La Voie des Marchombres

Forum de réflexion consacré aux Marchombres et aux livres de Pierre Bottero...
 
PortailAccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Pulsion de Mort, pulsion de Vie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Jilian
Arpenteur de la Voie
Arpenteur de la Voie


Féminin
Nombre de messages : 207
Age : 23
Localisation : Un monde d'évasion
Groupe : Marchombre.
Livre préféré : Aucun, il y en a tellement!
Date d'inscription : 18/08/2009

MessageSujet: Re: Pulsion de Mort, pulsion de Vie   Lun 2 Nov 2009 - 21:05

Je déterre un sujet qui me semble assez intéressant:

- Si par pulsation de vie, on pense à instinct de survie alors là je ne suis pas tout à fait d'accord. L'instinct est le propre de l'animal tout comme l'intelligence le propre de l'Homme. Ce que je veux dire par là est que l'instinct de survie est important pour les animaux sinon il ne pourrait vivre. Nous les Hommes nous ne possédons pas l'instinct de survie donc l'intelligence prend sa place. Mais l'intelligence donc le fait de savoir penser et réfléchir permet de vivre comme il permet de s'interroger sur soi, sur les autres et évidemment sue la mort. donc la pulsation de vie entraîne la pulsation de mort

- Maintenant si la pulsation de mort est complémentaire de la pulsation de vie, alors à ce moment là la mort est pareil à la vie. Mais que pouvons nous savoir ce qui à après la mort. Donc la pulsation de mort est étrange car nous ne pouvons la concevoir.

- Comme je l'ai dit plus haut la vie est complémentaire de la mort donc l'un ne peut exister sans l'autre. Donc même si la pulsation de vie est au maximum, la pulsation de mort l'a suit de très près.

J'espère avoir été assez claire.
Revenir en haut Aller en bas
Aethera
Membre du Conseil - Admin
Membre du Conseil - Admin


Féminin
Nombre de messages : 4257
Age : 24
Localisation : Sur ma route (ouais, il y a eu du mouv', ouais)
Groupe : Marchombre
Livre préféré : Vrac d'auteurs : Bottero, Damasio, Ayerdhal, Squarzoni, Chedid, Bobin, Giono, Le Guillou, Sous-commandant Marcos...
Date d'inscription : 13/04/2008

MessageSujet: Re: Pulsion de Mort, pulsion de Vie   Mer 4 Nov 2009 - 22:21

Hum... Déjà, Jilian, on appelle pas ça des "pulsations" mais des "pulsions" de Vie ou de Mort - bien que ta terminologie ne soit pas dénuée d'un certain charme poétique ^^ .

Ensuite, il ne faut pas confondre instinct de survie et pulsion de vie. L'instinct, je te l'accorde, est le propre de l'animal, et l'Homme en est dépourvu.
Mais pas des pulsions.
Nous avons tous des pulsions, c'est à dire des désirs refoulés dans notre inconscient, une sorte de tension qui ne tend qu'à s'accomplir pour s'apaiser.
Demande des éclaircissements à Wäreyha ou £une si besoin est, elles font toutes les deux des études poussées de philo =) .

Toujours est-il que l'Homme a des pulsions: pulsions sexuelles (comme dirait Freud), pulsions de vie, pulsions de mort, pour citer les principales. Mais ça peut aussi passer par le simple désir de se faire offrir une sucette par sa maman à la boulangerie...

En prenant en compte ces précisions, tu revois ton point de vue ?

A part ça, je te suis quand tu dis que la pulsion de mort équilibre la pulsion de vie. Regarde, ce week-end, avec les Joyeux Marchombres, on a pas arrêté de traverser les rues de Paris n'importe comment. C'est peut-être anodin, mais peut-être pas.
C'est peut-être un moyen, dans les moments les plus Heureux, de mettre sa Vie à l'épreuve, de tenter la "chance", de se prouver qu'on mérite de Vivre.

Et ça me fait penser à un passage de Lambeaux de Charles Juliet que je vous recopierai demain.

Bien à vous.

=)


EDIT: Voilà le passage dudit Lambeaux.

