça marche on devrait faire une étude sur une échelle temporelle beaucoup plus large, et c'est un peu difficile ^^"

Et quand aux horaires de cours, moi je fais du 8h30-18h, parfois du 19h, presque tous les jours, c'est crevant, mais je préfère ça avec des bonnes vacances, que des petites journées, et je vais foutre que dalle et des minis vacances, dans lesquelles on ne pourra faire que nos devoirs qu'on nous aura donner, alors que quand c'est plus long, on peut bosser ET s'éclater \o/
Bref. Moi je suis plutôt satisfaite de mon parcours scolaire. Et du système, même s'il y a évidement un paquet de défaillances comme partout, la perfection étant en pratique impossible à atteindre, je suis plutôt satisfaite, personnellement. Du système, on en voit pas grand chose. Ce qu'on voit de l'école, c'est principalement les profs... Et ce sont eux qui font tout.




Bon, je vais m'arrêter là, j'ai (encore) écrit une tartine, on m'excusera xD
Je vais me pieuter, il se fait tard x)
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Aminumbra
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MessageSujet: Re: L'école   Mer 5 Déc 2012 - 18:36

J'me sens mal aimé XD

Nan mais, plus sérieusement :

Tout est dans la manière d'envisager l'utilité de l'homme instruit par rapport à l'homme non-instruit.

Sans suivre la totalité des cours, il est possible qu'un homme puisse faire quelque chose d'utile pour lui et pour les autres, tout comme celui qui aura suivi l'intégralité des programmes dans leur totalité.

Le problème, c'est aussi la difficulté à pouvoir revenir en arrière, à changer de métier, à changer un ancien choix ( là-dessus, je peux par contre rien proposer de mieux, je trouve normal que le temps nécessaire à une conversion professionnelle soit important ).
Néanmoins, on peut penser qu'un élève pourra choisir tôt ( enfin c'est mon avis ) un domaine, une idée de base : la musique, la médecine, l'écriture, le sport, l'étude ethnique et ethnologique ( chai pas où est la différence ) et suivre un cursus, large certes, mais plus restreint que l'actuel, qui y mènera.

Évidemment, des mauvais choix, des prises de conscience, ou simplement un changement d'idée soudain, rend inutile ce système qui contraint un élève à se former exclusivement à UN domaine.

D'où l'obligation de faire les gros tests dans TOUTES les matières : l'élève pourra évaluer son niveau partout, et s'il se sent en difficulté ( révélée par les notes ), alors il retourne dans la matière correspondante, comme aujourd'hui, et rattrape le niveau. Si, comme beaucoup d'élèves, même suivre à nouveau les cours ne lui permet pas de le rattraper, alors il tombe d'un niveau dans cette matière et se retrouve là où il peut suivre et où il apprendra plus vite que sur des cours trop complexes. Tu évoques l'impossibilité de réussir les contrôles sas suivi du cours, alors il suffit d'informer du thème de la séquence une semaine avant de la commencer : l'élève voit en fonction s'il peut ou non se permettre de ne pas venir.

Effectivement, la note prendrais alors une véritable importance, aux yeux de tous et pas seulement de l'élève, ou de ses parents, et ça c'est pas forcément une excellente chose mais pour l'instant je vois pas mieux.

Ensuite, les redoublants : désolé si ce que j'ai dit à pu être compris de travers ( je reconnais m'être exprimé moyennement clairement ), mais je ne pense pas que TOUS les redoublants soient des feignasses incapables de se mettre à bosser ... Parmi ceux que je connais, ils forment la majorité, mais j'en connais aussi d'autre qui ne peuvent pas suivre, et qui pourtant travaillent. Si toi, tu en connais plus relevant de cette catégorie, alors désolé ^^'. Pour eux, c'est un problème qui ne vient pas d'un choix qu'ils ont fait, celui de rien foutre, et on les reconnait rapidement.

Personne ira en cours, c'est possible, c'est probable, et il faut voir si on peut prendre le risque d'une " crash-test génération " qui verrait le nombre d'élève présents. S'il est faible, deux possibilités :
1/ Ou ceux qui séchaient tout sont chômeurs, pauvre, et ont une mauvaise vie, et en ce cas leurs enfants se rendront compte de l'importance de suivre au moins quelques cours, de quoi pouvoir faire ce qu'ils veulent.
2/Ou tout le monde réussit, et dans ce cas c'est qu'il n'y pas de problèmes majeurs.



Je comprends bien tout ce que tu veux dire, et c'est possible ( si si ^^ ) que tu ais raison, mais j'essaye en même temps que j'argumente de voir où sont ces problèmes que tu juges irrésolvables ( pas sur que ce mot existe ... ). Après, on n'a pas la même mentalité ( normal ) et on a une manière surement différente de voir l'école, les Hommes, le travail, l'éducation, la société, donc ce que tu dis est surement mieux pour tout les gens que tu évoques, tandis que moi ne voit pas clairement les défauts de ce qui pourrait s'appliquer avec autant de facilité à ma personnalité ...
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MessageSujet: Re: L'école   Mer 5 Déc 2012 - 22:21

Wouhouhouuuu !! Y a d'la matière .

Alors, je vais réfléchir un poil plus qu'avant-hier et tâcher de vous répondre.

... En fait, je vais surtout te répondre, Lauren, au sujet du "classement" par niveaux et non par âges. J'avoue que ce que tu dis sur l'aspect social ne me convainc pas tellement, parce qu'en tout cas dans la manière dont je vois ça, tu as simplement les matières qui fonctionnent plus ou moins indépendamment les unes des autres, et donc tu as ton niveau dans chacune plutôt que d'être dans une classe avec les mêmes personnes partout mais à stagner dans certaines matières tout en traînant des lacunes dans d'autres. Et ça resterait comme ça pour l'année. Après, on pourrait peut-être même décider de redoubler certaines matières et pas d'autres, etc. Bon ça pose problème, parce que si tu n'aimes vraiment pas telle matière et que tu ne la bosses pas du tout, c'est totalement inutile de retaper cent fois le même niveau pour celle-ci, mais il pourrait y avoir moyen, plutôt que de choisir à quels cours tu vas, d'avoir le choix de redoubler une matière où tu n'as pas le niveau, pour l'approfondir, ou de passer à l'année suivante si tu as une bonne moyenne totale, ce qui donnerait la même chose qu'actuellement pour ces matières-là. Non ?
Et donc pour les gens, ben tu te fais des amis dans chaque matière, et dans un sens c'est plutôt cool, non ?

Pour l'histoire de choisir certaines matières tout en devant aller aux gros contrôles... je ne sais pas trop quoi en penser, c'pour ça que je n'en ai rien dit du tout lundi. Parce que dans un sens, ça paraît trop cooool en prenant pas ça franchement au sérieux (je parle pour moi, hein ) mais comme Lauren le fait si bien remarquer (avec un sang-froid inégalable ne le prends pas mal, j'ai juste envie de t'embêter, comme ça, pour rien^^" ), y aurait probablement des élèves qui ne viendraient plus DU TOUT.
Mais effectivement, à la limite si certains sont capables de se débrouiller pour avoir quand même le minimum de connaissances pour ces contrôles, eh ben ça passe ! Ils apprennent juste à leur façon, et c'est ça que je trouverais plutôt idéal. Et pour les ceuss' qui ne le font pas, ils ne "passent" pas, et pareil : ça ne change rien au système actuel parce qu'il y en a toujours qui ne font rien, et j'ai l'impression qu'ils perdraient moins leur temps, tant qu'à faire x).
Enfin... c'est peut-être un peu trop catégorique, et pas encore assez réfléchi. Ouais, je crois que c'est le cas^^".
Ou à la limite, on oblige les élèves qui ne font rien à venir à tous les cours... mouais, bof. Bref, je ne sais pas x).


Et Amin', pour ta génération "crash-test", qu'est-ce que tu fais des possibilités entre les deux ?


En fait, ce qui me plaît dans l'histoire, c'est l'idée de groupes de niveaux pour pouvoir vraiment approfondir les matières auxquelles on accroche, et éventuellement pouvoir ramer dans les autres le temps qu'il faut si on est motivé. Mais effectivement, ça pose plein de problèmes, dont celui de la motivation en général et celui de la spécialisation, parce qu'il faut bien aller en fac/IUT/autre à un moment, et si on "classe" pas par âges, ça devient critique^^'.
(Et ce que j'aime bien aussi, dans l'idée de ne pas être obligée de suivre tous les cours, même si ça aussi 'faut savoir clairement ce qu'on veut et être un minimum motivé, enfin bref, c'est l'idée de pouvoir apprendre autrement, genre à base de livres et tout et tout, et pas forcément en plus de certains cours ennuyeux parce que profs pas cools et compagnie. Mais voilà. Je re-précise que, même si là j'ai réfléchi un peu plus sérieusement qu'avant, c'est toujours dans une optique de "refaire le monde" et si ça se réalisait dans le monde actuel avec tous ses défauts, toutes ses différences, etc., ce serait peut-être autre chose. ^^" D'autant plus que ça fait un peu grosses catégories dans tout, et des cases partout, et... rha, je sais pas, mais y a effectivement qqch qui me gêne dans l'histoire =/.)
(Du coup, p't'être bien que ce post est inutile. Tant pis. x))
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MessageSujet: Re: L'école   Jeu 6 Déc 2012 - 10:54

Grou.

Je suis assez d’accord avec ton analyse, Lauren, maaaaaais je vais quand même allez complètement contre xD Parce que même si dans mon esprit, ta logique se tient parfaitement, ce que tu dis me semble juste, c’est la base de ce raisonnement qui ne tient pas debout pour moi. Cautionner l’école, qui est la source de notre société, et la machine à faire de l’hypocrite aveugle la mieux rodée au monde.

*rouuuuuuuuuulement de tambour*

Alors alors, parmi tout ce ramassis d’âneries que vous débitez depuis le début de se sujet, moi, grand Clairvoyant et prêtre officiel attitré de BdCht la Naïve, déesse de la Meule et des Morphelins (petites bestioles désoeuvrées se roulant dans les meules de voin, cf Miaou : Une introduction théologico-méthaphysique chez Rageot, catégorique 5-12 ans), ai décidé de remettre un peu de bon sens et de... Ben de clairvoyance, tant qu'on y est, dans ce bazar !

Bien bien bien bien, commençons *s’arme d’une masse*

Ce que tout le monde voit ici (sauf cette espèce d’idéaliste en rose qui se la joue avec ses pavés ) c’est qu’il y a un vrai problème autour de l’école. Mais je ne crois pas que ce soit vraiment la forme. Bien sûr qu’elle pose problème, qu’elle est perfectible et qu’elle pourrait être mieux. Mais en toute bonne foi, je trouve et je rejoins Lauren là-dessus, qu’on ne s’en sort pas si mal. Avec les moyens qui sont les nôtres, et nos capacités d’être humain, ça pourrait être bien pire.

Et pourtant, ce mécanisme pas trop mal se grippe et se rouille de plus en plus. On pourrait donner tout un tas de raisons historiques, sociales, psychologiques pour l’expliquer, différentes les unes des autres et pourtant ni plus justes ni plus fausses. J’avance la mienne.

L’école me saoule. L’école est beaucoup à tous nous saouler. Je me demande souvent, en plein milieu d’un cours, quand il me vient l’envie de regarder vite fait autour de moi « mais bordel, qu’est ce que je fous ici ?! ». Nous, c’est une classe de terminales L, pourtant. Et nombreux pensent comme moi. On n’y croit juste plus. Si jamais on y a cru un jour. Nous sommes… désabusés, blasés, désillusionnés, sans espoir ou sans idées pour notre avenir. Aucune motivation, passant tout notre temps à faire tout sauf des devoirs ou du travail, ou alors juste le minimum syndical. Ce n’est pas le cas de tout le monde, oui. Mais de la plupart. L’école ne nous intéresse pas, ce qu’elle nous propose ne nous intéresse pas, et ça se traduit ici, par exemple, par une volonté farouche de la restructurer afin qu’elle suscite un peu plus d’intérêt, qu’elle nous soit plus agréable à vivre, et plus utile.

Mais je ne suis pas sûr qu’au fond ça changerait forcément les choses. Parce que comme je l’ai déjà dit, pour moi ce n’est pas la forme mais le fond qui est pourri, sclérosé, rongé par la gangrène.

