La Voie des Marchombres

Forum de réflexion consacré aux Marchombres et aux livres de Pierre Bottero...
 
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 Être et paraître...

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Vayel
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MessageSujet: Être et paraître...   Sam 24 Sep 2011 - 15:45

... ou Quelle est ma véritable personnalité ?

Bien le bonjour !

Aujourd'hui je souhaiterais aborder le sujet suivant : Être et paraître.
Oui, c'est bien, mais qu'est-ce que ça donne plus concrètement ?
Afin d'être plus explicite, je vais séparer le sujet en deux parties : ce que nous croyons être et ce que nous paraissons être.

"Je suis modeste", "je suis courageux", "je suis passif"... M'est avis que tout le monde a forcément une opinion de soi ; chacun pense donc être comme-ci, comme-ça, avec-ci, sans-ça...
Mais faut-il se fier à ce que l'on affirme être ? Faut-il se fier à cette opinion personnelle ? Est-ce que cela ne pourrait pas constituer un raccourcit facile ? "Il me semble être modeste donc les autres se leurrent en me décrivant présomptueux."

À l'inverse, les autres nous font remarquer des points de notre personnalité, soulignent nos défauts, félicitent nos qualités. Or vous n'ignorez pas que les jugements hâtifs sont courants, que notre personne est soumise à une rapide étude dont les résultats constitueront notre personnalité aux yeux des autres. Peut-on donc se fier à ces critiques ? Les prendre tout le temps à la lettre ne nous ferait-ce pas perdre notre intégrité ? "Les autres me disent suffisant, il faut donc que je change mon comportement pour ne plus paraître - ou être, mais comment savoir ? - ainsi."

Au final, donc : sommes-nous ce que nous croyons être ou ce que nous paraissons être ? Comment savoir si l'on paraît juste condescendant - par exemple - ou si on l'est vraiment ? Dans quel cas faut-il changer de comportement ? Ne sommes-nous pas en partie ce que l'on paraît ?

Merci !
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Maati
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MessageSujet: Re: Être et paraître...   Sam 24 Sep 2011 - 19:52

Ta question m’intéresse beaucoup Vayel, mais j'aimerais une précision avant de te répondre: Tu demandes si " sommes-nous ce que nous croyons être ou ce que nous paraissons être ?". Mais quand tu dis "ce que nous paraissons être", tu veux dire, selon le jugement des autres? Ou selon son propre jugement de soi-même? Parce que, perso, je ne me vois pas du tout comme la plupart (voir la quasi-totalité) des gens qui m'entourent...
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MessageSujet: Re: Être et paraître...   Dim 25 Sep 2011 - 23:09

Bonsoir,

Être et Paraître... C'est un cool sujet.

Pour ma part, je suis... Moi. *sourire moqueur*
On veut tous être quelque chose qu'on est pas. Maigre, fort, intelligent, mystérieux, gentil, drôle... (Je fais la liste de mes qualités. *rigole*)
Autant sur le physique que le caractère. Mais parfois, on s'imagine, on pense que les gens nous perçoivent comme ça, alors que c'est entièrement faux. On pense être mystérieux, solitaire, et indépendant, pourtant on ne l'est pas, et les gens qui nous connaissent ne nous voient pas comme ça. Et ceux qui nous connaissent pas non plus. Alors que sommes-nous vraiment? C'est dur de se voir objectivement.
Comment s'avouer qu'on est petit, blond aux yeux bleus, pas tellement beau, peu musclé, avec un petit ventre, un humour pourri, et qu'on est mal dans sa peau? (ça c'moi =p).

C'est tellement mieux de vouloir Paraître... et de rester à se paraître sans se voir réellement.

Pour moi, nous sommes Nous. Et ce nous se compose du Paraître, et de l'Être.

C'est comme les gens qui jouent des personnages. Ils montrent une image d'eux, une facette qu'ils veulent montrer, afin que les gens les voient ainsi pour... s'amuser ou par intérêt ou autre. Être souple et agile, se déplacer avec grâce en présence de certaines personnes, être balourd avec d'autre, faire l'ange avec des adultes, faire l'idiot avec des personnes pour pas qu'elles se méfient...
Tout ça, poussé à l’extrême, ça devient des personnages. Des choses qu'on montre aux gens, mais qu'on est pas vraiment, ou du moins pas totalement...

Alors pour conclure et me répéter, on est Nous, l'Être et le Paraître à la fois, le Véritable et les Personnages.

(Désolé du post trop trop moche, mais j'suis crevé. Mais j'ai tout de même voulu poster ça se soir x).


Au plaisir!
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Maati
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MessageSujet: Re: Être et paraître...   Lun 26 Sep 2011 - 18:24

Bon ben, puisque Vayel me répond pas (meuh non, je t'en veux pas :p)...

Donc. "Est-on ce que l'on paraît être?" La question que j'avais posé à Vayel était: "quand tu dis "ce que nous paraissons être", tu veux dire, selon le jugement des autres? Ou selon son propre jugement de soi-même?" Le fait que Vayel ne m'ait pas répondu importe finalement peu, étant donné que la réponse sera quasiment la même dans les deux situations: NON. Ou du moins, pas tout le temps.

DANS LE CAS NUMERO 1 (c'est à dire: est on ce que l'on paraît être aux yeux des autres)

Exemple avec moi-même (oui, encore une preuve de mon égocentrisme): Tout le monde pense que je suis une fille coincée, toujours première de sa classe, incapable de s'amuser, qui ne fait que réviser ses cours, et qui passe sa vie le nez dans ses livres sans voir personne.
Ce qui est totalement faux.
Les élèves de ma classe pensent que je suis super intelligente parce que je connais quelques mots de vocabulaire soi-disant "compliqués" (personne dans ma classe ne connaissait le sens du mot "psychédélique"...). Ils croient du coup que je passe mon temps à bosser alors que c'est l'inverse: chez moi, je ne fais absolument RIEN (d'ailleurs faudrait ptèt que je m'y mette un de ces jours...) Ils imaginent probablement que je suis insipide, vide, sans personnalité, alors que j'ai en fait très mauvais caractère... Bref, un tas de trucs comme ça.

Et je ne suis pas la seule dans ce cas: a mon avis, 98% de la population est dans ce même cas. Je vois une fille avec des hauts talons, des yeux charbonneux, une jupe trop courte, je la classe tout de suite dans le groupe "fille qui se la pète qui pense qu'a son apparence physique qui méprise les autres etc..." alors qu'en fait, elle pourrait très bien être généreuse, gentille, serviable, travailleuse...


DANS LE CAS NUMÉRO 2 (c'est à dire: est on ce que l'on paraît être selon son propre regard?)

Là, la réponse est un peu plus compliquée.
Je dirais que non, nous ne sommes pas forcément ce que nous pensons être.
Je m'explique: N'importe qui a sa propre opinion de soi-même: on pense que l'on est ouvert, serviable, arrogant, travailleur, paresseux, etc...
Mais qui n'est jamais passé par l'étape où on se rend compte que l'on a tort? Peut-être qu'une fille qui se croyait, je sais pas, mauvaise chanteuse, s'est un jour rendu compte qu'elle avait une très belle voix... (Bon ok, l'exemple est un peu pourri xD). Ça peut être une qualité que l'on croyait posséder, comme un défaut.




Donc dans les deux cas, je pense que l'on n'est jamais (ou presque) ce que l'on paraît être.