"Tu es là, debout au milieu de la cuisine, bras ballants, dansant d'un pied sur l'autre. Tu penses à celle qui a vécu là et qui, après en être partie, n'y est jamais revenue. tu voudrais déguerpir mais tu t'imposes de rester quelques minutes. Le père constate que tu as grandi et te demande si tu travailles bien à ton école. Tu profites de ce qu'il mentionne celle-ci pour expliquer qu'à la caserne vos chambres ne sont pas chauffées, que l'année dernière, tu as touché un pull en fil, à manches courtes, que tu as souffert du froid, et justement... tu venais demander s'il serait possible qu'on t'achète un pull.
La femme qui est là répond d'une voix sèche qu'il ne faut pas y penser, qu'ils n'ont pas d'argent à gaspiller.
Tu sautes sur ton vélo et te mets à pédaler avec rage, les yeux brouillés de larmes.
Comme tu t'engages dans la descente, tu décides que tu ne te serviras pas des freins. Si tu te tues, ce sera la preuve que tu ne méritais pas de vivre.
Au premier, au deuxième, au troisième, au quatrième virage, ta peur l'emporte sur ta résolution, et chaque fois, au dernier moment, un coup de frein salvateur te permet d'éviter la chute. Mais cet autre virage se présente. Il importe que tu ne flanches pas. Que tu te mettes à l'épreuve du destin. Que tu saches s'il permet ou non que tu vives.
Tu descends singulièrement vite. Parvenu à l'endroit qui décidera du verdict, couché sur ton vélo, tu traverses la route pour couper le virage, mais à la sortie, alors que ta vitesse est excessive, tu poursuis tout droit et montes le long du rocher. Le pneu avant éclate, tu es sévèrement secoué, et mains crispées sur les poignées du guidon, tombant à la renverse, tu vois soudain ton vélo au-dessus de toi avec ses roues qui tournent lentement contre le ciel.
Vision fort brève qui n'a duré que le temps de ta chute, mais qui s'est gravée en toi, et qui, plus tard, a souvent ressurgi.
Tu restes inanimée sur le bord de la route.
Le chauffeur d'une voiture te relève, t'aide à prendre place sur un siège, cache ton vélo derrière des bois et te descend au village. Tu as une plaie au crâne et terriblement mal aux reins.
Tu expliques à ta famille que tu as voulu imiter les coureurs du Tout de France qui dévalent les cols à tombeau ouvert et tu les rassure en déclarant que tu ne t'aviseras plus de recommencer.
Le lendemain, quand tu pars pour ton école avec ta valise en bois, tes brodequins désormais trop petits et qui t'obligent à marcher les pieds en dedans, tu es mal en point, mais tu n'y attaches aucune importance. Tu as l'inestimable satisfaction de te dire que le destin a prouvé qu'il t'accordait le droit de vivre."

_________________
La seule trace qui vaille est celle qu'on se crée, à la pointe extrême de ce qu'on peut.


Furvent, ceux qui vont mûrir te saluent !


Dernière édition par Aethera le Sam 7 Nov 2009 - 11:56, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://maisonsurlile.blogspot.fr/
La Dame
Curieux
Curieux


Féminin
Nombre de messages : 30
Age : 47
Localisation : J'habite chez Laure
Groupe : Haïnouk
Livre préféré : Ensemble, c'est tout de Gavalda, tous les Corto Maltese.
Date d'inscription : 15/09/2009

MessageSujet: Re: Pulsion de Mort, pulsion de Vie   Sam 7 Nov 2009 - 0:25

Bon, alors, je ne vais pas m'étendre parce qu'il est déjà fort tard, mais il y a un problème de terminologie...Je ne crois pas qu'en psychanalyse on puisse confondre désir et pulsion...il y a du désir là où il y a du manque...ce n'est pas le cas de la pulsion...la pulsion, c'est ce qui pousse...on parle "d'objet du désir"..il n'y a pas d'objet de la pulsion..et puis, c'est quoi votre histoire que l'homme n'a pas d'instinct?? vous rigolez ou quoi??
Faudrait arrêter de croire tout ce qu'on vous raconte à l'école, hein...!!!Ahah!!
Bon, promis, je reviendrai dimanche avec des définitions plus précises des différents termes, sauf si y a un philosophe qui passe par là et veut le faire avant moi...
Revenir en haut Aller en bas
Remiel Til'Sando
Frère d'Arme
Frère d'Arme


Masculin
Nombre de messages : 702
Age : 22
Localisation : Somewhere I belong
Groupe : Armure
Livre préféré : La Tour des Anges, Philip Pullman. Avec beaucoup d'autres.
Date d'inscription : 18/10/2009

MessageSujet: Re: Pulsion de Mort, pulsion de Vie   Mer 10 Mar 2010 - 9:38

Apparemment, aucun philosophe n'est passé et le sujet s'est perdu...