Je m’explique : Quand dans une émission de télé, tu vois un homme politique invité pour parler de son programme (donc quelque chose de sérieux) avec... Une star du porno qui vient de sortir son dernier film ? Quand tu vois, je reste sur le domaine de la politique, deux leaders de partis puissants et influents sur le devant de la scène se lancer des injures et se batailler comme des chiffonniers dans une ambiance de cour de récré, dans un débat officiel ? Quand tu sais, que pour les composants présents dans chaque ordinateur, plusieurs africains (je pense au Congo, notamment, là où se trouvent les plus importants gisements de coltan) sont morts, se sont entretués au profil de multinationales sans scrupules, qui ne font qu’exploiter notre avidité ; Quand tu vois que deux personnes du même sexe ne sont même pas en mesure de vivre leur amour sans problème, qu’on les dénonce comme le mal, qu’on affirme que leur donner le droit de se marier c’est ouvrir la porte à la zoophilie, etc. ; Quand tu sais que 3 milliards de personnes crèvent de faim en permanence tandis que quelques privilégiés se pètent la panse en tout bonne conscience…

Quand tu vois sur quoi repose notre société, l’égoïste, l’avidité, la violence, la tyrannie, le mépris, l’inégalité totale…

… Comment veux-tu encore croire au bien fondé et à la réalité des principes que traduit, enseigne et perpétue l’école ?! Ils sont complètement déphasés, ce sont des freins à une évolution correcte dans le monde qui est le notre aujourd’hui.

Ce sont des idéaux, des valeurs que l’on place comme transcendantes à la vie, et foi de Clairvoyant, il est plus que temps de démolir leurs pieds d’argile !

Voici un court extrait du Crépuscule des idoles, de Nietzsche : « Des jugements, des jugements de valeur sur la vie, pour ou contre la vie, ne peuvent en fin de compte jamais être vrais : ils ne valent que comme symptômes, ils ne méritent d’être pris en considération que comme symptômes, car en soi, de tels jugements ne sont que sottises. Il faut se donner la peine de toucher du doigt, essayer de saisir cette surprenante finesse : la valeur de la vie de saurait être évaluée. Par pas un vivant, parce qu’il est partie, et même objet du litige, et non juge ; pas d’avantage par un mort, pour une tout autre raison. »

Explication : Les jugements de valeurs que nous faisons supposent un Idéal auquel la nature humaine, voir la nature tout court, serait confrontée. Or un jugement de valeur sur l’homme ou la nature ne peut-être objectif, puisque tout jugement de valeur est le fait d’un être humain, et appartient donc à la chose elle-même jugée.

Plus généralement, des valeurs ne peuvent être un idéal transcendant la vie (qui serait au-delà, supérieur) puisque c’est un être vivant qui l’évalue toujours.

Les jugements de valeur sur la vie ne sont que des symptômes, non objectifs, donc subjectifs : ils manifestent l’état de l’être qui le produit, sa manière de vivre, le niveau de ses forces vitales, son état de Santé.

C’est la vie elle-même qui est la source des valeurs que nous affirmons comme nôtre. L’être vivant juge bon ce qui lui est utile et juge mauvais ce qui lui nuit.

En conséquence, chaque manière de vivre a ses propres valeurs : l’avare considère l’argent comme la plus grande des valeurs, l’ambitieux la gloire, etc.

Oui, j’ai ressorti un de mes cours de philo

En conséquence de quoi, cet « idéalisme » que transmet l’école, par la morale, l’éthique, est la pire des choses qui soit ! Parce qu’il n’y a pas de bien ou de bon qui tiennent dans l’absolu. Aucun acte n’est mauvais ou bon, il l’est seulement en perspective de celui qui le regarde. Même la Shoah, le massacre de millions de personnes, n’est pas un mal en soit. C’est un mal relativement au point de vue qui le considère.

L’idéalisme mesure la réalité aux valeurs qu’il pose comme absolues, comme le bien suprême (dans le cas de l’école, prenons l’égalité ou la démocratie). Mais la logique de l’absolu est celle du tout ou rien, ce qui veut dire que la réalité ne coïncidera jamais avec ce qui est attendu, et donc l’absolu attribuera au réel une valeur mauvaise, une valeur nulle. L’idéalisme, bien au contraire de rendre la vie meilleure, se retourne contre la réalité, contre la vie, qui est pourtant bien ironiquement la source de toutes les valeurs, dont celles qui le composent ! Il vide donc les valeurs de leur substance, de leur raison d’être, il nourrit le sentiment de non-sens de l’existence, soit le nihilisme. Si les valeurs sont un absolu inatteignable, nous perdons toute envie d’agir puisque nos efforts sont voués à l’échec.

Voilà pourquoi je réprouve tellement l’école. Parce que sous couvert de nous préparer à la vie, elle nous enseigne des valeurs qu’elle pose comme un idéal, comme un Bien, qui nous amène à juger le monde existant comme mauvais, et surtout qui nous décourage totalement d’agir puisque c’est le propre de l’idéal qui veut tout ou rien : Chercher à appliquer la démocratie, ou l’égalité, dans une recherche d’Idéal, est invariablement voué à l’échec. Nous ressentons alors ce sentiment de non sens de l’existence, et nous sentons inconsciemment qu’il vient en partie de l’école, c’est pourquoi nous cherchons à la changer. Pas seulement, mais pour une bonne part.

Du moins c’est ainsi que je vois les choses, et pour cela que je condamne l’école, non pas pour la conformer à un idéal, la rendre meilleure, mais justement parce qu’elle véhicule un idéal qui nous nuit plus que tout, et voilà pourquoi ce n’est pas tant la forme que le fond que j’attaque.