(je viens de relire mon message, un peu l'impression d'avoir fait un HS...)
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MessageSujet: Re: Être et paraître...   Mar 27 Sep 2011 - 9:07

Salut le monde !

"Etre et Paraitre..." Je trouve aussi que c'est une bonne question, vu qu'on ne saura jamais parfaitement y répondre. Ca ouvre la voie pour un apprentissage de soi, et qui peut durer longtemps.

Je pense que Paraitre est ce que les gens commencent par faire lorsqu'ils rencontrent d'autres personnes. Car en fait, on se dit toujours, et ainsi que l'a rappelé Maati, c'est la première impression qui compte. J'ai parfois l'impression de connaître quelqu'un sans l'avoir jamais vu auparavant, et après je me rends compte que je me suis bien gouré. Par contre il y a des fois ou je me trompe pas ^^.

Donc voila, pour moi paraitre est instinctif, mais le plus important c'est Etre.

Et en disant etre, je me rapproche de ce que je cherchais sur ce forum, c'est a dire des valeurs et des concepts qui te rendent (pas forcément meilleur) plus à l'aise dans ta peau. Parce qui si tu joues la comédie, si tu veux tout le temps paraitre sympa, branché, etc, tu finis par te sentir mal. Dans ma vie de tous les jours, j'essaie de rester fidèle à mes quelques principes, ou comme dirait un marchombre mes "maitres-mots", qui sont respect et franchise. Je ne dis pas que la vision que j'ai de moi-meme et de ce que je fais est totalement objective (c'est impossible), mais au bout d'un moment je laisse un peu derriere ce que je suis pour me concentrer sur ce que je veux être. (en me relisant je suis meme pas sur de comprendre ce que je veux dire ^^)

Après, si on veut vraiment avoir une vision de soi-même, je pense qu'il faut avoir des amis. Et par amis je parle d'amis très proches, et pas des copains (ça peut sembler bizarre mais pour moi il y a un gouffre entre les deux termes). Je pense qu'un véritable ami pourrait faire la différence entre être et paraître, et nous offrir son point de vue. (C'est du vécu)

Qu'est-ce que vous en pensez ?

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MessageSujet: Re: Être et paraître...   Ven 14 Oct 2011 - 21:18

J'ai lu le sujet, sans pouvoir y répondre dans l'immédiat. Il y a combien de temps ? Je ne sais pas, je ne sais plus. J'ai laissé sa question tourner dans ma tête, encore, encore, comme un moteur qui tournerai dans le vide... Et puis d'un coup, il a accroché quelque chose, quelques mots un soir dans une voiture, un matin sur les routes, une journée dans la solitude d'un train bondé. Il a accroché donc, et à entraîné mon esprit, l'a fait tourner, tourner encore jusqu'à ce que j'en sois malade. Jusqu'à ce que je me dise, voila. Ca y est.

Je n'ai pas trouvé de réponse, pas trouvé même Ma réponse. Mais j'ai trouvé un cheminement de pensé, et si vous le souhaitez, je vous laisse le lire. Je ne dis pas qu'il va répondre au sujet, ni même qu'il va répondre, j'essaye, je laisse tourner, et on verra bien si un jour ça démarre.

Qui suis je ? Suis je la somme de ce que j'ai été ? Mon passé a-t-il plus d'importance sur ce que je suis que mon présent ou mon avenir ? Mon passé a-t-il une importance autre que celle d'être mon simple passé ? Et mon présent ? Et mon avenir ? Comment je fonctionne ? Qu'est ce qui me traverse l'esprit et qu'est ce que j'en retiens ? Qu'est ce qui me fait sourire, et qu'est ce qui me fait pleurer ? Ses rires et ses larmes sont-ils et elles Vraies ? Est ce que je ressens véritablement ce que j'exprime, et vis versa ?

Petite, j'étais une grande menteuse. J'adorais raconter des histoires, mais pas les histoires d'un autre, non, les miennes. Je mentais en racontant ma journée le soir, pour qu'elle me paraisse moins monotone. Je mentais en racontant mes vacances pour qu'elles fassent envie. Je mentais continuellement, pour avoir un peu d'attention.
Etais-je pour autant une menteuse ?
Aux yeux des grands, assurément, mais pour moi, est ce que je me considérai comme menteuse ? Non, je racontais des histoires, pas des mensonges, des histoires. Je savais très bien que tout ce que je disais n'était pas vrai, et je ne racontais pas tout ça pour qu'on me croit, mais pour écarquiller les yeux de ceux qui m'écoutaient. Tant pis s'ils me disaient "C'est pas possible" "T'es une menteuse". Ils avaient ouvert grand leurs yeux, et ils m'avaient regardé, c'était ça qui comptait.

Pour eux, je n'étais qu'une menteuse, maladroite de surcroît.

Pour moi, j'étais une conteuse d'histoire, la plus jeune que j'ai connu... Mais à vrai dire, un peu maladroite tout de même !

Il existait donc, et il existe toujours pour moi un réel décalage entre ce qui se passe dans la tête des gens et ce qui se passe dans la mienne. Ils ne me voient pas comme je me vois, et je ne les vois pas comme ils me voient. Alors oui, en grandissant, on comprend mieux ce décalage, et on peut combattre les plus grossiers des préjugés que nous avons... N'empêche que le décalage subsiste. Léger parfois, énorme tantôt, il est néanmoins toujours là.
Les gens qui me connaissent pense savoir certaines choses de moi, et moi d'eux, mais comment savoir si on se trompe ?
Il est si facile d'avoir une fausse opinion des gens, et les gens ont même parfois une fausse opinion d'eux même... Alors finalement, qui sommes nous ? Sommes nous celui que l'on voit dans les yeux des autres ou ce que nous voyons nous ? Comment savoir ?

J'ai laisser tourner la question dans ma tête, je suis retournée dans le passé, voir comment c'était, comment je m'en souvenais, comment je m'en parlais et comment j'en parlais aux autres. En essayant d'être au maximum honnête, voila ce que j'ai vu :
Comment c'était réellement ? Et bien comme beaucoup d'autres enfants, j'allais à l'école, j'ai appris à lire, à compter, et au fond de moi, j'avais à la foi la sensation d'avoir tout ce qu'il me fallait émotionnellement et la sensation d'un grand vide. Bien sûr mes parents m'aimaient, mais d'un peu trop loin à mon goût, tant pis. C'était comme ça.
Comment je m'en souviens ? Comme un mélange diffus, une suite d'images sans cohérence, une nuit d'orage, une maison de poupée en légo, la visite chez une amie, le chemin de l'école, un livre lu, une musique entendu, des lieux, des images, des sons, des phrases, des gestes, ...
Comment je m'en parle ? J'ajoute des détails, je mets des couleurs sur ces vieilles photos un peu jaunies, et l'orage devient un déluge, la maison un chateau, ... Je gonfle certains souvenirs, j'en ajoute d'autres, je supprime, ou je tente en tout cas d'oublier ceux qui me gênent. Je modifie ma mémoire comme une pâte à modeler. Je voudrais qu'elle soit tellement plus.
Comment j'en parle aux autres ? Là encore j'ajoute, je romance, j'essaye parfois d'analyser, mais je tourne en rond, avec la sensation que je ne suis pas ce qu'est devenue celle qui a eu ces souvenirs là. J'ai l'impression d'un passé coupé de mon présent, sans suite logique, comme si ce qui c'était passé avait subit une fracture, comme si la réalité étaient les os, et la pensée les muscles. La pensée est linéaire, j'avance en pensée sur mon chemin, sans ressentir de coupure... Mais dans la réalité, il y a une coupe franche entre ce que j'ai été, ce que je suis, et un énorme gouffre avec ce que je voudrais être... Sûrement aussi un bon fossé, relativement profond entre celle que je ressens en pensée et celle que je suis en réalité.