*Regarde à droite et à gauche*

Bon ben...



Je vais pas jouer le rôle du philosophe, juste apporter une précision au sujet qui, me semble-t-il, n'as pas été évoquée jusqu'à présent.
Quand j'ai lu le titre du sujet "Pulsion de Mort, pulsion de Vie" j'ai immédiatement pensé à une pulsion de mort dans les deux sens possibles, c'est à dire envers soi-même ET envers autrui.

L'homme est bien capable de vouloir tuer un de ses semblables, non ?

Sur ce, en tant que psychopathe attitré ( manque plus que l'avis des médecins --" ) je m'en vais expliquer mon point de vue sur le sujet.

Pour en revenir rapidement au suicide : je comprends que les gens qui n'éprouvent pas le désir de se suicider trouvent ça lâche. Car au final, ils se sentent abandonnés, non pris en considération, et ce malgré le fait que l'objet de leur souffrance soit mort. C'est ensuite la spirale de la lâcheté ; on se traite soi-même de lâche, ou finit par trouver les gens fuyants...

Etc, etc.

En cela, le suicide a son message propre à faire passer, un appel à l'aide dans la plupart des cas ( ceux pour qui le suicide ne se concrétise pas ).
Pour ceux qui arrivent à leurs fin ( sans mauvais jeu de mot ) ça peut être une volonté de non-vie, ou un ultime moyen de vengeance envers le monde qui les as rejetés.

Voici mon avis sur la pulsion de Mort "envers soi".

Ensuite, la pulsion de mort envers les autres.
Quand on éprouve le désir de voir les gens autour de nous disparaitre, au lieu de disparaitre soi-même.
Une forme d'instinct de survie poussé à l'extrême : tuer, ou être tuer.

Je m'explique.

Sans m'attarder sur ce point, je dirais que j'ai vécu des choses qui m'ont fait penser à la mort. Envie d'en finir pour ne plus souffrir, parce que j'avais l'impression d'être seul, et qu'au final je ferais souffrir seulement ceux qui m'avaient fait du mal.
Mais au moment de passer à l'acte, j'ai eu un flash. Je me suis dit : "Pourquoi se serait moi qui mourrai ?"
Je me suis demandé pourquoi. Comment j'en étais arrivé la, à cause de quoi, de qui. Et pourquoi, moi, qui avant était si heureux de vivre, devrait me supprimer alors que d'autres m'avaient fait souffrir injustement, impitoyablement, allant jusqu'aux violences physiques pour arriver à leurs fins ? Détruisant mon corps et mon âme ?
J'ai ressenti une bouffée de haine, et j'ai éprouvé le désir de planter mon couteau dans les veines de quelqu'un d'autre plutôt que dans mes veines.

Désir fugace mais bien réel.

Pour refermer la parenthèse, je tente aujourd'hui de pardonner plutôt que de haïr, alors fuyez pas devant moi à l'avenir hein, j'ai jamais eu l'envie de transformer le monde en champ de cadavresnanmého !

Donc, la pulsion de mort peut s'exprimer envers d'autres personnes plutôt qu'envers soi.
D'ailleurs, pourquoi tant de guerre ?
Parfois pour des enjeux froidement économiques...
Mais peut-être aussi pour assouvir un désir de vengeance insatiable ?

Fin voila...

...

J'vai aller me pendre avant de devenir comme ces hommes la

Sincèrement,
Remiel.

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Pulsion de Mort, pulsion de Vie   Aujourd'hui à 9:36

Revenir en haut Aller en bas
 
Pulsion de Mort, pulsion de Vie
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Pulsion de Mort, pulsion de Vie
» Destruction Massive
» Pulsion
» [NOREVE]Test housse cuir tradition, gamme Pulsion pour HTC Radar (Rose Fluo)
» Arthur SCHNITZLER (Autriche)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Voie des Marchombres :: La Voie des Marchombres :: Nous, et les Autres :: Nos sentiments et nos émotions-
Sauter vers: