
La Voie des Marchombres Forum de réflexion consacré aux Marchombres et aux livres de Pierre Bottero... |
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| | Contes et Histoires philosophiques | |
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| Auteur | Message |
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Elffeuer Membre du Conseil - Modo


 Nombre de messages: 478 Age: 19 Localisation: Quelque part entre la cave et les combles... Groupe: Marchombre Livre préféré: Les Tolkien, Les livres de Mr Bottero, Le Cercle des poètes disparus, Crocs-Blancs Date d'inscription: 31/12/2008
 | Sujet: Contes et Histoires philosophiques Mer 15 Juil 2009 - 14:31 | |
| Je ne sais pas trop si c'est le meilleur endroit pour les mettre, donc si c'est le cas, Admins et Modos (sadiques ou non), je vous laisse le soin d'en trouver mieux
Voici quelques petites histoires venant d'un peu partout dans le but de nous faire réfléchir...
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Un matin, deux moines allaient vers leur monastère, quand ils trouvèrent une jolie et peu vêtue jeune femme qui n’osait traverser le gué de la rivière, le courant ayant forci, ces derniers jours. Le plus vieux moine, bâti tout en force, la souleva dans ses bras et la transporta de l’autre côté.
Le long voyage se passa presque complètement dans le silence, les moines méditant en marchant. Mais le soir, en vue du monastère, le plus jeune des moines dit « Quand même, ce matin, cette femme étaient très peu vêtue ! La règle de notre ordre nous interdit de toucher des femmes, et pourtant vous l’avez portée dans vos bras ! »
Le vieux moine répondit « Je l’ai portée quelques minutes. On dirait que tu l’as portée toute la journée, dans ton esprit. »
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Deux hommes, se disputant, décidèrent de demander l’avis d’un vieux sage. Le premier expliqua son point de vue, et le sage dit « C’est vrai, tu as raison. ». Le second, furieux, dit au sage qu’il ne pouvait dire qui avait raison sans entendre les deux ! Et il lui donna sont point de vue, ce à quoi le sage répondit : « C’est vrai, tu as aussi raison. »
Tous les deux furieux, cette fois-ci, ils s’exclamèrent « C’est impossible, que l’on est raison ensemble ! ».
« C’est vrai, vous avez raison. » répondit le vieux sage, en les quittant.
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L'empereur choisit un Premier ministre
Il était une fois un empereur, qui voulait choisir en qualité de Premier ministre le plus sage, le plus avisé de ses sujets. Après une série d'épreuves difficiles, il ne resta en lice que trois concurrents.
"Voici le dernier obstacle, l'ultime défi, leur dit il. Vous serez enfermés dans une pièce. La porte sera munie d'une serrure compliquée et solide. Le premier qui réussira à sortir, sera l'élu".
Deux des postulants, qui étaient forts savants, se plongèrent aussitôt dans des calculs ardus. Ils alignaient des colonnes de chiffres, traçaient des schémas embrouillés, des diagrammes hermétiques. De temps en temps, ils se levaient, examinaient la serrure d'un air pensif, et retournaient à leurs travaux en soupirant.
Le troisième, assis sur une chaise, ne faisait rien. Il méditait. Tout à coup, il se leva; alla à la porte, tourna la poignée; la porte s'ouvrit, et il s'en alla.
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Chance ou malchance ?
Un habitant du nord de la Chine vit un jour son cheval s'échapper et passer de l'autre côté de la frontière. Le cheval fut considéré comme perdu.
A ses voisins qui venaient lui présenter leur sympathie, le vieil homme répondit:
— La perte de mon cheval est certes un grand malheur. Mais qui sait si dans cette malchance ne se cache pas une chance?
Quelques mois plus tard, le cheval revint accompagné d'une magnifique jument. Les voisins félicitèrent l'homme, qui leur dit, impassible:
— Est-ce une chance, ou est-ce une malchance?
Le fils unique du vieil homme fut pris d'une véritable passion pour la jument. Il la montait très souvent et finit un jour par se casser la jambe pour de bon.
Aux condoléances des voisins, l'homme répondit, imperturbable:
— Et si cet accident était une chance pour mon fils?
L'année suivante les Huns envahirent le nord du pays. Tous les jeunes du village furent mobilisés et partirent au front. Aucun n'en revint. Le fils estropié du vieil homme, non mobilisable, fut le seul à échapper à l'hécatombe...
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Un jour ses amis ont demandé à Nasreddin : - Tu es un homme sage, Nasreddin Effendi. Peux-tu nous dire ce que tu considères comme le plus précieux au monde ? - Je considère le conseil, comme étant sans prix, dit Nasreddin. Ses amis lui ont ensuite demandé : - Et que considères-tu pour être sans valeur ? - Je dirai que le conseil est la chose qui a le moins de valeur au monde. - Eh bien, Nasreddin Effendi ! Objecta son auditoire. Comment une chose peut-elle être à la fois sans valeur et la plus précieuse ? Tu dois faire une erreur ! - Non, mes amis. Je sais de quoi je parle. Un conseil pris peut être précieux, mais il devient sans valeur quand il n'est pas le bienvenu ! |
|  | | Aethera Membre du Conseil - Admin


 Nombre de messages: 4140 Age: 19 Localisation: St Martin du Tertre, non loin de l'Oeil d'Otolep... (Genre --') Groupe: Marchombre Livre préféré: Le Pacte des Marchombres et tous les livres de Pierre, La Horde du Contrevent et la Zone du Dehors d'Alain Damasio, Chroniques d'un Rêve Enclavé d'Ayerdhal, Pieds Nus sur la Terre Sacrée de Teri McLuhan, Le Guerrier Pacifique de Dan Millman, Lambeaux de Charles Juliet, J'Voudrais Pas Crever de Boris Vian, Contre-Chant d'Andrée Chedid, parmi tant d'autres. Date d'inscription: 13/04/2008
 | Sujet: Re: Contes et Histoires philosophiques Mer 15 Juil 2009 - 14:46 | |
| Les histoires de Nasreddin, le fou qui était sage  ! Je vous en raconte une (de mémoire, ça va faire appel à mes talents de conteuse  ): Un jour, le fils de Nasreddin vient se plaindre à son père que les gens ne sont jamais contents de lui.- Va seller notre âne, mon fils, répond Nasreddin, et partons en voyage.Ils cheminent un moment, et arrivent en vue d'un premier village.- Monte sur l'âne, mon fils, et je marcherai à tes côtés.Et lorsqu'ils traversent le village, les gens les pointent du doigt:- Regardez ce fils indigne! Lui qui est jeune et robuste, il laisse son vieux père marcher au bas de l'âne!Nasreddin et son fils continuent leur route. Bientôt, ils doivent traverser un deuxième village. Cete fois-ci, c'est Nasreddin qui monte sur l'âne, et son fils qui marche à côté.- Regardez ce vieux fainéant! disent les gens en les montrant du doigt. Alors que son fils a dû travailler dur toute la journée, il ne lui laisse même pas monter leur âne!Nasreddin et son fils continuent leur route. Lorsqu'ils traversent un troisième village, ils marchent tous les deux au bas de l'âne.- Regardez ces deux idiots! s'exclament les gens. Ils ont un âne et ne s'en servent pas!Nasreddin et son fils continuent leur route. Enfin, arrivés en vue d'un quatrième village, Nasreddin et son fils montent tous les deux sur l'âne.- Mais ils sont fous! se moquent les gens. Ils vont épuiser leur pauvre bête, ces deux imbéciles!Alors, à la sortie du village, Nasreddin se tourne vers son fils:- Tu vois mon fils, quoi que tu fasses tu seras toujours critiqué. Alors agis comme bon te semble, car toi seul sais ce qui est juste._________________ La seule trace qui vaille est celle qu'on se crée, à la pointe extrême de ce qu'on peut.Furvent, ceux qui vont mûrir te saluent !
http://magicienne-du-verbe.skyrock.com ==> Portée par la brume, portée par ma plume...
Dernière édition par Aethera le Mer 15 Juil 2009 - 15:24, édité 1 fois |
|  | | Leslie Danseur de la falaise


 Nombre de messages: 1487 Age: 15 Localisation: Ailleurs. Groupe: Faëlle Livre préféré: Waw... Euh... Pour commencer, tous les livres de Pierre Bottero sans exception... Et puis après, il y en a vraiment trop. Date d'inscription: 28/04/2008
 | Sujet: Re: Contes et Histoires philosophiques Mer 15 Juil 2009 - 14:51 | |
| Si, je pense que c'est au bon endroit... Non ? Elff, Laure... J'en ai une aussi : Nous connaissons la légende de Narcisse, ce beau jeune homme qui allait tous les jours contempler sa propre beauté dans l'eau d'un lac. Il était si fasciné par son image qu'un jour il tomba dans le lac et s'y noya. A l'endroit où il était tombé, naquit une fleur qui fut appelée Narcisse. Mais ce n'est pas de cette manière qu'Oscar Wilde termine l'histoire. Il dit qu'à la mort de Narcisse les Oréades, divinités des bois, étaient venues au bord de ce lac d'eau douce et l'avaient trouvé transformé en une urne de larmes amères. "Pourquoi pleures-tu ? Demandèrent les Oréades. -Je pleure pour Narcisse, répondit le lac. -Voila qui ne nous étonne guère, dient-elles alors. Nous avions beau être toutes constamment à sa poursuite dans les bois, tu étais le seul à pouvoir contempler de près sa beauté. -Narcisse était-il donc beau ? demanda le lac. -Qui, mieux que toi, pourrait le savoir ? Répliquèrent les Oréades, surprises. C'est bien sur tes rives, tout de même, qu'il se penchait chaque jour !" Le lac resta un moment sans rien dire. Puis : "Je pleure pour Narcisse, mais je ne m'étais jamais aperçu que Narcisse était beau. Je pleure pour Narcisse parce que, chaque fois qu'il se penchait sur mes rives, je pouvais voir, au fond de ses yeux, le reflet de ma propre beauté." |
|  | | Szyra Nahim Membre du Conseil - Modo