Cela dit, je pourrais plus détailler ma critique, l’étendre sur des pages et des pages que je n’aurais pas tout dit, mais j’ai essayé d’aller à l’essentiel et d’être le plus clair possible, j’espère que vous arriverez à vous y retrouver ^^’

Sermon officiel du grand Clairvoyant qui a décidé plutôt que de se morfondre en cours d'aller éclairer ses pauvres ouailles, qui peuvent le remercier et lui faire un tas d'offrandes ! cheers


Dernière édition par Revan le Jeu 6 Déc 2012 - 19:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'école   Jeu 6 Déc 2012 - 14:12

Avant de commencer mon post, je tiens juste à dire que j'ai apprécié vos posts, même si je ne suis pas toujours d'accord, avoir un avis et un éclairage est toujours éclairant.
Je pense que je vais commencer avec ma petite expérience personnelle avant de m'attaquer à quelque chose de plus général.
L'école j'ai toujours apprécié. Apprendre, j'aime ça, tout m'intéresse. Et à chaque fois qu'il me fallait choisir entre différentes voies (S, ES ou L pour le premier exemple) ça a toujours été avec déchirement. Bon, certes, je me suis ennuyée jusqu'à cette année. Mais parfois je tombais sur des professeurs passionnants. Notamment mes deux héros <3, les deux personnes que je respecte le plus sur cette terre je crois. On va les appeler T et C.
Bon...
Juste pour revenir sur certains points qui me tiennent à coeur.
Ma mère est prof', et franchement je l'admire pour ce qu'elle fait. Je la voyais tous les soirs en rentrant se pencher sur ses cours, sur ses copies à corriger pendant 3h d'affilée. Je me rappelle au moment où elle devait remplir les bulletins de ce moment où elle commençait à stresser et à nous demander : "Comment je peux dire ça, mais d'une façon encourageante ?"
Un prof', c'est toujours un peu comme ça. Faut pas croire qu'ils soient tous aigris dès le début.
Mais comprenez. Vous enseignez la même chose pendant plus de 20 ans ! Comment ne pas finir par s'ennuyer ? Comment ne pas finir par craquer quand les élèves en face de vous sont si nombreux, si différents, si fragiles souvent et si désintéressés par votre matière ?
Alors il y a ceux qui réussissent à garder leur passion, à la partager, à inover chaque année. Et puis il y a ceux qui s'aigrissent, qui en ont marre. Si vous cherchez un peu sur internet vous pourrez tomber sur des posts d'enseignants déprimés (notamment les jeunes qui depuis la réforme n'ont plus de stage et de maître de stage pour les aider la première année et se retrouvent directement devant une classe de 30 élèves.) qui se demandent à quoi ils servent puisqu'ils n'arrivent pas à partager leur passion.
Premier point.
Le deuxième point vient effectivement des classes.
Le système scolaire est bien fait en théorie. Mais en pratique il oublie quelque chose d'important : non, nous ne sommes pas tous identiques ! Chacun a un niveau différent, chacun a une façon d'apprendre différente, chacun a des difficultés là où d'autres n'en a pas et inversement. Ce qui mène à plusieurs niveaux : les personnes à qui l'enseignement profite, ceux qui ont trop de difficultés pour progresser dans un cours d'un tel niveau, et ceux qui s'y ennuient.
Pour les personnes qui ont trop de difficulté pour progresser, malgré un travail fourni, l'écart se creuse encore et encore jusqu'à... Abandonner, purement et simplement, et ce qui est réellement dommage, c'est qu'en abandonnant en résulte une haine pour le système scolaire et tout ce qui s'en approche, une jalousie par rapport à ceux qui réussissent. C'est pour ça que souvent dans des établissements dits "difficiles" les élèves en viennent à une telle haine des enseignants et que l'on assiste à une certaine victimisation des "intellos".
On est tous différents... Pourquoi ne pas en tenir compte ?
Là dessus, j'ai grandement admiré C, mon prof de maths de terminale. Il allait vite, très vite dans son cours, il était très rigoureux dans ses méthodes. Mais quand venait l'heure des exercices, il veillait à ce que chacun comprenne, donnait des exercices supplémentaires selon le niveau. Il était très sévère envers ceux qui ne faisaient pas les exercices, parce qu'en mathématiques, si l'on veut progresser il faut appliquer. Alors ceux qui étaient découragés au début de l'année ont fini peu à peu (après les heures de colle) par faire leurs exercices, et peu à peu, plus ou moins selon les personnes, à progresser.

Il y a ceux qui savent directement ce qu'ils veulent faire, et je dois avouer que je les envie. Mais voilà, moi je suis en première année après le bac, et je dois avouer que je ne sais toujours pas ce que je veux faire. Alors devoir se spécialiser immédiatement n'est pas une solution. D'autant plus que je trouve les enseignements jusqu'au bac très très très important. Ce qui est dommage, c'est qu'en baissant le niveau pour faire "l'école pour tous" et bien on en a aussi baissé l'intérêt. A la base, ces enseignements sont censés servir de base à une réflexion. C'est pour cela qu'en philosophie on nous fait étudier des textes, c'est pour ça qu'on nous apprends l'histoire, les mathématiques (ne pas se faire avoir avec les prix :P) c'est pour comprendre et pouvoir par la suite raisonner. Mais on ne nous présente pas l'enseignement comme quelque chose de bénéfique, seulement comme quelque chose d'obligatoire; C'est dommage non ?
Vous n'avez jamais entendu vos profs vous dire "Vous ne savez pas à quel point vous avez de la chance d'être là !" Bah non, on ne le sait pas, et c'est bien dommage, parce que l'on s'en rend compte des années plus tard quand on ne peut plus rien y faire. Quand on a le recul des années pour se dire... Mince, j'aurais dû plus apprendre ça ! Ca m'aurait été utile !
"On a fait ce choix pour que vous choisissiez non pas en fonction de vos préférences, mais en réelle connaissance de cause". J'suis pas sûre qu'on puisse dire qu'on aime une matière avant de l'avoir réellement découverte. Une simple introduction ne suffit pas à donner un aperçu de l'essence d'une matière ou d'un sujet. C'est aussi pour ça que choisir à 15 ans me semble totalement prématuré. D'autant plus qu'à cet âge on est encore en pleine construction pour beaucoup.