Il est là, le décalage, entre ce que je pense et ce que je suis. Entre le Mouvement que je vois Vif, et que je fais Lentement. Entre la Courbe Violente que je prends, et qui pourtant ne me secoue qu'intérieurement.

Fatalement, celle que je pense ne sera jamais celle que je suis, celle que je suis ne sera jamais non plus celle que les autres pensent.

Mais finalement, qu'est ce qui est important ? Dois je être tendre vers celle que je pense, celle que je suis ou celle que les autres pensent ?

Et si ce n'était pas là, un but, un morceau de chemin, que de faire tendre celle qu'on est vers celle qu'on pense, celle qu'on pense vers celle qu'on est et de faire tendre celle que les autres pensent vers celle qui est la jonction de notre pensée et de notre réalité ?
Est ce faisable, je ne sais pas, je ne pense pas, mais comme l'Absolu, il faut s'en approcher. Au Maximum.

On ne peut pas être absolument Libre.
On ne peut pas Créer absolument.
On ne peut pas Être absolument Ce que nous pensons être.
On ne peut pas Penser absolument Ce que nous sommes.
On ne peut pas Être Absolu.

Mais on peut tendre vers lui, infiniment, comme chacun de nous travaille à être Libre, comme certains s'acharnent à Créer, créer sans relâche, je pense qu'on peut se penser et être, similaires. De même qu'en s'Ouvrant, à grand renfort de Partage et d'Echange, en Transmettant chaque jour, on peut donner une image Vraie de nous même aux autres.

Quand à comment y parvenir, et bien, je pense qu'une partie de la réponse réside dans le verbe Aimer et qu'une autre partie se trouve probablement dans le Paraître. Je pense qu'il faut avant tout s'aimer, tels que nous sommes. S'introspecter sans se mentir, sans se voiler la face, accepter tout ce qu'on est, ce qu'on aime comme ce qu'on aime moins. Tant pis si on se découvre menteur, mysogine, prétentieux, orgueilleux, ... C'est normal, ce sont des défauts que l'on a, c'est ainsi, il faut se les avouer, pour pouvoir les changer et en tirer partie. Il faut s'aimer donc, pour se penser comme nous sommes et devenir ce que nous pensons. Mais il faut aussi Aimer l'autre et sentir que l'autre nous Aime. Parce que c'est une Ouverture de soi, énorme, et Belle, qui n'est possible que si l'on a totalement confiance en l'autre, en les autres.

Bien sûr, c'est extrêmement difficile, et bien sûr que j'en suis loin, je le sais. Je le sais parce que je ne cesse de me mentir, parce que je refais ma vie en mieux sans croire à la valeur qu'elle a déjà, parce que je lui retire cette valeur, pour mieux me complaire dans mon invention, pour lui ajouter une valeur qui l'appauvrira. Je le sais aussi, parce que même si je parle beaucoup, je ne sais pas parler de moi, de moi en Vrai, de ce que je suis vraiment. Comme je l'ai dit, il y a pour moi une terrible fracture entre ce que je pense être en réalité et celle que je suis en pensée. J'ai tendance à dévaloriser la première et à valoriser la seconde. Je ne sais pas parler de ce que je suis Vraiment. Je ne sais pas si quelqu'un sait, si c'est même utile de savoir.
Je sais juste qu'il est utile, qu'il est même nécessaire d'être Vrai avec les gens. Pas de le dire, mais d'agir comme on le pense juste.

Cette réflexion, je me la suite faîte au travail ce matin. Parce que je me suis aperçue que j'avais une confiance presque totale en mes collègues, parce que j'avais la sensation que je pouvais leur parler de tout, sans masque. Même si elles se moquent des fois, c'est pas grave, je leur parle quand même et je sais qu'elles me comprennent au moins un peu. Et ce matin, je me suis demandée : "Mais est ce que je ne risquerais pas d'être blessée, en leur faisant trop confiance ?"
Ca a fait Tilt, tout d'un coup, je me posais la question, est ce que ce que je suis, est ce que ce que je donne aux autres pourrait un jour me blesser.
La réponse, c'est Oui, un jour fatalement, ça me blessera, d'ailleurs, ça c'est déjà produit. C'est comme ça, j'ai envie de m'Ouvrir aux autres, de leur faire Confiance, de leur accorder en quelque sorte le bénéfice du Doute. Fatalement ça me reviendra à la figure un de ces jours. Pourtant, une phrase de Timothée de Fombelle, tirée d'un post d'Ipiu, m'a ramené à la Lumière :

"L'important, criait-il au milieu des cahots, l'important est que je puisse répondre à cette question. Est-ce que j'aurais été plus heureux de ne pas y croire ?"

Est ce que j'aurais été plus heureuse de ne pas leur faire confiance ?
Non, l'important, ce n'est pas la branche qu'on heurtera à trop regarder le paysage, l'important c'est d'avoir vu ce paysage.

L'important, ce n'est pas de ce poser la question "Qui suis-je ?" ni même d'y répondre. L'important c'est d'Être, d'Être chaque instant et de tendre toujours à Être meilleur.

[C'est probablement un peu hors sujet, ça apporte pas vraiment de réponse, mais je tenais à poster ça. Parce que ça me tarabuste, parce que je doute, mais surtout, surtout parce que je Crois. Je Crois que ça peut mener quelque part. Et même si ça ne mène nul part, j'ai envie de faire ce bout de chemin, et d'y Croire, d'y Croire jusqu'au bout]
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MessageSujet: Re: Être et paraître...   Mar 17 Juil 2012 - 10:52

Ton poste me touche au plus profond de mon âme Aziliz. Et tu sais pourquoi ? Parce qu'en lisant celui-ci, j'ai eu l'impression que justement, c'était moi que tu " décrivais ".

Je ne fais qu' embélire ma vie pour la rendre moi " monotone " comme tu dis.
Je veux que les gens intéressent à moi, qu'ils me trouvent exceptionnelle, qu'ils ouvrent grand les yeux et qu'ils disent " Ouaou ! " Ils ne me traitent pas de menteuse, mais moi, je sais que j'en suis une.
Je me construis des personnages. Mais au fond de moi, je sais que ce n'est pas moi. Je ne sais plus qui je suis en dessous de tout ces mensonges.
Je ne me trouve pas. Peut-être que je fais cela pour me protéger, par ce que j'ai peur de découvrir vraiment qui je suis. J'ai peur que les gens de même pluset m’abandonne. J'ai peur d'avoir mal.
Mais au fond de moi, je sais que ce n'est pas moi. Je ne sais plus qui je suis en dessous de tout ces mensonges. Je ne me trouve pas. Je me perds dans tout ces masques. Je me noie.

Depuis un petit moment ça va mieux, enfin juste un peu, j'essaye de tomber ces masques. Mais c'est dur. Ici, je ne parles pas de moi ni de ma journée donc je ne peux pas " mentir " Sur internet c'est plus facile de se retenir mais dans la vraie vie, c'est dur.
Certaine personne disent que je suis lunatique parce qu'un jour, je peux être une fille très gentille et le lendemain, une vraie " peste ". Un jour très sérieuse, mais un autre faire n’importe quoi. Je change juste de personnage.

Je ne fais que Paraître. Je ne peux pas Être car je ne sais pas qui je suis.


Je crois que ce que je viens de dire ne sert à rien que ça reprend juste ton message, mais bon.


Je n'apporte pas de réponses, juste des questions.
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MessageSujet: Re: Être et paraître...   Dim 26 Aoû 2012 - 14:30

Vaste question que celle là... (et vaste réponse d'Azi aussi =p)


Pour résumer, je dirais qu'on est en partie ce que l'on pense être, et en partie ce que les autres pensent que nous sommes.

On est ce que les autres pensent que nous sommes dans la mesure où ils peuvent voir notre comportement réel là où nous nous faisons parfois des illusions. Par exemple, *racontage de vie on* on m'a souvent dit que j'étais méprisante ou hautaine, alors que je n'avais pas l'impression ni même l'intention de l'être (pas toujours en tous cas ^^). Pourtant, vu les réactions des personnes concernées, des profs parfois, il est certain que je l'étais vraiment. Dans ce cas là, l'avis d'ami(e)s ou même de profs a été bénéfique : j'ai pu prendre conscience de ce défaut, que je travaille à éradiquer.
D'un autre côté, on ne peut pas prendre en compte toutes les opinions. Des gens qui me voient de loin se disent parfois que je suis une hippie qui écoute du reggae et fume de la beuh... Ce qui est totalement faux. Alors quelles opinions garder ? Dreamweaver, tu proposes de ne prendre en compte que les opinions d'amis proches, si j'ai bien compris. Je ne suis pas d'accord. D'abord parce qu'il arrive que des gens dont on n'est pas proche nous voient sous notre vrai jour. Ensuite parce qu'on n'a pas le même comportement vis-à-vis de nos amis proches que vis-à-vis des autres, donc ils ne remarquent pas les même choses !
Mais du coup je n'ai pas répondu à ma question : quelles opinions prendre en compte ? Celles qui nous paraissent être fondées, lorsqu'on s'est examiné sans se mentir. Pour reprendre mon exemple, j'ai accepté l'opinion de mes amis et de mes profs comme véridique, parce que quand je me regardais vraiment je voyais qu'ils avaient raison.

On est aussi ce que l'on pense être, car il y a des aspects de notre personnalité auxquels les autres n'ont pas accès. Ou en tous cas pas tout le monde. Mais il faut faire attention à ne pas tomber dans l'illusion, à ne pas se croire généreux alors qu'on ne l'est pas par exemple ! D'où la nécessité de l'introspection, de l'observation objective de soi-même.
D'ailleurs, ça me fait penser que l'illusion peut-être aussi dans l'autre sens : je connais plein de gens qui se sous-estiment, et c'est très difficile de leur faire accepter qu'ils valent mieux que ce qu'ils croient...


Et est-ce qu'on est ce que l'on veut être ? En pratique non, puisque si on veut l'être c'est qu'on ne l'est pas encore. Pourtant nos rêves, ce vers quoi on tend, révèlent beaucoup de nous. C'est notre être en tant que Mouvement. (attention, là j'ai une idée qui vient d'arriver !)
Parce que jusque là, on a parlé d'un être figé, binaire : on est ou on n'est pas ça. Pourtant on évolue, on Progresse (ou on régresse d'ailleurs), on Change. Est-ce pour autant que l'on n'est pas la même personne ? Non, bien sûr. Alors qu'est-ce qui fait l'unité de tout cela ? Qu'est-ce qui fait que la personne timide et la personne extravertie qu'elle est devenue ne font qu'un ? Ce Mouvement peut-être, cet élan vers... ce que l'on veut être. Donc, finalement, on est aussi ce que l'on veut être

Spoiler:
 



Aziliz a écrit:
Et si ce n'était pas là, un but, un morceau de chemin, que de faire tendre celle qu'on est vers celle qu'on pense, celle qu'on pense vers celle qu'on est et de faire tendre celle que les autres pensent vers celle qui est la jonction de notre pensée et de notre réalité ?
Là, je suis totalement d'accord

En fait, notre "véritable personnalité", c'est un peu un synthèse de tout ça : ce que l'on pense être, ce que l'on paraît être, et ce que l'on veut être. Le tout c'est d'arriver à trouver quelle dose de chaque nous constitue réellement
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MessageSujet: Re: Être et paraître...   Dim 26 Aoû 2012 - 19:04

Whaaaha j'avais oublié ce sujet !
Azi, Elhea, vos postes m'ont achevée. Du coup, je ne sais pas si je vais vraiment apporter de nouvelles idées ni même répondre a la question mais tant pis, je me lance.

Je suis d'accord avec vous sur le fait que notre personnalité est composée d'un peu de ce que nous croyons être et d'un peu de ce que nous paraissons être (et puis d'un peu d'autre chose aussi, un mélange d'aspirations qui nous poussent en avant et d'expériences passées qui nous orientent plus ou moins, entre autres).
Mais du coup, il me vient une question : et si nous étions encore plus que cela ? On parle bien des différentes facettes d'une personnalité ; qui dit qu'il n'y en a que deux ou trois ?
Personnellement je me suis rendu compte que j'étais différente dans mon comportement autant que dans mes mots et réflexions en fonction des gens avec qui j'étais. On peut dire que je m'adapte. Je ne pense pas pour autant qu'il y ait une "vraie" moi et plein de fausses. Quand je discute avec des gens de ma classe je suis autant moi-même que quand je refais le monde avec ma meilleure amie. Et pourtant c'est différent. Vous me direz que c'est peut-être lié aux autres et qu'au fond je suis toujours la même mais je n'en suis pas sûre en fait. C'est comme si j'étais plurielle. Je ne suis pas plus vraie avec certains qu'avec d'autre et mon moi serait alors un tout, un amalgame de ces mois qui changent, varient, se cherchent. Je suis multiforme, changeante, certains me trouvent imprévisible d'autres sage, d'autres encore mê disent que je suis bizarre voire même un peu folle.
Alors métamorphoses ? Schizophrénie ?
Peut-on être pluriel ? Fragmentée et pourtant entière ?
Je reprends ton idée du mouvement, Elhea (ça tombe bien, je suis en train de relire la horde ^^). En fait, je pense que nous changeons continuellement. Il y a parfois des moments où cela ralentit, accélère, semble stagner.. mais en fait, je crois que tout ce que nous vivons, tous les gens que nous rencontrons nous changent plus ou moins. Nous sommes malleables. Attention, je ne dis pas que la personnalité, l'individu n'existent pas (quoique ^^), je dis simplement que notre être, notre moi n'est pas un bloc de marbre. Nous ne sommes pas des îles au milieu de nulle part, nous interagissons avec notre environnement et nous nous construisons au jour le jour en fonction de ces échanges, de ces forces qui agissent les unes sur les autres. Mon idée n'est pas encore arrêtée (d'ailleurs si je pousse a fond mon raisonnement, elle ne le sera jamais), c'est donc normal que tout ça vous paraisse un peu brouillon, ça l'est aussi dans ma tête :).
En fait je crois que je me suis vachement éloignée de la question de base
Pour répondre simplement, je dirais que nous sommes a la fois ce que nous pensons être (dans le sens où ce que nous croyons être influe sur ce que nous faisons effectivement et donc sur ce que nous sommes (ah oui parce que j'ai oublié de préciser que je ne crois pas à une essence de la personnalité (essence au sens où l'entend Sartre))) (faut que j'arrête avec les parenthèses xD) et ce que les autres pensent que nous sommes.
Je me prends en exemple pour clarifier tout ça (ou pas, hein) : beaucoup de gens si ce n'est la majorité me trouvent "froide", "distante" avec les variantes "digne" "hautaine" etc. Je sais que c'est effectivement un trait de ma personnalité, inutile de se leurrer : je suis souvent un peu distante, sauvage, longue a apprivoiser, tout ce que l'on voudra. En revanche, ce que je sais (et que savent aussi les personnes qui me connaissent vraiment) c'est que cette distance première et extérieure s'affaiblit avec le temps jusqu'à ne quasiment plus exister.
Je pense a un truc la tout de suite \o/. C'est qu'il est en fait quasiment impossible de répondre a la question "qui suis-je". On peut donner une réponse qui ne serai qu'un reflet de nous-mêmes a un moment donné (l'idée du changement, mouvement perpétuel) ou bien caractériser une partie de nous-mêmes. Mais on ne pourra jamais atteindre la vérité unique (pour autant qu'elle existe). On peut dire "je suis curieuse", "je suis franche" etc mais ce ne sont que des fragments de ce que nous sommes. Ces traits de personnalité sont peut-être exacts, je suis peut-être effectivement curieuse, mais en aucun cas ils ne suffisent a dire tout ce que je suis, voyez ?
Par rapport a mon passé, a celle que j'étais, je ne ressens pas comme Azi de fracture, de gouffre entre la Caroline d'il y a quelques années et celle de maintenant. Elles sont très différentes, oui, c'est sûr, mais il y a comme une continuité dans le changement.. Celle que je suis aujourd'hui ne renie pas celle que j'étais. En revanche j'ai une vision très distancée, très analytique de mon passé. Je suis extérieure a moi-même et je m'observe au microscope comme on observerait des cellules de je ne sais quoi (ça se voit que j'ai arrêté la svt en première ? ^^).

Pour finir et parce que je dois y aller, je dirais que je ne suis pas une, pas un bloc ni une entité indépendante coupée du monde mais plutôt une matière changeante, je suis faite de tous les événements de ma vie, des liens que je noue, de mes amis, des lieux que je traverse, des sons, des odeurs, des époques... Et je pourrais continuer longtemps comme ça ^^

Bon, mon post est a prendre avec des pincettes parce que j'ai comme l'impression que je suis partie un peu trop loin et que je ne maîtrise pas tous les tenants et aboutissants de ce que j'ai écrit, de ce qu'impliquent mes mots.
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Miaou Til' Plume
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MessageSujet: Re: Être et paraître...   Sam 15 Sep 2012 - 13:43

Eh ben moi, j'aime bien vos idées de Mouvement et de... plurialité (?) ^^. (En plus, le post d'Aziliz est bien écrit *-*.)

Alors, maintenant, est-ce que je vais réussir à apporter quelque chose... ?

Donc si je récapitule un peu ce que j'ai compris de tout ça, on en est à penser que l'image qu'on donne aux autres (inconnus comme amis proches) de soi, celle que l'on a de soi-même, et ce que l'on est "au départ", forment un tout - en quelque sorte. Et alors une des questions, qui est (ou pas ?) importante, c'est de savoir si finalement, il existe une "essence", quelque chose que l'on serait réellement "au fond de nous"... et donc qui finalement, d'après ce que vous avez dit, serait quand même malléable puisqu'elle se modifie en fonction des autres. En fait, à ce stade de ma tentative de réflexion, je dirais bien que non, effectivement, on n'en a pas (allez hop, les grands philosophes, allez vous faire fluche, les JM sont dans la place), parce que ce serait plutôt le nom de l'ensemble... et euh... je m'embrouille.


BREF, en fait ça reprend plusieurs sujets déjà existants ici, à savoir les sujets sur "Être soi-même" et celui (ceux ?) sur l'intérêt ou le bienfait d'avoir des idéaux. Je me trompe ? Parce que les questions sont toujours là... ce qu'on veut paraître, et peut-être aussi l'image qu'on a de soi-même, se basent sur les idéaux sur lesquels on se construit (et où on pense en être sur notre chemin vers eux). Alors, est-ce qu'on peut dire qu'ils font partie de nous ? Oui, comme vous l'avez déjà dit, parce que ça vient forcément d'un bout de notre personnalité, cette attirance vers des concepts/modèles particuliers. Ça vient bien de quelque part, et ce quelque part, c'est nous. Bien sûr on peut se mentir, et bien sûr on est influencé, mais tout ce qui est sensation (le truc dans le ventre, tout ce qu'on dit), ça ne trompe pas, si ? Et puis, oui, y a l'introspection (ô merveille des merveilles, invention si utile ! *-*)...
Bon. Comment ça, je vous/les répète ?

Je vais m'arrêter là... mais tout ça pour dire que ouais, j'approuve votre idée de Mouvement, que rien n'est figé au final, nos idéaux et nos influences se mélangent à notre espèce de moi "de base" et au final, y a plus de moi "de base", y a plus d'essence, c'est tout à la fois, ça bouge, ça change, tout le temps.
Mais... est-ce qu'on peut dire qu'il y a des gens qui ne changent ou n'évoluent pas ? Par exemple, les gens complètement fermés - ou qui en ont l'air, justement. Est-ce qu'on peut dire qu'ils sont réellement figés ?


Bon, on va dire que tout ça, c'était ma réponse à "sommes-nous ce que nous croyons être ou ce que nous paraissons être ?" et " Ne sommes-nous pas en partie ce que l'on paraît ?". Du coup pour pas trop oublier le sujet de Vayel, je vais tâcher de répondre au reste .


Comment savoir si l'on paraît juste condescendant - par exemple - ou si on l'est vraiment ? Dans quel cas faut-il changer de comportement ?

Spoiler:
 

Eh bien... à la première question, je répondrais bien : par l'introspection. Et aussi l'écoute, et l'ouverture réelle à ce que disent ces autres. C'est évident, mais si beaucoup de personnes, ou/dont des gens qui nous connaissent bien, nous trouvent condescendants (pour reprendre ton exemple), on peut considérer que c'est tout à fait probable ! Je crois que ça a déjà été dit, en plus.
Et du coup, c'est pareil, c'est un peu bête et évident comme réponse, mais je pense qu'il "faut" simplement changer de comportement... quand tu le décides . A partir du moment où tu es (à peu près) sûr, où tu sens qu'il y a un truc qui ne va pas (cf micro-paragraphe précédent xD).
Alors bon, tout ça, c'est de la bête théorie, et quand on se retrouve dans l'affaire, ben c'est pas fastoche. Mais... là comme ça, je ne vois toujours pas mieux =/.


(Un peu brouillon, tout ça, pour changer, et pas grand-chose de nouveau. M'enfin je le laisse... j'ai apporté mon gribouillis à la masse de pensée en construction \o/...)
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MessageSujet: Re: Être et paraître...   Sam 24 Nov 2012 - 14:32

Dites, l'autre jour je suis tombée sur ça en relisant la fin du Nom du Vent :

Partrick Rothfuss a écrit:
C'est comme si tout le monde se racontait une histoire dans sa tête à son propre sujet. Tout le temps. En permanence. Cette histoire fait de vous ce que vous êtes. Chacun se construit d'après cette histoire.

Et du coup, ça a plus ou moins mis le bazar dans ma tête (comme si j'avais besoin de ça) et je n'arrive pas à savoir si je suis d'accord avec lui ou pas.