 Nombre de messages: 1681 Age: 22 Localisation: Gwendalavir Groupe: Marchombre Livre préféré: Le Pacte des Marchombres Date d'inscription: 03/01/2008
 | Sujet: Re: Contes et Histoires philosophiques Mer 15 Juil 2009 - 15:05 | |
| Ces contes sont superbes ! Celui intitulé Chance ou Malchance me fait penser au conte de Voltaire : Zadig ou la destinée. |
|  | | Eleyra Leina Membre du Conseil - Admin


 Nombre de messages: 4199 Age: 20 Localisation: Llewanda Groupe: Marchombre Livre préféré: Ellana, La Moïra, Les Royaumes du Nord Date d'inscription: 04/04/2008
 | Sujet: Re: Contes et Histoires philosophiques Mer 15 Juil 2009 - 16:52 | |
| Vous savez quoi ? Je vous adore Les Sagesses et malices de Nasreddine, le fou qui était sage, j'avais adoré les lire, et là vous venez de me rappeler des souvenirs ^^ Les sagesse et malices de la Chine ancienne aussi d'ailleurs ^^ Dommage que je ne sache pas où ma mère les a rangé depuis le déménagement... Bon bah j'en raconte une de mémoire, moi aussi... Finalement non, ma mère a retrouvé le livre, je vous mets la véritable histoire ^^ (les suivantes seront de tête...) Mustapha n'avait plus un sou. Impossible d'acheter quelque chose pour garnir son pain. Dans une rue, il passa devant un homme qui faisait des grillades. Il approcha son pain du fumet en se disant : "Ainsi, mon pain aura peut-être un peu de goût." Mais l'homme se redressa d'un coup, empoigna Mustapha comme on attrape un voleur et lui demanda une pièce d'un dinar. - Pour quelle raison ? dit Mustapha, étonné. - Tu as pris un peu de l'odeur de ma viande ; il faut que tu me la payes. Les deux hommes se disputèrent longtemps et finirent par aller voir Nasreddine Hodja, qui les écouta attentivement. Nasreddine réflécit, puis il sortit un dinar de sa poche, le fit tinter par terre avant de le remettre tranquillement à sa place, et dit à l'homme : - As-tu entendu le tintement de mon dinar ? - Bien sûr, dit l'homme. - Eh bien, garde-le, c'est le prix du fumet de ta viande. ---------------------------------- Un jour, Nasreddin décida d'aller au hammam. Personne ne s'intéressa à lui, ni les masseurs, ni les garçons des bains. A la sortie, furieux, il paya 10 dinars chacun. Il revint une semaine plus tard. Cette fois-ci, tout le personnel était à ses soins. On le massait, le lavait, le séchait avec des serviettes parfumées etc. Il les paya chacun un dinar. - Nous ne comprenons rien, dirent-ils, la dernière fois personne ne s'est intéressé à toi et tu nous a payé 10 dinars chacun. Aujourd'hui, tout le personnel s'est occupé de toi et tu ne nous paie qu'un dinar ? - Oui, aujourd'hui, je vous ai payé pour la semaine dernière, et la semaine dernière, je vous ai payé aujourd'hui... ----------------------------------------- Un homme était en train de se noyer dans un lac proche du village. les hommes et les femmes présents lui criaient : - Donnes-nous ta main, donnes-nous ta main ! Mais rien à faire, l'homme se débattait toujours sans les autoriser à prendre sa main pour le tirer à la surface. Nasreddin, en passant par là, reconnu son voisin. - Poussez-vous, c'est mon voisin, je le connais. Il est tellement avare qu'il ne donne jamais rien. Il s'approcha de lui et lui dit : - Voisin ! Prends-ma main ! Le voisin d'accrocha à la main tendue de Nasreddine, et fut sauvé de la noyade... EDIT : ma mère vient de les retrouver, ça va me permettre d'enlever mes possibles fautes ^^ Tiens, j'en rajoute encore une, tirée de Sagesse et malices de Confucius, le roi sans royaume. Le rêve Confucius dit à ses sept disciples : - Le rêve de ma vie, c'est de voir un jour l'océan. Le septième disciple, surpris, le questionne : - Pourquoi l'océan ? - Parce que c'est le commencement et la fin de toute chose sur cette terre. Le sixième disciple intervient dans la conversation : - Je peux vous mener jusqu'à l'océan, si tel est votre désir. - Toi ? Tu ne sais même pas où il se trouve. Le cinquième disciple prit la parole à son tour : - Je peux vous y conduire puisque je m'y suis rendu une fois. - Tu ne retrouveras certainement pas ton chemin, répond Confucius. Le quatrième disciple ouvre la bouche : - J'y suis allé deux fois et je me souviens de la route. - Deux fois, c'est peut-être suffisant. Mais connais-tu le chemin du retour ? Le troisième disciple intervient : - Je suis à même de vous ramener chez vous puisque je suis allé trois fois à l'océan. - Oui, certainement, mais connais-tu seulement le bord de l'océan que je désire voir ? Le deuxième disciple prend la parole : - Maître, je connais toute la côte du nord au sud. Confucius ne répond pas. - Vous voyez, dit le premier disciple, à nous tous, nous sommes en mesure d'exaucer votre voeu. Confucius réfléchit et conclut : - Oui, je le vois bien. Mais alors, une fois devant l'océan, que restera-t-il de mon rêve ? _________________ Eleyra, Fille du Vent et de la Nuit Esprit des Tempêtes
Artiste des Possibles Ayant la chance d'avoir l'unique et la génialissime Elurían Aeglir comme aide de camp Première conseillère et juge suprême de la SABIA Designer en chef du mobilier haut de gamme chez Soriamh & Cie Co-présidente de la LPDFB... |
|  | | Elderas Apprenti marchombre


 Nombre de messages: 338 Age: 17 Localisation: Gwendalavir ou Gondolin pour les vacances =P Groupe: Marchombre Livre préféré: La Quête et les mondes d'ewilan, Le Pacte des Marchombres, La trilogie de l'Héritage , Tolkien. Date d'inscription: 06/06/2009
 | Sujet: Re: Contes et Histoires philosophiques Mer 15 Juil 2009 - 17:03 | |
| C'est vraiment génial. Les chutes sont vraiment parfaites.  |
|  | | wouyou Curieux


 Nombre de messages: 32 Age: 23 Localisation: Sur la Voie Groupe: Marchombre Livre préféré: Ellana Date d'inscription: 24/06/2009
 | Sujet: Re: Contes et Histoires philosophiques Mer 15 Juil 2009 - 17:59 | |
| ... *S'en va méditer dans son coin* Les plus vieux sont souvent les plus fous mais surtout les plus sages. Le Chine Ancienne est une source inépuisable en ce sens, je ne connaissais aucun de ces textes et chacun m'a donné à réfléchir Je dois tout de même préciser que l'histoire de Nasreddin, son fils et son âne, je ne l'aurais pas transcrite mais je l'ai comprise depuis longtemps. Bien que je n'en ai toujours pas tiré de leçon... Je n'ai pas de texte aussi riche à vous transmettre de mémoire, juste un vieux proverbe africain qui prend un certain sens si l'on place les anciennes civilisations en son centre: "Voir mourir un vieillard c'est comme voir brûler une bibliothèque."Merci à vous. PS: Ce que je veux dire c'est qu'il nous faut nous souvenir d'avant, et surtout, ne pas répéter les mêmes erreurs; mais je suis convaincu que vous m'avez compris ;)Souvenirs qui se transmettent Erreurs comprises, leçons apprises Vers l'harmonie, toujours |
|  | | Elffeuer Membre du Conseil - Modo


 Nombre de messages: 478 Age: 19 Localisation: Quelque part entre la cave et les combles... Groupe: Marchombre Livre préféré: Les Tolkien, Les livres de Mr Bottero, Le Cercle des poètes disparus, Crocs-Blancs Date d'inscription: 31/12/2008
 | Sujet: Re: Contes et Histoires philosophiques Mer 15 Juil 2009 - 18:50 | |
| En voilà quelques autres...
Nasreddin est invité chez un riche. La collation qu'il fait servir est un délicieux lait de chamelle bien frais saupoudré de cannelle. L'hôte s'en sert un plein bol, mais il ne remplit qu'a demi celui de son invité. Nasreddin commence à s'agiter sur son siège cherchant partout autour de lui. - qu'est ce que tu voudrais, Nasreddin ? une cuiller, du sucre ? - non, une scie. J'aimerais enlever le haut de mon bol, qui ne me sert à rien.
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Confortablement installé sur la terrasse de sa maison, Nasreddin Hodja se prélassait, en goûtant la douceur d'un après-midi printanier, quand quelqu'un l'appela de la rue : - Nasreddin Hodja ! Nasreddin Hodja ! Descends voir ! J'ai une question à te poser ! Il appela plusieurs fois et Nasreddin Hodja finit par descendre, quoique à contrecoeur. Il trouva un homme qui tendait la main. - Nasreddin Hodja, donne-moi une pièce, s'il te plaît. Dieu te la rendra au centuple. - C'était donc cela ta question ! C'est pour ça que tu as troublé ma tranquillité ! Viens avec moi ! Le mendiant grimpe péniblement avec Nasreddin Hodja jusqu'à la terrasse. - Maintenant, lui dit Nasreddin Hodja, voici ma réponse : c'est non.
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Ayant des besoins d’argent, Nasreddin se décida à vendre sa maison. Mais il passa un accord avec l’acheteur, à qui il dit : - Je te vends tout, sauf ce clou. L’acheteur accepta. Le lendemain de la vente, Nasreddin revient dans son ancienne maison et dit à l’acheteur : - Je dois accrocher quelque chose à mon clou, et il y accroche un sarouel sale. L’acheteur n’est pas content mais il ne dit rien. Le jour d’après, Nasreddin vint déposer une carcasse de mouton. Face aux protestations de l'acheteur, Nasreddin répond : - C’est mon clou. Je peux y mettre ce que je veux. Et il en fut ainsi tous les jours. La maison était devenue une vraie puanteur. Excédé, l’acheteur dit à Nasreddin : - Il nous faut trouver une solution, je n’en peux plus. Ce à quoi Nasreddin répond : - Si tu veux, je te rachète la maison à moitié prix. Et c’est ainsi que Nasreddin récupéra sa maison.
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Un voyageur, de passage au village, demanda à un homme, adossé à un mur, s'il connaissait bien Nasreddin Hodja ? - Je voudrais le rencontrer, dit-il, car on prétend qu'il est rusé. Étant donné que je prétends être plus rusé, je voudrais me mesurer à lui. L'homme lui répond : - Peux-tu maintenir ce mur avec ton dos ? Ici, les hommes du village se relaient pour éviter qu'il ne tombe. Pendant ce temps, je vais aller chercher Nasreddin Hodja et je reviens prendre ma place. L'homme s'exécuta aussitôt. Au bout de quelques heures, des hommes du village qui se demandaient ce qu'il faisait, l'abordent. Il leur expliqua ce qui s'est passé. Ils lui répondirent : - Pauvre idiot, tu as eu affaire à Nasreddin Hodja lui-même ! ! !
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Nasreddin Hodja avait un bac qu'il utilisait pour faire traverser la rivière aux gens. Un jour son passager était un savant décidé à tester le savoir de Nasreddin et à lui donner une leçon. - Dites-moi, Nasreddin Hodja, comment orthographiez-vous le mot"magnificence" ? - Je ne sais pas, dit Nasreddin Hodja en continuant de ramer. - Combien font deux tiers de neuf ? - Aucune idée. - comment calcule t-on la surface d'un triangle ? - Pas la moindre idée. - Vous n'avez donc pas appris tout cela à l'école ? - Non ! - Dans ce cas, la moitié de votre vie est perdue. À ce moment même, une terrible tempête est survenue et la barque a commencé à couler. Les deux hommes se retrouvèrent à l'eau, assez loin l'un de l'autre. - Dites-moi, Monsieur le savant, dit Nasreddin Hodja. Avez-vous appris à nager ? - Non, jamais ! Dit le savant qui se débattait pour ne pas se noyer. - Dans ce cas, lui cria Nasreddin Hodja, ce n'est pas la moitié, mais c'est votre vie entière qui est perdue. |
|  | | Amelia Apprenti marchombre


 Nombre de messages: 341 Age: 18 Localisation: Entre le Pays Faël, Kur N'Raï et la Forêt Maison... Groupe: Marchombre Livre préféré: Le Pacte Des Marchombres (Ellana, Ellana l'Envol, Ellana la Prophétie) et La Quête d'Ewilan et Les Mondes d'Ewilan (tous les tomes ^^), le Guerrier Pacifique, Le Livre du Voyage et puis... la Bible =) Date d'inscription: 12/04/2009
 | Sujet: re ; Contes et Histoires philosophiques Mer 15 Juil 2009 - 19:10 | |
| Waouw, elles sont géniales ces histoires Szyra moi aussi ça me fait penser un peu à Zadig ou la destinée, je l'ai lu en 3ème avec un professeur sadique mais je crois que je m'étais jamais autant amusée en cours de français... * Parabole de la vraie science de la vie
On raconte que dans une ville d'entre les villes, où l'on enseignait toutes les sciences, vivait un jeune homme beau et studieux. Bien que rien ne lui manquât, il était possédé du désir de toujours apprendre d'avantage. Il lui fut un jour révélé, grâce au récit d'un marchand voyageur, qu'il existait dans un pays fort éloigné, un savant qui était l'homme le plus saint de l'Islam et qui possédait à lui seul autant de science, de sagesse et de vertu, que tous les savants du siècle réunis. Malgré sa renommée, ce savant exerçait le simple métier de forgeron, comme son père avant lui et son grand-père avant son père.
Ayant entendu ces paroles, le jeune homme rentra chez lui, prit ses sandales, sa besace et son bâton, et quitta la ville et ses amis sur le champ. Il marcha pendant quarante jours et quarante nuits. Enfin il arriva dans la ville du forgeron. Il alla directement au souk et se présenta à celui dont tous les passants lui avaient indiqué la boutique. Il baisa le pan de la robe du forgeron et se tint devant lui avec déférence. Le forgeron qui était un homme d'âge au visage marqué par la bénédiction lui demanda : _ Que désires-tu, mon fils ? _ Apprendre la science. répondit le jeune homme. Pour toute réponse le forgeron lui mit dans les mains la corde du soufflet de la forge et lui dit de tirer. Le nouveau disciple répondit par l'obéissance et se mit aussitôt à tirer et à relâcher la corde sans discontinuer, depuis le moment de son arrivée jusqu'au coucher du soleil. Le lendemain il s'acquitta du même travail, ainsi que les jours suivants, pendant des semaines, pendant des mois et ainsi toute une année, sans que personne dans la forge, ni le maître, ni les nombreux disciples qui avaient chacun un travail tout aussi rigoureux, ne lui adressât une seule fois la parole, sans que personne ne se plaignît ou seulement murmurât.
Cinq années passèrent de la sorte. Le disciple, un jour, se hasarda timidement à ouvrir la bouche : _ Maître... Le forgeron s'arrêta dans son travail. Tous les disciples, à la limite de l'anxiété, firent de même. Dans le silence il se tourna vers le jeune homme et demanda : _ Que veux-tu ? _ La science ! Le forgeron dit : _ Tire la corde ! Sans un mot de plus tout le monde reprit le travail. Cinq autres années s'écoulèrent durant lesquelles, du matin au soir, sans répit, le disciple tira la corde du soufflet, sans que personne ne lui adressât la parole. Mais si quelqu'un avait besoin d'être éclairé sur une question de n'importe quel domaine, il lui était loisible d'écrire la demande et de la présenter au Maître le matin en entrant dans la forge. Le Maître ne lisait jamais l'écrit. S'il jetait le papier au feu, c'est sans doute que la demande ne valait pas la réponse. S'il plaçait le papier dans son turban, le disciple qui l'avait présenté trouvait le soir la réponse du Maître écrite en caractères d'or sur le mur de sa cellule.
Lorsque dix années furent écoulées, le forgeron s'approcha du jeune homme et lui toucha l'épaule. Le jeune homme, pour la première fois depuis des années, lâcha la corde du soufflet de forge. Une grande joie descendit en lui. Le Maître dit : _ Mon fils, tu peux retourner vers ton pays et ta demeure, avec toute la science du monde et de la vie dans ton coeur. Car tout cela tu l'a acquis en acquérant la vertu de la patience ! Et il lui donna le baiser de paix. Le disciple s'en retourna illuminé dans son pays, au milieu de ses amis. Et il vit clair dans la vie. |
|  | | Sayana Curieux


 Nombre de messages: 33 Age: 23 Localisation: Quelque brume chevauchant la cime des arbres, vaporisant une douce rosée matinale, de forêts perdues en forêts perdues... Groupe: Marchombre Livre préféré: "L'Empire des Anges" du génie B.Werber Date d'inscription: 12/08/2009
 | Sujet: Re: Contes et Histoires philosophiques Ven 14 Aoû 2009 - 17:49 | |
| J'avoue adorer ce genre de petites histoires remplies de la sagesse des anciens temps.
Incroyable la façon dont des choses aussi vraies et inaltérables peuvent être placées dans des contextes et avec des mots aussi simples qu'efficaces. |
|  | | Elffeuer Membre du Conseil - Modo


 Nombre de messages: 478 Age: 19 Localisation: Quelque part entre la cave et les combles... Groupe: Marchombre Livre préféré: Les Tolkien, Les livres de Mr Bottero, Le Cercle des poètes disparus, Crocs-Blancs Date d'inscription: 31/12/2008
 | Sujet: Re: Contes et Histoires philosophiques Lun 17 Aoû 2009 - 21:42 | |
| Nasredidin se rendit un jour auprès d’un aveugle et s’assit près de lui. L’aveugle lui demanda: -Nasreddin, dis-moi, elle est comment la neige ? -Elle est blanche, répondit Nasreddin. -Ah, dit l’aveugle. Après un moment, il demanda encore: -Mais c’est comment blanche ? -Blanche, dit Nasreddin en cherchant ses mots, blanche c’est comme le lait. -Ah, dit l’aveugle. Et un moment plus tard, il demanda: -Le lait, c’est comment ? -Le lait, dit Nasreddin, tu vois, c’est comme des oiseaux qui sont sur la rivière, tu sais, les cygnes… -Ah, dit l’aveugle. Et un moment plus tard, il demanda à Nasreddin: -Dis-moi, Nasreddin, c’est comment un cygne ? -Et bien, c’est un grand oiseau, avec de larges ailes, un cou très long et courbé, et un bec comme ça… Nasreddin allongea son bras et courba son poignet pour imiter un cygne. L’aveugle tendit la main et caressa le bras et la main de Nasredin, lentement, attentivement, avant de dire en souriant: -Ah oui, maintenant je vois comment elle est la neige… |
|  | | Elffeuer Membre du Conseil - Modo


 Nombre de messages: 478 Age: 19 Localisation: Quelque part entre la cave et les combles... Groupe: Marchombre Livre préféré: Les Tolkien, Les livres de Mr Bottero, Le Cercle des poètes disparus, Crocs-Blancs Date d'inscription: 31/12/2008
 | Sujet: Re: Contes et Histoires philosophiques Mer 26 Aoû 2009 - 21:23 | |
| Un jour, quelqu'un vint voir Socrate et lui dit : - Ecoute Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s'est conduit. - Arrête ! interrompit l'homme sage. As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ? - Trois tamis ? dit l'autre, rempli d'étonnement. - Oui, mon bon ami : trois tamis. Examinons si ce que tu as à me dire peut passer par les trois tamis. Le premier est celui de la vérité. As-tu contrôlé si tout ce que tu veux me raconter est vrai ? - Non, je l'ai entendu raconter et... - Bien, bien. Mais assurément tu l'as fait passer à travers le deuxième tamis. C'est celui de la bonté. Est-ce que ce que tu veux me raconter, si ce n'est pas tout à fait vrai, est au moins quelque chose de bon ? Hésitant, l'autre répondit : - Non, ce n'est pas quelques chose de bon, au contraire. - Hum ! dit le Sage, essayons de nous servir du troisième tamis, et voyons s'il est utile de me raconter ce que tu as envie de me dire... - Utile ? Pas précisément... - Eh bien ! dit Socrate en souriant, si ce que as à me dire n'est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir, et quant à toi, je te conseille de l'oublier...
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Une histoire dont je ne sais pas à quelle tradition elle s’attache :
Un homme va voir et un sage, pour apprendre auprès de lui.
- « Dites-moi, vous qui êtes sage, qu’est-ce qu’il y a dans votre esprit ? - Dans mon esprit, il y a deux chiens, un noir et un blanc. Ils se battent tout le temps.
Le disciple est un peu surpris.
- Deux chiens ? Qui se battent ? - Oui, pratiquement tout le temps. - Et lequel gagne ? - Celui que je nourris le plus. »
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Près de Tokyo vivait un grand samouraï, déjà âgé, qui se consacrait désormais à enseigner le bouddhisme Zen aux jeunes. Malgré son âge, on murmurait qu'il était encore capable d'affronter n'importe quel adversaire.
Un jour arriva un guerrier réputé pour son manque total de scrupules. Il était célèbre pour sa technique de provocation: il attendait que son adversaire fasse le premier mouvement et, doué d'une intelligence rare pour profiter des erreurs commises, il contre-attaquait avec la rapidité de l'éclair.
Ce jeune et impatient guerrier n'avait jamais perdu un combat. Comme il connaissait la réputation du samouraï, il était venu pour le vaincre et accroître sa gloire.
Tous les étudiants étaient opposés à cette idée, mais le vieux Maître accepta le défi.
Il se réunirent tous sur une place de la ville et le jeune guerrier commença à insulter le vieux Maître. Il lui lança des pierres, lui cracha au visage, cria toutes les offenses connues - y compris à ses ancêtres.
Pendant des heures, il fit tout pour le provoquer, mais le vieux resta impassible. A la tombée de la nuit, se sentant épuisé et humilié, l'impétueux guerrier se retira.
Dépités d'avoir vu le Maître accepter autant d'insultes et de provocations, les élèves questionnèrent le Maître:
"Comment avez-vous pu supporter une telle indignité? Pourquoi ne vous êtes-vous pas servi de votre épée, même sachant que vous alliez perdre le combat, au lieu d'exhiber votre lâcheté devant nous tous?"
"Si quelqu'un vous tend un cadeau et que vous ne l'acceptez pas, à qui appartient le cadeau?" demanda le samouraï.
"A celui qui a essayé de le donner", répondit un des disciples.
"Cela vaut aussi pour l'envie, la rage et les insultes", dit le Maître. "Lorsqu'elles ne sont pas acceptées, elles appartiennent toujours à celui qui les porte dans son coeur."
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"Pourquoi la fleur s'est-elle fanée? Je la pressais contre mon coeur avec inquiétude et amour ; voila pourquoi la fleur s'est fanée. Pourquoi la rivière s'est-elle tarie? Je mis une digue en travers d'elle afin qu'elle me servit à moi seule : voila pourquoi la rivière s'est tarie."
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Un jour, une femme en pleurs vint trouver le Bouddha. Son seul enfant venait de mourir, elle avait déjà perdu son mari, et il ne lui restait plus personne au monde. Le Bouddha lui sourit avec bonté et lui dit : "Va dans la ville et rapporte-moi quelques grains de sénevé d'une maison où jamais personne n'est mort." Elle s'en fut. Mais partout, la femme reçut la même réponse. "Nous pouvons te donner autant de grains de sénevé que tu veux, mais la condition est impossible à remplir! Sous ce toit, beaucoup de personnes ont déjà rendu l'âme." Elle s'obstina et poursuivit sa recherche, dans l'espoir de trouver une maison où la faucheuse n'aurait jamais frappé. A la nuit tombé, elle renonça, et comprit que la mort faisait partie de la vie ; la mort n'est pas un désastre, elle survient tôt ou tard. Elle retourna voir le Bouddha qui lui demanda si elle rapportait des grains de sénevé. La femme se prosterna et dit : "Accorde-moi l'Initiation, je souhaite connaître ce qui n'est pas éphémère. Je ne te demande plus de me rendre mon enfant, il mourrait de toute façon un jour ou l'autre. Enseigne moi plutôt ce qui ne meurt jamais. |
|  | | Eryna Curieux


 Nombre de messages: 79 Age: 17 Localisation: Perdue entre deux mondes, a chevaucher la brume... Groupe: Marchombre. Livre préféré: Ellana... Ewilan & L'autre. Dans cet ordre. Et Amelie Nothomb.. Date d'inscription: 03/08/2009
 | Sujet: ^^ Jeu 27 Aoû 2009 - 14:43 | |
| J'aime beaucoup vos histoires ... En voila d'autres,
Djeha-Hodja Nasreddin et sa femme paressaient au lit et aucun d'eux n'avait envie de se lever. - Kalima, dit Djeha-Hodja Nasreddin, va voir dehors s'il pleut encore. - Non, le temps est sec, sinon tu entendrais le bruit de la pluie sur le toit. - Alors, lève-toi pour mettre une bûche dans le feu. - Tu ne vois pas d'ici qu'il reste encore des braises dans la cheminée ? - Je vois que tu n'as aucune envie de te lever. Puisque tu as réussi à faire deux tâches sans sortir du lit, dis-moi comment tu comptes t'acquitter de la troisième ? - Laquelle ? Interrogea Kalima - Traire la chèvre qui se trouve dans la cabane, au bout du jardin
Un voleur s'est introduit chez Djeha-Hodja Nasreddin. Il fouilla partout sans rien trouver, jusqu'au moment où il ouvrit l'armoire de la chambre et y trouva Hodja. - Que fais-tu là, lui demanda t-il, je te croyais au marché ! Tu vois, j'avais soif et je suis entré juste pour me désaltérer - Je sais que tu es un voleur, lui dit Hodja. Dès que je t'ai entendu, je me suis caché, tellement j'avais honte. - Honte de quoi ? - Honte … qu'il n'y ait rien à voler chez moi
Les enfants du village passent leur temps à taquiner Djeha-Hodja Nasreddin et à s'amuser à ses dépens. Un jour, ils le défient de grimper à un arbre, en lui disant qu'il n'en est pas capable. Djeha-Hodja Nasreddin accepte le défi et, retroussant ses manches et se déchaussant, il grimpe. Une fois là haut, les enfants lui volent ses chaussures. Ce qu'il constate une fois redescendu. Il s'en va alors à travers les rues du village, criant : - Qu'on me rende mes chaussures sinon je vais faire comme a fait mon père autrefois. Entendant cela, les anciens du village s'empressent de lui en acheter une autre paire, craignant qu'il ne mette sa menace à exécution. Cependant, quelqu'un lui demande : - Mais qu'a donc fait ton père quand on lui a volé ses chaussures ? - Ce qu'il a fait, répond Djeha-Hodja Nasreddin, il est allé en racheter une autre paire au marché. |
|  | | Elffeuer Membre du Conseil - Modo


 Nombre de messages: 478 Age: 19 Localisation: Quelque part entre la cave et les combles... Groupe: Marchombre Livre préféré: Les Tolkien, Les livres de Mr Bottero, Le Cercle des poètes disparus, Crocs-Blancs Date d'inscription: 31/12/2008
 | Sujet: Re: Contes et Histoires philosophiques Jeu 17 Sep 2009 - 20:29 | |
| Un homme seul s’avançait dans une forêt obscure et peuplée d’animaux féroces. Un immense filet entourait la forêt, mais l’homme ne le savait pas, car le filet restait invisible aux yeux humains. L’homme ne pouvait pas faire autrement que de passer par cette forêt. Soudain, à l’écoute des hurlements des fauves, il fut touché par la peur. Il courut et tomba brusquement dans un puit noir. Par un prodige, il resta accroché à des herbes, à des racines enchevêtrées au bord du trou, agrippé à deux mains. Il sentait au dessous de lui le souffle chaud d’un énorme serpent qui ouvrait sa gueule au fond du puit. Il sentait qu’il allait tomber et s’engloutir dans cette gueule hideuse. Au-dessus de lui, écrasant les arbres, il vit s’approcher un éléphant gigantesque qui leva la patte pour l’écraser. Des souris blanches et noires surgirent et se mirent à grignoter les racines auxquelles l’homme se tenait suspendu. Des abeilles dangereuses volèrent à ce moment-là autour du trou en laissant tomber des gouttes de miel. Alors l’homme lâcha une de ses mains et tendit le doigt, doucement, avec précaution. Il tendit le doigt pour recueillir les gouttes de miel. Menacé par tant de danger, au bord de tant de morts, ils ne connaissait pas l’indifférence, et le goût du miel l’animait encore…
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|  | | Elurían Aeglir Membre du Conseil - Admin


 Nombre de messages: 2135 Age: 21 Localisation: A proximité d'une excentrique hyperbole équilatère. Groupe: Marchombre Livre préféré: Pourquoi choisir ? Date d'inscription: 25/07/2008
 | Sujet: Re: Contes et Histoires philosophiques Lun 26 Oct 2009 - 15:25 | |
| Ces histoires sont vraiment belles et instructives. Merci de les partager avec nous. _________________ Administratzaileak sadistic konkistatzeko, eta foroa bizi. "Elen síla lúmenn' omentielvo" JRR Tolkien Aide de Camp de la grandissime Eleyra Leina Coordinatrice et présidente honorifique de la SABIA"N'ignorez pas l'enseignement de la voie pure d'un fleuve de montagnes dévalant sur les roches." Morihei Ueshiba "At the end of a storm is a golden sky And the sweet silver song of a lark." |
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