Après c'est vrai qu'il y a quelque chose d'extrêmement dommage : le fait que l'école prend pas mal de temps. Ayant des facilités assez importantes et une légère tendance à l'hyperactivité, j'ai pu concilier ma terminale S avec une option européenne, 2h de théâtre, 4h d'escalade, 4h de chant, 4h d'Olympiades de la Chimie, 2h de hand + matchs. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Et dans le cadre contraignant que fournit l'école, même si c'est là que l'on apprend à vivre en société, et bien je trouve que faire autre chose en dehors, plus que bénéfique est nécessaire et pas forcément facile.
D'autant plus que lorsque l'on vient d'un milieu difficile, avancer au même rythme demande d'autant plus d'efforts que l'on n'est pas forcément soutenu par sa famille, que l'on a accès moins facilement à la culture, que les autres peuvent parfois porter un regard un peu péjoratif (pas trouvé mieux comme mot x) ) sur tout ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à de la culture ou à une activité intellectuelle.

Voilà, je me suis un peu beaucoup éparpillée mais bon ^^. Je crois que j'ai dit beaucoup de ce que je voulais dire et que je peux enfin cloturer ce pavé ^^.
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MessageSujet: Re: L'école   Jeu 6 Déc 2012 - 18:36

Vous me faites déprimer avec vos pavés !

Revan, le jour où les saumaces domineront l’espèce humaine, je te ferais des offrandes, pas avant ^^

Mais t'as raison : c'est le fond qui est mauvais. J'en suis conscient, mais si je parle uniquement de la forme, c'est parce que je pense que les hommes vivant actuellement ne sont pas prêts à voir un changement radical de leurs valeurs, de tout ce qui a été construit avant au nom de l’Égalité, de la modération et non pas de l'excès, etc ... Chacun a ses valeurs, et a chacun sa pensée, mais il est aujourd’hui tenu pour seule vérité que la démocratie est un meilleur système que la dictature, que l'argent ne fait pas le bonheur ( je vais pas faire ici un débat sur ce que je pense de l'argent et de son utilité ( je pense que le supprimer serait le mieux ) parce que là n'est pas le sujet du débat ), et toutes ces valeurs, et toutes ces idées, et tout ce que l'on tient comme idéal actuellement. Et ... tu as vu le temps qu'il a fallu pour que le Roi et la Monarchie tombe ? Tu te souviens de quand est apparu l'égalité ? Sans parler de la Liberté ! On ne peut même pas dire qu'il y en ai une maintenant !

L’Homme ne peut pas accepter de trop importants changement dans son quotidien, et même si un système est contraire à ses valeurs, il préfère stagner avec la force de l'habitude plutôt que prendre le risque d'avoir à les changer.

Le fond est mauvais.

Le fond est totalement contraire à une quelconque évolution d'esprit de l'Homme.

Mais le fond est ancré sur des bases tellement solides qu'il faudra du temps, ou de l'ambition pour le changer.
Il est possible qu'avec notre apport au monde, qu'avec un apprentissage à nos enfants de ce qui peut être un moyen de changer radicalement l'Homme et tout ce qu'il a prôné pendant des siècles et des siècles, en leur apprenant à réfléchir par eux-même et à ne pas se fonder dur ses acquis mais toujours se remettre en question, alors là il sera possible de faire quelque chose et de modifier le mode de pensée et le fond.

Mais dans l'état actuel des choses, seul la forme peut être modifiée efficacement.

L'école, l'argent, le pouvoir, la société, les chefs, la religion sont autant de moyens que l'homme s'est posé lui-même comme verrous. Et tout ça après de longs, très longs siècles d'humanité ... Alors ce n'est malheureusement pas demain que changera le fond, n'en déplaise aux idéalistes. Mais après-demain, peut être. Dans une semaines, sûrement.

Défaire est beaucoup plus rapide que faire, mais quand on s'oppose aux changements, quand l'on s'ancre dans l'habitude, quand l'on refuse la modification de nos petites vies tranquilles, il est impossible de défaire facilement et il faut être plus patient, et plus actifs.

Voilà, j'ai pas trouvé beaucoup plus à dire, alors je m'arrête ici !
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Nerual
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MessageSujet: Re: L'école   Jeu 6 Déc 2012 - 20:08

Bon, c'est dingue, ça ! On s'absente deux minutes et j'ai une foultitude de posts qui apparaissent. Et je fais comment moi, hein, pour tout lire et répondre, quand j'ai une montagne de devoirs et de démos horrible à apprendre, hein ? Non mais je vous jure…

Je ne vais donc expliquer une idée dont j'avais oublié de parler dans mon précédent post et que j'ai pu poussé plus loin.

Le système tel que vous en parlez, il existe pratiquement déjà. C'est le même, quasiment, sauf qu'il est officieux et pas officiel. Quand certaines personnes n'ont pas envie d'aller en cours, bah elles sèchent. Aussi simple que ça. Par contre, elles sont là pour les contrôles ! (bon, d'accord, certaines personnes sèchent surtout les contrôles, mais que voulez-vous..)
Quand à venir dans des cours d'autres classes, je sais que mon prof de maths de l'an dernier acceptait des élèves extérieures à la classe dans son cours. Donc ça existe. Il suffit juste d'avoir le culot de demander, un prof sympa pour accepter, et ne pas foutre le bordel dans le cours.
Pas de grand système entièrement réformateur.

Pour que ça devienne officiel, il suffirait juste de petites retouches :
- une demande venant de l'administration envers les profs leur demandant d'accepter les élèves voulant assister à leur cours, sous condition qu'ils ne foutent pas le dawa (si c'est le cas, une interdiction de liberté quant à sa propre liberté d'organisation des cours peut-être instaurée pour quelques temps, puis une reprise. À la deuxième infraction ou la troisième, interdiction jusqu'à la fin de l'année)
- un quota d'autorisation d'heures d'absences par semaine de l'ordre de 5h, par exemple. Obligation d'assister à au moins une heure par matière dans la semaine, pour éviter le séchage complet d'une matière, …

Une organisation comme ça, en surplus d'un emploi du temps classique, pourquoi pas. Mais ça reste impossible, si tout le monde décide de ne pas venir à ce cours tel jour à tel heure, un prof est payé à rien foutre (vraiment cette fois). Donc c'est relativement dur à mettre en place.