D'un côté j'ai envie de dire oui parce que ça rejoint ce que je pense sur l'idée d'une personnalité, d'une identité qui ne soit pas figée et qui se construit par rapport à d'autres choses extérieures. Nous ne sommes rien, nous devenons sans cesse. Donc l'idée du mouvement, et d'une certaine capacité à se changer soi-même, nous ne sommes pas des pions avec une personnalité donnée à la naissance. Peu d'inné, beaucoup d'acquis, j'aime bien cette façon de voir les choses.

Mais d'un autre côté, je ne sais pas... je crois que ça me fait un peu peur, ce grand vide. Penser que l'individu n'existe pas, qu'il n'y a pas de "vraie personnalité", juste des masques, des rôles que nous endossons et que nous construisons en permanence. C'est, quelque part, la liberté, on peut être qui l'on veut... mais, dans l'absolu, on n'est rien non plus. C'est à la fois très flippant et très chouette comme idée.
Tout ça me fait penser à Damasio, encore lui ^^
Alain Damasio a écrit:
Ne soyez rien : devenez sans cesse. L’intériorité est un piège. L’individu ? Une camisole.

Bwef, je tourne un peu en rond dans ma tête.
Peut-être que le grand drame de l'existence c'est ça : arriver à accepter, surmonter ce vide, se faire à l'idée que notre vie est entre nos mains, que nous sommes entre nos mains, et que la vie n'a que le sens qu'on lui donne.

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MessageSujet: Re: Être et paraître...   Mer 28 Nov 2012 - 13:34

Bande d'écrivains ! J'ai vu "10 réponses", j'ai vu un sujet intéressant, je me dis : " Bon je lis tout, 10 rép', ça va vite, et je réponds un truc intelligent". Et ben pas du touuuut ! Vous avez tous écrit des gros pavés ( ah si, je vous assure ^^ ) avec tout ce que je voulais a peu près dire, alors comment vous voulez que je me rendre utile, après, hein !?

Bon dans l'idée, c'est vrai qu'on a tous sa propre image de soi, ET une image de ce qu'on voudrait être, ET une image de ce qu'on pense de comment les autres nous voient, ET une image de comment on veut qu'ils nous voient... Ça fait beaucoup de points de vues différents, mais, en même temps, c'est tellement peu par rapport à la complexité de la personnalité ... Je connais très peu de gens qui ont pour image d'eux une image 'idéale", telle qu'il la souhaite, et qui soit aussi la même que ce que je les perçois, moi. Je connais très peu de gens qui essayeront de donner la même image d'eux à tout le monde : on essayera de paraître "cool", drôle avec ses amis, en tout cas plus qu'avec son employeur ou ses profs, on s'efforcera d'être plus sensible, délicat avec son(sa) petit(e) ami(e) que ce que l'on sera avec un co-équipier sportif, etc ... Et les gens qui sont dans ce cas ne sont pas forcément plus heureux, plus convaincus, plus décidés ...

La connaissance en profondeur de ce que l'on est, l’Être, n'est pas forcément une bonne chose, car il est préférable à mon avis de ne rien savoir, mais d'agir au mieux ( ou, du moins, ce que l'on considère comme tel )sans essayer de tromper son entourage sur notre ÊTRE, sans les tromper avec une image de PARAITRE qui servirait notre intérêt ...

Un Homme ne sera pas le même selon les circonstances; même si l'on peut s'efforcer de ne jamais renier notre personnalité, de donner une même image de soi à tout notre entourage, il est impossible de garder cette image en toute occasion : la peur, la faim, le froid, le désir, la gloire, l'argent, la douleur physique aussi bien que morale peuvent être autant de moyens de faire changer la plupart des personnalités en profondeur, au moins momentanément.

Il faut s'efforcer d’Être, sans se soucier du Paraitre, car si celui-ci est nécessaire pour que vos amis, votre patron, ou n'importe qui puisse vous devenir proche, alors c'est que votre Être ne pouvait pas convenir à l’Être de l'autre, et que celui-ci vous aurait trahi à un moment ou à un autre et la douleur en aurait été plus importante.

Comme d'habitude, ce n'est que mon point de vue, pas ce que je considère comme une vérité générale. Corrigez-moi si vous voyez des erreurs notoires dans mon raisonnement !
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MessageSujet: Re: Être et paraître...   Mer 28 Nov 2012 - 17:40

Ça fait un milliard d'années (comment ça j'exagère ?? Oo) que je veux répondre à ce sujet. Et que je ne le fais pas parce que j'ai besoin de pondre mon quota habituel de pavé.
Malheureusement, je ne vais toujours pas pouvoir me satisfaire encore aujourd'hui, et je repasserai une autre fois (dans le prochain milliard d'année qui vient, probablement) pour une réponse plus poussée où je pourrais mettre tout ce que je veux. Du moins tout ce que je vais réussir à me rappeler.

Juste une petite remarque, Aminum', avant la grosse (remarque). Mis à part le post d'Azi qui est vraiment très long et qui correspond à mon idée de pavé, les autres sont des posts tout à fait normaux à mes yeux xD


Maintenant, ce que vous attendez tous, la grosse remarque, ce pourquoi j'interviens maintenant sans attendre le moment où je pourrais tout dire. (Comment ça, j'écris déjà trop et pour ne rien dire ?? Oo)

Aminumbra a écrit:
Je connais très peu de gens qui essayeront de donner la même image d'eux à tout le monde : on essayera de paraître "cool", drôle avec ses amis, en tout cas plus qu'avec son employeur ou ses profs, on s'efforcera d'être plus sensible, délicat avec son(sa) petit(e) ami(e) que ce que l'on sera avec un co-équipier sportif, etc ...
En fait, c'est assez étrange parce que je ne me sens pas concernée par ta remarque. Personnellement, je ne change pas de comportement que ce soit avec mes profs, mes amis ou mes parents. Eux ne vous diront cependant pas la même chose que moi. Il est clair qu'ils n'auront pas le même avis sur ma personne, parce que je ne suis pas la même tout le temps et que je ne donne pas la même impression à tout le monde. Mais en fait, je ne pense pas que notre comportement, (ou du moins le mien, puisque c'est de cette manière que je le ressens) soit directement en rapport avec notre relation sociale. La relation sociale implique un nombre considérable de relations différentes, et donc de comportements différents. J'aurais juste tendance à remplacer la relation sociale (famille, amis, profs, patron, ...) par une échelle de proximité. Oui, j'explique. Ce que je veux dire par là, c'est si l'on est plus ou moins proche de quelqu'un. Allant du parfait inconnu, au meilleur pote ou à l'âme sœur, en passant par celui que l'on doit respecter, que l'on connait donc, mais dont on n'est pas (censé être) proche.
J'ai un peu de mal à exprimer cette pensée. Des gens socialement au même niveau que moi (camarades de classe, par exemple), je ne vais pas agir de la même manière qu'avec mon prof de maths. Et là je dis ATTENTION !! Non, je ne redis pas la même chose qu'avant. Parce qu'en réalité, je me sens plus moi-même avec mon prof de maths (qui est génial, soit dit en passant, même si on s'est tous prit un sacré savon ce matin pour le DS qu'on a tous magnifiquement bien foiré) qu'avec mes camarades de classe. Socialement parlant, donc, il n'y a aucune logique dans ce que je raconte. Cependant, si on se place dans cette échelle si mal nommée de proximité, j'ai davantage parlé et échangé et rigolé avec mon prof de maths qu'avec mes camarades, dont je ne me sens pas proche. Ainsi, l'image que j'ai dans cette classe, est totalement différente si on le demande à mes amis (parce qu'il y en a quand même un peu, hein, je ne suis pas complètement asociale non plus, il faut pas croire xD), aux autres, et à mes profs. Et ceux qui me voient davantage comme je me perçois moi, personnellement, c'est surement mes profs. Pas parce que je leur donne l'image que j'ai envie qu'ils aient de moi, mais simplement parce que je me sens plus à l'aise avec eux, et que je me lâche plus.


Ceci était un magnifique racontage de vie, je vous remercie de m'avoir suivie jusqu'au bout xD

Tout ça pour dire que l'être et le paraître, (sans induire la notion de vérité du moi dedans que je développerai dans mon post du prochain milliard d'année), c'est, avant d'être social, une distance. Une question de rapprochement. (Actuellement je voudrais pouvoir vous dessiner mon idée, mais c'est pas possible.)
Pour résumer, plus on se trouve loin de la personne (inconnu), plus on est dans le paraître; et plus on se rapproche d'elle, devient intime, plus l'être prend le dessus. (Je n'induis pas non plus ici la question de volonté d'être ou pas, simplement un fait. Du moins je le pense.)
Je ne dis pas que l'on ne peut pas ÊTRE devant un inconnu. Mais c'est plus compliqué, et je n'ai pas trop le temps d'expliquer. (En vrai, j'avais commencé, vous auriez eu un paragraphe de plus, mais à la relecture, il ne voulait rien dire et entrait en contradiction avec ce que j'ai dit juste avant xDD)

À dans quelques milliards d'années. See you !
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Albanef
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MessageSujet: Re: Être et paraître...   Sam 11 Jan 2014 - 2:18

Être et Paraître. Être ou Paraître... Un sujet qui mérite d'être sorti de son étagère poussiéreuse!




Être et paraître sont justement deux idées complètement distinctes. Comment peut-on comparer ce que nous sommes véritablement, l'essence de notre être, avec ce qui est perçu de cet « être » ?
On ne peut pas tout simplement.
Ces idées sont diamétralement opposées. On ne peut pas ''être'' ce que nous ''paraissons'', nous ne pouvons que paraître un ''être''.
Je ne sais pas si je me fais comprendre... ?

Bon prenons une comparaison. Disons que ce que nous sommes, ce qui nous définit réellement est une châtaigne. Et que notre paraître est une bogue. Nous sommes ce que nous sommes : une châtaigne. Et les gens perçoivent de nous ce que nous laissons percevoir : une bogue.
Mais nous même ne pouvons être certains de ce que nous sommes, sous cette bogue. Certains visualiseront une pomme, d'autres un citron, une fraise ou que sais-je ! Et certains peut-être visualiseront cette châtaigne. Mais au final personne ne sait véritablement ce qu'il y a sous notre paraître, pas même nous.
Alors la question ressemblerait à « sommes-nous une fraise ou une bogue ? ».
Vous comprenez l'idée ?

Après bien sûr il ceux qui sont ce que nous pensons qu'ils sont. Leur être est leur Paraître. Ces personnes sont dites « transparentes ». Elles disent tout haut ce qu'elles pensent tout bas, ou ce qu'elles pensent se lit très clairement sur leur visage.
Il y a ceux qui entrent dans une tradition, si on peut donner l'exemple de ces filles de riches, blondes et refaites de la tête aux pieds et qui ne pensent qu'aux fêtes et à la mode. Ou bien certains garçons élevés dans la « téci » qui s'habillent, parlent, et pensent selon un modèle donné.
Ce genre de personne est (il me semble) ce qu'ils semblent être.

Et puis il y les autres. Et quand je dis « les autres » je ne mets bien sûr pas tout le monde dans le même panier.
Et parmi ceux-là, il y a ceux qui suivent une mode, par choix, par goût ou simplement pour suivre ce que fait leur entourage. Une mode que ce soit le « look geek » ou « gothique » ou « fille tendance ». Ce sont des paraîtres, des apparences vestimentaires, des codes de langage ou d'attitude que nous avons généralisé.
Et quand je dis « nous » je dis nous tous, depuis la naissance. Sans qu'on s'en rende compte on assimile des schémas, des idées reçues.
« Les gens en costard/cravate et à l'air sérieux sont avides, travailleurs et fades ».
« Les filles en mini jupe sont superficielles ».
« Les gars avec des cheveux gras et des T-Shirt Star Wars sont des ''geek'' asociables et dotés d'un sens de l'humour incompréhensible et à chier ».
« Les roux n'ont pas d'âme »...

Oui bon J'EXAGERE ! Comme toujours.   

Et puis heureusement il y ceux qui ouvrent les yeux. Qui cherchent à penser par eux-même et à briser les schémas pré-construits, à sortir des sentiers battus.
« Les choses ne sont pas toujours ce qu'elles semblent être ».

Dreamweaver tu disais dans son post :
Citation :
Parce qui si tu joues la comédie, si tu veux tout le temps paraitre sympa, branché, etc, tu finis par te sentir mal. 
Et dans ce sens je pense que tu as raison. Et que parfois ça va plus loin : à force de jouer la comédie, on finit par se perdre dans ce rôle et devenir ce que nous prétendions être.


Aziliz...j'avoue qu'à chaque fois que j'aperçois ton pseudo, je me dis « accroche-toi » pour lire tes posts ^^'' Tu mets la dose championne XD
Dans le début de ton post tu soulèves un point intéressant : la subjectivité.

Citation :
Il existait donc, et il existe toujours pour moi un réel décalage entre ce qui se passe dans la tête des gens et ce qui se passe dans la mienne. Ils ne me voient pas comme je me vois, et je ne les vois pas comme ils me voient.

Quelqu'un tord le cou à un petit oiseau. La petite fille qui l'a vue ne voit en lui qu'un monstre, un tortionnaire. Mais il se verra comme le salvateur de ce petit oiseau qui avait les ailes brisées et aurait mis des heures avant de mourir. Alors ? Meurtrier ou sauveur ?
Tout est une question de point de vue.
Mais cela est différent lorsque l'on connaît une personne. Je veux dire quand on la connaît vraiment. Car on part alors du principe de ne pas juste croire ce que l'on voit mais d'aller plus loin et de chercher une explication.


Aziliz a écrit:
Je ne sais pas parler de ce que je suis Vraiment. Je ne sais pas si quelqu'un sait, si c'est même utile de savoir.
Je sais juste qu'il est utile, qu'il est même nécessaire d'être Vrai avec les gens. Pas de le dire, mais d'agir comme on le pense juste.


M'est avis que c'est utile de se connaître. Ça nous donne une force, car la Connaissance vaut mieux que l'Ignorance (enfin dans ce cas, mais pas pour tout). Savoir qui nous sommes, ce que nous sommes est un avantage, et de là on peut en faire ce que l'on veut. Changer si cela nous déplaît, ou rester fidèle à soi-même. Qui n'a jamais rêvé de « se trouver » ? De savoir qui il/elle est vraiment ?
Et lorsque tu dis qu'il est nécessaire d'être Vrai avec les gens, je ne peux que t'approuver. Même si j'apporterai une nuance : c'est nécessaire, certes, mais le choix n'appartient qu'à nous de nous dévoiler ou non. Et chercher à vouloir paraître Autre, ou dissimuler qui nous sommes vraiment ne peut-être blâmé. N'a-t-on pas le droit de chercher à se protéger ?

Laurelaï,
Citation :
Je ne fais que Paraître. Je ne peux pas Être car je ne sais pas qui je suis. 

Tu ne peux pas dire que « tu ne peux pas être ».  C'est comme cette question des test marchombres : L'arbre qui tombe dans la forêt fait-il du bruit si personne ne l'entend ?
Tu Es. Et ne pas le savoir ne t'empêche pas d’Être.


Quelque part nous sommes (en partie) ce que les autres pensent de nous. Nous sommes forcément influencés par leur opinion, et on y réagira. Différemment certes mais nous réagirons.
Et le fait que que notre Paraître, l'image qu'ils ont de nous, nous affecte fait que nous sommes en partie ce que les autres pensent de nous.
Mais d'autre part, nous sommes à peu près tous d'accord là-dessus, nous sommes bien plus. Nous sommes si différents de ce que peuvent percevoir de nous les gens qui nous entourent. De ce qu'ils peuvent simplement percevoir.
Il est des choses qui ne peuvent se percevoir.
Au fond peut-on vraiment savoir « à quoi nous ressemblons », à quoi ils ressemblent ? Nous sommes limités par nos sens, et il est des choses qui transcendent de simples sensations...sensorielles.

Et c'est là je crois qu'il faut définir les limites de ce Paraître : pour qui ? Les gens qui ne nous connaissent pas ? Notre entourage ? Tout un chacun ?
Je pense qu'il est nécessaire de ne pas tout mélanger. Nos routes croiseront un instant, un instant éphémère, celles de gens qui ne pourront que s'arrêter sur une image fugitive de nous. De ce Moi inconstant. Ce Moi si complexe et changeant qu'il ne peut être défini ni appréhendé si facilement.
Et puis il y ceux qui chemineront à nos côtés assez longtemps pour nous comprendre. Comprendre. Connaître. Deviner nos réactions, apprécier ou non notre mode de pensée. Ce mode de pensée sur lequel nous sommes bien incapables de jeter un coup d’œil introspectif.
Personnellement je ne sais jamais comment je vais réagir à quelque chose. Je change constamment d'humeur et d'avis. Tantôt joyeuse et passionnée, tantôt placide et méditative. Mais certaines personnes prétendent « savoir ». Prétendent nous connaître, et deviner nos réactions.
Nous verraient-ils donc tels que nous sommes réellement ?
Je pense que oui. Je pense que certaines personnes parviennent à voir notre véritable Moi, notre véritable Être. Et que nous aussi, nous en sommes capables pour d'autres.

Elhea,
Citation :
On est aussi ce que l'on pense être, car il y a des aspects de notre personnalité auxquels les autres n'ont pas accès. 

Je partage ton avis.
Et j'ajouterai qu'il y a aussi ces zones d'ombre, ces zones inconnues de nous-même qui font que nous pouvons être véritablement ce que nous pensons être.
Et je ne peux qu'être d'accord avec toi lorsque tu dis :
Elhea a écrit:
En fait, notre "véritable personnalité", c'est un peu un synthèse de tout ça : ce que l'on pense être, ce que l'on paraît être, et ce que l'on veut être.


Choup...je suis sur le cul ! Dans ton premier post, j'ai l'impression que tes mots s'adressent directement à moi tellement ils correspondent à ce que je ressens ! S'il n'y avait pas ton pseudo et ton avatar je pourrais croire que c'est moi qui les ai écrits ! (à part que je ne m'appelle pas Caroline XD)

Aminumbra,
Citation :
La connaissance en profondeur de ce que l'on est, l’Être, n'est pas forcément une bonne chose, car il est préférable à mon avis de ne rien savoir, mais d'agir au mieux ( ou, du moins, ce que l'on considère comme tel )sans essayer de tromper son entourage sur notre ÊTRE, sans les tromper avec une image de PARAITRE qui servirait notre intérêt ...
Peux-tu expliciter ? Je ne comprends pas bien la relation cause à effet dans ta phrase:s

Enfin Nerual,
Si tu pouvais éclaircir tes propos pour la rouillée du cerveau que je suis parce que tu commences en disant :
Citation :
Personnellement, je ne change pas de comportement que ce soit avec mes profs, mes amis ou mes parents.
Et ensuite tu expliques que ton comportement n'est pas le même selon les personnes avec qui tu te trouves.
Citation :
Des gens socialement au même niveau que moi (camarades de classe, par exemple), je ne vais pas agir de la même manière qu'avec mon prof de maths
C'est illogique ou c'est moi qui débloque ?

Nerual a écrit:
Pour résumer, plus on se trouve loin de la personne (inconnu), plus on est dans le paraître; et plus on se rapproche d'elle, devient intime, plus l'être prend le dessus. (Je n'induis pas non plus ici la question de volonté d'être ou pas, simplement un fait. Du moins je le pense.)
Je ne dis pas que l'on ne peut pas ÊTRE devant un inconnu. Mais c'est plus compliqué
Exactement. Après, c'est une prise de risque.
--> Se dévoiler ou ne pas se dévoiler, telle est la question !
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Miaou Til' Plume
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MessageSujet: Re: Être et paraître...   Sam 11 Jan 2014 - 18:31

Je voudrais juste réagir vite fait à ton post, Alba' .

Citation :
Il y a ceux qui entrent dans une tradition, si on peut donner l'exemple de ces filles de riches, blondes et refaites de la tête aux pieds et qui ne pensent qu'aux fêtes et à la mode. Ou bien certains garçons élevés dans la « téci » qui s'habillent, parlent, et pensent selon un modèle donné.
Ce genre de personne est (il me semble) ce qu'ils semblent être.
--> Ah ouais ? Tu suggères donc que "ce genre de personne" n'a aucune complexité, qu'ils ne sont qu'apparence et superficialité ; autrement dit, qu'ils ne sont pas vraiment humains ?
Excuse-moi pour le côté provocateur, mais cela m'a fait réagir^^.

(Pour le reste, c'est intéressant même j'avoue que, outre le fait que je n'ai pas relu le reste du sujet, j'ai pas très envie de réfléchir, ce soir xDD.)
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MessageSujet: Re: Être et paraître...   Sam 11 Jan 2014 - 21:16

Oui Miaou, c'est mon avis. Mais remarque bien qu'ensuite je disais qu'il y avait les autres. Des personnes qui sont en tout point identiques extérieurement mais qui eux ont une complexité ou un Être distinct de leur Paraître. Je ne dis pas que tous les gens à l'air superficiel le sont. Je dis qu'il y en a deux catégories: ceux qui sont leur Paraître et ceux justement qui ne le sont pas.
Après à nous de faire la part des choses et d'essayer de ne pas "ranger" tout le monde dans la première catégorie.


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MessageSujet: Re: Être et paraître...   Sam 20 Sep 2014 - 14:06

Oyez !

Selon vous, qu'est-ce qui est révélateur d'une personne ?

Pour illustrer, je suis en prépa et ai l'occasion de côtoyer des personnes très intéressantes, à première vue ouvertes, patientes... Seulement, dès que certaines de ces personnes n'ont pas ce qu'elles veulent - i.e. une (très) bonne note -, elles changent du tout au tout : "j'ai raté ce DS mais je m'en fiche, je rédige mieux que les autres donc ça devrait aller", "j'ai explosé les 5/2 en Math", "il m'énerve celui-là : il a des bonnes notes sans travailler"...

Du coup, que dire de ces personnes ? Faut-il les juger sur le premier aspect ou sur le second ? Faut-il les juger tout court ?

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