Des petites touches comme ça, juste pour améliorer le confort, plus de liberté de l'étudiant, une prise en charge et une manière d'apprendre à s'autogérer, c'est aussi une bonne manière d'instruire ! :)



Bon, sur ce je lirais tout vos posts et je répondrais plus amplement ce week end, peut-être, ou un jour peut-être…

(Et si je n'ai pas fait de pavé, c'est parce que j'ai 10 démos de maths à apprendre pour demain, oh joie...)
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Eleyra Leina
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MessageSujet: Re: L'école   Ven 7 Déc 2012 - 0:09

Je dois être folle, mais comme j'ai envie de m'impliquer à nouveau davantage sur le forum, et que le sujet m'intéresse, je viens de me taper la lecture de tous vos posts, et des pavés, vous en avez pondu


J'ai pas mal de choses qui me sont venues en tête en vous lisant, alors j'espère que je n'oublierai rien.


Déjà, Vayel demandait si vous vouliez mettre vos enfants à l'école, et si je ne me trompe pas, vous étiez tous d'accord pour les y mettre, sûrement parce que, d'après ce que j'ai compris, vous en avez tous une bonne expérience.

Moi, l'école m'a tuée.
Vu que vous allez vous demander pourquoi, je vais devoir parler un peu de moi.
J'étais une petite fille très éveillée, et à deux ans quand je voyais mon frère apprendre à lire et à écrire, j'en crevais d'envie. J'avais envie d'aller à l'école, envie d'apprendre, envie de savoir lire surtout. Mes parents ont fait la demande pour que j'entre en maternelle plus tôt, on me l'a refusée. Pourquoi ? Parce qu'on entre à l'école à 3 ans et puis c'est tout.
Je suis donc entrée en maternelle à 3 ans. Là, j'ai eu une maîtresse formidable, la seule vraiment formidable que j'ai eue en primaire. Celle qui a commencé à dire à mes parents que j'étais sûrement une enfant précoce, celle qui a su s'occuper de moi au lieu de me laisser m'ennuyer en classe.
Je suis entrée en grande section de maternelle, nouveau maître d'école. Je m'ennuyais à mourir. Alors que j'ai toujours chanté, aimé chanté, j'ai cessé, parce que j'étais malheureuse, et n'avait du coup aucune raison/envie de le faire. Mes parents ont envisagé de me faire sauter une classe. Refus du maître. Pourquoi ? Parce qu'au CP on y entre à 6 ans et pas à 5, parce que ce n'est pas "normal" de sauter une classe, parce que soit disant j'étais "lente" genre dernière à sortir de la classe, alors que c'était parce que j'étais malheureuse, seule, et que je m'ennuyais à mourir. J'ai été forcée de passer des tests de QI, avec une lettre du mec qui m'a fait passer le test qui disait que ce serait handicapant pour moi de ne pas sauter de classe, pour que le maître me permette enfin de sauter une classe. Je dois remercier mes parents d'avoir compris, et de s'être battus pour moi.
Mais c'est là que ça commence vraiment à se gâter.
Je suis entrée au CP, j'avais donc un an d'avance, et j'étais première de ma classe. Jalousie des autres, surtout d'une redoublante qui interdisait aux autres enfants de jouer avec moi, agacement de la maîtresse qui ne savait pas quoi faire d'une élève qui savait répondre à toutes les questions, qui finissait les exercices avant tout le monde et se mettait à écrire les lettres de l'alphabet dans son cahier de brouillon en attendant que les autres aient fini, parce qu'elle avait une terrible envie de savoir écrire correctement... Bref, je passe sur les détails, mais j'étais rejetée non seulement par les élèves, mais surtout par la maîtresse. Je l'ai eue deux ans. Au CE1 elle m'a foutu à côté du cancre de la classe et elle nous a oublié tous les deux. J'étais toujours première, et totalement persuadée que j'allais redoubler. Je faisais des cauchemars, régulièrement le même où je rêvais que je tombais dans un précipice alors que je tentais de résister en vain, et où je me réveillais en sursaut et en sueur. Dans la cour de récré, j'étais seule sur mon muret à regarder les autres jouer. Je me sentais différente, et j'avais mal de cette différence. Je savais ce qui me différenciais des autres, des capacités qui sont devenus pour moi symbole de malédiction. Je me suis autodétruite. Je ne voulais pas être différente, je voulais être comme ces autres, être heureuse et surtout être acceptée, avoir le droit de jouer avec les autres enfants, ne pas être oubliée et rejetée de tous comme un objet gênant qu'on essaie d'oublier pour ne pas avoir à le supporter.
Je me suis tue. J'ai cessé de vouloir apprendre. Je me suis renfermée sur moi-même, et j'ai fais de mon mieux pour devenir invisible...

J'avais 5 ans. Depuis que j'ai 5 ans je réfléchis sur moi-même et j'essaie de comprendre ce qui ne va pas chez moi. Aujourd'hui je me bats pour me reconstruire. Reprendre confiance en moi, ne pas avoir peur du regard des autres, cesser d'avoir peur de me faire remarquer en participant en classe, cesser de me taire et ne pas avoir peur de me mettre un peu en avant.
Bien sûr, il y a toujours les remarques qui blessent. Les rires lorsqu'on me demande quelle classe j'ai sauté et que je réponds grande section de maternelle, parce que les gens trouvent ça ridicule, pensent que t'as sauté une classe juste parce que c'est une classe "qui ne sert à rien". Ils ne savent pas ce que j'ai traversé, et les a priori font Mal, parce qu'on me juge et me dénigre, et qu'on m'a trop longtemps dénigré. (Non, je n'ai pas de complexe par rapport à ça, je n'ai absolument pas besoin qu'on me "voue un culte" pour y répondre, j'ai juste du mal à accepter les moqueries ^^)

Bref, tout ça pour dire que l'école m'a tuée. Alors dans un sens oui, j'aimerais mettre mes enfants à l'école parce que comme vous l'avez dit c'est le lieu où l'on se socialise, où on se construit, mais il est hors de question que je laisse mes enfants se faire détruire par l'école, parce que oui, l'école construit, mais l'école peut également détruire.
J'ai une Amie à peu près dans le même cas que moi qui dit qu'elle ne les mettra pas à l'école, parce que l'école aussi l'a tuée, pour les mêmes raisons que moi.


L'école m'a tuée et me tue encore, et là, je vais continuer à parler un peu de moi, mais surtout du système éducatif.




Déjà, mettons-nous d'accord, lorsque vous parlez du système scolaire, vous parlez de l'école publique. Sachez qu'il existe d'autres systèmes comme l'école Steiner-Waldorf, beaucoup plus connue par chez moi je crois que dans le reste de la France. Je ne connais pas bien leur système alors je ne peux pas vraiment en parler, mais c'est pour dire qu'il existe des systèmes alternatifs.

Ce que je reproche à l'école moi, c'est qu'elle nous enseigne "une manière de faire". Je m'explique : dans les explications de biologie il faudra faire : je vois, je sais, donc. Il faudra mettre tels et tels mots parce que la notation fonctionne sur les mots présents dans l'explication, et je trouve ça totalement ridicule.
En maths, il faudra utiliser cette manière de faire parce que c'est "la bonne", et ne pas faire autrement.

Jusqu'au collège, j'avais mes propres méthodes de calculs, parce que c'était naturel pour moi. On me les a cassées, broyées. On m'a forcée à utiliser la même méthode que tout le monde. On ne m'a jamais expliqué pourquoi je devais le faire, on ne m'a jamais encouragée à essayer d'aller plus loin dans ma réflexion, on m'a juste forcée à intégrer "le moule", que de toute façon, je suis totalement incapable d'intégrer parce que je ne correspond pas "aux normes".
C'est ça que je reproche à l'école, de nous enseigner LA manière de faire, de ne pas nous encourager à réfléchir mais à appliquer bêtement. J'ai cessé d'essayer de réfléchir en maths pour bêtement appliquer le calcul sans même savoir ce que je faisais. Résultat, ça m'a handicapé plus tard et j'ai été dégoûtée des maths, alors que petite j'adorais ça. J'adorais les maths, et détestais le français à cause de la grammaire, aujourd'hui je déteste les maths et j'adore le français parce que c'est la seule matière où je pouvais m'évader et imaginer. Voilà ce qu'a donné l'école.

Vous parlez de connaissances inutiles qu'on nous enseigne à l'école. Personnellement, j'ai adoré apprendre le théorème de Pythagore par exemple, même si ça ne servira à rien, simplement parce que ce jour-là j'ai appris un truc. Sûrement quelque chose d'inutile mais j'ai appris quelque chose quand même. J'adore comprendre, j'adore apprendre de nouvelles choses, mais je déteste devoir recracher bêtement.
Vous dites que ce qu'on apprend ne sert à rien, franchement en entrant à la fac, j'étais surprise de voir combien de trucs qui à mon sens ne servaient à rien servaient finalement pour les études supérieures.
J'ai été surprise de voir le nombre d'informations au journal télévisé que je comprenais mieux parce que j'avais un minimum de connaissances scientifiques.



Et sinon Lauren, oui la S forme l'esprit d'analyse. J'ai fais S, je suis actuellement en Lettres Modernes, et figure-toi qu'on m'a souvent dit que ceux qui réussissaient mieux en études littéraires sont ceux qui venaient de S, parce qu'on nous a appris à analyser et à synthétiser davantage que les autres filières.



Certains d'entre vous parlent encore du fait que suivant les matières dans lesquelles on est "bons" en classe, on choisit notre métier. Et là j'ai envie de mettre un gros, gros, gros /!\ ATTENTION !
Parce que moi j'ai fais cette bêtise. J'étais très bonne en français et en svt, les deux me passionnaient. J'ai fait S parce que je ne savais pas quoi choisir. Finalement je suis entrée en biologie, parce que comprendre le fonctionnement, l'évolution du monde me passionnaient, et parce que la matière m'intéressait, j'avais de bonne notes.
Là où je met un ATTENTION, c'est parce qu'il y a une chose qu'on ne vous dit pas en classe, et c'est un gros reproche que je fais à l'éducation nationale, c'est que si la matière vous intéresse, la pratique peut vous rebuter.
J'adorais toutes les informations que j'obtenais en bio : le fonctionnement des choses, l'évolution etc. mais la biologie c'est beaucoup du travail de laboratoire, de la chimie, des dissections, des expériences souvent répétitives, et franchement, je détestais le travail de laboratoire à la longue. Voilà pourquoi je suis partie. Le résultat est super intéressant, mais tout ce qui permet d'obtenir le résultat en question me rebutaient, or faire de la biologie c'est faire des expériences, et non avoir les informations directement.
Je le dis et le répète, parce que beaucoup d'étudiants en biologie sont dans le même cas que moi, font des études qui les rebutent pour un travail qui ne les motive pas pour l'avenir, mais ne changent pas de filière parce que n'ont pas envie de recommencer de nouvelles études, et de subir un ou deux ans supplémentaires sur les bancs de la fac.




Enfin, je veux parler de cette idéal de classes mixtes au niveau des âges, et de choix des matières.

La mixité des âges d'abord. Miaou, vu mon expérience, le fait que j'avais un an d'avance et qu'une autre avait un an de retard, et qu'elle fut mon calvaire personnel pendant deux ans (jusqu'à ce que mon frère l'engueule et que sa mère lui fiche une claque en entendant mon frère raconter ce que sa fille me faisait subir, pour ça je suis redevable à tout jamais à mon frère ^^'), tu comprendras que je ne suis pas vraiment pour.
Oui, j'étais précoce, mais mal acceptée aussi parce que "précoce" ne veut pas dire que je n'avais pas parfois des comportements plus gamins que mes camarades de classe en primaire, et que ce n'était pas mal perçu. Ca diminue bien entendu avec l'âge.

Moi aussi j'étais en solfège. A 7 ans je me retrouvais avec des gens qui passaient le bac. A cet âge tu peux discuter avec les gens, mais jamais tu ne tisseras d'amitié avec, je ne parlais qu'avec un autre garçon d'à peu près mon âge qui, oh miracle, m'a suivi durant toutes mes années de solfège et avec lequel je m'entendais bien. Alors la mixité des âges au lycée et à la fac, ça ne pose aucun problème, mais je pense qu'avant, ce n'est pas conseillé d'avoir des écarts trop importants entre les élèves.
Ce n'est pas avec des gens de 15 ans qu'on va jouer à chat lorsqu'on a 7 ans ^^



Enfin quand au choix des matières, ce qui me surprend c'est que vous êtes vraiment très catégoriques

Cette année, je choisis mes cours. Bon d'accord, je suis à la fac et c'est un peu différent mais... je choisis mes cours, même si pas tout à fait
Je m'explique.
J'ai des matières obligatoires genre littérature française, mais en littérature française, on me propose 3 choix de cours en me donnant le programme : dans tel cours on va parler d'Aragon, dans l'autre de Balzac, et dans le dernier de Victor Hugo (exemples choisis totalement au hasard). Résultat, j'étudie de la littérature française mais je choisis mon objet d'études.
Choisir ses cours ce n'est donc pas forcément choisir la matière : maths, français, physique et cie. mais ça peut être choisir son programme, ou choisir son professeur.

Je vous l'accorde, c'est facile à réaliser pour le français, plus difficile pour le reste. Mais pourquoi ne pas faire des maths qui vont servir pour l'informatique pour ceux qui veulent se lancer dans cette branche, davantage de statistiques pour ceux qui vont faire de l'économie etc. ?
En histoire il y a tellement de choses à voir qu'on pourrait faire pareil. J'adore l'histoire, parce que je trouve ça super important. Mais à la place de la colonisation ou de la seconde guerre mondiale dont on nous rabâche les oreilles depuis le collège, à croire qu'on ne connait pas encore ce qui s'y est déroulé (je connais beaucoup mieux la 2ème guerre que la première) pourquoi ne pas proposer des thématiques, ou bien centrer davantage sur tel et tel détails de l'histoire : pour la 2ème guerre ça pourrait être la résistance, les malgré-nous, la shoah, etc. sans pour autant s'empêcher d'évoquer le reste.

C'est peut-être un peu "idéaliste" aussi, mais c'était pour souligner que le choix ne se fait pas obligatoirement entre "choisir une matière" ou "ne pas la choisir du tout".
Ca peut aussi être : "choisir ce qu'on veut étudier dans chaque matière"




Bon, et après avoir pondu cet énorme pavé (vengeance personnelle de tout ce que vous m'avez fait lire ), je vais enfin aller me coucher, parce que c'est pas comme si j'étais mal en ce moment à cause de mon cruel manque de sommeil !

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MessageSujet: Re: L'école   Ven 7 Déc 2012 - 8:23

J'ai bien aimé ton post Eleyra, et je dois avouer que j'étais un peu dans le même cas ( je ne savais et ne sais toujours pas choisir. pour ça que je fais scube <3) J'ai moi aussi sauté une classe, le CP. J'avais appris à lire en grande section de maternelle, parce que j'avais envie de savoir lire, vraiment. Personne n'a rien remarqué jusqu'à ce que j'entre au CP. Et dans cette classe... Je me suis ennuyée... Pendant une semaine je m'endormais en cours, et ce jusqu'à ce que ma maîtresse s'en rende compte, contacte mes parents et décide de me faire sauter une classe. Et là, je me rappelle d'un après-midi que j'ai passé à pleurer. On faisait des mathématiques, ça faisait assez longtemps que je savais faire les additions en ligne. Et à chaque fois que j'arrivais vers ma maîtresse pour lui montrer mon résultat, elle me disait que ce n'était pas ça. J'ai passé l'après-midi à refaire les calculs, avec toujours les même résultats. Mais jamais ce n'était ça. Et ce jusqu'à ce qu'elle me dise qu'il fallait les faire en colonne.
Alors j'ai beaucoup pleuré cet après-midi là, parce que j'avais 4 ans, et que je ne comprenais pas pourquoi elle ne voulait pas accepter un résultat que je savais juste.
Morale : on ne nous explique jamais assez pourquoi, et tout le ressenti que l'on a de l'école dépend pour beaucoup du professeur et des personnes que nous côtoyons.
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MessageSujet: Re: L'école   Ven 7 Déc 2012 - 10:41

Ton exemple me fait penser à ce que j'ai écris plus haut : on nous enseigne LA manière de faire, et si on ne fait pas les choses comme "il faut", comme "c'est demandé", on nous dit que c'est faux.


Ce qui m'agace aussi à l'école, c'est qu'on dise que les gens qui ont de bonnes notes sont des gens "intelligents". Déjà il faudrait définir la notion d'intelligence, mais pour moi en résumé c'est "la capacité à réfléchir".

Je connais plein de gens qui ont de bonnes notes mais ne font qu'appliquer bêtement, ces gens sont considérés comme intelligents, réussissent leurs études et finissent PDG d'entreprises ou je ne sais quoi alors qu'ils ne réfléchissent même pas correctement. lls ne font qu'appliquer bêtement ce qu'on leur a enseigné.

De l'autre côté, je connais des gens super intelligents qui ne réussissent pas leurs études parce qu'ils n'arrivent pas à appliquer bêtement. Parce que l'école ne leur convient pas, certains parce que leur cerveau marche différemment, d'autres (ou les mêmes) parce qu'ils trouvent que ce qu'on leur apprend n'a pas d'intérêt parce qu'ils veulent comprendre, réfléchir, que sais-je encore.


Ce qui m'agace, c'est lorsqu'on se base sur les notes d'école pour déterminer qui est intelligent ou non. Certains effectivement ont de mauvaises notes parce qu'ils ont du mal à réfléchir, d'autres de très bonnes notes parce qu'ils savent le faire, mais c'est si réducteur comme vision des élèves !


Ce que je reproche à l'école c'est de nous considérer tous comme "égaux", une masse compacte qui doit entrer dans le même moule.
Et moi, j'ai jamais aimé les moules (sauf celles qu'on mange), ni être un mouton stupide qui obéit à ce qu'on lui dit de faire et suit le mouvement sans comprendre ce qu'il fait.


Moui, on pourrait croire que j'ai une vision plutôt pessimiste de l'école. En réalité tout dépend du prof que t'as, et de sa façon d'enseigner à ses élèves, mais le prof est tout de même limité dans son enseignement par le système qui lui dit "quoi enseigner" et "de quelle façon".

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Ayant la chance d'avoir l'unique et la génialissime Elurían Aeglir comme aide de camp
Première conseillère et juge suprême de la SABIA
Designer en chef du mobilier haut de gamme chez Soriamh & Cie
Co-présidente de la LPDFB...
Secrétaire Réciproque et Démone Emissaire de Miaou Til' Plume
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L'école
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